Rues de Jarrie
128 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Clos Rémi
patrimoineAllée de la Croix de la Vue
patrimoineAllée des Violettes
patrimoineAllée du Lavoir
patrimoineAllée du Petit Port
patrimoineAndré Malraux
patrimoineAvenue de la Gare
patrimoineAvenue Général Delestraint
patrimoineAvenue Georges Clemenceau
patrimoineBêche à Mel
patrimoineChemin de Blanchetière
patrimoineChemin de Champagnier à Jarrie
patrimoineChemin de Champ Robin
patrimoineChemin de Châteauneuf
patrimoineChemin de Côte Plaine
patrimoineChemin de la Garoudière
patrimoineChemin de l'Aragna
patrimoineChemin de Louvaroux
patrimoineChemin de Maupertuis
patrimoineChemin des Baleyères
patrimoineChemin des Blaches
patrimoineChemin des Charbonnaux
patrimoineChemin des Fiards
patrimoineChemin des Pérouses
patrimoineChemin des Rollands
patrimoineChemin de Vizille à la Combe
patrimoineChemin du Buis
patrimoineChemin du Jo
patrimoineChemin du Maléga
patrimoineChemin du Peyre
patrimoineChemin du Prieuré
patrimoineChemin du Rampeau
patrimoineChemin Ferré
patrimoineChemin Montchabout au Mollard
patrimoineCité Atochem
patrimoineClos Jouvin
patrimoineCollège Clos Jouvin
patrimoineCrêtes de Champagnier
patrimoinede la Croix de la Vue aux Chaberts
patrimoineDH Hertzienne
patrimoineDH Hertzienne Basse
patrimoineDomaine de l'Enclos
patrimoineÉcole Des Chaberts
patrimoineGénéral Delestraint
patrimoineHameau de l'Aragna
patrimoineImpasse Benoit Duperrier
patrimoineImpasse des Tourterelles
patrimoineJarrie Gare
patrimoineJarrie - La Gare - RN85
patrimoineLa RoManouche
patrimoineLe Goulet du Temple
patrimoineLe Louvarou
patrimoineLe Plâtre
patrimoineLes Amandines
patrimoineLes Brachets
patrimoineLes Chaberts
patrimoineLes Charbonnaux
patrimoineLes Coteaux
patrimoineLes Courbes
patrimoineLes Envers
patrimoineLes Fiards
patrimoineLes Oriards
patrimoineLes Simanes
patrimoineLe Stade
patrimoineLes Thévenets
patrimoineLe Temple Haut
patrimoineLe Vernet Croix
patrimoineLotissement Le Plein Soleil
patrimoineLotissement le Pré Allerme
patrimoineLotissement Les Grands Frênes
patrimoineLotissement Les Hauts de Villeneuve
patrimoineLotissement les Longeottes
patrimoineLotissement Les Simianes
patrimoineLotissement Les Terrasses
patrimoineLotissement Les Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Lotissement Les Trois Massifs
patrimoineLotissement Les Verneys
patrimoineLotissement L'Oisillon
patrimoineLotissement Paul Besson
patrimoineLotissement Pré Clavaux
patrimoineLotissement Pré de la Flury
patrimoineLotissement Valchantel
patrimoineMaupertuis
patrimoineMontée de Bullières
patrimoineMontée de la Creuse
patrimoineMontée des Clares
patrimoineMontée des Clarines
patrimoinePlace de la Croix de la Vue
patrimoinePlace du 8 Mai 1945
patrimoinePlace du Maquis de l'Oisans
histoirePlace Xavier Jouvin
patrimoinePont de Champ
patrimoineRoute de Bon Repos
patrimoineRoute de la Combe
patrimoineRoute de la Croix
patrimoineRoute de la Tour d'Avallon
patrimoineRoute de l'Église
patrimoineRoute de l'Herbette
patrimoineRoute de l'Hormet
patrimoineRoute des Rivaux
patrimoineRoute des Thévenets
patrimoineRoute de Vizille
patrimoineRoute du Mollard
patrimoineRoute du Mont Rolland
patrimoineRoute du Platre
patrimoineRoute du Pontenin
patrimoineRoute Général de Gaulle
patrimoineRue Benoit Duperrier
patrimoineRue de la Bascule
patrimoineRue de la Pierre du Perron
patrimoineRue de l'Écureuil
patrimoineRue de l'Électro-Chimie
patrimoineRue des Primevères
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Stade
patrimoineRue Frédéric Manhès
patrimoineRue Georges Vivier
patrimoineRue Henri Barbusse
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Jules Ferry
patrimoineRue Marcel Paul
patrimoineRue Ostian
patrimoineSingle de la Gouderie
patrimoineSingle du Temple
patrimoineSingle du Temple bas
patrimoineVoie Romaine
patrimoine