Rues de Guipavas
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patrimoineD167
patrimoineDépose Minute
patrimoineForestic
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patrimoineKermeur Coataudon
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patrimoineLanvian
patrimoineLavallot Izella
patrimoineLe Scraign
patrimoineLestaridec
patrimoineMaison Blanche
patrimoineManer Coz
patrimoineMenez Meur
patrimoineMenez Toralan
patrimoineMoulin du Cam
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Place Alain Fournier
patrimoinePlace Alphonse Daudet
patrimoinePlace André Chénier
patrimoinePlace Charles Péguy
patrimoinePlace de Kerastivel
patrimoinePlace de Saint-Herbot
patrimoinePlace des Amandiers
patrimoinePlace des Cyprès
patrimoinePlace des Érables
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patrimoinePlace des Hêtres
naturePlace des Mimosas
patrimoinePlace des Noisetiers
patrimoinePlace des Ormes
patrimoinePlace du 18 Juin 1940
patrimoinePlace du 19 Mars 1962
patrimoinePlace Georges Courteline
patrimoinePlace Ker Roz
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patrimoinePlace Rimbaud
patrimoinePlace Xavier Grall
patrimoinePoul Ar Velin
patrimoineRampe du Stangalard
patrimoineRond-Point Alfred Kastler
patrimoineRond-Point de Kerafur
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patrimoineRond-Point de Palaren
patrimoineRond-Point de Pen ar Reun
patrimoineRond-Point de Pontanné
patrimoineRond-Point de Poul ar Feunteun
patrimoineRond-Point de Quélarnou
patrimoineRond-Point du 9 Mai 1950
patrimoineRond-Point du Froutven
patrimoineRond-Point du Menhir
patrimoineRond-Point du Moulin Blanc
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rond-Point du Pontrouff
patrimoineRoute de Four Neuf
patrimoineRoute de Kerhuon
patrimoineRoute de l'Aéroport
patrimoineRoute de Lavallot
patrimoineRoute de Pénéty
patrimoineRue Abbé Kerveillat
patrimoineRue Abbé Michel Henry
patrimoineRue Albert Calmette
patrimoineRue Albert Camus
patrimoineRue Albert Le Bail
patrimoineRue Alexandre Dumas
patrimoineRue Alexis Clairaut
patrimoineRue Alfred de Musset
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patrimoineRue Alfred Kastler
patrimoineRue Alice Saunier-Seïté
patrimoineRue Alphonse Penaud
patrimoineRue Alsace Lorraine
patrimoineRue Ambroise Paré
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patrimoineRue Amiral Troude
patrimoineRue Anatole Le Braz
patrimoineRue André Chénier
patrimoineRue Andrée Chedid
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patrimoineRue Anita Conti
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patrimoineRue Barthélémy Thimonier
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patrimoineRue Botspern
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patrimoineRue Camille Guérin
patrimoineRue Camille Muffat
patrimoineRue Charles Goux
patrimoineRue Charles Le Goffic
patrimoineRue Charles Nungesser
patrimoineRue Claude Bernard
patrimoineRue Commandant Challe
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patrimoineRue de Cornouaille
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patrimoineRue de Franche-Comté
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patrimoineRue de Keradrien
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patrimoineRue de Kerjaouen
patrimoineRue de Kerlaurent
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patrimoineRue de Keroumen
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patrimoineRue de Kerverzet
patrimoineRue de Kervezennec
patrimoineRue de Kervillerm
patrimoineRue de Koatmeur
patrimoineRue de l'Abbé Letty
patrimoineRue de la Chapelle
patrimoineRue de la Communauté
patrimoineRue de la Forêt
natureRue de la Forge
patrimoineRue de la Fraternité
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Garenne
patrimoineRue de l'Amicale
patrimoineRue de la Paix
patrimoineRue de l'Argoat
patrimoineRue de la Tour d'Auvergne
patrimoineRue de la Vallée
patrimoineRue de Lavallot
patrimoineRue de l'Eau Blanche
patrimoineRue de l'Elorn
patrimoineRue de Maner ar C'hoat
patrimoineRue de Menez Meur
patrimoineRue de Mesgalon
patrimoineRue Denise Vernay
patrimoineRue de Normandie
patrimoineRue de Palaren
patrimoineRue de Paris
patrimoineRue de Poul ar Feunteun
patrimoineRue de Provence
patrimoineRue de Quimper
patrimoineRue de Ribeuze
patrimoineRue des 3 Frères Cozian
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Rue des Aigrettes
patrimoineRue de Saintonge
patrimoineRue des Ajoncs d'Or
patrimoineRue de Salanguis
patrimoineRue des Alouettes
patrimoineRue des Anthéas
patrimoineRue de Savoie
patrimoineRue des Bergeronnettes
patrimoineRue des Cerisiers
patrimoineRue des Cévennes
patrimoineRue des Chardonnerets
patrimoineRue des Charmes
patrimoineRue des Châtaigniers
patrimoineRue des Chênes
natureRue des Frères de La Salle
patrimoineRue des Hirondelles
natureRue des Mandarins
patrimoineRue des Marronniers
patrimoineRue des Ortolans
patrimoineRue des Pétrels
patrimoineRue des Peupliers
natureRue des Pinsons
patrimoineRue des Pommiers
patrimoineRue des Rossignols
patrimoineRue des Sittelles
patrimoineRue des Tadornes
patrimoineRue des Tilleuls
natureRue des Tourterelles
patrimoineRue des Verdiers
patrimoineRue de Touraine
patrimoineRue de Tourbian
patrimoineRue de Vendée
patrimoineRue de Verdun
patrimoineRue Docteur Albert Schweitzer
patrimoineRue Docteur Charcot
patrimoineRue Docteur Gales
patrimoineRue Docteur Jean Lavenant
patrimoineRue du Berry
patrimoineRue du Commandant Boennec
patrimoineRue du Commandant Challe
patrimoineRue du Commandant Charcot
patrimoineRue du Dauphiné
patrimoineRue du Douvez
patrimoineRue du Froutven
patrimoineRue Duguesclin
patrimoineRue du Languedoc
patrimoineRue du Léon
patrimoineRue du Limousin
patrimoineRue du Manoir
patrimoineRue du Maréchal de Lattre de Tassigny
patrimoineRue du Maréchal Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Rue du Moulin du Pont
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Périgord
patrimoineRue du Poitou
patrimoineRue du Pont-Neuf
patrimoineRue du Pouldu
patrimoineRue du Pourquoi Pas
patrimoineRue du Questel
patrimoineRue du Rody
patrimoineRue du Roussillon
patrimoineRue du Rumen
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patrimoineRue du Vercors
patrimoineRue Edmée Chandon
patrimoineRue Edmond Rostand
patrimoineRue Éric Tabarly
patrimoineRue Eugène Bérest
patrimoineRue Eugène Bourdon
patrimoineRue Fleming
patrimoineRue Florence Arthaud
patrimoineRue François Biacabe
patrimoineRue Françoise Dolto
patrimoineRue François Tanguy-Prigent
patrimoineRue François Villon
patrimoineRue Gabriel Laurent
patrimoineRue Gaspard-Gustave Coriolis
patrimoineRue Général Paris de la Bollardière
patrimoineRue Geneviève de Gaulle-Anthonioz
patrimoineRue Georges Brassens
patrimoineRue Germaine Tillion
patrimoineRue Goarem Vors
patrimoineRue Gustave Flaubert
patrimoineRue Guy de Maupassant
patrimoineRue Guy Laot
patrimoineRue Guynemer
patrimoineRue Henri Beaudoin
patrimoineRue Henri Becquerel
patrimoineRue Henri Dunant
patrimoineRue Henri Mondor
patrimoineRue Jacqueline Auriol
patrimoineRue Jacques Brel
patrimoineRue Jean-Baptiste Boussingault
patrimoineRue Jean de la Bruyère
patrimoineRue Jean Jacques SERVAN SCHREIBER
patrimoineRue Jean le Duff
patrimoineRue Jean le Guen
patrimoineRue Jean-Louis Rolland
patrimoineRue Jean Ménez
patrimoineRue Jean Mermoz
patrimoineRue Jean-Michel Caradec
patrimoineRue Jean Monnet
patrimoineRue Jean Morvan
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Jean Odin
patrimoineRue Jean-Paul Jaffrès
patrimoineRue Jean Perrot
patrimoineRue Jean Pierre Calloc'h
patrimoineRue Joachim du Bellay
patrimoineRue Joseph Louis Proust
patrimoineRue Jules Janssen
patrimoineRue Jules Verne
patrimoineRue Kerdanné
patrimoineRue Kergompez
patrimoineRue Laënnec
patrimoineRue Lamartine
histoireAlphonse de Lamartine (1790-1869) était tout autant un poète romantique qu'un politicien conservateur ambitieux. Sentant gronder la colère populaire sous la Monarchie de Juillet, il tenta de convaincre le reste de la bourgeoisie du danger imminent. Élu député en 1834, il qualifia la misère sociale du prolétariat "d'horrible volcan sur lequel l'industrie repose". Déconsidéré par l’assemblée, dont le président François Guizot (1787-1874) le disait être un "poète égaré", Lamartine prit le choix des armes. Il souleva la moyenne bourgeoisie qui militait pour accéder au droit de vote qu'avait refusé Guizot. La garde nationale, elle aussi dénué du droit de vote, ne s'opposa pas à la chute de Louis-Philippe et Guizot le 24 février 1848 (image). Lamartine tenta de mettre en place des réformes salariales (abaissement du temps de travail de 12 à 10h, nationalisation, impôts sur le revenu) qui conduisirent à la fermeture des usines (par le patronat), la création des "ateliers nationaux" (voir Louis Blanc) et déboucha sur le soulèvement des "journées de Juillet". Lamartine évincé, les conservateurs proclamèrent la Seconde République et Louis-Napoléon Bonaparte fut élu. Ainsi s’acheva la carrière du poète, à l'image du dernier couplet de son poème "L'isolement" écrit en 1820 : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Rue Léon Blum
patrimoineRue Louis Guilloux
patrimoineRue Louis Joseph Mailloux
patrimoineRue Louis Lichou
patrimoineRue Louison Bobet
patrimoineRue Louis Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Louis Rivoallon
patrimoineRue Lucie et Raymond Aubrac
patrimoineRue Madame de Sévigné
natureRue Madeleine Brès
patrimoineRue Marcel Floch
patrimoineRue Maréchal Juin
patrimoineRue Marguerite Perey
patrimoineRue Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Marie Marvingt
patrimoineRue Marie Olympe de Gouges
patrimoineRue Marthe Condat
patrimoineRue Marthe Gautier
patrimoineRue Martin Luther King
patrimoineRue Maryse Bastié
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patrimoineRue Mirabeau
patrimoineRue Pascal
patrimoineRue Paul Claudel
patrimoineRue Paul Ramadier
patrimoineRue Paul Simon
patrimoineRue Pen An Traon
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patrimoineRue Per Jakez Hélias
patrimoineRue Pierre de Ronsard
patrimoineRue Pierre Tremintin
patrimoineRue René Cassin
patrimoineRue René Kerautret
patrimoineRue Robert Chapman
patrimoineRue Robert Schuman
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patrimoineRue Rouget de Lisle
patrimoineRue Saint-Thudon
patrimoineRue Saint-Vincent-de-Paul
patrimoineRue Simone Michel
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patrimoineRue Suzanne Rozec
patrimoineRue Théodore Botrel
patrimoineRue Tristan Corbière
patrimoineRue Verlaine
patrimoineRue Victor Grignard
patrimoineRue Victor Le Gorgeu
patrimoineRue Yves Guéguen
patrimoineRue Yves Hily
patrimoineRue Yvonne Leroux
patrimoineRunavel
patrimoineSaint-Nicolas
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patrimoineStreatic Ar Folgoat
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patrimoineVenelle d'Armorique
patrimoineVenelle de Keravel
patrimoineVenelle de Kerivoas
patrimoineVenelle du Roz
patrimoineVoie de service
patrimoine