Rues de Joué-l'Abbé
45 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de la Couture
patrimoineAllée des Petites Forges
patrimoineAllée Haut Eclair
patrimoineChemin de la Corbinière
patrimoineChemin de la Pezerie
patrimoineChemin de la Ratterie
patrimoineChemin des Fleurières et des Bas Gadois
patrimoineChemin des Landes
natureChemin d'exploitation
patrimoineChemin du Cormier
patrimoineChemin du Stade
patrimoineClos de l'Orme
patrimoineClos des Genêts
patrimoineCour du Lavoir
patrimoineCR 33 des Bas Gadois
patrimoineHameau de la Ferrerie
patrimoineImpasse Champotier
patrimoineImpasse des Saules
patrimoineLe Hameau des Charmes
patrimoineLotissement Le Hameau des Charmes
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace de l'Aubépine
patrimoinePlace des Lauriers
patrimoinePlace des Troënes
patrimoineRésidence des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Résidence du Tertre
patrimoineRoute de la Guierche
patrimoineRoute de la Trugalle
patrimoineRoute de Montreuil
patrimoineRoute Départementale 300
patrimoineRoute des Angevinières
patrimoineRoute de Savigné
natureRoute des Chapuisières
patrimoineRoute des Fontenelles
patrimoineRoute de Souligné
patrimoineRoute des Quatre Routes
patrimoineRoute des Veronnières
patrimoineRue de la Vigne
natureRue de l'Église
patrimoineRue de Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Petites Forges
patrimoineRue des Thuyas
patrimoineRue du Bel-Air
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue Principale
patrimoine