Rues de Guidel
381 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Aire de Kerfleury (Guidel Sud)
patrimoineAllée Anatole Le Braz
patrimoineAllée an Douar Kozh
patrimoineAllée Armand Seguin
patrimoineAllée Charles Péguy
patrimoineAllée Dame Claude
patrimoineAllée Dame Typhaine
patrimoineAllée de Batz
patrimoineAllée de Bréhat
patrimoineAllée de Groix
patrimoineAllée de Kerprat
patrimoineAllée de la Sapinière
patrimoineAllée de Molène
patrimoineAllée de Polignac
patrimoineAllée des Ajoncs
patrimoineAllée des Armoises
patrimoineAllée des Callunes
patrimoineAllée des Chardons
patrimoineAllée des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Allée des Fougères
patrimoineAllée des Frênes
patrimoineAllée des Lichens
patrimoineAllée des Macareux
patrimoineAllée des Noisetiers
patrimoineAllée des Oyats
patrimoineAllée des Pétrels
patrimoineAllée des Peupliers
natureAllée des Pourpiers
patrimoineAllée des Sept Iles
patrimoineAllée des Sternes
patrimoineAllée des Troubadours
patrimoineAllée du Belem
patrimoineAllée du Fort
patrimoineAllée du Ponant
patrimoineAllée du Roi Pecheur
patrimoineAllée Kan ar Mor
patrimoineAllée Louis Guilloux
patrimoineAllée Louis Le Montagner
patrimoineAllée Michel Ange
patrimoineAllée Pierre Loti
patrimoineAllée Toulouse Lautrec
patrimoineAr C'hastell Dour
patrimoineAvenue de Brauweiler
patrimoineAvenue des Bons Amis
patrimoineBeatus
patrimoineBellamer
patrimoineChemin Aristide Briand
patrimoineChemin de Claire
patrimoineChemin de Kerbrest Uhel
patrimoineChemin de Kerihoue
patrimoineChemin de la Chapelle
patrimoineChemin de la Danaé
patrimoineChemin de la fontaine
patrimoineChemin de la Laïta
patrimoineChemin de l'École
patrimoineChemin de Locmiquel-Méné
patrimoineChemin de Saint-Fiacre
patrimoineChemin des Prés
patrimoineChemin du Bois Joli
patrimoineChemin du Cruguel
patrimoineChemin du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Palméro
patrimoineChemin du Pen er Roué
patrimoineChemin du Petit Bois
patrimoineChemin du Puits
patrimoineChemin du Village
patrimoineClos de Kerbrest
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patrimoineClos de Locmiquel-Méné
patrimoineClos de Saint-Mathieu
patrimoineClos des Pommiers
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patrimoineClos du Petit Bois
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patrimoineContournement Est de Guidel
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patrimoineGiratoire de Kerblesten
patrimoineGiratoire de Kergroise
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patrimoineGiratoire de Pen Mané
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patrimoineGiratoire du Clec'h
patrimoineGiratoire du Saut du Renard
patrimoineGiratoire Saint-Fiacre
patrimoineHameau de Kerprat
patrimoineHameau du Palméro
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patrimoineImpasse André Turcat
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patrimoineImpasse Camille Claudel
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patrimoineImpasse Colette
patrimoineImpasse de Kerdudo
patrimoineImpasse de Ker Héol
patrimoineImpasse de la Lande
natureImpasse de la Reine Guenièvre
patrimoineImpasse de Locmiquel-Méné
patrimoineImpasse de Quéverne
patrimoineImpasse des Astérides
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patrimoineImpasse des Corallines
patrimoineImpasse des Écuries
patrimoineImpasse des Moineaux
patrimoineImpasse des Pléiades
patrimoineImpasse Diane Fossey
patrimoineImpasse Dougal Drummond
patrimoineImpasse du Chevalier Gauvin
patrimoineImpasse du Cruguel
patrimoineImpasse du Palméro
patrimoineImpasse du Roz
patrimoineImpasse du Stanco
patrimoineImpasse Elodie Villette
patrimoineImpasse Hector
patrimoineImpasse Jean Dupoirier
patrimoineImpasse Jean Le Merdy
patrimoineImpasse Louis Aubert
patrimoineImpasse Marcel Bienvenu
patrimoineImpasse Marguerite Sérusier
patrimoineImpasse Mathurin Méheut
patrimoineImpasse Maxime Maufra
patrimoineImpasse Pierre Tal Coat
patrimoineImpasse Robert Micheau Vernez
patrimoineImpasse Surcouf
patrimoineImpasse Tristan
patrimoineImpasse Villeneuve Piriou
patrimoineImpasse Villeneuve Troloch
patrimoineImpasse Ygraine
patrimoineKerhoat-Benoal
patrimoineKerleho
patrimoineKernante
patrimoineKerroch
patrimoineLa Closeraie
patrimoineLa Saudraye
patrimoineLe Clos de Troloch
patrimoineLe Poulx
patrimoineLe Prat
patrimoineLes Cottages de Scubidan
patrimoineLes Gwénans
patrimoineLes Hauts de la Clairière
patrimoineLe Stanco
patrimoineLes Vergers de Scubidan
patrimoineLoden Bihan
patrimoineLotissement du Parc Aux Geais
patrimoineLotissement du Stang
patrimoineParc de Loc' Malo
patrimoineParc er Menhir
patrimoineParc er Pen Duick
patrimoinePlace de l'Arbre d'Or
patrimoinePlace de Polignac
patrimoinePlace des Genêts
patrimoinePlace des Korrigans
patrimoinePlace du 10 Mai 1945
patrimoinePlace du Bois Joli
patrimoinePlace Jaffré
patrimoinePlace Jean Monnet
patrimoinePlace Joyeuse Garde
patrimoinePlace Louis Le Montagner
patrimoinePont de Lann Hir
patrimoinePont Rouziguiaou
patrimoinePont Saint-Maurice
patrimoineRésidence de Kerbigot
patrimoineRésidence de Kerhuen
patrimoineRésidence de la Falaise
patrimoineRésidence de Pen Glanic
patrimoineRésidence des Ajoncs d'Or
patrimoineRésidence des Fauvettes
patrimoineRésidence des Mésanges
patrimoineRésidence Kergroez
patrimoineRésidence Ker Nevez
patrimoineRésidence Laouanicq
patrimoineRésidence Les Hauts de Bellamer
patrimoineRésidence les Sentiers
patrimoineRésidence les Terrasses
patrimoineRésidence le Verger
patrimoineRésidence Magellan
patrimoineRésidence Pen Men
patrimoineRésidence Saint-Arhel
patrimoineRésidence Saint-Éloi
patrimoineRond-Point de Saint-Fiacre
patrimoineRoute de Beau-Soleil
patrimoineRoute de Carnoët
patrimoineRoute de Gestel
patrimoineRoute de Lann Bihoué
patrimoineRoute de Larmor-Plage au Pouldu
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Route de Saint-Fiacre
patrimoineRoute de Ty Rhun
patrimoineRue Abbé Le Picaud
patrimoineRue Abbé Yves Coeffic
patrimoineRue Alain Colas
patrimoineRue Alain Gerbault
patrimoineRue Aldophe Beaufrère
patrimoineRue Alphonse Guérin
patrimoineRue Amiral Febvrier des Pointes
patrimoineRue André Le Notre
patrimoineRue Anne de Bretagne
patrimoineRue Antoine de Saint-Exupéry
patrimoineRue Ar Fetan
patrimoineRue Auguste Renoir
patrimoineRue Beg er Vilin
patrimoineRue Brigitte Engerer
patrimoineRue Brizeux
patrimoineRue Camille Saint-Saëns
cultureEntré au Conservatoire à l'âge de treize ans, Camille Saint-Saëns (1835-1921) acquit rapidement une renommée significative auprès de grands compositeurs comme Rossini ou Berlioz. Organiste titulaire de la Madeleine à Paris pendant vingt ans, puis professeur de piano, il composa dans tous les genres : les opéras Samson et Dalila (1877) et Déjanire (1898) assirent sa notoriété, tandis que le Carnaval des animaux — qu'il refusa de publier de son vivant, le jugeant trop léger — reste aujourd'hui son œuvre la plus jouée à travers le monde. Souvent en opposition avec le wagnérisme, son style contribua au développement du poème symphonique, genre nouveau également porté par Liszt. Pris par l'élan patriotique qui succéda à la défaite française lors de la guerre franco-prussienne, Saint-Saëns fonda en 1871 la Société nationale de musique pour promouvoir les compositeurs de l'hexagone. Fait notable dans l'histoire du cinéma, il fut aussi le premier à composer spécialement une musique pour un film — celle de L'Assassinat du duc de Guise, en 1908.
Rue Capitaine Quillien
patrimoineRue Charles Gounod
cultureÉlevé dans une famille de mélomanes parisienne — sa mère était pianiste et son père peintre —, Charles Gounod (1818-1893) étudia au Conservatoire de Paris et remporta le prestigieux Prix de Rome en 1839. Le séjour à la Villa Médicis lui révéla la musique italienne et la spiritualité catholique romaine, deux influences durables. Devenu maître de chapelle et organiste en 1843, il suivit des cours de théologie et faillit entrer dans les ordres — mais y renonça peu après l'avènement de la Deuxième République. Sa foi profonde imprégnera néanmoins toute son œuvre. Il connut la gloire avec son cinquième opéra, Faust (1859), pourtant en rupture avec les codes de son époque : là où l'opéra italien célébrait la virtuosité vocale, Gounod privilégiait le lyrisme mélodique et l'expression intime des sentiments. Ce fut le succès mondial. Après trois opéras peu remarqués, la reconnaissance revint avec Roméo et Juliette (1867), autre sommet de son art. Mais son œuvre déborde largement l'opéra : Gounod composa un catalogue considérable de musique sacrée — dont la sublime Messe solennelle de sainte Cécile et deux grands oratorios, Rédemption et Mors et Vita — et surtout la mélodie qu'on entend depuis 150 ans dans tous les mariages, tous les baptêmes et tous les enterrements catholiques du monde : son fameux Ave Maria (sous sa forme définitive en 1859), méditation posée en apesanteur sur le premier prélude en do majeur du Clavier bien tempéré de Jean-Sébastien Bach — union miraculeuse de deux siècles. Détail plus inattendu : Gounod composa aussi une petite pièce humoristique, la Marche funèbre d'une marionnette (1872), qui devint mondialement célèbre lorsqu'Alfred Hitchcock en fit l'indicatif de son émission télévisée Alfred Hitchcock présente. Après un exil à Londres consécutif à la Commune, marqué par une relation orageuse avec la chanteuse Georgina Weldon, Gounod rentra en France et poursuivit sa carrière. Il mourut à Saint-Cloud en 1893, à soixante-quinze ans, alors qu'il composait un Requiem qu'il ne put achever. Son écriture claire et mesurée aura contribué à définir le style français que développeront après lui Bizet et Saint-Saëns. Connaissez-vous ces deux compositeurs ? Cherchez-les, ils ne sont pas loin !
Rue Claude Debussy
patrimoineRue Claude Monet
patrimoineRue Claudie Haigneré
patrimoineRue Coat Kerio
patrimoineRue de Beau Rivage
patrimoineRue de Beg Ar Roz
patrimoineRue de Beg en Hent
patrimoineRue de Bellamer
patrimoineRue de Belle-Île
patrimoineRue de Brocéliande
patrimoineRue de Brunenant
patrimoineRue de Carrigaline
patrimoineRue de Guidel
patrimoineRue de Kerbastic
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patrimoineRue de Ker Héol
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patrimoineRue de Ker Nevez
patrimoineRue de la Chapelle
patrimoineRue de la Chapelle de Locmaria
patrimoineRue de la Clé des Champs
patrimoineRue de la Croix Verte
patrimoineRue de la Dame du Lac
patrimoineRue de la Dune
patrimoineRue de la Fée Viviane
patrimoineRue de la Pièce aux Fées
patrimoineRue de la Reine Guenièvre
patrimoineRue de la Villeneuve-Ellé
patrimoineRue de l'École
patrimoineRue de l'Océan
patrimoineRue de Locmiquel-Méné
patrimoineRue de l'Orven
patrimoineRue de Maneguennau
patrimoineRue de Merlin l'Enchanteur
patrimoineRue de Prat Kério
patrimoineRue de Roz Avel
patrimoineRue de Saint-Maurice
patrimoineRue des Ancolies
patrimoineRue des Azalées
patrimoineRue des Bisquines
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patrimoineRue des Boutons d'Or
patrimoineRue des Bruyères
patrimoineRue des Capucines
patrimoineRue des Celtes
patrimoineRue des Centaurées
patrimoineRue des Chardonnerets
patrimoineRue des Châtaigniers
patrimoineRue des Chevaliers
patrimoineRue des Colombes
patrimoineRue des Coquelicots
patrimoineRue de Scubidan
patrimoineRue des Dahlias
patrimoineRue des Dauphins
patrimoineRue des Elfes
patrimoineRue des Épervières
patrimoineRue des Fous de Bassans
patrimoineRue des Frégates
patrimoineRue des Glycines
patrimoineRue des Goêlettes
patrimoineRue des Hippocampes
patrimoineRue des Hirondelles
natureRue des Lavoirs
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Magnolias
patrimoineRue des Marguerites
patrimoineRue des Marronniers
patrimoineRue des Marsouins
patrimoineRue des Menestrels
patrimoineRue des Mimosas
patrimoineRue des Navigateurs
patrimoineRue des Pêcheurs
patrimoineRue des Pervenches
patrimoineRue des Prêtres
patrimoineRue des Saules
patrimoineRue des Sinagots
patrimoineRue des Sirènes
patrimoineRue des Terres Fortes
patrimoineRue des Trouvères
patrimoineRue des Violettes
patrimoineRue des Yoles
patrimoineRue de Tintagel
patrimoineRue du 19e Dragons
patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du Bas Pouldu
patrimoineRue du Cerf Blanc
patrimoineRue du Chevalier Aux Lions
patrimoineRue du Chevalier Gauvin
patrimoineRue du Chevalier Lancelot
patrimoineRue du Chevalier Perceval
patrimoineRue du Docteur Bagot
patrimoineRue du Docteur Laënnec
patrimoineRue Duguesclin
patrimoineRue du Melezeven
patrimoineRue du Palmero
patrimoineRue du Port
patrimoineRue du Poulain
patrimoineRue du Prieuré
patrimoineRue du Puits
patrimoineRue du Roi Arthur
patrimoineRue du Stanco
patrimoineRue Édouard Cadic
patrimoineRue Emmanuel Janssen
patrimoineRue Er Ganaouën
patrimoineRue Éric Tabarly
patrimoineRue Francis Poulenc
patrimoineRue François Moigno
patrimoineRue François René de Chateaubriand
patrimoineRue Gabriel Fauré
cultureEnfant surdoué venu du Sud-Ouest, Gabriel Fauré (1845-1924) fut envoyé à onze ans à Paris pour intégrer la toute nouvelle École Niedermeyer, institution originale qui, à l'écart du Conservatoire, formait ses élèves à la musique religieuse ancienne et à l'orgue plutôt qu'à la virtuosité pianistique. Cette formation à part fit toute la différence : Fauré développa un langage harmonique unique, aux modulations discrètes et aux tensions douces, qu'on qualifie encore aujourd'hui de « fauréen ». Toute sa vie, il mena de front la composition et la fonction : maître de chapelle puis titulaire du grand orgue de la Madeleine à Paris, cofondateur de la Société nationale de musique, enfin directeur du Conservatoire de Paris de 1905 à 1920 — où ses réformes lui valurent le surnom de « Robespierre », mais où il forma une génération entière de compositeurs : Maurice Ravel, Nadia Boulanger (qui elle-même formera Bernstein, Copland ou Piazzolla), Charles Koechlin, Georges Enesco. Son catalogue pianistique regorge d'œuvres intimistes — barcarolles, nocturnes, impromptus, valses-caprice — et il excella dans la mélodie, avec deux recueils sommets : La Bonne Chanson (1892-1894) et L'Horizon chimérique (1921). Mais l'œuvre par laquelle des millions de gens ont découvert Fauré est son Requiem (1888) — sublime dans son Pie Jesu et bouleversant dans son In Paradisum. À contre-courant des Requiem dramatiques de Berlioz ou Verdi, Fauré y a peint la mort comme « une délivrance heureuse, une aspiration au bonheur d'au-delà ». Belle prophétie personnelle : à partir de 1902, il devint progressivement sourd, composant ses dernières œuvres dans le silence — comme Beethoven un siècle plus tôt. Il mourut à Paris en 1924. Sur son Requiem, il n'y a rien à ajouter — sinon peut-être ce que Marcel Proust, grand admirateur, disait de sa musique : elle avait le pouvoir de rendre visible ce que d'autres ne pouvaient qu'espérer.
Rue Galaad
patrimoineRue Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Rue Geneviève de Gaulle - Anthonioz
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Rue Georges Bizet
patrimoineRue Germaine Tillion
patrimoineRue Gilles Gahinet
patrimoineRue Grégoire Gautier
patrimoineRue Hector Berlioz
cultureFils de médecin destiné à la médecine, Hector Berlioz (1803-1869) quitta l'école de santé à Paris pour la musique — au grand désespoir de son père qui lui coupa les vivres. Il entra au Conservatoire en 1823, remporta le prix de Rome en 1830 avec sa cantate Sardanapale, l'année même où sa Symphonie fantastique fit scandale à Paris. Cette œuvre folle et vertigineuse — récit halluciné d'un jeune artiste qui s'empoisonne à l'opium en rêvant qu'il assassine sa bien-aimée, est guillotiné, puis assiste à un sabbat de sorcières — était autobiographique : Berlioz venait de tomber follement amoureux, sans oser lui parler, de l'actrice irlandaise Harriet Smithson, vue au théâtre dans du Shakespeare. Détail savoureux : Harriet finit par entendre la symphonie, comprit qu'elle en était le sujet, rencontra Berlioz, et l'épousa en 1833. Le mariage fut désastreux, mais l'histoire est unique dans les annales musicales. Longtemps méconnu en France, Berlioz gagna sa vie par la critique musicale — plume redoutée et acerbe — et par de longues tournées à l'étranger (Allemagne, Autriche, Russie, Londres) où on l'adulait déjà quand Paris continuait de le bouder. Son Requiem (1837), puis sa Damnation de Faust (1846) et enfin son opéra monumental Les Troyens (composé de 1856 à 1858 mais jamais joué intégralement de son vivant), sommet de son œuvre, imposèrent peu à peu son génie. Maître absolu de l'orchestration — son Traité d'instrumentation et d'orchestration de 1844 fut la bible de tous les compositeurs jusqu'à Ravel —, ami de Liszt, Chopin, Paganini, Hugo et Delacroix, Berlioz mourut en 1869 dans l'amertume et la solitude, sa reconnaissance nationale encore à venir. Il est aujourd'hui considéré comme le plus grand compositeur français du XIXᵉ siècle.
Rue Hélène Boucher
patrimoineRue Henri Queffelec
patrimoineRue Herbert Clémens
patrimoineRue Jacqueline Auriol
patrimoineRue Jacques Cartier
patrimoineRue Jacques et Simone de Bollardière
patrimoineRue Jacques-Noël Sané
patrimoineRue Jean Bart
patrimoineRue Jean Brito
patrimoineRue Jean François Le Clanche
patrimoineRue Jean le Tréhour
patrimoineRue Jean-Loup Chrétien
patrimoineRue Jean-Marie Calvar
patrimoineRue Jean-Marie Le Bris
patrimoineRue Jeanne-Marie Le Bozec
patrimoineRue Jean Pierre Calloc'h
patrimoineRue Jean-Yves Couliou
patrimoineRue Joséphine Baker
cultureAutomne 1925. Sur la scène du Théâtre des Champs-Élysées, une jeune femme de dix-neuf ans venue d'un ghetto noir de Saint-Louis dans le Missouri fait son entrée dans la Revue Nègre — presque nue, portée à moitié sur les épaules de son partenaire, dansant un charleston frénétique. La salle est en émoi. Certains crient au scandale, d'autres à la révélation. Le lendemain, Freda Josephine McDonald (1906-1975), fille d'une blanchisseuse et d'un père absent, est devenue Joséphine Baker — la vedette la plus commentée de Paris. Un an plus tard, aux Folies Bergère, elle porte cette ceinture de seize bananes qui la rendra à jamais mythique, entre ironie coloniale et audace scénique. Elle avait quitté les États-Unis pour fuir la ségrégation. La France la fit reine, mais elle rendit largement le compliment. En 1937, elle épousa l'industriel Jean Lion et obtint la nationalité française. Deux ans plus tard, dès la déclaration de guerre, elle offrit ses services à Jacques Abtey, chef du contre-espionnage militaire. Ce fut le début d'une carrière secrète que le grand public ne découvrit qu'après-guerre : recueil de renseignements dans les soirées mondaines de Paris auprès des officiels étrangers, puis, à partir de 1940, transmission de messages codés dissimulés dans ses partitions musicales durant ses tournées en Espagne, au Portugal, en Afrique du Nord et au Proche-Orient. Refusant de chanter devant les Allemands dans Paris occupé, elle se retira dans son château des Milandes en Dordogne, puis rejoignit Casablanca et Marrakech où elle poursuivit son travail de renseignement pour la France libre. En 1944, elle fut nommée sous-lieutenant des Forces féminines de l'Air. Elle recevrait après la guerre la médaille de la Résistance française, la Croix de guerre et la Légion d'honneur des mains du général Valin. L'artiste ne cessa jamais d'être militante. En 1963, elle marcha aux côtés de Martin Luther King à Washington — la seule femme à prendre officiellement la parole ce jour-là, revêtue de son uniforme de l'armée française. Dans son château des Milandes, elle éleva sa fameuse tribu arc-en-ciel : douze enfants adoptés aux quatre coins du monde, expérience humaine et politique du vivre-ensemble qui la ruina financièrement. Chassée des Milandes en 1969, hébergée par la princesse Grace de Monaco, elle remonta une dernière fois sur scène à Bobino en 1975. Quatre jours après sa première triomphale, elle s'éteignit d'une hémorragie cérébrale. Le 30 novembre 2021, elle devint la sixième femme et la première femme noire à entrer au Panthéon. Son cercueil, à sa demande, resta à Monaco ; à Paris fut installé un cénotaphe contenant de la terre de ses quatre patries : Saint-Louis, Monaco, la Dordogne, et Paris.
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sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
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