Rues de Juvigny-Val-d'Andaine
348 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Accès Arret de Bus-D235bis
patrimoineAccès Parking
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patrimoineAllée du Bas Jardin
patrimoineAncienne Route de Domfront
patrimoineAvenue Léopold Barré
patrimoineChemin Bottin
patrimoineChemin Bouchard
patrimoineChemin de Bazeille
patrimoineChemin de Beauchêne
natureChemin de Ceaucé à la Rosulière
patrimoineChemin de Ceaucé à Septforges
patrimoineChemin de la Bansardière
patrimoineChemin de la Barbottière
patrimoineChemin de la Besnoulière
patrimoineChemin de la Chauvière
patrimoineChemin de la Chevronnière
patrimoineChemin de la Chivardière
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patrimoineChemin de la Mansonnière
patrimoineChemin de la Piquenière
patrimoineChemin de la Prise Pontin
patrimoineChemin de la Roculière
patrimoineChemin de la Soulardière
patrimoineChemin de la Verdrie
patrimoineChemin de Montsebert
patrimoineChemin de Saint-Joseph
patrimoineChemin des Maisonnettes
patrimoineChemin des Oiseaux
patrimoineChemin des Ruettes
patrimoineChemin de Surtanche
patrimoineChemin d'Étrigé
patrimoineChemin de Vaudézert
patrimoineChemin du Boisgontier
patrimoineChemin du Centre
patrimoineChemin du Courtil
patrimoineChemin du Four à Ban
patrimoineChemin du Rosaire
patrimoineImpasse Alais
patrimoineImpasse Beaulieu
patrimoineImpasse Colas
patrimoineImpasse d'Auverné
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patrimoineImpasse de Beauvais
patrimoineImpasse de Bel Air
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patrimoineImpasse de Cheviers
patrimoineImpasse de Crève-Coeur
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patrimoineImpasse de la Basse Pointe
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patrimoineImpasse de la Bertelière
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patrimoineImpasse de la Blachère
patrimoineImpasse de la Boderie
patrimoineImpasse de la Boule d'Or
patrimoineImpasse de la Boutardière
patrimoineImpasse de la Brardière
patrimoineImpasse de la Brosse
patrimoineImpasse de la Brossette
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patrimoineImpasse de la Carrière
patrimoineImpasse de la Chabossière
patrimoineImpasse de la Chevairie
patrimoineImpasse de la Choplinière
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patrimoineImpasse de la Courcière
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patrimoineImpasse de la Crétoisière
patrimoineImpasse de la Croix Gautier
patrimoineImpasse de la Donnière
patrimoineImpasse de la Faudrie
patrimoineImpasse de la Fauvellière
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patrimoineImpasse de la Grosserie
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patrimoineImpasse de la Michaudière
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patrimoineImpasse de la Pichardière
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patrimoineImpasse de la Pitousière
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patrimoineImpasse de l'Arboretum
patrimoineImpasse de la Robergère
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patrimoineImpasse de la Rogerie
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patrimoineImpasse de la Toussevelière
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patrimoineImpasse de la Volée
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patrimoineImpasse de l'Ère Nouvelle
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natureImpasse de l'Étrangère
patrimoineImpasse de l'Hôtel Brésil
patrimoineImpasse de l'Osier
patrimoineImpasse de Maison Neuve
patrimoineImpasse de Maldaré
patrimoineImpasse de Mauni
patrimoineImpasse de Monpassage
patrimoineImpasse d'Erbron
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patrimoineImpasse des Burelières
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patrimoineImpasse des Chevreuils
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patrimoineImpasse des Colombages
patrimoineImpasse des Écureuils
patrimoineImpasse des Estrées
patrimoineImpasse des Grandes Vayes
patrimoineImpasse des Jonquilles
patrimoineImpasse des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Impasse des Noës
patrimoineImpasse des Pâquerets
patrimoineImpasse des Platanes
patrimoineImpasse des Poulaillers
patrimoineImpasse des Regains
patrimoineImpasse des Sapins
patrimoineImpasse des Sports
patrimoineImpasse des Taillis
patrimoineImpasse des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Impasse de Surohon
patrimoineImpasse des Vignes
natureImpasse des Voyageurs
patrimoineImpasse d'Inkermann
patrimoineImpasse du Bas Vinoir
patrimoineImpasse du Bois Blandel
natureImpasse du Bois Jousselin
patrimoineImpasse du Bois Morin
patrimoineImpasse du Bourg
patrimoineImpasse du Calvaire
patrimoineImpasse du Carrefour Vert
patrimoineImpasse du Chemin de Fer
patrimoineImpasse du Chêne Blanc
natureImpasse du Clos Pitel
patrimoineImpasse du Coteau
patrimoineImpasse du Cottage
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patrimoineImpasse du Creux
patrimoineImpasse du Crocait
patrimoineImpasse du Cruchet
patrimoineImpasse du Four
patrimoineImpasse du Gadage
patrimoineImpasse du Grand Champ
patrimoineImpasse du Grand Quincé
patrimoineImpasse du Gué de Loré
patrimoineImpasse du Haut Coudray
patrimoineImpasse du Haut Fresnay
patrimoineImpasse du Havre de Paix
patrimoineImpasse du Houx
patrimoineImpasse du Jardin
patrimoineImpasse du Lioux
patrimoineImpasse du Malais
patrimoineImpasse du Manoir
patrimoineImpasse du Ménil Roullé
patrimoineImpasse du Miseray
patrimoineImpasse du Moulin Neuf
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Mouté
patrimoineImpasse du Panorama
patrimoineImpasse du Perret
patrimoineImpasse du Petit Essart
patrimoineImpasse du Petit Quincé
patrimoineImpasse du Pin
patrimoineImpasse du Pont à l'Âne
patrimoineImpasse du Pré de Loré
patrimoineImpasse du Pré du Bois
patrimoineImpasse du Presbytère
patrimoineImpasse du Pressoir
patrimoineImpasse du Quai
patrimoineImpasse du Rucher
patrimoineImpasse du Saule
patrimoineImpasse du Stade
patrimoineImpasse du Vieux Douet
patrimoineImpasse du Vieux Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Vivrai
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patrimoineImpasse Grégoire Langlois
patrimoineImpasse Guillaume Bonnet
patrimoineImpasse les Vergers
patrimoineImpasse Mebzon
patrimoineLit de la Roche Gione
patrimoinePassage Entre-Deux
patrimoinePlace Claude Monet
patrimoinePlace des Courettes
patrimoinePlace Joaquim de Quincé
patrimoinePlace Saint-Michel
patrimoineRoute aux Percherons
patrimoineRoute d'Avrilly
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patrimoineRoute de Brétignolles
patrimoineRoute de Céaucé
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patrimoineRoute de la Grillère
patrimoineRoute de la Halte
patrimoineRoute de la Hayère
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patrimoineRoute de la Minoterie
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patrimoineRoute de la Sillière
patrimoineRoute de la Vallée
patrimoineRoute de la Voie Romaine
patrimoineRoute de Leudrie
patrimoineRoute de Loisonnière
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patrimoineRoute des Barres
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patrimoineRoute Forestière du Chemin Pichon
patrimoineRoute Forestière du Mont Albert
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patrimoineRoute Saint Gervais
patrimoineRue Abbé Coupel
patrimoineRue Bellevue
patrimoineRue Christophe de Chauvigné
natureRue de Bonvouloir
patrimoineRue de Ceaucé
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patrimoineRue de la Cantine
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patrimoineRue du Haras
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Noyer
patrimoineRue du Panorama
patrimoineRue du Pavé
patrimoineRue du Préau
patrimoineRue du Pressoir Chariot
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Ruelle du Centre
patrimoineRue Louis Esparre
patrimoineRue Maingot
patrimoineRue Robert de Rais
patrimoineRue Saint-Louis
patrimoineRue Saint-Martin
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