Rues de Kerlaz
72 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Ar Riollen
patrimoineBellevue
patrimoineBois du Vieux-Châtel
patrimoineChemin de Lanévry
patrimoineCoat Luz
patrimoineCoat Mescalet
patrimoineCosquer
patrimoineCoz Maner
patrimoineImpasse ar Gorré
patrimoineImpasse de Lanevry
patrimoineImpasse de Parkigou
patrimoineKeranna
patrimoineKerbellec
patrimoineKerdiouzet
patrimoinekergarec
patrimoineKergoat Nevet
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patrimoineKermarc
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patrimoineKerollier
patrimoineKerscampen
patrimoineKerstrat
patrimoineLan Ar Roz
patrimoineLanévry
patrimoineLe Briec
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patrimoineLe Cotty
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patrimoineLe Ris Izella
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patrimoineLezascoët
patrimoineLiborec
patrimoineLotissement de Keranna
patrimoineLotissement de la Baie
patrimoineLotissement de Loch Laé
patrimoineLotissement Ker Lucia
patrimoineLotissement Park Menez Braz
patrimoineManer an Aod
patrimoineManoir du Nevet
patrimoineMenez Hir
patrimoineMescalet
patrimoinePen Ar Vur
patrimoinePen Duick
patrimoinePlace des Résistants
patrimoinePlace du Presbytère
patrimoinePont Ar Yeurc'h
patrimoinePont du Ry
patrimoinePorastel
patrimoineRoute de Douarnenez
patrimoineRoute de l'École
patrimoineRoute de Parc Land
patrimoineRoute de Penhoat
patrimoineRoute du Caouët
patrimoineRoute du Mez
patrimoineRue ar Groas Coz
patrimoineRue de la Baie
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Fontaine Saint-Germain
patrimoineRue de la Plage
natureIl y a des mots qui portent en eux un souffle, une lumière, une promesse. « Plage » en fait partie. Cinq lettres, une syllabe, et déjà l'esprit s'échappe : le bruit des vagues, l'odeur de l'iode, le crissement du sable sous les pieds nus. Curieusement, la plage — telle que nous la concevons aujourd'hui, comme un lieu de plaisir — est une invention très jeune. Pendant des millénaires, le bord de mer fut d'abord un lieu de travail, de danger, parfois de terreur : on y guettait les pirates, on y attendait les marins qui ne reviendraient peut-être pas, on y traînait les filets, on y ramassait le varech, on y salait le poisson. Pas question d'y venir en villégiature. Se baigner dans les vagues passait même pour une folie, voire un péché. Il faut attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais pour que tout change. Ils vantent alors les vertus des « bains de mer » — froids, brefs, thérapeutiques — contre à peu près tous les maux. Les stations balnéaires naissent : Brighton, Dieppe, puis Deauville, Biarritz, Trouville. La bourgeoisie du XIXᵉ s'y presse, en robe longue et en chapeau. Il faudra encore un siècle et l'invention des congés payés en 1936 pour que la plage devienne enfin ce qu'elle est aujourd'hui : un bien commun. Aucune plage n'est jamais la même. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer : coquillages nacrés, bois flotté poli par des mois de voyage, galets ronds comme des œufs, débris de filet, plumes d'oiseau. Le géologue y lit une histoire lente ; l'enfant y trouve un royaume. On y marche, on y court, on y dort, on y lit, on y mange des choses qu'on ne mangerait nulle part ailleurs (le sandwich au sable, spécialité universelle). On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. On y fait la sieste, on y tombe amoureux, on y pleure parfois. Certains y viennent pour être vus, d'autres pour disparaître. Peu de lieux acceptent avec autant d'indifférence les rêveries et les insouciances. Il y a la plage de sable fin qu'on imagine sur les cartes postales, mais il y en a mille autres : la plage de galets qui crépite sous les pas, la plage de rochers où l'on cherche des crabes à marée basse, la plage sauvage qu'on atteint après une heure de marche, la plage urbaine avec ses parasols alignés, la plage du Nord battue par le vent, celle du Sud écrasée de soleil, la plage d'octobre déserte où l'on est seul au monde. Toutes sont des plages. Aucune ne se ressemble. Aujourd'hui, les plages reculent. La montée des océans, l'érosion, les tempêtes de plus en plus violentes grignotent chaque année quelques mètres. Sur certaines côtes, il faut protéger, renforcer, réensabler. Ailleurs, on laisse faire, et le trait de côte se redessine. Cette bande de sable qui nous paraissait éternelle est en réalité l'un des paysages les plus mobiles et les plus vulnérables de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent.
Rue de l'Église
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue Kerlaz Izella
patrimoineSentier Côtier
patrimoineStang ar Gloanec
patrimoineTal ar Hoat
patrimoineToul Ar Feunteun
patrimoine