Rues de Jouy-le-Moutier
320 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Accès Parking Écancourt
patrimoineAllée de Arcades
patrimoineAllée de Jouy
patrimoineAllée de l'Ovale
patrimoineAllée des Ailes
patrimoineAllée des Arcades
patrimoineAllée des Belles Vues
patrimoineAllée des Bourseaux
patrimoineAllée des Chevrefeuilles
patrimoineAllée des Éguérets
patrimoineAllée des Fauvettes
patrimoineAllée des Murgers
patrimoineAllée des Musardières
patrimoineAllée des Noyers
patrimoineAllée des Renardeaux
patrimoineAllée des Sources
patrimoineAllée des Trembles
patrimoineAllée des Trompettes
patrimoineAllée des Violettes
patrimoineAllée d'Evincourt
patrimoineAllée du Martel
patrimoineAllée du Parc
patrimoineAllée du Petit Cornouillet
patrimoineAllée du Petit Prince
patrimoineAllée du Pressoir
patrimoineAllée du Terrier
patrimoineAllée Georges Guynemer
patrimoineAllée Louis Blériot
patrimoineAllée Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Avenue Camille Saint-Saëns
cultureEntré au Conservatoire à l'âge de treize ans, Camille Saint-Saëns (1835-1921) acquit rapidement une renommée significative auprès de grands compositeurs comme Rossini ou Berlioz. Organiste titulaire de la Madeleine à Paris pendant vingt ans, puis professeur de piano, il composa dans tous les genres : les opéras Samson et Dalila (1877) et Déjanire (1898) assirent sa notoriété, tandis que le Carnaval des animaux — qu'il refusa de publier de son vivant, le jugeant trop léger — reste aujourd'hui son œuvre la plus jouée à travers le monde. Souvent en opposition avec le wagnérisme, son style contribua au développement du poème symphonique, genre nouveau également porté par Liszt. Pris par l'élan patriotique qui succéda à la défaite française lors de la guerre franco-prussienne, Saint-Saëns fonda en 1871 la Société nationale de musique pour promouvoir les compositeurs de l'hexagone. Fait notable dans l'histoire du cinéma, il fut aussi le premier à composer spécialement une musique pour un film — celle de L'Assassinat du duc de Guise, en 1908.
Avenue des Bruzacques
patrimoineAvenue des Saules Brûlés
patrimoineAvenue des Tremblays
patrimoineAvenue du Temps Perdu
patrimoineAvenue du Vast
patrimoineBoulevard d'Ecancourt
patrimoineBoulevard d'Écancourt
patrimoineBoulevard de l'Oise
patrimoineCarrefour de la Croix Villecoq
patrimoineChemin d'Andresy à Bostemont
patrimoineChemin de Bellefontaine
patrimoineChemin de Bellefontaine à Glatigny
patrimoineChemin de Boisemont
patrimoineChemin de Boisemont à Andresy
patrimoineChemin d'Ecancourt au Bois du Hazay
patrimoineChemin de Dérrière les Murs
patrimoineChemin de Glatigny
patrimoineChemin de la Croix Villecoq
patrimoineChemin de la Ligne
patrimoineChemin de la Prairie
natureChemin de la Ravine de Jouy
patrimoineChemin de la Rivière
natureChemin de la Roche
patrimoineChemin de la Roche à Écancourt
patrimoineChemin de la Roche à La Sciaule du Jouy
patrimoineChemin de la Tuilerie
patrimoineChemin de l'Ornier
patrimoineChemin des 5 Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Chemin des Boisseaux
patrimoineChemin des Cochevis
patrimoineChemin de Séparation entre Jouy et Boisemont
patrimoineChemin des Fauveaux
patrimoineChemin des Hauts Toupets
patrimoineChemin des Jouannes
patrimoineChemin des Juillards
patrimoineChemin des Miettes
patrimoineChemin des Pointes
patrimoineChemin des Tonnerres
patrimoineChemin des Vaux-Labours
patrimoineChemin des Vignes de Glatigny
natureChemin des Villettes
patrimoineChemin de Triel-sur-Seine
patrimoineChemin du Bourceau
patrimoineChemin du Champtier de la Roche
patrimoineChemin du Cordon
patrimoineChemin du Cordon de l'Hautil
patrimoineChemin du Dessus des Villettes
patrimoineChemin du Montant des Vaux Labours
patrimoineChemin du Pavé
patrimoineChemin du Plan
patrimoineChemin du Val de Glatigny
patrimoineChemin Gabriel Fauré
cultureEnfant surdoué venu du Sud-Ouest, Gabriel Fauré (1845-1924) fut envoyé à onze ans à Paris pour intégrer la toute nouvelle École Niedermeyer, institution originale qui, à l'écart du Conservatoire, formait ses élèves à la musique religieuse ancienne et à l'orgue plutôt qu'à la virtuosité pianistique. Cette formation à part fit toute la différence : Fauré développa un langage harmonique unique, aux modulations discrètes et aux tensions douces, qu'on qualifie encore aujourd'hui de « fauréen ». Toute sa vie, il mena de front la composition et la fonction : maître de chapelle puis titulaire du grand orgue de la Madeleine à Paris, cofondateur de la Société nationale de musique, enfin directeur du Conservatoire de Paris de 1905 à 1920 — où ses réformes lui valurent le surnom de « Robespierre », mais où il forma une génération entière de compositeurs : Maurice Ravel, Nadia Boulanger (qui elle-même formera Bernstein, Copland ou Piazzolla), Charles Koechlin, Georges Enesco. Son catalogue pianistique regorge d'œuvres intimistes — barcarolles, nocturnes, impromptus, valses-caprice — et il excella dans la mélodie, avec deux recueils sommets : La Bonne Chanson (1892-1894) et L'Horizon chimérique (1921). Mais l'œuvre par laquelle des millions de gens ont découvert Fauré est son Requiem (1888) — sublime dans son Pie Jesu et bouleversant dans son In Paradisum. À contre-courant des Requiem dramatiques de Berlioz ou Verdi, Fauré y a peint la mort comme « une délivrance heureuse, une aspiration au bonheur d'au-delà ». Belle prophétie personnelle : à partir de 1902, il devint progressivement sourd, composant ses dernières œuvres dans le silence — comme Beethoven un siècle plus tôt. Il mourut à Paris en 1924. Sur son Requiem, il n'y a rien à ajouter — sinon peut-être ce que Marcel Proust, grand admirateur, disait de sa musique : elle avait le pouvoir de rendre visible ce que d'autres ne pouvaient qu'espérer.
Chemin Rural
patrimoineChemin Rural 71 de Jouy à Ecancourt
patrimoineChemin Rural n 13 dit Chemin du Bords de l'Eau
patrimoineChemin Rural n 15 dit Sente des Pointes
patrimoineClos des Charmes
patrimoineClos des Chènevis
natureClos des Obiers
patrimoineClos Traversier
patrimoineCour des Croisselles
patrimoineCour des Ibis
patrimoineCour Didier Daurat
patrimoineCour du Héron
patrimoineCour du Levant
patrimoineCour du Murier
patrimoineCour du Trou Paveux
patrimoineGrande Rue
patrimoineImpasse de la Pente
patrimoineImpasse de l'Osier
patrimoineImpasse des Balzoces
patrimoineImpasse des Lapereaux
patrimoineImpasse des Millieres
patrimoineImpasse du Barreau
patrimoineImpasse du Ginglet
patrimoineImpasse du Prié
patrimoineJardin des Meuniers
patrimoineJardin des Moineaux
patrimoineLe Clos Traversier
patrimoineLiaison Chemin du Plan
patrimoineMail Alphonse de Lamartine
histoireD'abord poète célébré — les Méditations poétiques le rendirent illustre à trente ans —, Alphonse de Lamartine (1790-1869) devint sur le tard un politicien redouté pour son éloquence. Élu député en 1833, il se fit connaître par des discours retentissants sur la question sociale : après la révolte des canuts lyonnais, il dénonça dans un discours resté célèbre « l'horrible volcan sur lequel l'industrie repose » — formule qui frappait les esprits mais agaçait une Chambre bourgeoise que ses envolées mystiques laissaient sceptique. Quand la Monarchie de Juillet s'effondre le 24 février 1848, Lamartine se retrouve, presque malgré lui, à la tête du gouvernement provisoire. Le lendemain, à l'Hôtel de Ville, une foule en armes exige que le drapeau rouge, symbole insurrectionnel, remplace le tricolore. Lamartine s'y oppose dans un discours improvisé qui reste l'un des grands moments d'éloquence du XIXᵉ siècle : « Le drapeau rouge que vous nous rapportez n'a jamais fait que le tour du Champ-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 91 et en 93, tandis que le drapeau tricolore a fait le tour du monde avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie. » Chef de facto de la jeune République, il fit abolir l'esclavage dans les colonies et la peine de mort en matière politique — deux mesures dont l'écho dépasse largement son court passage au pouvoir. L'euphorie de février tourne court. La fermeture des ateliers nationaux, ces chantiers publics créés pour employer les chômeurs parisiens, déclenche en juin 1848 une insurrection ouvrière — les Journées de Juin — matée dans le sang par le général Cavaignac. Lamartine, débordé par des événements qu'il ne maîtrise plus, perd tout crédit auprès du peuple qui l'avait porté en triomphe quatre mois plus tôt. La chute est vertigineuse. À l'élection présidentielle du 10 décembre 1848, celui qui avait proclamé la République ne recueille que 17 910 voix — 0,23 % —, humilié par Louis-Napoléon Bonaparte (5,4 millions de voix, 74 %). Dans son propre département de Saône-et-Loire, il n'obtient que 1 501 voix contre 27 121 pour Bonaparte. Sa carrière politique s'achève là, aussi vite qu'elle s'était imposée. Il retourne à la littérature et finit sa vie criblé de dettes, vendant sa plume au plus offrant pour survivre — lui qui, quelques décennies plus tôt, écrivait déjà dans L'Isolement son goût pour l'arrachement et la fuite : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Mail Hector Berlioz
cultureFils de médecin destiné à la médecine, Hector Berlioz (1803-1869) quitta l'école de santé à Paris pour la musique — au grand désespoir de son père qui lui coupa les vivres. Il entra au Conservatoire en 1823, remporta le prix de Rome en 1830 avec sa cantate Sardanapale, l'année même où sa Symphonie fantastique fit scandale à Paris. Cette œuvre folle et vertigineuse — récit halluciné d'un jeune artiste qui s'empoisonne à l'opium en rêvant qu'il assassine sa bien-aimée, est guillotiné, puis assiste à un sabbat de sorcières — était autobiographique : Berlioz venait de tomber follement amoureux, sans oser lui parler, de l'actrice irlandaise Harriet Smithson, vue au théâtre dans du Shakespeare. Détail savoureux : Harriet finit par entendre la symphonie, comprit qu'elle en était le sujet, rencontra Berlioz, et l'épousa en 1833. Le mariage fut désastreux, mais l'histoire est unique dans les annales musicales. Longtemps méconnu en France, Berlioz gagna sa vie par la critique musicale — plume redoutée et acerbe — et par de longues tournées à l'étranger (Allemagne, Autriche, Russie, Londres) où on l'adulait déjà quand Paris continuait de le bouder. Son Requiem (1837), puis sa Damnation de Faust (1846) et enfin son opéra monumental Les Troyens (composé de 1856 à 1858 mais jamais joué intégralement de son vivant), sommet de son œuvre, imposèrent peu à peu son génie. Maître absolu de l'orchestration — son Traité d'instrumentation et d'orchestration de 1844 fut la bible de tous les compositeurs jusqu'à Ravel —, ami de Liszt, Chopin, Paganini, Hugo et Delacroix, Berlioz mourut en 1869 dans l'amertume et la solitude, sa reconnaissance nationale encore à venir. Il est aujourd'hui considéré comme le plus grand compositeur français du XIXᵉ siècle.
Passage des Clos
patrimoinePassage de Tacot des Halles
patrimoinePlace Carrée
patrimoinePlace Clément Ader
patrimoinePlace de la Demi-Lune
patrimoinePlace de la Hayette
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace des Bouchards
patrimoinePlace des Éguérets
patrimoinePlace des Tarraches
patrimoinePlace des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Place du Bien-Être
patrimoinePlace du Four à Chaux
patrimoinePlace du Noyer
patrimoinePlace François Millet
patrimoinePlace Icare
patrimoinePlace Saint-Exupéry
patrimoinePlace Vermeille
patrimoinePromenade de la Muette
patrimoineRond-pointde la Croix Saint-Jacques
patrimoineRoute d'Écancourt
patrimoineRue Alfred de Vigny
patrimoineRue Alfred Sisley
patrimoineRue Anita Conti
patrimoineRue Arthur Rimbaud
patrimoineRue Auguste Renoir
patrimoineRue Bernard Palissy
sciencesArtisan autodidacte devenu l'un des plus grands céramistes de la Renaissance, Bernard Palissy (v.1510-1589) passa seize ans de sa vie obstinément penché sur son four, à chercher le secret de l'émail blanc à la vénitienne — ruinant sa famille, brûlant ses meubles pour alimenter son feu quand le bois vint à manquer. La légende, colportée jusque dans l'Encyclopédie de Diderot, veut qu'il ait sacrifié jusqu'aux planches de son plancher. Sa persévérance finit par payer : il inventa les fameuses « rustiques figulines », plats et bassins émaillés où grouillent, en relief saisissant, lézards, poissons, serpents, grenouilles et coquillages moulés d'après nature. Sa virtuosité lui valut la protection de Catherine de Médicis, pour qui il aménagea une grotte céramique aux Tuileries. Mais Palissy fut aussi un précurseur des sciences : converti au protestantisme vers 1546, il donna des conférences remarquées sur les eaux, les métaux, la formation des roches, et défendit contre l'Église l'idée révolutionnaire que les fossiles sont des restes d'animaux réels — bien avant la naissance de la paléontologie. Ses convictions religieuses lui valurent la prison sous Henri II, puis la Bastille à près de quatre-vingts ans, où il mourut en 1589. La légende raconte qu'Henri III, venu le presser d'abjurer, s'entendit répondre : « Sire, vous ne pouvez rien contre moi, car je sais mourir. »
Rue Charles Baudelaire
patrimoineRue Charles Gounod
cultureÉlevé dans une famille de mélomanes parisienne — sa mère était pianiste et son père peintre —, Charles Gounod (1818-1893) étudia au Conservatoire de Paris et remporta le prestigieux Prix de Rome en 1839. Le séjour à la Villa Médicis lui révéla la musique italienne et la spiritualité catholique romaine, deux influences durables. Devenu maître de chapelle et organiste en 1843, il suivit des cours de théologie et faillit entrer dans les ordres — mais y renonça peu après l'avènement de la Deuxième République. Sa foi profonde imprégnera néanmoins toute son œuvre. Il connut la gloire avec son cinquième opéra, Faust (1859), pourtant en rupture avec les codes de son époque : là où l'opéra italien célébrait la virtuosité vocale, Gounod privilégiait le lyrisme mélodique et l'expression intime des sentiments. Ce fut le succès mondial. Après trois opéras peu remarqués, la reconnaissance revint avec Roméo et Juliette (1867), autre sommet de son art. Mais son œuvre déborde largement l'opéra : Gounod composa un catalogue considérable de musique sacrée — dont la sublime Messe solennelle de sainte Cécile et deux grands oratorios, Rédemption et Mors et Vita — et surtout la mélodie qu'on entend depuis 150 ans dans tous les mariages, tous les baptêmes et tous les enterrements catholiques du monde : son fameux Ave Maria (sous sa forme définitive en 1859), méditation posée en apesanteur sur le premier prélude en do majeur du Clavier bien tempéré de Jean-Sébastien Bach — union miraculeuse de deux siècles. Détail plus inattendu : Gounod composa aussi une petite pièce humoristique, la Marche funèbre d'une marionnette (1872), qui devint mondialement célèbre lorsqu'Alfred Hitchcock en fit l'indicatif de son émission télévisée Alfred Hitchcock présente. Après un exil à Londres consécutif à la Commune, marqué par une relation orageuse avec la chanteuse Georgina Weldon, Gounod rentra en France et poursuivit sa carrière. Il mourut à Saint-Cloud en 1893, à soixante-quinze ans, alors qu'il composait un Requiem qu'il ne put achever. Son écriture claire et mesurée aura contribué à définir le style français que développeront après lui Bizet et Saint-Saëns. Connaissez-vous ces deux compositeurs ? Cherchez-les, ils ne sont pas loin !
Rue Claude Chappe
patrimoineRue Claude Debussy
patrimoineRue Claude Monet
patrimoineRue d'Écancourt
patrimoineRue de la Bonne Entente
patrimoineRue de la Bosse
patrimoineRue de la Clairière
patrimoineRue de la Corneille
patrimoineRue de la Croix Saint-Marc
patrimoineRue de la Croix Vilcoq
patrimoineRue de la Falaise
patrimoineRue de la Ferme
patrimoineRue de la Fontaine Bénite
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Hayette
patrimoineRue de l'Aiguillon
patrimoineRue de la Jovialité
patrimoineRue de la Marnière
patrimoineRue de l'Amitié
patrimoineRue de la Montgolfière
patrimoineRue de l'Ancien Marché
patrimoineRue de l'Angelus
patrimoineRue de la Palestre
patrimoineRue de la Pente
patrimoineRue de la Prairie
natureRue de la Ravine de Glatigny
patrimoineRue de l'Arbre du Cerf
patrimoineRue de la Roche
patrimoineRue de la Rosée
patrimoineRue de l'Artisanat
patrimoineRue de la Sablonnière
patrimoineRue de la Sape
patrimoineRue de la Vallée
patrimoineRue de l'École
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Épinette
patrimoineRue de l'Équerre
patrimoineRue de l'Hautil
patrimoineRue de Maurecourt
patrimoineRue Denis Papin
patrimoineRue de Pontoise
patrimoineRue des Aulnes
patrimoineRue des Balzoces
patrimoineRue des Blanchards
patrimoineRue des Bleuets
patrimoineRue des Brabants
patrimoineRue des Bruets
patrimoineRue des Bruyères
patrimoineRue des Buis
patrimoineRue des Bulles
patrimoineRue des Cépages
patrimoineRue des Cerisiers
patrimoineRue des Clos
patrimoineRue des Cochevis
patrimoineRue des Coteaux
patrimoineRue des Coulemelles
patrimoineRue des Falaises
patrimoineRue des Flamants
patrimoineRue des Forboeufs
patrimoineRue des Fougères
patrimoineRue des Frères Lumière
patrimoineRue des Genêts
patrimoineRue des Girolles
patrimoineRue des Glaneuses
patrimoineRue des Gloriettes
patrimoineRue des Grés
patrimoineRue des Hubles
patrimoineRue des Jonquilles
patrimoineRue des Jouannes
patrimoineRue des Lapereaux
patrimoineRue des Luzernes
patrimoineRue des Marguerites
patrimoineRue des Marleines
patrimoinerue des Mouettes
patrimoineRue des Mouettes
patrimoineRue des Narcisses
patrimoineRue des Nids
patrimoineRue des Noisetiers
patrimoineRue des Oiseaux
patrimoineRue des Ormeaux
patrimoineRue des Pendants
patrimoineRue des Pervenches
patrimoineRue des Pilastres
patrimoineRue des Ricochets
patrimoineRue des Rivières
natureRue des Rougeux
patrimoineRue des Sablons
patrimoineRue des Saules
patrimoineRue des Sillons
patrimoineRue des Souhaits
patrimoineRue des Tarraches
patrimoineRue des Valanchards
patrimoineRue des Vignes
natureRue des Vignes Blanches
natureRue de Vauréal
patrimoineRue de Vincourt
patrimoineRue du Bac
patrimoineRue du Barreau
patrimoineRue du Bel-Air
patrimoineRue du Boilé
patrimoineRue du Cerf
patrimoineRue du Chemin Vert
patrimoineRue du Cheval Ailé
patrimoineRue du Cimetière
patrimoineRue du Clapotis
patrimoineRue du Colombier
patrimoineRue du Contre-courant
patrimoineRue du Cordon
patrimoineRue du Four à Chaux
patrimoineRue du Four à Pain
patrimoineRue du Messager
patrimoineRue du Montant
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Moulinet
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Pavillon
patrimoineRue du Plateau
patrimoineRue du Ponceau de la Vallée
patrimoineRue du Port de Jouy
patrimoineRue du Pré aux Moines
patrimoineRue du Pré aux Renards
patrimoineRue du Prié
patrimoineRue du Puisatier
patrimoineRue du Sablier
patrimoineRue du Souvenir
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Val de Glatigny
patrimoineRue du Verrou Rouge
patrimoineRue Émilie du Châtelet
patrimoineRue Félix Rouget
patrimoineRue Gabriel Fauré
cultureEnfant surdoué venu du Sud-Ouest, Gabriel Fauré (1845-1924) fut envoyé à onze ans à Paris pour intégrer la toute nouvelle École Niedermeyer, institution originale qui, à l'écart du Conservatoire, formait ses élèves à la musique religieuse ancienne et à l'orgue plutôt qu'à la virtuosité pianistique. Cette formation à part fit toute la différence : Fauré développa un langage harmonique unique, aux modulations discrètes et aux tensions douces, qu'on qualifie encore aujourd'hui de « fauréen ». Toute sa vie, il mena de front la composition et la fonction : maître de chapelle puis titulaire du grand orgue de la Madeleine à Paris, cofondateur de la Société nationale de musique, enfin directeur du Conservatoire de Paris de 1905 à 1920 — où ses réformes lui valurent le surnom de « Robespierre », mais où il forma une génération entière de compositeurs : Maurice Ravel, Nadia Boulanger (qui elle-même formera Bernstein, Copland ou Piazzolla), Charles Koechlin, Georges Enesco. Son catalogue pianistique regorge d'œuvres intimistes — barcarolles, nocturnes, impromptus, valses-caprice — et il excella dans la mélodie, avec deux recueils sommets : La Bonne Chanson (1892-1894) et L'Horizon chimérique (1921). Mais l'œuvre par laquelle des millions de gens ont découvert Fauré est son Requiem (1888) — sublime dans son Pie Jesu et bouleversant dans son In Paradisum. À contre-courant des Requiem dramatiques de Berlioz ou Verdi, Fauré y a peint la mort comme « une délivrance heureuse, une aspiration au bonheur d'au-delà ». Belle prophétie personnelle : à partir de 1902, il devint progressivement sourd, composant ses dernières œuvres dans le silence — comme Beethoven un siècle plus tôt. Il mourut à Paris en 1924. Sur son Requiem, il n'y a rien à ajouter — sinon peut-être ce que Marcel Proust, grand admirateur, disait de sa musique : elle avait le pouvoir de rendre visible ce que d'autres ne pouvaient qu'espérer.
Rue Gabriel Lainé
patrimoineRue Hélène Boucher
patrimoineRue Jean-Philippe Rameau
patrimoineRue Jean Racine
patrimoineRue Julien Cauchois
patrimoineRuelle des Plantes
patrimoineRuelle des Rougeux
patrimoineRue Marcel Proust
patrimoineRue Maryse Bastié
patrimoineRue Maurice Ravel
patrimoineRue Molière
patrimoineRue Nicolas Boileau
patrimoineRue René Descartes
patrimoineRue Rossini
patrimoineRue Vincent Van Gogh
patrimoineSente de la Cote des clos Saint-Denis
patrimoineSente de la Côte des Rougeux
patrimoineSente de l'Aiguillon
patrimoineSente de la Roche
patrimoineSente des Bouchards
patrimoineSente des Fauveaux
patrimoineSente des Hublets
patrimoineSente des Pendants
patrimoineSente des Sablons
patrimoineSente de Travers des Clos Saint-Denis
patrimoineSente du Bas Rougeux
patrimoineSente du Clos des Rougeux
patrimoineSente du Montant
patrimoineSentier des Cailles
patrimoineSquare Alphonse Daudet
patrimoineSquare aux Merles
patrimoineSquare des Coquelicots
patrimoineSquare des Retentis
patrimoineSquare Georges Clemenceau
patrimoineSquare Henri IV
patrimoineSquare Jean Mermoz
patrimoineSquare Saint-Vincent
patrimoineVilla Alfred de Musset
patrimoineVilla de la Porte
patrimoineVilla de l'Eglantine
patrimoineVilla des Frênes
patrimoineVilla des Mazures
patrimoineVilla des Merisiers
patrimoineVilla des Mutrais
patrimoineVilla des Verrieres
patrimoineVilla du Puits
patrimoineVilla Maurice de Vlaminck
patrimoineVilla Maurice Vlanick
patrimoineVilla Théophile Steinlen
patrimoine