Rues de Istres
806 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Accès École
patrimoineAccès Maternelle
patrimoineAire de la Margelle
patrimoineAire des Cystes
patrimoineAllée Adrien Blanc
patrimoineAllée Albert Camus
patrimoineAllée André Liorens
patrimoineAllée Arthemis
patrimoineAllée Aubrac
patrimoineAllée Camille Saint-Saëns
cultureEntré au Conservatoire à l'âge de treize ans, Camille Saint-Saëns (1835-1921) acquit rapidement une renommée significative auprès de grands compositeurs comme Rossini ou Berlioz. Organiste titulaire de la Madeleine à Paris pendant vingt ans, puis professeur de piano, il composa dans tous les genres : les opéras Samson et Dalila (1877) et Déjanire (1898) assirent sa notoriété, tandis que le Carnaval des animaux — qu'il refusa de publier de son vivant, le jugeant trop léger — reste aujourd'hui son œuvre la plus jouée à travers le monde. Souvent en opposition avec le wagnérisme, son style contribua au développement du poème symphonique, genre nouveau également porté par Liszt. Pris par l'élan patriotique qui succéda à la défaite française lors de la guerre franco-prussienne, Saint-Saëns fonda en 1871 la Société nationale de musique pour promouvoir les compositeurs de l'hexagone. Fait notable dans l'histoire du cinéma, il fut aussi le premier à composer spécialement une musique pour un film — celle de L'Assassinat du duc de Guise, en 1908.
Allée Charloun Rieu
patrimoineAllée Cyclamen
patrimoineAllée de la Bonne-Chanson
patrimoineAllée de l'Abrivado
patrimoineAllée de la Clairière
patrimoineAllée de la Claparde
patrimoineAllée de la Clarine
patrimoineAllée de la Gélinotte
patrimoineAllée de la Gerboise
patrimoineAllée de la Huppe
patrimoineAllée de la Lavande
patrimoineAllée de la Litorne
patrimoineAllée de la Luzule
patrimoineAllée de la Marjolaine
patrimoineAllée de la Palun
patrimoineAllée de la Passe Pierre
patrimoineAllée de la Péna
patrimoineAllée de la Petite Crau
patrimoineAllée de l'Arbre aux Souhaits
patrimoineAllée de la Ritournelle
patrimoineAllée de l'Armoise
patrimoineAllée de la Rousserole
patrimoineAllée de la Saladelle
patrimoineAllée de la Salamandre
patrimoineAllée de la Sarigue
patrimoineAllée de la Solidarité
patrimoineAllée de l'Astragale
patrimoineAllée de la Tramontane
patrimoineAllée de la Véronique
patrimoineAllée de la Volte
patrimoineAllée de l'Écu
patrimoineAllée de l'Eden
patrimoineAllée de l'Oriflamme
patrimoineAllée des Agasses
patrimoineAllée des Aucen
patrimoineAllée des Bedigues
patrimoineAllée des Belettes
patrimoineAllée des Bergeronnettes
patrimoineAllée des Bergers de Grau
patrimoineAllée des Bories
patrimoineAllée des Cabres
patrimoineAllée des Calandrelles
patrimoineAllée des Campagnoles
patrimoineAllée des Cigales
patrimoineAllée des Clematites
patrimoineAllée des Craven
patrimoineAllée des Cyprès
patrimoineAllée des Eaux Tranquilles
patrimoineAllée des Échoppes
patrimoineAllée des Écureuils
patrimoineAllée des Figuiers
patrimoineAllée des Fougeres
patrimoineAllée des Frères Loubière
patrimoineAllée des Fustiers
patrimoineAllée des Gangas
patrimoineAllée des Genêts
patrimoineAllée des Géraniums
patrimoineAllée des Gerris
patrimoineAllée des Ginestes
patrimoineAllée des Glycines
patrimoineAllée des Grangoules
patrimoineAllée des Guimauves
patrimoineAllée des Hortensias
patrimoineAllée des Jardins des Colonnes
patrimoineAllée des Jasmins
patrimoineAllée des Laurentines
patrimoineAllée des Liserons
patrimoineAllée des Magnanarelles
patrimoineAllée des Magnolias
patrimoineAllée des Messages
patrimoineAllée des Micocouliers
patrimoineAllée des Millepertuis
patrimoineAllée des Mimosas
patrimoineAllée des Mourguettes
patrimoineAllée des Mulots
patrimoineAllée des Perdigau
patrimoineAllée des Pervenches
patrimoineAllée des Peupliers
natureAllée des Piboules
patrimoineAllée des Pichauris
patrimoineAllée des Piniens
patrimoineAllée des Pins
patrimoineAllée des Platanes
patrimoineAllée des Pluviers
patrimoineAllée des Pommiers
patrimoineAllée des Ramiers
patrimoineAllée des Restanques
patrimoineAllée des Rolliers
patrimoineAllée des Salpetriers
patrimoineAllée des Saules
patrimoineAllée des Solaniums
patrimoineAllée des Tamaris
patrimoineAllée des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Allée des Trols
patrimoineAllée des Violettes
patrimoineAllée de Trois Giroflées
patrimoineAllée du Baliveau
patrimoineAllée du Bois Gentil
patrimoineAllée du Cerfeuil
patrimoineAllée du Château d'Eau
patrimoineAllée du Couloubris
patrimoineAllée du Coussoul
patrimoineAllée du Foin de Crau
patrimoineAllée du Galoubet
patrimoineAllée du Gros Chêne
natureAllée du Lamier
patrimoineAllée du Majouran
patrimoineAllée du Manganier
patrimoineAllée du Menuisier
patrimoineAllée du Mira Crau
patrimoineAllée du Palatin
patrimoineAllée du Parc
patrimoineAllée du Petit Duc
patrimoineAllée du Quadrille
patrimoineAllée du Redon
patrimoineAllée du Rigodon
patrimoineAllée du Sonaillon
patrimoineAllée du Thym
patrimoineAllée du Trident
patrimoineAllée Garance
patrimoineAllée Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Allée Jean-Marie Perrin
patrimoineAllée Jean-Paul Sartre
culturePhilosophe, romancier, dramaturge, essayiste, journaliste politique — Jean-Paul Sartre (1905-1980) fut l'intellectuel le plus influent de la France de l'après-guerre, incarnation même de la figure de « l'intellectuel engagé ». Sa pensée, l'existentialisme, se résume en une formule fulgurante : « L'existence précède l'essence ». Autrement dit, l'être humain ne naît pas avec un but ou une nature définis ; il est d'abord une existence libre, condamnée à se choisir à chaque instant. Ses actes construisent, jour après jour, ce qu'il est — jusqu'à la mort, qui le fige enfin dans une essence. Cette philosophie de la liberté et de la responsabilité éclate dans son grand œuvre philosophique L'Être et le Néant (1943), et se déploie dans ses romans (La Nausée, 1938), ses pièces (Huis clos, Les Mains sales), et sa splendide autobiographie Les Mots (1964). Politiquement, Sartre incarne dès la fin de la guerre une gauche radicalement critique du capitalisme occidental. Longtemps compagnon de route du Parti communiste sans jamais y adhérer, il rompt avec l'URSS après l'écrasement de la révolte hongroise en 1956, puis avec toute forme d'orthodoxie communiste après l'invasion de la Tchécoslovaquie en 1968. Il se rapproche alors des mouvements gauchistes issus de Mai 68, dont il partage un temps le maoïsme. Cette trajectoire l'opposa à son ami de jeunesse Raymond Aron, philosophe libéral et atlantiste — d'où la formule célèbre : « Il vaut mieux avoir tort avec Sartre que raison avec Aron. » En 1964, il refuse le prix Nobel de littérature, geste inédit dans l'histoire : « Un écrivain doit refuser de se laisser transformer en institution. » Sa vie sentimentale et intellectuelle fut inséparable de celle de Simone de Beauvoir, avec qui il scella en 1929 un pacte de couple libre, sans mariage, mais avec une complicité à vie qui durera cinquante-et-un ans. Ils reposent ensemble au cimetière du Montparnasse.
Allée Johannis-Gros
patrimoineAllée Jouhan Prouvent
patrimoineAllée Léo Lagrange
patrimoineAllée Marius Laugier
patrimoineAllée Mongolfier
patrimoineAllée n° Deux
patrimoineAllée Vermillon
patrimoineAllée Wolfgang Amadeus Mozart
patrimoineAnneau autoroutier d’endurance
patrimoineAvenue Adam de Craponne
patrimoineAvenue Alderic Chave
patrimoineAvenue Ange Bertolloti
patrimoineAvenue Ange Bertolotti
patrimoineAvenue Aristide Briand
patrimoineAvenue Clément Ader
patrimoineAvenue de Flore
patrimoineAvenue de la Butte
patrimoineAvenue de la Crau
patrimoineAvenue de la Fougeraie
patrimoineAvenue des Ajoncs
patrimoineAvenue des Anciens Combattants
patrimoineAvenue des Bolles
patrimoineAvenue des Cardalines
patrimoineAvenue des Heures Claires
patrimoineAvenue des Pastres
patrimoineAvenue des Piboules
patrimoineAvenue des Planes
patrimoineAvenue des Tourne-Pierres
patrimoineAvenue de Varage
patrimoineAvenue du Cordier
patrimoineAvenue du Mistral
patrimoineAvenue du Palio
patrimoineAvenue du Tubé
patrimoineAvenue du Vent des Dames
patrimoineAvenue du Verger de Moïse
patrimoineAvenue Félix Gouin
patrimoineAvenue Georges Guynemer
patrimoineAvenue Hélène Boucher
patrimoineAvenue Jean Lebas
patrimoineAvenue Marcel Roustan
patrimoineAvenue Radolfzell
patrimoineAvenue Raymond Filippi
patrimoineAvenue Saint-Exupéry
patrimoineBoulevard Aristide Briand
patrimoineBoulevard de Grignan
patrimoineBoulevard de la Gare
patrimoineBoulevard des Ginestes
patrimoineBoulevard des Jardins
patrimoineBoulevard Dethez
patrimoineBoulevard de Vauranne
patrimoineBoulevard Edouard Guizonnier
patrimoineBoulevard Frédéric Mistral
patrimoineBoulevard Jean Jacques Prat
patrimoineBoulevard Jean-Marie L'Huillier
patrimoineBoulevard Léon-Blum
patrimoineBoulevard Léon Jouhaux
patrimoineBoulevard Paul Painlevé
patrimoineBoulevard République
patrimoineBoulevard Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Chemin Bord de Crau
patrimoineChemin Courbe
patrimoineChemin de Bel Air
patrimoineChemin de Blaqueiron
patrimoineChemin de Boisgélin
patrimoineChemin de Calameau
patrimoineChemin de Capeau
patrimoineChemin de Conclue
patrimoineChemin de Junas
patrimoineChemin de la Chantepierre
patrimoineChemin de la Combe aux Fées
patrimoineChemin de la Croix
patrimoineChemin de la Digue
patrimoineChemin de la Fenaison
patrimoineChemin de la FOntaine
patrimoineChemin de la Fortuné
patrimoineChemin de la Jasse
patrimoineChemin de la Magnanerie
patrimoineChemin de la Manne
patrimoineChemin de la Massuguière
patrimoineChemin de la Papaille
patrimoineChemin de la Picholine
patrimoineChemin de la Pinède
patrimoineChemin de la Plage
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Chemin de la Pointe
patrimoineChemin de la Prédina
patrimoineChemin de la Pujeade
patrimoineChemin de la Romaniquette
patrimoineChemin de l'Aubespin
patrimoineChemin de l'Autodrome
patrimoineChemin de la Vaine Pâture
patrimoineChemin de l'Estagel
patrimoineChemin de l’Estagel
patrimoineChemin de l’Étang
natureChemin de Mountine Jean
patrimoineChemin de Peiremale
patrimoineChemin de Pépi
patrimoineChemin de Quinsanne
patrimoineChemin de Roubine
patrimoineChemin des Aglands
patrimoineChemin des Agnelles
patrimoineChemin de Saint-Étienne
patrimoineChemin de Saint-Jean
patrimoineChemin de Saint-Martin
patrimoineChemin de Saint-Pierre
patrimoineChemin des Amandiers
patrimoineChemin des Amourous
patrimoineChemin des Arcades
patrimoineChemin des Arnavaux
patrimoineChemin des Aubargues
patrimoineChemin des Barigoules
patrimoineChemin des Bellons
patrimoineChemin des Belugues
patrimoineChemin des Bessonnières
patrimoineChemin des Bouscatiers
patrimoineChemin des Campanules
patrimoineChemin des Canadels
patrimoineChemin des Cavalières
patrimoineChemin des Écoliers
patrimoineChemin des Eyguines
patrimoineChemin des Farigoules
patrimoineChemin des Floucas
patrimoineChemin des Jardins
patrimoineChemin des Magdeleines
patrimoineChemin des Massugues
patrimoineChemin des Maurettes
patrimoineChemin des Ménestrels
patrimoineChemin des Olivades
patrimoineChemin de Sorbes
patrimoineChemin des Pâquerettes
patrimoineChemin des Pas Perdus
patrimoineChemin des Pradons
patrimoineChemin des Prats
patrimoineChemin des Primevers
patrimoineChemin des Salins
patrimoineChemin des Salles
patrimoineChemin des Tartugues
patrimoineChemin des Troubadours
patrimoineChemin des Usines
patrimoineChemin de Tivoli
patrimoineChemin de Trigance
patrimoineChemin de Varage
patrimoineChemin du Bateau de Suffren
patrimoineChemin du Bois Joli
patrimoineChemin du Bord de Crau
patrimoineChemin du Bord de l'Eau
patrimoineChemin du Bord de Voie Ouest
patrimoineChemin du Bras d'Or
patrimoineChemin du Castellan
patrimoineChemin du Château
patrimoineChemin du Coulet
patrimoineChemin du Cros de la Carrière
patrimoineChemin du Deven
patrimoineChemin du Mas d'Amphoux
patrimoineChemin du Mas de Chauvet
patrimoineChemin du Mas de Rigau
patrimoineChemin du Mas des 4 Vents
patrimoineChemin du Mas Pointu
patrimoineChemin du Massacre
patrimoineChemin du Moutonnier
patrimoineChemin du Port
patrimoineChemin du Réservoir
patrimoineChemin du Rouquier
patrimoineChemin du Safre
patrimoineChemin du Tour de l'Étang
natureChemin du Ventoulet
patrimoineChemin du Vieux Sulauze
patrimoineChemin Fleuri
patrimoineChemin Raccourci
patrimoinechemis du mas du verry
patrimoineChemon de la Vigne Vieille
natureCorniche de Suffren
patrimoineDraille de Coromandel
patrimoineDraille de la Papaille
patrimoineDraille du Cimetière
patrimoineDraille du Deven
patrimoineDraille du Mas Neuf
patrimoineDraille du Very
patrimoineEnclos du Collet Blanc
patrimoineEnclos Saint-Martin
patrimoineEsplanade Bernardin Laugier
patrimoineEsplanade Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Grande Rue des Fabres
patrimoineHameau de la Tour
patrimoineHameau Guynemer
patrimoineImpasse Aglandau
patrimoineImpasse Athéna
patrimoineImpasse Audier
patrimoineImpasse Bel Air
patrimoineImpasse Calypso
patrimoineImpasse Cayanne
patrimoineImpasse Champcella
patrimoineImpasse de la Brise de Terre
patrimoineImpasse de la Butte
patrimoineImpasse de la Chèneraie
natureImpasse de la Clapière
patrimoineImpasse de la Coustière
patrimoineImpasse de l'Adré
patrimoineImpasse de la Folle Avoine
patrimoineImpasse de la Garette
patrimoineImpasse de la Landolphie
patrimoineImpasse de la Largade
patrimoineImpasse de l'Aliblanc
patrimoineImpasse de la Manne
patrimoineImpasse de l'Amarilys
patrimoineImpasse de la Montagnière
patrimoineImpasse de l'Anjouvin
patrimoineImpasse de la Pinède
patrimoineImpasse de la Prairie
natureImpasse de l'Aquarelle
patrimoineImpasse de la Roquette
patrimoineImpasse de la Roselière
patrimoineImpasse de la Sarriette
patrimoineImpasse de l'Aubespin
patrimoineImpasse de l'Écume
patrimoineImpasse de l'Espigoulié
patrimoineImpasse de l’Estivage
patrimoineImpasse de l'Hegoa
patrimoineImpasse de l'Orge
patrimoineImpasse de l’Orpin
patrimoineImpasse de L'Uba
patrimoineImpasse des Agarics
patrimoineImpasse des Agassons
patrimoineImpasse de Saint-Bois
patrimoineImpasse des Albizzias
patrimoineImpasse des Arcades
patrimoineImpasse des Béliers
patrimoineImpasse des Bolets
patrimoineImpasse des Bolles
patrimoineImpasse des Bougainvillées
patrimoineImpasse des Canadels
patrimoineImpasse des Cannes
patrimoineImpasse des Cardalines
patrimoineImpasse des Cèdres
patrimoineImpasse des Cerisiers
patrimoineImpasse des Chênes Blancs
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Impasse des Chênes Kermés
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Impasse des Chrysomeles
patrimoineImpasse des Courbis
patrimoineImpasse des Craux
patrimoineImpasse des Cultes
patrimoineImpasse des Dryades
patrimoineImpasse des Épis-d'Or
patrimoineImpasse des Fauvettes
patrimoineImpasse des Fedes
patrimoineImpasse des Grisets
patrimoineImpasse des Grives
patrimoineImpasse des Jardins
patrimoineImpasse des Jardins d'Atlantis
patrimoineImpasse des Lauriers
patrimoineImpasse des Lis-des-Sables
patrimoineImpasse des Merles
patrimoineImpasse des Mésanges
patrimoineImpasse des Muriers
patrimoineImpasse des Noisetiers
patrimoineImpasse des Nymphes
patrimoineImpasse des Olivettes
patrimoineImpasse des Perdrix
patrimoineImpasse des Petits Galets
patrimoineImpasse des Roitelets
patrimoineImpasse des Roseaux
patrimoineImpasse des Roses
patrimoineImpasse des Rossignols
patrimoineImpasse des Rouges Gorges
patrimoineImpasse des Scions
patrimoineImpasse des Sirènes
patrimoineImpasse des Tourdres
patrimoineImpasse des Vignes
natureImpasse Dethez
patrimoineImpasse de Vauranne
patrimoineImpasse du Baïle
patrimoineImpasse du Battage
patrimoineImpasse du Biez
patrimoineImpasse du Blé Dur
patrimoineImpasse du Bouillon Blanc
patrimoineImpasse du Bouleau
patrimoineImpasse du Cagou
patrimoineImpasse du Canal
patrimoineImpasse du Capoulié
patrimoineImpasse du Castel
patrimoineImpasse du Chien de Fos
patrimoineImpasse du Coubiscou
patrimoineImpasse du Criquet
patrimoineImpasse du Cros-de-la-Carrière
patrimoineImpasse du Hameau
patrimoineImpasse du Houx
patrimoineImpasse du Lavoir
patrimoineImpasse du Mahonia
patrimoineImpasse du Marseau
patrimoineImpasse du Mazet
patrimoineImpasse du Miège
patrimoineImpasse du Miejour
patrimoineImpasse du Mistral
patrimoineImpasse du Mourelet
patrimoineImpasse du Muret
patrimoineImpasse du Pélo Can
patrimoineImpasse du Pépi
patrimoineImpasse du Petit Mas
patrimoineImpasse du Peyreguet
patrimoineImpasse du Picotin
patrimoineImpasse du Puits
patrimoineImpasse du Rouquier
patrimoineImpasse du Roure
patrimoineImpasse du Soleil
patrimoineImpasse du Sophora
patrimoineImpasse du Tourbillon
patrimoineImpasse du Trélus
patrimoineImpasse du Trémount
patrimoineImpasse du Vaquie
patrimoineImpasse du Verger
patrimoineImpasse du Vieux Mûrier
patrimoineImpasse Eole
patrimoineImpasse Étienne Lombard
patrimoineImpasse Eugene Delacroix
patrimoineImpasse Fontvieille
patrimoineImpasse Gauguin
patrimoineImpasse Gérard de Nerval
patrimoineImpasse Grossane
patrimoineImpasse Honoré Aymes
patrimoineImpasse Jean Renoir
patrimoineImpasse Laperouse
patrimoineImpasse Léon Jouhaux
patrimoineImpasse les Senseverina
patrimoineImpasse Louis Vigne
natureImpasse Paul Cézanne
patrimoineImpasse Rameau
patrimoineImpasse Roquepin
patrimoineImpasse Saint-Exupéry
patrimoineImpasse Vent des Dames
patrimoineImpasse Verdale
patrimoineImpasse Villa Flora
patrimoineLe Deven Sud
patrimoineLes Hauts de l'Aupière
patrimoineLotissement la Sagne
patrimoineMontée de la Cabrette
patrimoineMontée de l'Âne Culotte
patrimoineMontée des Baux
patrimoineOvale de Miramas
patrimoineParking des Carmes
patrimoineParking Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Parking Stade Entressen
patrimoineParking Vignolo
patrimoinePassage de la Ferrage
patrimoinePassage de la Palombière
patrimoinePassage de la Pie Voleuse
patrimoinePassage de la Ramée
patrimoinePassage de l'Eigadie
patrimoinePassage des Palmes
patrimoinePassage du Boulingrin
patrimoinePassage du Port
patrimoinePassage Saint-Luc
patrimoinePassage Saint-Pierre
patrimoinePetit Chemin de Vauranne
patrimoinePlace Bellevue
patrimoinePlace Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
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patrimoineRue Alphonse de Lamartine
histoireD'abord poète célébré — les Méditations poétiques le rendirent illustre à trente ans —, Alphonse de Lamartine (1790-1869) devint sur le tard un politicien redouté pour son éloquence. Élu député en 1833, il se fit connaître par des discours retentissants sur la question sociale : après la révolte des canuts lyonnais, il dénonça dans un discours resté célèbre « l'horrible volcan sur lequel l'industrie repose » — formule qui frappait les esprits mais agaçait une Chambre bourgeoise que ses envolées mystiques laissaient sceptique. Quand la Monarchie de Juillet s'effondre le 24 février 1848, Lamartine se retrouve, presque malgré lui, à la tête du gouvernement provisoire. Le lendemain, à l'Hôtel de Ville, une foule en armes exige que le drapeau rouge, symbole insurrectionnel, remplace le tricolore. Lamartine s'y oppose dans un discours improvisé qui reste l'un des grands moments d'éloquence du XIXᵉ siècle : « Le drapeau rouge que vous nous rapportez n'a jamais fait que le tour du Champ-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 91 et en 93, tandis que le drapeau tricolore a fait le tour du monde avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie. » Chef de facto de la jeune République, il fit abolir l'esclavage dans les colonies et la peine de mort en matière politique — deux mesures dont l'écho dépasse largement son court passage au pouvoir. L'euphorie de février tourne court. La fermeture des ateliers nationaux, ces chantiers publics créés pour employer les chômeurs parisiens, déclenche en juin 1848 une insurrection ouvrière — les Journées de Juin — matée dans le sang par le général Cavaignac. Lamartine, débordé par des événements qu'il ne maîtrise plus, perd tout crédit auprès du peuple qui l'avait porté en triomphe quatre mois plus tôt. La chute est vertigineuse. À l'élection présidentielle du 10 décembre 1848, celui qui avait proclamé la République ne recueille que 17 910 voix — 0,23 % —, humilié par Louis-Napoléon Bonaparte (5,4 millions de voix, 74 %). Dans son propre département de Saône-et-Loire, il n'obtient que 1 501 voix contre 27 121 pour Bonaparte. Sa carrière politique s'achève là, aussi vite qu'elle s'était imposée. Il retourne à la littérature et finit sa vie criblé de dettes, vendant sa plume au plus offrant pour survivre — lui qui, quelques décennies plus tôt, écrivait déjà dans L'Isolement son goût pour l'arrachement et la fuite : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
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natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
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patrimoineRue Paul Verlaine
culturePaul Verlaine (1844-1896) naît à Metz un jour d'automne 1844, dans une famille bourgeoise et catholique. Rien, dans cette enfance sage, ne laisse présager la vie tumultueuse qui l'attend — sinon peut-être une hypersensibilité maladive et un goût précoce pour les vers de Baudelaire, qu'il découvre à seize ans comme une révélation. À vingt-deux ans, il publie ses Poèmes saturniens : un premier recueil déjà somptueux, tout en demi-teintes, brumes et paysages intérieurs. La musique de Verlaine est là, tout entière — cette manière si particulière de faire chanter la langue française à mi-voix, entre soupir et confidence. En 1871, il reçoit une lettre d'un adolescent inconnu, un certain Arthur Rimbaud, qui joint quelques poèmes. Verlaine est marié, jeune père, tente d'être respectable. Rimbaud a dix-sept ans, une gueule d'ange et un tempérament d'incendiaire. Verlaine paye son billet de train. À peine arrivé à Paris, le jeune provincial met le feu à sa vie : rupture avec sa femme, fuite en Belgique puis à Londres, alcool, amour tumultueux, ruptures et retrouvailles. Deux ans plus tard, le 10 juillet 1873, dans un hôtel de Bruxelles, ivre et désespéré, Verlaine tire deux coups de revolver sur Rimbaud qui s'apprêtait à le quitter. Une balle blesse le jeune homme au poignet. Prison en Belgique pendant dix-huit mois. Rimbaud, lui, disparaîtra bientôt de la littérature — pour toujours. Une conversion, une gloire. En prison, Verlaine se convertit — retour au catholicisme, extase mystique, écriture de Sagesse, l'un de ses plus beaux recueils. Libéré, il tente un temps l'enseignement en Angleterre, puis à Rethel dans les Ardennes. Rien ne tient. Les années 1880 le voient sombrer peu à peu : mort de sa mère, absinthe, hôpitaux, chambres d'hôtel misérables. Et pourtant, paradoxe absolu, c'est à ce moment-là qu'il devient célèbre. Publication des Poètes maudits, où il révèle Rimbaud, Mallarmé et Corbière au public. Reconnaissance des jeunes symbolistes qui le prennent pour maître. Il est élu, en 1894, « Prince des poètes » par ses pairs, après la mort de Leconte de Lisle. Consécration officielle pour un homme qui vit dans un hôtel meublé rue Descartes, et qu'on doit parfois porter chez lui, ivre mort. Ce que Verlaine apporte à la poésie française est difficile à cerner tant c'est un art de l'imperceptible. Une préférence pour l'impair — vers de cinq, sept, neuf syllabes, qui déstabilisent l'oreille habituée à l'alexandrin. Un flou musical revendiqué. Une capacité à peindre des états d'âme avec presque rien : trois notes, une couleur, une pluie qui tombe. Son Art poétique résume tout en une formule devenue proverbe : « De la musique avant toute chose. » Debussy, Fauré, Reynaldo Hahn mettront ses poèmes en musique — parce qu'ils étaient déjà de la musique. Il meurt le 8 janvier 1896, à cinquante et un ans, dans une chambre pauvre de la rue Descartes à Paris, veillé par sa dernière compagne, Eugénie Krantz, ancienne prostituée. Ses obsèques rassemblent pourtant une foule immense : poètes, journalistes, ministres, curieux. Il repose au cimetière des Batignolles. Un demi-siècle plus tard, sans qu'il l'ait jamais imaginé, ses vers vont sauver la France. Les premières lignes de sa Chanson d'automne — « Les sanglots longs des violons de l'automne… » — sont diffusées à la BBC les 1er et 5 juin 1944, comme messages personnels codés annonçant aux résistants l'imminence du Débarquement. Le pauvre Verlaine, qui n'aurait su se lever le matin sans un verre, veillait sans le savoir sur le destin d'un continent.
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patrimoineTraverse des Abeilles
natureAucun autre insecte n'a autant fasciné les hommes. Depuis au moins 4 500 ans — le plus ancien témoignage connu d'une ruche domestiquée, un bas-relief du temple solaire de Niouserrê, près du Caire, date de 2400 avant notre ère — l'humanité récolte le miel de l'abeille et lui prête des pouvoirs presque sacrés. Un vieux mythe égyptien, conservé sur un papyrus rituel, raconte que le dieu solaire Rê pleura, que ses larmes tombèrent sur le sol, et que chacune d'elles devint une abeille aussitôt mise au travail parmi les fleurs. L'hiéroglyphe de l'abeille (bit) désignait la royauté de Basse-Égypte, et le nom des pharaons était précédé de la formule « Celui qui appartient au jonc et à l'abeille ». Napoléon reprendra cette symbolique impériale des siècles plus tard, en cousant des abeilles d'or sur son manteau du sacre. Sous le vernis mythologique, une petite merveille de biologie. L'abeille appartient à l'ordre des hyménoptères — celui des insectes à quatre ailes membraneuses, qui compte aussi les guêpes et les fourmis. L'abeille européenne, Apis mellifera, doit son nom au latin mel, le miel : elle est dite mellifère, littéralement « qui porte le miel ». Elle forme des colonies pouvant compter jusqu'à 80 000 individus organisées autour d'une reine unique. Ses ouvrières, longues de douze millimètres à peine, arborent sur l'abdomen la fameuse zébrure brun-doré et noir qui la fait parfois confondre avec la guêpe — mais son corps est couvert d'une pilosité dense là où celui de la guêpe reste lisse et brillant, seul critère vraiment fiable pour les distinguer. Ses pattes postérieures portent des corbeilles à pollen, et elle bâtit des alvéoles à l'angle mathématiquement parfait — l'hexagone, forme la plus économe en cire pour la surface qu'elle occupe. Le monde compte environ 20 000 espèces d'abeilles, dont un millier en France — la plupart sauvages, solitaires, et sans miel à offrir. C'est l'espèce Apis mellifera est, à l'échelle mondiale, le pollinisateur agricole le plus précieux : environ trois quarts des cultures vivrières — pommiers, amandiers, cerisiers, colza, tournesol — dépendent en partie du travail des pollinisateurs. Depuis plusieurs décennies pourtant, un phénomène d'effondrement des colonies inquiète chercheurs et apiculteurs : pesticides, acarien Varroa destructor arrivé en Europe dans les années 1980, monocultures, frelon asiatique, dérèglement climatique — les causes s'additionnent plus qu'elles ne se substituent. Il paraît qu'une seule abeille ne produit, dans toute sa vie, qu'un douzième de cuillère à café de miel. Sur le rebord d'une tartine, c'est donc l'œuvre d'une douzaine de vies entières — un été de travail, une part de mythologie égyptienne, et un service écologique planétaire, le tout sans jamais rien réclamer.
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