Rues de Hyères
1249 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
1ere Traverse Saint-Bernard
patrimoine1e Traverse des Pélicans
patrimoine1re Traverse de la Rue Lamalgue
patrimoine263 Chemin Des Rougières
patrimoine2e Traverse des Pélicans
patrimoine2nde Traverse de la Rue Lamalgue
patrimoineA
patrimoineAccès à la Piscine
patrimoineAccès à la Plage des Pesquiers
natureIl y a des mots qui portent en eux un souffle, une lumière, une promesse. « Plage » en fait partie. Cinq lettres, une syllabe, et déjà l'esprit s'échappe : le bruit des vagues, l'odeur de l'iode, le crissement du sable sous les pieds nus. Curieusement, la plage — telle que nous la concevons aujourd'hui, comme un lieu de plaisir — est une invention très jeune. Pendant des millénaires, le bord de mer fut d'abord un lieu de travail, de danger, parfois de terreur : on y guettait les pirates, on y attendait les marins qui ne reviendraient peut-être pas, on y traînait les filets, on y ramassait le varech, on y salait le poisson. Pas question d'y venir en villégiature. Se baigner dans les vagues passait même pour une folie, voire un péché. Il faut attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais pour que tout change. Ils vantent alors les vertus des « bains de mer » — froids, brefs, thérapeutiques — contre à peu près tous les maux. Les stations balnéaires naissent : Brighton, Dieppe, puis Deauville, Biarritz, Trouville. La bourgeoisie du XIXᵉ s'y presse, en robe longue et en chapeau. Il faudra encore un siècle et l'invention des congés payés en 1936 pour que la plage devienne enfin ce qu'elle est aujourd'hui : un bien commun. Aucune plage n'est jamais la même. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer : coquillages nacrés, bois flotté poli par des mois de voyage, galets ronds comme des œufs, débris de filet, plumes d'oiseau. Le géologue y lit une histoire lente ; l'enfant y trouve un royaume. On y marche, on y court, on y dort, on y lit, on y mange des choses qu'on ne mangerait nulle part ailleurs (le sandwich au sable, spécialité universelle). On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. On y fait la sieste, on y tombe amoureux, on y pleure parfois. Certains y viennent pour être vus, d'autres pour disparaître. Peu de lieux acceptent avec autant d'indifférence les rêveries et les insouciances. Il y a la plage de sable fin qu'on imagine sur les cartes postales, mais il y en a mille autres : la plage de galets qui crépite sous les pas, la plage de rochers où l'on cherche des crabes à marée basse, la plage sauvage qu'on atteint après une heure de marche, la plage urbaine avec ses parasols alignés, la plage du Nord battue par le vent, celle du Sud écrasée de soleil, la plage d'octobre déserte où l'on est seul au monde. Toutes sont des plages. Aucune ne se ressemble. Aujourd'hui, les plages reculent. La montée des océans, l'érosion, les tempêtes de plus en plus violentes grignotent chaque année quelques mètres. Sur certaines côtes, il faut protéger, renforcer, réensabler. Ailleurs, on laisse faire, et le trait de côte se redessine. Cette bande de sable qui nous paraissait éternelle est en réalité l'un des paysages les plus mobiles et les plus vulnérables de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent.
Accès Camping
patrimoineAccès Crapa des Borrels
patrimoineAccès Déchetterie
patrimoineAccès Hippodrome
patrimoineAccès Ibis Thalassa
patrimoineAccès Parc Bateau
patrimoineAccès Parking Clemenceau
patrimoineAccès Pierre Et Vacances
patrimoineAccès Plage
natureIl y a des mots qui portent en eux un souffle, une lumière, une promesse. « Plage » en fait partie. Cinq lettres, une syllabe, et déjà l'esprit s'échappe : le bruit des vagues, l'odeur de l'iode, le crissement du sable sous les pieds nus. Curieusement, la plage — telle que nous la concevons aujourd'hui, comme un lieu de plaisir — est une invention très jeune. Pendant des millénaires, le bord de mer fut d'abord un lieu de travail, de danger, parfois de terreur : on y guettait les pirates, on y attendait les marins qui ne reviendraient peut-être pas, on y traînait les filets, on y ramassait le varech, on y salait le poisson. Pas question d'y venir en villégiature. Se baigner dans les vagues passait même pour une folie, voire un péché. Il faut attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais pour que tout change. Ils vantent alors les vertus des « bains de mer » — froids, brefs, thérapeutiques — contre à peu près tous les maux. Les stations balnéaires naissent : Brighton, Dieppe, puis Deauville, Biarritz, Trouville. La bourgeoisie du XIXᵉ s'y presse, en robe longue et en chapeau. Il faudra encore un siècle et l'invention des congés payés en 1936 pour que la plage devienne enfin ce qu'elle est aujourd'hui : un bien commun. Aucune plage n'est jamais la même. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer : coquillages nacrés, bois flotté poli par des mois de voyage, galets ronds comme des œufs, débris de filet, plumes d'oiseau. Le géologue y lit une histoire lente ; l'enfant y trouve un royaume. On y marche, on y court, on y dort, on y lit, on y mange des choses qu'on ne mangerait nulle part ailleurs (le sandwich au sable, spécialité universelle). On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. On y fait la sieste, on y tombe amoureux, on y pleure parfois. Certains y viennent pour être vus, d'autres pour disparaître. Peu de lieux acceptent avec autant d'indifférence les rêveries et les insouciances. Il y a la plage de sable fin qu'on imagine sur les cartes postales, mais il y en a mille autres : la plage de galets qui crépite sous les pas, la plage de rochers où l'on cherche des crabes à marée basse, la plage sauvage qu'on atteint après une heure de marche, la plage urbaine avec ses parasols alignés, la plage du Nord battue par le vent, celle du Sud écrasée de soleil, la plage d'octobre déserte où l'on est seul au monde. Toutes sont des plages. Aucune ne se ressemble. Aujourd'hui, les plages reculent. La montée des océans, l'érosion, les tempêtes de plus en plus violentes grignotent chaque année quelques mètres. Sur certaines côtes, il faut protéger, renforcer, réensabler. Ailleurs, on laisse faire, et le trait de côte se redessine. Cette bande de sable qui nous paraissait éternelle est en réalité l'un des paysages les plus mobiles et les plus vulnérables de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent.
Accès Pompier
patrimoineAccès Salins
patrimoineAllée Abbé Marquand
patrimoineAllée Albert de Saxe
patrimoineAllée Alexandre Casteuil
patrimoineAllée Alfred Decugis
patrimoineAllée Alphonse de Boutiny
patrimoineAllée Alphonse Denis
patrimoineAllée A. Martelly
patrimoineAllée André Barneoud
patrimoineAllée André Bourvil
patrimoineAllée André Gide
patrimoineAllée André Roussin
patrimoineAllée Auguste de David Beauregard
patrimoineAllée Auréa
patrimoineAllée Barthélémy Ruy
patrimoineAllée Casimir Valeran
patrimoineAllée Charles Roux
patrimoineAllée Charlie Chaplin
patrimoineAllée Chêne
natureAllée Chevalier Paul
patrimoineAllée de Grasse
patrimoineAllée de la Grande Bastide
patrimoineAllée de la Mer
patrimoineAllée de la Palmeraie
patrimoineAllée de la Pinède
patrimoineAllée de la Plaine
patrimoineAllée de la Roche Taillée
patrimoineAllée de l'Espérance
patrimoineAllée de l'Oléastre
patrimoineAllée de Mese
patrimoineAllée de Muguets
patrimoineAllée de Protée
patrimoineAllée des Ablettes
patrimoineAllée des Albizzias
patrimoineAllée des Amandiers
patrimoineAllée des Anthémis
patrimoineAllée des Asphodèles
patrimoineAllée des Aspholèdes
patrimoineAllée de Sauvebonne
patrimoineAllée des Beaucarneas
patrimoineAllée des Bengalis
patrimoineAllée des Bergeronnettes
patrimoineAllée des Biches
patrimoineAllée des Bouscarles
patrimoineAllée des Brahea
patrimoineAllée des Brahéas
patrimoineAllée des Brochets
patrimoineAllée des Campanières
patrimoineAllée des Caquiers
patrimoineAllée des Cèdres Bleus
patrimoineAllée des Chamerops
patrimoineAllée des Chardonnerets
patrimoineAllée des Charmes
patrimoineAllée des Chevesnes
patrimoineAllée des Cocotiers
patrimoineAllée des Colombes
patrimoineAllée des Coquelicots
patrimoineAllée des Cordeilles
patrimoineAllée des Coryphas
patrimoineAllée des Côteaux de Provence
patrimoineAllée des Cycas
patrimoineAllée des Dactyliféras
patrimoineAllée des Dolias
patrimoineAllée des Dracenas
patrimoineAllée des Églantines
patrimoineAllée des Engoulevents
patrimoineAllée des Erythéas
patrimoineAllée des Eucalyptus
patrimoineAllée des Fées
patrimoineAllée des Flamants
patrimoineAllée des Fourmigues
patrimoineAllée des Genêts
patrimoineAllée des Goujons
patrimoineAllée des Grands Cyprès
patrimoineAllée des Grès Roses
patrimoineAllée des Grignons
patrimoineAllée des Hélianthes
patrimoineAllée des Hibiscus
patrimoineAllée des Hirondelles
natureAllée des Jasmins
patrimoineAllée des Joncs
patrimoineAllée des Kentias
patrimoineAllée des Latanias
patrimoineAllée des Lauriers Roses
patrimoineAllée des Lavandes
patrimoineAllée des Lilas
patrimoineAllée des Loriots
patrimoineAllée des Mélias
patrimoineAllée des Mimosas
patrimoineAllée des Myosotis
patrimoineAllée des Oliviers
patrimoineAllée des Ombres
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patrimoineAllée des Perches
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patrimoineAllée des Pins
patrimoineAllée des Pinsons
patrimoineAllée des Piverts
patrimoineAllée des Poivriers
patrimoineAllée des Pritchardias
patrimoineAllée des Rigaous
patrimoineAllée des Roseaux
patrimoineAllée des Rossignols
patrimoineAllée des Sandres
patrimoineAllée des Scourtins
patrimoineAllée des Tanches
patrimoineAllée des Tennis
patrimoineAllée des Trachycarpus
patrimoineAllée des Vergers
patrimoineAllée des Vignes Vierges
natureAllée des Washingtonias
patrimoineAllée du Camping
patrimoineAllée du Camping des Roseaux
patrimoineAllée du Casino des Palmiers
patrimoineAllée du Castel Sainte-Claire
patrimoineAllée du Manoir
patrimoineAllée du Marathon
patrimoineAllée du Pousset
patrimoineAllée du Pressoir
patrimoineAllée du Prince Edouard
patrimoineAllée du Tennis
patrimoineAllée du Topaze
patrimoineAllée du Trapetum
patrimoineAllée du Vieux Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Allée du Vieux Puits
patrimoineAllée Edouard Cordier
patrimoineAllée Edouard Magnier
patrimoineAllée Fernandel
patrimoineAllée Fernand Raynaud
patrimoineAllée Fernand Sardou
patrimoineAllée Forbin
patrimoineAllée Francis Blanche
patrimoineAllée François Arene
patrimoineAllée François Rey
patrimoineAllée Gaston Biancotto
patrimoineAllée Georges Caton
patrimoineAllée Georges Dussauge
patrimoineAllée Hélios
patrimoineAllée Hypolyte Dellor
patrimoineAllée Jacques Pillement
patrimoineAllée Jean Aurran
patrimoineAllée Jean-Baptiste Arene
patrimoineAllée Jean-Baptiste Filhe
patrimoineAllée Jean-Baptiste Grisole
patrimoineAllée Jean-Jacques Perron
patrimoineAllée Jean Le Poulain
patrimoineAllée Jean Ribier
patrimoineAllée J. Gautier
patrimoineAllée Joseph Bernard
patrimoineAllée Joseph Clotis
patrimoineAllée Joseph Couture
patrimoineAllée Joseph de Boutiny
patrimoineAllée Joseph Pons
patrimoineAllée Joseph Verignon
patrimoineAllée Jules Massel
patrimoineAllée Lavoisier
patrimoineAllée Léon Nicolas
patrimoineAllée Leopold Jaubert
patrimoineAllée Léopold Ritondale
patrimoineAllée Louis de Funès
patrimoineAllée Marie des Lions
patrimoineAllée Mario Benard
patrimoineAllée Nativelle
patrimoineAllée Notre-Dame
patrimoineAllée Paule Long
patrimoineAllée Paul Gensollen
patrimoineAllée P. de Gaillard
patrimoineAllée Petit
patrimoineAllée Phoebus
patrimoineAllée Pierre Arene
patrimoineAllée Pierre Harlaut
patrimoineAllée Pierre Moulis
patrimoineAllée Puit Richard
patrimoineAllée Rellys
patrimoineAllée Roux Seignoret
patrimoineAllée San Estello
patrimoineAllées des Dasylarium
patrimoineAllées des Restanques des Fées
patrimoineAllée Stanislas de David Beauregard
patrimoineAllée Suffren
patrimoineAllée Theodore Villard
patrimoineAllée Victor Bellaguet
patrimoineAncien Débarquadaire
patrimoineAvenue Alexis Godillot
patrimoineAvenue Alfred Decugis
patrimoineAvenue Alphonse Denis
patrimoineAvenue Ambroise Thomas
patrimoineAvenue Andrée de David Beauregard
patrimoineAvenue Aristide Briand
patrimoineAvenue de Belgique
patrimoineAvenue de la Badine
patrimoineAvenue de la Bergerie
patrimoineAvenue de la Caravelle
patrimoineAvenue de la Crestade
patrimoineAvenue de l'Aéroport
patrimoineAvenue de la Font des Horts
patrimoineAvenue de la Frégate
patrimoineAvenue de la Gavine
patrimoineAvenue de la Goélette
patrimoineAvenue de la Libération
patrimoineLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France pendant près d'un an, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Avenue de la Méditerranée
patrimoineAvenue de la Paix
patrimoineAvenue de la Pinède
patrimoineAvenue de la Première Division Brosset
patrimoineAvenue de l'Arrogante
patrimoineAvenue de la Sablière
patrimoineAvenue de la Sauvette
patrimoineAvenue de la Tartane
patrimoineAvenue de la Victoire
patrimoineAvenue de l'Estérel
patrimoineAvenue de Rottweil
patrimoineAvenue des Arbanais
patrimoineAvenue des Bouvreuils
patrimoineAvenue des Chalutiers
patrimoineAvenue des Cigales
patrimoineAvenue des Colibris
patrimoineAvenue des Combattants en Afrique du Nord
patrimoineAvenue des Cyprès
patrimoineAvenue des Fauvettes
patrimoineAvenue des Gabians
patrimoineAvenue des Ganguis
patrimoineAvenue des Grives
patrimoineAvenue des Hippocampes
patrimoineAvenue des Hirondelles
natureAvenue des Ibis
patrimoineAvenue des Îles d'Or
patrimoineAvenue des Lauriers
patrimoineAvenue des Marguerites
patrimoineAvenue des Mésanges
patrimoineAvenue des Mimosas
patrimoineAvenue des Monocotyledones
patrimoineAvenue des Mouettes
patrimoineAvenue des Nations Unies
patrimoineAvenue des Roitelets
patrimoineAvenue des Rossignols
patrimoineAvenue des Rouges-Gorges
natureOn le connaît tous sans forcément savoir son nom. Cette petite boule de plumes brunes au poitrail orange vif qui vous observe, tête penchée, pendant que vous bêchez le potager — c'est lui. Le rouge-gorge familier, Erithacus rubecula pour les intimes, l'un des oiseaux les plus attachants de nos jardins. Un compagnon de jardinier. S'il vous suit à la trace quand vous retournez la terre, ce n'est pas par affection : c'est un opportuniste. À l'origine, le rouge-gorge suivait les grands mammifères — sangliers, cerfs — qui fouissaient le sol et faisaient remonter vers en surface vers et insectes. En Grande-Bretagne, où il est particulièrement apprivoisé, on l'a même élu oiseau national. Sur le continent, il reste un peu plus farouche, mais reste tout aussi curieux. Rareté chez les oiseaux : le roue-gorge chante presque douze mois sur douze, y compris en plein hiver. Sa voix flûtée, mélancolique, un peu triste, résonne dans les matins gris de novembre alors que tous les autres se sont tus. Mâle et femelle chantent tous deux — autre curiosité — chacun défendant son propre territoire hors saison des amours. Sous ses airs mignons, c'est une petite terreur. Territorial jusqu'à l'obsession, il chasse sans pitié tout intrus de son domaine, y compris ses propres congénères. Les combats sont parfois mortels — on estime qu'une part non négligeable des rouges-gorges meurent tués par d'autres rouges-gorges. La couleur orange du poitrail, loin d'être un simple ornement, est le signal qui déclenche l'agression : présentez à un mâle une simple touffe de plumes rouges, il l'attaquera. Dans le folklore chrétien, le rouge-gorge aurait pris cette teinte en tentant de retirer une épine de la couronne du Christ, tachant sa poitrine à jamais. Dans le monde anglo-saxon, il est indissociable de Noël — vous le verrez sur toutes les cartes de vœux britanniques, souvent perché sur une pelle enneigée. Une tradition qui remonte au XIXe siècle, quand les facteurs britanniques portaient des uniformes rouges et étaient surnommés… « robins ». L'espérance moyenne d'un rouge-gorge sauvage ne dépasse guère les deux ans. Le froid, les prédateurs, les vitres, les chats, et surtout les autres rouges-gorges ont vite raison de lui. Mais pendant ces quelques saisons, il aura chanté sans relâche, tenu son bout de haie contre vents et marées, et accompagné en silence les gestes du jardinier. Peu d'oiseaux méritent autant qu'on leur laisse une place.
Avenue des Sirènes
patrimoineAvenue des Sternes
patrimoineAvenue de Toulon
patrimoineAvenue Docteur Marcel Armanet
patrimoineAvenue du 8 Mai
patrimoineAvenue du Clair de Lune
patrimoineAvenue du Couchant
patrimoineAvenue du Docteur Jean-Jacques Perron
patrimoineAvenue du Docteur Robin
patrimoineAvenue du Levant
patrimoineAvenue du Levant La Capte
patrimoineAvenue du Maréchal de Lattre de Tassigny
patrimoineAvenue du Maréchal Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Avenue du Maréchal Lyautey
patrimoineAvenue du Mont Soleil
patrimoineAvenue du Pinchinier
patrimoineAvenue du Ponant
patrimoineAvenue du Soleil Levant
patrimoineAvenue du Tennis
patrimoineAvenue du XVème Corps
patrimoineAvenue Edith Cavell
patrimoineAvenue Edith Wharton
patrimoineAvenue Edmond Dunan
patrimoineAvenue Émile Gerard
patrimoineAvenue Ernest Millet
patrimoineAvenue Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Avenue Général de Gaulle
patrimoineAvenue Général Eisenhower
patrimoineAvenue Général Mangin
patrimoineAvenue Geoffroy Saint-Hilaire
patrimoineAvenue Jacques Pillement
patrimoineAvenue Jean Bart
patrimoineAvenue Jean d'Agrève
patrimoineAvenue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Avenue Jean Monnet
patrimoineAvenue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Avenue Jean Natte
patrimoineAvenue Joseph Clotis
patrimoineAvenue Léopold Ritondale
patrimoineAvenue Maréchal Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Avenue Mario Bénard
patrimoineAvenue Nocart
patrimoineAvenue Olbius Riquier
patrimoineAvenue Paul Bourget
patrimoineAvenue Paul Long
patrimoineAvenue Pierre de Coubertin
patrimoineAvenue Pierre Renaudel
patrimoineAvenue René de Knyff
patrimoineAvenue Riondet
patrimoineAvenue Roger Verdino
patrimoineAvenue Samuel Paty
patrimoineAvenue Stephen Liegeard
patrimoineAvenue Victoria
patrimoineB
patrimoineBellevue
patrimoineBoucle de la Pointe des Carrières
patrimoineBoucle du Brégançonnet
patrimoineBoulevard Châteaubriand
patrimoineBoulevard d'Alsace-Lorraine
patrimoineBoulevard de la Joie de Vivre
patrimoineBoulevard de la Lazarine
patrimoineBoulevard de la Marine
patrimoineBoulevard des Girelles
patrimoineBoulevard d'Orient
patrimoineBoulevard du Maréchal Juin
patrimoineBoulevard Édouard Herriot
patrimoineBoulevard Eole
patrimoineBoulevard Félix Descroix
patrimoineBoulevard Frédéric Mistral
patrimoineBoulevard Front de Mer
patrimoineBoulevard Général Koenig
patrimoineBoulevard Matignon
patrimoineBoulevard Nocart
patrimoineBoulevard Olivier de Serres
patrimoineBoulevard Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Boulevard Riondet
patrimoineC
patrimoineCarrefour Beauchamp
patrimoineCarrefour de l'Aygade
patrimoineCarrefour Saint-Gervais
patrimoineChemin Abandonné
patrimoineChemin Darius Milhaud
patrimoineChemin de Beauvallon Bas
patrimoineChemin de Beauvallon Haut
patrimoineChemin de Bellevue
patrimoineChemin de Collobrières
patrimoineChemin de Coupiane
patrimoineChemin de la Badine
patrimoineChemin de la Bastide
patrimoineChemin de la Batterie
patrimoineChemin de la Bayorre
patrimoineChemin de la Calanque de l'Indienne
patrimoineChemin de la Calanque des Salins
patrimoineChemin de la Citerne
patrimoineChemin de la Courtade
patrimoineChemin de la Couture
patrimoineChemin de la Demi-Lune
patrimoineChemin de la Falaise
patrimoineChemin de la Farigoulette
patrimoineChemin de la Font de l'Ange
patrimoineChemin de la Font de la Truye
patrimoineChemin de la Font de la Truye et Piste VTT
patrimoineChemin de la Garde
patrimoineChemin de la Gerbaude Bas
patrimoineChemin de la Gerbaude Haut
patrimoineChemin de la Gorge du Loup
patrimoineChemin de la Grand Cale
patrimoineChemin de la Grand Cale Est
patrimoineChemin de l'Agriotier
patrimoineChemin de la Grotte des Fées
patrimoineChemin de l'Alycastre
patrimoineChemin de la Matteri
patrimoineChemin de la Maunière
patrimoineChemin de la Mayonnette
patrimoineChemin de l'Amiral
patrimoineChemin de l'Ancienne Carrière
patrimoineChemin de la Passerelle
patrimoineChemin de la Pendelotte
patrimoineChemin de la Pente
patrimoineChemin de la Pépinière
patrimoineChemin de la Perspective
patrimoineChemin de la Plage
natureIl y a des mots qui portent en eux un souffle, une lumière, une promesse. « Plage » en fait partie. Cinq lettres, une syllabe, et déjà l'esprit s'échappe : le bruit des vagues, l'odeur de l'iode, le crissement du sable sous les pieds nus. Curieusement, la plage — telle que nous la concevons aujourd'hui, comme un lieu de plaisir — est une invention très jeune. Pendant des millénaires, le bord de mer fut d'abord un lieu de travail, de danger, parfois de terreur : on y guettait les pirates, on y attendait les marins qui ne reviendraient peut-être pas, on y traînait les filets, on y ramassait le varech, on y salait le poisson. Pas question d'y venir en villégiature. Se baigner dans les vagues passait même pour une folie, voire un péché. Il faut attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais pour que tout change. Ils vantent alors les vertus des « bains de mer » — froids, brefs, thérapeutiques — contre à peu près tous les maux. Les stations balnéaires naissent : Brighton, Dieppe, puis Deauville, Biarritz, Trouville. La bourgeoisie du XIXᵉ s'y presse, en robe longue et en chapeau. Il faudra encore un siècle et l'invention des congés payés en 1936 pour que la plage devienne enfin ce qu'elle est aujourd'hui : un bien commun. Aucune plage n'est jamais la même. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer : coquillages nacrés, bois flotté poli par des mois de voyage, galets ronds comme des œufs, débris de filet, plumes d'oiseau. Le géologue y lit une histoire lente ; l'enfant y trouve un royaume. On y marche, on y court, on y dort, on y lit, on y mange des choses qu'on ne mangerait nulle part ailleurs (le sandwich au sable, spécialité universelle). On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. On y fait la sieste, on y tombe amoureux, on y pleure parfois. Certains y viennent pour être vus, d'autres pour disparaître. Peu de lieux acceptent avec autant d'indifférence les rêveries et les insouciances. Il y a la plage de sable fin qu'on imagine sur les cartes postales, mais il y en a mille autres : la plage de galets qui crépite sous les pas, la plage de rochers où l'on cherche des crabes à marée basse, la plage sauvage qu'on atteint après une heure de marche, la plage urbaine avec ses parasols alignés, la plage du Nord battue par le vent, celle du Sud écrasée de soleil, la plage d'octobre déserte où l'on est seul au monde. Toutes sont des plages. Aucune ne se ressemble. Aujourd'hui, les plages reculent. La montée des océans, l'érosion, les tempêtes de plus en plus violentes grignotent chaque année quelques mètres. Sur certaines côtes, il faut protéger, renforcer, réensabler. Ailleurs, on laisse faire, et le trait de côte se redessine. Cette bande de sable qui nous paraissait éternelle est en réalité l'un des paysages les plus mobiles et les plus vulnérables de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent.
Chemin de la Plage d'Argent
natureIl y a des mots qui portent en eux un souffle, une lumière, une promesse. « Plage » en fait partie. Cinq lettres, une syllabe, et déjà l'esprit s'échappe : le bruit des vagues, l'odeur de l'iode, le crissement du sable sous les pieds nus. Curieusement, la plage — telle que nous la concevons aujourd'hui, comme un lieu de plaisir — est une invention très jeune. Pendant des millénaires, le bord de mer fut d'abord un lieu de travail, de danger, parfois de terreur : on y guettait les pirates, on y attendait les marins qui ne reviendraient peut-être pas, on y traînait les filets, on y ramassait le varech, on y salait le poisson. Pas question d'y venir en villégiature. Se baigner dans les vagues passait même pour une folie, voire un péché. Il faut attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais pour que tout change. Ils vantent alors les vertus des « bains de mer » — froids, brefs, thérapeutiques — contre à peu près tous les maux. Les stations balnéaires naissent : Brighton, Dieppe, puis Deauville, Biarritz, Trouville. La bourgeoisie du XIXᵉ s'y presse, en robe longue et en chapeau. Il faudra encore un siècle et l'invention des congés payés en 1936 pour que la plage devienne enfin ce qu'elle est aujourd'hui : un bien commun. Aucune plage n'est jamais la même. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer : coquillages nacrés, bois flotté poli par des mois de voyage, galets ronds comme des œufs, débris de filet, plumes d'oiseau. Le géologue y lit une histoire lente ; l'enfant y trouve un royaume. On y marche, on y court, on y dort, on y lit, on y mange des choses qu'on ne mangerait nulle part ailleurs (le sandwich au sable, spécialité universelle). On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. On y fait la sieste, on y tombe amoureux, on y pleure parfois. Certains y viennent pour être vus, d'autres pour disparaître. Peu de lieux acceptent avec autant d'indifférence les rêveries et les insouciances. Il y a la plage de sable fin qu'on imagine sur les cartes postales, mais il y en a mille autres : la plage de galets qui crépite sous les pas, la plage de rochers où l'on cherche des crabes à marée basse, la plage sauvage qu'on atteint après une heure de marche, la plage urbaine avec ses parasols alignés, la plage du Nord battue par le vent, celle du Sud écrasée de soleil, la plage d'octobre déserte où l'on est seul au monde. Toutes sont des plages. Aucune ne se ressemble. Aujourd'hui, les plages reculent. La montée des océans, l'érosion, les tempêtes de plus en plus violentes grignotent chaque année quelques mètres. Sur certaines côtes, il faut protéger, renforcer, réensabler. Ailleurs, on laisse faire, et le trait de côte se redessine. Cette bande de sable qui nous paraissait éternelle est en réalité l'un des paysages les plus mobiles et les plus vulnérables de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent.
Chemin de la Plage de la Polynesie
natureIl y a des mots qui portent en eux un souffle, une lumière, une promesse. « Plage » en fait partie. Cinq lettres, une syllabe, et déjà l'esprit s'échappe : le bruit des vagues, l'odeur de l'iode, le crissement du sable sous les pieds nus. Curieusement, la plage — telle que nous la concevons aujourd'hui, comme un lieu de plaisir — est une invention très jeune. Pendant des millénaires, le bord de mer fut d'abord un lieu de travail, de danger, parfois de terreur : on y guettait les pirates, on y attendait les marins qui ne reviendraient peut-être pas, on y traînait les filets, on y ramassait le varech, on y salait le poisson. Pas question d'y venir en villégiature. Se baigner dans les vagues passait même pour une folie, voire un péché. Il faut attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais pour que tout change. Ils vantent alors les vertus des « bains de mer » — froids, brefs, thérapeutiques — contre à peu près tous les maux. Les stations balnéaires naissent : Brighton, Dieppe, puis Deauville, Biarritz, Trouville. La bourgeoisie du XIXᵉ s'y presse, en robe longue et en chapeau. Il faudra encore un siècle et l'invention des congés payés en 1936 pour que la plage devienne enfin ce qu'elle est aujourd'hui : un bien commun. Aucune plage n'est jamais la même. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer : coquillages nacrés, bois flotté poli par des mois de voyage, galets ronds comme des œufs, débris de filet, plumes d'oiseau. Le géologue y lit une histoire lente ; l'enfant y trouve un royaume. On y marche, on y court, on y dort, on y lit, on y mange des choses qu'on ne mangerait nulle part ailleurs (le sandwich au sable, spécialité universelle). On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. On y fait la sieste, on y tombe amoureux, on y pleure parfois. Certains y viennent pour être vus, d'autres pour disparaître. Peu de lieux acceptent avec autant d'indifférence les rêveries et les insouciances. Il y a la plage de sable fin qu'on imagine sur les cartes postales, mais il y en a mille autres : la plage de galets qui crépite sous les pas, la plage de rochers où l'on cherche des crabes à marée basse, la plage sauvage qu'on atteint après une heure de marche, la plage urbaine avec ses parasols alignés, la plage du Nord battue par le vent, celle du Sud écrasée de soleil, la plage d'octobre déserte où l'on est seul au monde. Toutes sont des plages. Aucune ne se ressemble. Aujourd'hui, les plages reculent. La montée des océans, l'érosion, les tempêtes de plus en plus violentes grignotent chaque année quelques mètres. Sur certaines côtes, il faut protéger, renforcer, réensabler. Ailleurs, on laisse faire, et le trait de côte se redessine. Cette bande de sable qui nous paraissait éternelle est en réalité l'un des paysages les plus mobiles et les plus vulnérables de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent.
Chemin de la Plage l'Alycastre
natureIl y a des mots qui portent en eux un souffle, une lumière, une promesse. « Plage » en fait partie. Cinq lettres, une syllabe, et déjà l'esprit s'échappe : le bruit des vagues, l'odeur de l'iode, le crissement du sable sous les pieds nus. Curieusement, la plage — telle que nous la concevons aujourd'hui, comme un lieu de plaisir — est une invention très jeune. Pendant des millénaires, le bord de mer fut d'abord un lieu de travail, de danger, parfois de terreur : on y guettait les pirates, on y attendait les marins qui ne reviendraient peut-être pas, on y traînait les filets, on y ramassait le varech, on y salait le poisson. Pas question d'y venir en villégiature. Se baigner dans les vagues passait même pour une folie, voire un péché. Il faut attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais pour que tout change. Ils vantent alors les vertus des « bains de mer » — froids, brefs, thérapeutiques — contre à peu près tous les maux. Les stations balnéaires naissent : Brighton, Dieppe, puis Deauville, Biarritz, Trouville. La bourgeoisie du XIXᵉ s'y presse, en robe longue et en chapeau. Il faudra encore un siècle et l'invention des congés payés en 1936 pour que la plage devienne enfin ce qu'elle est aujourd'hui : un bien commun. Aucune plage n'est jamais la même. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer : coquillages nacrés, bois flotté poli par des mois de voyage, galets ronds comme des œufs, débris de filet, plumes d'oiseau. Le géologue y lit une histoire lente ; l'enfant y trouve un royaume. On y marche, on y court, on y dort, on y lit, on y mange des choses qu'on ne mangerait nulle part ailleurs (le sandwich au sable, spécialité universelle). On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. On y fait la sieste, on y tombe amoureux, on y pleure parfois. Certains y viennent pour être vus, d'autres pour disparaître. Peu de lieux acceptent avec autant d'indifférence les rêveries et les insouciances. Il y a la plage de sable fin qu'on imagine sur les cartes postales, mais il y en a mille autres : la plage de galets qui crépite sous les pas, la plage de rochers où l'on cherche des crabes à marée basse, la plage sauvage qu'on atteint après une heure de marche, la plage urbaine avec ses parasols alignés, la plage du Nord battue par le vent, celle du Sud écrasée de soleil, la plage d'octobre déserte où l'on est seul au monde. Toutes sont des plages. Aucune ne se ressemble. Aujourd'hui, les plages reculent. La montée des océans, l'érosion, les tempêtes de plus en plus violentes grignotent chaque année quelques mètres. Sur certaines côtes, il faut protéger, renforcer, réensabler. Ailleurs, on laisse faire, et le trait de côte se redessine. Cette bande de sable qui nous paraissait éternelle est en réalité l'un des paysages les plus mobiles et les plus vulnérables de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent.
Chemin de la Plaine de Bouisson
patrimoineChemin de la Pointe de la Galère
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natureChemin de la Roquette
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patrimoineChemin du Hameau de la Poterie
patrimoineChemin du Laboureur
patrimoineChemin du Langoustier
patrimoineChemin du Langoustier par la Côte
patrimoineChemin du Lequin
patrimoineChemin du Maraîcher
patrimoineChemin du Martinet
patrimoineChemin du Moulin du Bonheur
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Moulin Premier
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Muat
patrimoineChemin du MUAT
patrimoineChemin du Palyvestre
patrimoineChemin du Parapluie
patrimoineChemin du Père Éternel
patrimoineChemin du Phare
patrimoineChemin du Plan du Pont
patrimoineChemin du Port Auguier
patrimoineChemin du Pradeau
patrimoineChemin du Puits des Horts
patrimoineChemin du Rémouleur
patrimoineChemin du Roc
patrimoineChemin du Rocher Saint-Jean
patrimoineChemin du Roubaud
patrimoineChemin du Soldat Macri
patrimoineChemin du Sourcier
patrimoineChemin du Surlier
patrimoineChemin du Titan
patrimoineChemin du Vallon des Abeilles
natureLes abeilles sont des insectes volants que l'on reconnaît au pelage (contrairement aux guêpes) qui recouvre leur abdomen zébré de jaune de et noir. Il y existe plus de 20 000 espèces différentes dans le monde, mais c'est l'abeille mellifère qui est la plus présente sur le sol européen. Elles butinent pour collecter du nectar, un liquide sucré qui dont elles se nourrissent et qu'elles utilisent pour faire des réserves sous forme de miel (d'où "mellifère"). En prélevant ce précieux nectar, leur corps se couvrent de poussière de pollen qu'elles transportent inconsciemment vers d'autres fleurs, contribuant au cycle de reproduction des plantes. Les abeilles sont précieuses : protégeons-les !
Chemin du Venadou
patrimoineChemin du Vieux Château
patrimoineChemin du Vivier
patrimoineChemin Guiteco
patrimoineChemin Jacques Anquetil
patrimoineChemin Jean Mottura
patrimoineChemin Mignon
patrimoineChemin Notre-Dame
patrimoineChemin Sainte-Agathe
patrimoineChemin Saint-Jean
patrimoineChemin Saint-Lazare
patrimoineChemin Saint-Martin
patrimoineChemin Saint-Pierre des Horts
patrimoineChemin Traversier de Macany
patrimoineChemin Traversier du Plan
patrimoineCircuit de Port Man
patrimoineCircuit des Crêtes
patrimoineCorniche de la Chapelle
patrimoineCorniche de la Cote 60
patrimoineCorniche de la Galère
patrimoineCorniche de la Pinède
patrimoineCorniche de l'Arbousier
patrimoineCorniche du Fort
patrimoineCorniche du Fort Napoléon
patrimoineCorniche du Pin Pignon
patrimoineCours de Strasbourg
patrimoineD
patrimoineDesserte Air Sport Soleil
patrimoineE
patrimoineEmbarcadère
patrimoineEntrée 1
patrimoineEntrée 10
patrimoineEntrée 11
patrimoineEntrée 12
patrimoineEntrée 13
patrimoineEntrée 14
patrimoineEntrée 15
patrimoineEntrée 16
patrimoineEntrée 17
patrimoineEntrée 18
patrimoineEntrée 2
patrimoineEntrée 3
patrimoineEntrée 4
patrimoineEntrée 5
patrimoineEntrée 6
patrimoineEntrée 7
patrimoineEntrée 8
patrimoineEntrée 9
patrimoineEscalier Cartier Bresson
patrimoineEscalier du Boulevard d'Orient
patrimoineEscalier Félix ZIEM
patrimoineEscalier Gabriel Cotel
patrimoineEscalier Olympia
patrimoineEscaliers Roumpi-cuou
patrimoineF
patrimoineG
patrimoineGalerie de l'Escurial
patrimoineH
patrimoineI
patrimoineIgesa
patrimoineImpasse Armata
patrimoineImpasse Beau Site
patrimoineImpasse Bourgneuf
patrimoineImpasse Charles Ruchot
patrimoineImpasse Combes
patrimoineImpasse de Beauvallon Haut
patrimoineImpasse de la Burlière
patrimoineImpasse de la Cannaie
patrimoineImpasse de la Chapelle
patrimoineImpasse de la Farigoule
patrimoineImpasse de la Forêt
natureImpasse de la Gerbaude
patrimoineImpasse de l'Air à Blé
patrimoineImpasse de l'Amiral
patrimoineImpasse de la Noria
patrimoineImpasse de la Pinède
patrimoineImpasse de la Pointe Maubousquet
patrimoineImpasse de la Reine de Mai
patrimoineImpasse de la Ritorte
patrimoineImpasse de la Riviére
natureImpasse de la Vieille Bayorre
patrimoineImpasse de l'Estalle
patrimoineImpasse de l'Etameur
patrimoineImpasse de l'Oliveraie
patrimoineImpasse de Noailles
patrimoineImpasse des Agapanthes
patrimoineImpasse des Agaves
patrimoineImpasse des Alizés
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patrimoineImpasse des Anémones
patrimoineImpasse des Arbousiers
patrimoineImpasse des Avocettes
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patrimoineImpasse des Bigaradiers
patrimoineImpasse des Butias
patrimoineImpasse des Canaris
patrimoineImpasse des Cardamines
patrimoineImpasse des Champs de Gauss
patrimoineImpasse des Champs Fleuris
patrimoineImpasse des Clairettes
patrimoineImpasse des Colonnes de l'Almanarre
patrimoineImpasse des Cols Verts
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patrimoineImpasse des Embruns
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patrimoineImpasse des Figuiers
patrimoineImpasse des Frênes
patrimoineImpasse des Géraniums
patrimoineImpasse des Gerberas
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patrimoineImpasse des Grillons
patrimoineImpasse des Guiol
patrimoineImpasse des Hauts de Hyères
patrimoineImpasse des Iris
patrimoineImpasse des Jubaeas
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patrimoineImpasse des Magnolias
patrimoineImpasse des Maurels
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patrimoineImpasse des Narcisses
patrimoineImpasse des Pivoines
patrimoineImpasse des Pointus
patrimoineImpasse des Restanques des Fées
patrimoineImpasse des Terrasses du Golfe
patrimoineImpasse des Tourterelles
patrimoineImpasse Docteur Zamenhof
patrimoineImpasse du Berger
patrimoineImpasse du Brégançonnet
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patrimoineImpasse du Lavoir Paul Long
patrimoineImpasse du Lou Biou
patrimoineImpasse du Matelot Gauthier
patrimoineImpasse du Métayer
patrimoineImpasse du Mont de Tiélo
patrimoineImpasse du Mont Soleil
patrimoineImpasse du Petit Duc
patrimoineImpasse du Printemps
patrimoineImpasse du Réal Baye
patrimoineImpasse du Semeur
patrimoineImpasse du Soléou
patrimoineImpasse du Vallon
patrimoineImpasse Ferdinand
patrimoineImpasse Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Impasse Garrel
patrimoineImpasse Georges Simenon
patrimoineImpasse Guillaumet
patrimoineImpasse Jean Giono
patrimoineImpasse Lamarck
patrimoineImpasse Lamartine
histoireAlphonse de Lamartine (1790-1869) était tout autant un poète romantique qu'un politicien conservateur ambitieux. Sentant gronder la colère populaire sous la Monarchie de Juillet, il tenta de convaincre le reste de la bourgeoisie du danger imminent. Élu député en 1834, il qualifia la misère sociale du prolétariat "d'horrible volcan sur lequel l'industrie repose". Déconsidéré par l’assemblée, dont le président François Guizot (1787-1874) le disait être un "poète égaré", Lamartine prit le choix des armes. Il souleva la moyenne bourgeoisie qui militait pour accéder au droit de vote qu'avait refusé Guizot. La garde nationale, elle aussi dénué du droit de vote, ne s'opposa pas à la chute de Louis-Philippe et Guizot le 24 février 1848 (image). Lamartine tenta de mettre en place des réformes salariales (abaissement du temps de travail de 12 à 10h, nationalisation, impôts sur le revenu) qui conduisirent à la fermeture des usines (par le patronat), la création des "ateliers nationaux" (voir Louis Blanc) et déboucha sur le soulèvement des "journées de Juillet". Lamartine évincé, les conservateurs proclamèrent la Seconde République et Louis-Napoléon Bonaparte fut élu. Ainsi s’acheva la carrière du poète, à l'image du dernier couplet de son poème "L'isolement" écrit en 1820 : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Impasse Lataud
patrimoineImpasse Lou Biou
patrimoineImpasse Macany
patrimoineImpasse Marie
patrimoineImpasse Marius
patrimoineImpasse Merciel
patrimoineImpasse Morgane
patrimoineImpasse Nativelle
patrimoineImpasse Paul Bourget
patrimoineImpasse Paul Long
patrimoineImpasse Pierre Barbesant
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patrimoineImpasse Sainte-Marie des Anges
patrimoineImpasse Saint-Jean
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patrimoineImpasse Victor Basch
patrimoineJ
patrimoineJetée Claude Meiffret
patrimoineK
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patrimoineLa Durande
patrimoineLa Palmeraie
patrimoineLe Clos du Martinet
patrimoineLe Continental
patrimoineLe Hameau des Grès
patrimoineLe Kilian à 49%
patrimoineLe Mas de la Redouno
patrimoineLe Pas du Saunier
patrimoineLe Saint Saëns
patrimoineLes Enclos de la Madrague
patrimoineLes Grès
patrimoineLes Jardins d'Arca
patrimoineLes Jardins de Claire
patrimoineLes Jardins de la Palmeraie
patrimoineLes Terrasses de la Bayorre
patrimoineLevée du Ceinturon
patrimoineLevée Saint-Nicolas
patrimoineLe Vert Village
patrimoineLotissement des Grès Macany
patrimoineLotissement La Roseraie des Grès
patrimoineLotissement les Gres Roses
patrimoineLotissement Le Vieux Chêne
natureLotissement Lou Plantié
patrimoineLotissement Monge
patrimoineLotissement Olbia
patrimoineLotissement Payraud
patrimoineM
patrimoineMer
patrimoineMilitary Road
patrimoineMillitary Road
patrimoineMontée Claude Pompidou
patrimoineMontée de Costebelle
patrimoineMontée de la Repentance
patrimoineMontée de l'Ayguade
patrimoineMontée de Noailles
patrimoineMontée des Acanthes
patrimoineMontée de Sainte-Agathe
patrimoineMontée des Genêts d'Or
patrimoineMontée du haut Niel
patrimoineMontée du Haut Niel
patrimoineMontée du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Montée du Val des Moines
patrimoineMontée du Val des Nymphes
patrimoineMontée Sainte-Croix
patrimoineN
patrimoineN 98
patrimoineN98
patrimoineObservatoire
patrimoineP
patrimoinePanorama du Vieux Château
patrimoineParc Thouron
patrimoineParking aéroport de Toulon Hyères
patrimoineParking du Marché
patrimoinePassage Alain Samaran
patrimoinePassage Angèle Tocco
patrimoinePassage Sainte-Croix
patrimoinePetite Corniche
patrimoinePetit Traversier du Plan
patrimoinePiste du Bois des Chênes
naturePiste du Chaumadou
patrimoinePiste du Chevalier
patrimoinePiste du Mont Sarranier
patrimoinePiste du Pain de Sucre
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patrimoinePiste Pompier Baisse des Comtes et Piste VTT
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patrimoinePiste Pompier Camp Long et Piste VTT
patrimoinePiste Pompier Camp Long Haut
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patrimoinePiste Pompier de l'Oratoire
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patrimoinePiste Pompier La Tuilerie
patrimoinePiste Pompier La Tuilerie et Piste VTT
patrimoinePiste Pompier Le Château
patrimoinePiste Pompier Le Plan du Pont
patrimoinePiste Pompier Le Revéou
patrimoinePiste Pompier le Surlier
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patrimoinePiste Pompier Le Viet et Piste VTT
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patrimoinePiste VTT
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patrimoinePlace de la Gare
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patrimoinePlace de la Rade
patrimoinePlace de la République
patrimoinePlace de la Sauvette
patrimoinePlace de la Tour Fondue
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histoireRue du Mataffe
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patrimoineRue du Port de la Plage
natureIl y a des mots qui portent en eux un souffle, une lumière, une promesse. « Plage » en fait partie. Cinq lettres, une syllabe, et déjà l'esprit s'échappe : le bruit des vagues, l'odeur de l'iode, le crissement du sable sous les pieds nus. Curieusement, la plage — telle que nous la concevons aujourd'hui, comme un lieu de plaisir — est une invention très jeune. Pendant des millénaires, le bord de mer fut d'abord un lieu de travail, de danger, parfois de terreur : on y guettait les pirates, on y attendait les marins qui ne reviendraient peut-être pas, on y traînait les filets, on y ramassait le varech, on y salait le poisson. Pas question d'y venir en villégiature. Se baigner dans les vagues passait même pour une folie, voire un péché. Il faut attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais pour que tout change. Ils vantent alors les vertus des « bains de mer » — froids, brefs, thérapeutiques — contre à peu près tous les maux. Les stations balnéaires naissent : Brighton, Dieppe, puis Deauville, Biarritz, Trouville. La bourgeoisie du XIXᵉ s'y presse, en robe longue et en chapeau. Il faudra encore un siècle et l'invention des congés payés en 1936 pour que la plage devienne enfin ce qu'elle est aujourd'hui : un bien commun. Aucune plage n'est jamais la même. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer : coquillages nacrés, bois flotté poli par des mois de voyage, galets ronds comme des œufs, débris de filet, plumes d'oiseau. Le géologue y lit une histoire lente ; l'enfant y trouve un royaume. On y marche, on y court, on y dort, on y lit, on y mange des choses qu'on ne mangerait nulle part ailleurs (le sandwich au sable, spécialité universelle). On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. On y fait la sieste, on y tombe amoureux, on y pleure parfois. Certains y viennent pour être vus, d'autres pour disparaître. Peu de lieux acceptent avec autant d'indifférence les rêveries et les insouciances. Il y a la plage de sable fin qu'on imagine sur les cartes postales, mais il y en a mille autres : la plage de galets qui crépite sous les pas, la plage de rochers où l'on cherche des crabes à marée basse, la plage sauvage qu'on atteint après une heure de marche, la plage urbaine avec ses parasols alignés, la plage du Nord battue par le vent, celle du Sud écrasée de soleil, la plage d'octobre déserte où l'on est seul au monde. Toutes sont des plages. Aucune ne se ressemble. Aujourd'hui, les plages reculent. La montée des océans, l'érosion, les tempêtes de plus en plus violentes grignotent chaque année quelques mètres. Sur certaines côtes, il faut protéger, renforcer, réensabler. Ailleurs, on laisse faire, et le trait de côte se redessine. Cette bande de sable qui nous paraissait éternelle est en réalité l'un des paysages les plus mobiles et les plus vulnérables de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent.
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histoireAlphonse de Lamartine (1790-1869) était tout autant un poète romantique qu'un politicien conservateur ambitieux. Sentant gronder la colère populaire sous la Monarchie de Juillet, il tenta de convaincre le reste de la bourgeoisie du danger imminent. Élu député en 1834, il qualifia la misère sociale du prolétariat "d'horrible volcan sur lequel l'industrie repose". Déconsidéré par l’assemblée, dont le président François Guizot (1787-1874) le disait être un "poète égaré", Lamartine prit le choix des armes. Il souleva la moyenne bourgeoisie qui militait pour accéder au droit de vote qu'avait refusé Guizot. La garde nationale, elle aussi dénué du droit de vote, ne s'opposa pas à la chute de Louis-Philippe et Guizot le 24 février 1848 (image). Lamartine tenta de mettre en place des réformes salariales (abaissement du temps de travail de 12 à 10h, nationalisation, impôts sur le revenu) qui conduisirent à la fermeture des usines (par le patronat), la création des "ateliers nationaux" (voir Louis Blanc) et déboucha sur le soulèvement des "journées de Juillet". Lamartine évincé, les conservateurs proclamèrent la Seconde République et Louis-Napoléon Bonaparte fut élu. Ainsi s’acheva la carrière du poète, à l'image du dernier couplet de son poème "L'isolement" écrit en 1820 : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
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sciencesDans l'ombre immense de Marie, on oublie souvent son mari Pierre Curie (1859-1906). C'est pourtant un physicien de premier rang, l'un des plus brillants de son temps, et sans lui l'histoire du radium n'aurait sans doute jamais été écrite. Né à Paris dans une famille de médecins libres-penseurs, Pierre Curie n'est jamais allé à l'école. Son père, jugeant l'instruction publique trop rigide pour ce fils rêveur et lent à l'écrit, se charge lui-même de son éducation, dans le jardin familial et devant les vitrines des herboristes. Il apprend en observant la nature, en dessinant les fleurs, en démontant les mécanismes. À 16 ans, il entre à la Sorbonne. À 21, il est agrégé de physique. Avec son frère Jacques, il fait sa première grande découverte à 21 ans : certains cristaux — comme le quartz — produisent un courant électrique quand on les comprime, et se déforment quand on leur applique une tension. C'est la piézoélectricité. Découverte élégante et discrète, dont personne ne mesure alors la portée : elle équipe aujourd'hui les briquets, les montres à quartz, les échographies, les capteurs de smartphones, les sonars. Un siècle et demi plus tard, notre monde vibre littéralement au rythme de sa trouvaille de jeunesse. Il consacre ensuite quinze ans à étudier le magnétisme, formule la fameuse loi de Curie — qui décrit comment les matériaux magnétiques se comportent en fonction de la température — et découvre la température de Curie, au-delà de laquelle un aimant perd ses propriétés. Ces travaux lui vaudront enfin son doctorat, à 36 ans seulement. Il est brillant, mais lent, désintéressé, absorbé par ses expériences. Il travaille dans un laboratoire misérable à l'École de physique et chimie de Paris. Il refuse la Légion d'honneur, refuse les mondanités, refuse à peu près tout ce qui ressemble à un honneur. En 1894, un ami lui présente une jeune Polonaise venue étudier à Paris : Maria Skłodowska. Elle cherche un laboratoire pour ses recherches sur le magnétisme, il en cherche une pour partager sa vie. Ils se marient en 1895 — voyage de noces à vélo à travers la France, chacun un baluchon sur le porte-bagages. Pierre a 36 ans, Marie 27. Naît alors l'un des couples scientifiques les plus féconds de l'histoire. Quand Marie décide d'explorer les mystérieux rayons de l'uranium découverts par Becquerel, Pierre abandonne ses propres recherches pour s'associer à elle. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage ni ventilation, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême. En 1898, ils isolent successivement deux nouveaux éléments : le polonium (baptisé en l'honneur de la patrie de Marie) et le radium. Ils inventent le mot « radioactivité ». Prix Nobel de physique en 1903 — que Pierre exige de partager avec Marie, alors que le comité voulait n'honorer que les hommes. Les mains couvertes de brûlures, épuisé par les longues heures de laboratoire, il souffre de douleurs osseuses de plus en plus violentes — les premiers effets, ignorés à l'époque, des rayonnements. Il continue pourtant : professeur enfin à la Sorbonne en 1904, élu à l'Académie des sciences en 1905. Il commence à peine à goûter la reconnaissance. Une rue sous la pluie. Le 19 avril 1906, à Paris, il traverse la rue Dauphine sous une pluie battante, distrait, épuisé, sans doute déjà malade. Il glisse. Un lourd fardier tiré par un cheval passe à cet instant : sa roue lui écrase le crâne. Il meurt sur le coup, à 46 ans. Marie ne s'en remettra jamais tout à fait ; elle poursuivra seule leurs travaux, obtiendra un second Nobel en son honneur autant qu'au sien. En 1995, presque un siècle après sa mort, il entre au Panthéon aux côtés de Marie. Sur son cercueil, quelques mots gravés — les seuls qui lui vont : physicien, savant, humble. On disait de lui qu'il aurait suffi qu'il tende la main pour recevoir toutes les gloires. Il ne l'a jamais tendue. C'est peut-être pour cela qu'on ne les lui a jamais retirées.
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histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
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