Rues de Juvigny les Vallées
241 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée des Deux Puits
patrimoineAllée des Hortensias
patrimoineAllée des Merisiers
patrimoineAllée des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Allée l’Assonnière
patrimoineChemin de la Bagottière
patrimoineChemin de la Carrière
patrimoineChemin de la Chapelle Monftort
patrimoineChemin de la Chauvinière
patrimoineChemin de la Chesnaie
patrimoineChemin de la Gautrais
patrimoineChemin de la Hardière
patrimoineChemin de la Mare
patrimoineChemin de la Ménardière
patrimoineChemin de la Nieubais
patrimoineChemin de la Patinière Bochin
patrimoineChemin de la Riauté
patrimoineChemin de la Terre
patrimoineChemin de la Tourablère
patrimoineChemin des Aunays
patrimoineChemin des Cochardières
patrimoineChemin des Coteaux
patrimoineChemin des Isles
patrimoineChemin des Rouillères
patrimoineChemin Disparu
patrimoineChemin du Coudray
patrimoineChemin du Gué
patrimoineChemin du Harcouët
patrimoineChemin du Hervieu
patrimoineChemin du Mont Morin
patrimoineChemin du Plessis
patrimoineChemin du Presbytère
patrimoineCité de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Cité Gustave Guillard
patrimoineCité Martin
patrimoineImpasse Blaie
patrimoineImpasse d’Anglivet
patrimoineImpasse de Fronton
patrimoineImpasse de la Barberie
patrimoineImpasse de la Blandelière
natureImpasse de la Bourdonnière
patrimoineImpasse de la Brézavinière
patrimoineImpasse de la Brézelière
patrimoineImpasse de la Cerisaie
patrimoineImpasse de la Chinière
patrimoineImpasse de la Corbinière
patrimoineImpasse de la Coudrette
patrimoineImpasse de la Cour
patrimoineImpasse de la Croix Bouillant
patrimoineImpasse de la Daviais
patrimoineImpasse de la Douénelière
patrimoineImpasse de la Fontaine
patrimoineImpasse de la Foutelaye
patrimoineImpasse de la Gréselière
patrimoineImpasse de la Herbecière
patrimoineImpasse de la Hubercière
patrimoineImpasse de la Hurlière
patrimoineImpasse de la Jaunière
patrimoineImpasse de la Lislerie
patrimoineImpasse de la Mare
patrimoineImpasse de la Mazurie
patrimoineImpasse de la Moinerie
patrimoineImpasse de la Monnerais
patrimoineImpasse de la Passaire
patrimoineImpasse de la Provostière
patrimoineImpasse de la Raulais
patrimoineImpasse de la Renaudaie
patrimoineImpasse de la Rochère
patrimoineImpasse de la Rousselière
patrimoineImpasse de l’Artisanat
patrimoineImpasse de la Sacerie
patrimoineImpasse de la Talvacière
patrimoineImpasse de la Tribalière
patrimoineImpasse de la Troche d’Aulne
patrimoineImpasse de l’Aufresne
patrimoineImpasse de l’Aumône
patrimoineImpasse de l’Epine
patrimoineImpasse de l’Etang
natureImpasse des Aunays
patrimoineImpasse des Buloyers
patrimoineImpasse des Chesnots
patrimoineImpasse des Costardières
patrimoineImpasse des Epinettes
patrimoineImpasse des Everies
patrimoineImpasse des Madrettes
patrimoineImpasse des Marronniers
patrimoineImpasse des Oiselières
patrimoineImpasse des Pommiers
patrimoineImpasse des Poulinières
patrimoineImpasse des Pruniers
patrimoineImpasse des Quatre Maisons
patrimoineImpasse des Ruches
patrimoineImpasse des Timonneraies
patrimoineImpasse du 6 Juin
patrimoineImpasse du Bas
patrimoineImpasse du Bas Raulais
patrimoineImpasse du Beaucoudray
patrimoineImpasse du Bois Roussel
patrimoineImpasse du Bouillon Guérin
patrimoineImpasse du Briochet
patrimoineImpasse du Calvaire
patrimoineImpasse du Champ au Renard
patrimoineImpasse du Chatel
patrimoineImpasse du Coudray
patrimoineImpasse du Fossé
patrimoineImpasse du Grand Doué
patrimoineImpasse du Hameau
patrimoineImpasse du Hamel
patrimoineImpasse du Haut Raulais
patrimoineImpasse du Jupet
patrimoineImpasse du Logis
patrimoineImpasse du Manoir
patrimoineImpasse du Milin
patrimoineImpasse du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Val
patrimoineImpasse du Val Aumont
patrimoineImpasse la Berlinière
patrimoineImpasse la Bruyère
patrimoineImpasse la Coubrère
patrimoineImpasse la Davière
patrimoineImpasse la Derée
patrimoineImpasse la Fleuriais
patrimoineImpasse la Gallerie
patrimoineImpasse la Gesberdière
patrimoineImpasse la Gouvrière
patrimoineImpasse la Guillonnière
patrimoineImpasse la Haize Coquet
patrimoineImpasse la Haslerie
patrimoineImpasse la Mercerie
patrimoineImpasse la Moriçais
patrimoineImpasse la Morlière
patrimoineImpasse la Peignerie
patrimoineImpasse la Richardais
patrimoineImpasse la Rossais
patrimoineImpasse Lassais
patrimoineImpasse le Fraîche
patrimoineImpasse le Grand Chatelier
patrimoineImpasse le Jaunet
patrimoineImpasse le Pigeonnier
patrimoineImpasse les Bouillons
patrimoineImpasse les Buissonnets
patrimoineImpasse les Buissons
patrimoineImpasse les Châtaigners
patrimoineImpasse les Closets
patrimoineImpasse les Longs Champs
patrimoineImpasse les Roches
patrimoineImpasse les Rouilleries
patrimoineImpasse les Vergées
patrimoineImpasse Masure Boeuf
patrimoineImpasse Notre-Dame
patrimoineLa Cervelière
patrimoineLe Plessis
patrimoineLotissement du Domaine
patrimoineLotissement les Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Lotissement les Magnolias
patrimoinePlace Notre-Dame
patrimoineRoute d’Avranches
patrimoineRoute de Bellefontaine
patrimoineRoute de Brécey
patrimoineRoute de Brouains
patrimoineRoute de Harcouet
patrimoineRoute de Juvigny
patrimoineRoute de la Bagotière
patrimoineRoute de la Blanchardière
patrimoineRoute de la Boudrais
patrimoineRoute de la Butte Saint Martin
patrimoineRoute de la Cendrerie
patrimoineRoute de la Chesnardière
patrimoineRoute de la Chevalais
patrimoineRoute de la Chinière
patrimoineRoute de la Coltière
patrimoineRoute de la Coudrette
patrimoineRoute de la Crête
patrimoineRoute de la Croix de la Teterre
patrimoineRoute de la Douenne
patrimoineRoute de la Feuillère
patrimoineRoute de la Fieffe Mariette
patrimoineRoute de la Fieffe Oger
patrimoineRoute de la Fortais
patrimoineRoute de la Gandonnière
patrimoineRoute de la Grille
patrimoineRoute de la Guibeudière
patrimoineRoute de la Havardière
patrimoineRoute de la Joptière
patrimoineRoute de la Lande
natureRoute de la Lismanière
patrimoineRoute de la Lourie
patrimoineRoute de la Morinais
patrimoineRoute de la Peignerie
patrimoineRoute de la Prévostaie
patrimoineRoute de la Renaudaie
patrimoineRoute de la Sacerie
patrimoineRoute de la Salle
patrimoineRoute de la Salle Communale
patrimoineRoute de la Sée
patrimoineRoute de la Soufficière
patrimoineRoute de l’Asselinaie
patrimoineRoute de la Tribalière
patrimoineRoute de la Vieille Fontaine
patrimoineRoute de l'Église
patrimoineRoute de Mortain
patrimoineRoute de Riffaudais
patrimoineRoute de Romagny
patrimoineRoute de Saint-Hilaire
patrimoineRoute de Saint-Pois
patrimoineRoute des Boutinières
patrimoineRoute des Buloyers
patrimoineRoute de Séezure
patrimoineRoute des Marettes
patrimoineRoute des Monts
patrimoineRoute des Ruettes
patrimoineRoute des Saints Jean
patrimoineRoute des Sapins
patrimoineRoute des Serres
patrimoineRoute des Tigeries
patrimoineRoute des Virages
patrimoineRoute du Calvaire
patrimoineRoute du Captage
patrimoineRoute du Cerisier
patrimoineRoute du Chemin Neuf
patrimoineRoute du Foutai Canu
patrimoineRoute du Fresne
patrimoineRoute du Levant
patrimoineRoute du Mesnil Adelée
patrimoineRoute du Mont Furgon
patrimoineRoute du Montier
patrimoineRoute du Moulin des Signaux
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Route du Pomade
patrimoineRoute Guillard
patrimoineRue aux Prêtres
patrimoineRue de la Prévostaie
patrimoineRue de l'Artisanat
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Hauts Vents
patrimoineRue du 6 Juin
patrimoineRue du 8 Mai 1945
patrimoineRue du Fronton
patrimoineRue du Plat Bois
patrimoineRue Eugène Dolé
patrimoineRue Robert Lemonnier
patrimoineRuette aux Papiers
patrimoine