Rues de Gruissan
292 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de la Noria
patrimoineAvenue Ayguades de Pech Rouge
patrimoineAvenue de la Bonite
patrimoineAvenue de la Clape
patrimoineAvenue de la Dorade
patrimoineAvenue de la Douane
patrimoineAvenue de la Felouque
patrimoineAvenue de la Girelle
patrimoineAvenue de l'Aiglefin
patrimoineAvenue de l'Aiguille
patrimoineAvenue de la Jetée
patrimoineAvenue de la Jonque
patrimoineAvenue de la Limande
patrimoineAvenue de la Mer
patrimoineAvenue de la Nouvelle
patrimoineAvenue de la Pérouse
patrimoineAvenue de la Rascasse
patrimoineAvenue de la Roussette
patrimoineAvenue de la Seiche
patrimoineAvenue de la Sole
patrimoineAvenue de Pérousse
patrimoineAvenue des Aigrettes
patrimoineAvenue des Ayguades de Puech Rouge
patrimoineAvenue des Bains
patrimoineAvenue des Cormorans
patrimoineAvenue des Courlis
patrimoineAvenue des Dunes
patrimoineAvenue des Écoles
patrimoineAvenue des Eiders
patrimoineAvenue des Flamants Roses
patrimoineAvenue des Guillemots
patrimoineAvenue des Macareux
patrimoineAvenue des Noctambules
patrimoineAvenue des Pagelines
patrimoineAvenue des Plages
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Avenue des Pluviers
patrimoineAvenue des Quatre Vents
patrimoineAvenue des Sarcelles
patrimoineAvenue des Sternes
patrimoineAvenue d'Occitanie
patrimoineAvenue du Juel
patrimoineAvenue du Lieu Noir
patrimoineAvenue du Sauvetage
patrimoineAvenue du Thon
patrimoineAvenue Général Azibert
patrimoineAvenue Jean Carbonel
patrimoineAvenue Joseph Camp
patrimoineBelle-Île 1
patrimoineBoulevard de la Corderie
patrimoineBoulevard de la Sagne
patrimoineBoulevard de Planasse
patrimoineBoulevard de Planasse
patrimoineBoulevard du Bois de l'Étang
natureBoulevard du Pech Maynaud
patrimoineBoulevard Jean de la Fontaine
patrimoineBoulevard Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Chemin de la Sagne
patrimoineChemin des Auzils
patrimoineChemin du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin rural
patrimoineCours de la Croix Blanche
patrimoineEspace Ephyra
patrimoineEsplanade des Senillades
patrimoineGiratoire des Grazelhets
patrimoineGrande Rue
patrimoineHacienda
patrimoineHameau du Grazel
patrimoineHameaux de la Plage
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Impasse de l'Arbanel
patrimoineImpasse de l'Arbousier
patrimoineImpasse de l'Étang
natureImpasse de l'Union
patrimoineImpasse des Casemates
patrimoineImpasse des Consuls
patrimoineImpasse des Limoniums
patrimoineImpasse des Petits Pois
patrimoineImpasse des Sarments
patrimoineImpasse du Bayle
patrimoineImpasse du Chevalier
patrimoineImpasse du Turbot
patrimoineImpasse Pujol
patrimoineLa Pinède
patrimoineLa Route Bleue
patrimoineLe Clos des Mouettes
patrimoineLe Clos du Village
patrimoineLes Amirantes
patrimoineLes Bastides du Pech
patrimoineLes Îles du Soleil
patrimoineLes Lagunes du Soleil
patrimoineLes Maisons de la Plage
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Les Maisons du Rivage Bleu
patrimoineLes Maisons du Soleil
patrimoineLes Soleillades
patrimoineLes Villas du Port
patrimoineL'Île Bleue
patrimoineMontée du Cimetière
patrimoineMontée du Pech
patrimoinePassage Barberousse
patrimoinePassage de la Misaine
patrimoinePassage de la Trinquette
patrimoinePassage des Chalutiers
patrimoinePassage du Cers
patrimoinePlace Alain Colas
patrimoinePlace de Barberousse
patrimoinePlace de Byzance
patrimoinePlace de la Bonance
patrimoinePlace de la Cadène
patrimoinePlace de la Manche
patrimoinePlace des Amures
patrimoinePlace des Étourneaux
patrimoinePlace du Filet
patrimoinePlace du Pavois
patrimoinePlace du Sansonnet
patrimoinePlace du Souvenir
patrimoinePlace Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Place Général Gibert
patrimoinePlace Louis Rachou
patrimoinePlace Raymond Gleises
patrimoinePlacette de la Bricole
patrimoinePlacette de l'Écope
patrimoinePlacette du Tellinier
patrimoinePlacette du Trabac
patrimoinePont de Mandirac
patrimoinePromenade Charles Trenet
patrimoineQuai Barberousse
patrimoineQuai Cap au Large
patrimoineQuai de la Province de Liège
patrimoineQuai de la Tramontane
patrimoineQuai de l'Étang
natureQuai des Palmiers
patrimoineQuai du Cers
patrimoineQuai du Gregau
patrimoineQuai du Lebech
patrimoineQuai du Levant
patrimoineQuai du Ponant
patrimoineQuai Duquesne
patrimoineQuai Suffren
patrimoineRampe du Pech des Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Résidence Belle-Île
patrimoineRésidence Bora-Bora
patrimoineRésidence Le Corum
patrimoineRésidence Le Jardin d'Erralo
patrimoineRésidence Les Astérides
patrimoineRésidence Les Maisons de la Clape
patrimoineRésidence Les Sudines
patrimoineRésidence Minerve
patrimoineRond-Point de Bramofam
patrimoineRond-Point de la Mer
patrimoineRond-Point de la Sagne
patrimoineRond-Point de Mateille
patrimoineRond-Point des Pêcheurs
patrimoineRond-Point des Vignerons
natureRond-Point du Stade
patrimoineRoute Bleue
patrimoineRoute de Gruissan à la Plage
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Route de l'Ayrolle
patrimoineRoute de Tournebelle
patrimoineRoute Verte
patrimoineRue Amiral Courbet
patrimoineRue Arago
patrimoineRue Barberousse
patrimoineRue Carnot
sciencesFils du grand Lazare Carnot (1753-1823) — mathématicien, ministre de la Guerre et « Organisateur de la Victoire » sous la Révolution française —, Sadi Carnot (1796-1832) fut, comme son père, formé à Polytechnique. Il n'a laissé qu'un seul livre, mais quel livre : les Réflexions sur la puissance motrice du feu, publiées à ses frais en 1824, à vingt-huit ans. Cet ouvrage passé quasi inaperçu à sa parution deviendra, quelques décennies plus tard, l'un des textes fondateurs de la science moderne. Carnot y étudie le fonctionnement des machines thermiques, ces systèmes qui convertissent la chaleur en énergie mécanique — celle qui met en mouvement une roue, une turbine, un piston. Il montre qu'une machine idéale décrit un cycle entre deux sources de chaleur, une chaude et une froide, et que son rendement maximum ne dépend que de la différence de température entre ces deux sources, jamais de la nature du fluide utilisé. Ce résultat fulgurant jetait les bases du deuxième principe de la thermodynamique, que formalisera plus tard l'Allemand Rudolph Clausius (1822-1888) en 1850. Du fameux cycle de Carnot sont issues d'innombrables applications de la vie quotidienne : les moteurs des voitures (cycle Diesel pour le gazole, cycle Beau de Rochas pour l'essence), les réfrigérateurs, les climatiseurs, les pompes à chaleur. Chose bouleversante : Carnot mourut du choléra à 36 ans, lors de l'épidémie parisienne de 1832. Selon les usages sanitaires de l'époque, ses carnets scientifiques furent brûlés pour éviter la contagion — des années de recherches disparurent en fumée. Les fragments retrouvés ont montré qu'il avait aussi entrevu, bien avant les autres, la loi de conservation de l'énergie. Avez-vous déjà entendu parler de son neveu et homonyme Sadi Carnot ? On lui attribue généralement les rues Sadi Carnot.
Rue Colbert
patrimoineRue de la Battude
patrimoineRue de la Bécasse
patrimoineRue de la Camelle
patrimoineRue de la Centaurée
patrimoineRue de la Coluche
patrimoineRue de la Dunette
patrimoineRue de la Gorgone
patrimoineRue de la Grive
patrimoineRue de la Hune
patrimoineRue de l'Ancien Lavoir
patrimoineRue de la Paix
patrimoineRue de la Plie
patrimoineRue de la Prud'Homie
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de l'Arsenal
patrimoineRue de l'Artimon
patrimoineRue de la Sardine
patrimoineRue de l'Astrolabe
patrimoineRue de la Tartane
patrimoineRue de la Tasque
patrimoineRue de la Tour
patrimoineRue de la Traîne
patrimoineRue de la Vendée
patrimoineRue de la Vieille Nouvelle
patrimoineRue de la Vive
patrimoineRue de l'Épervier
patrimoineRue de l'Étang
natureRue de l'Étrille
patrimoineRue de l'Hippocampe
patrimoineRue de Marseille
patrimoineRue des Artisans
patrimoineRue des Cailles
patrimoineRue des Clovisses
patrimoineRue des Colverts
patrimoineRue des Couteaux
patrimoineRue des Crevettes
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Étourneaux
patrimoineRue des Genêts
patrimoineRue des Goélands
patrimoineRue des Iris
patrimoineRue des Mouettes
patrimoineRue des Murex
patrimoineRue des Orchidées
patrimoineRue d'Espagne
patrimoineRue des Palmiers
patrimoineRue des Palombes
natureRue des Palourdes
patrimoineRue des Perdrix
patrimoineRue des Remparts
patrimoineRue des Saladelles
patrimoineRue des Salicornes
patrimoineRue des Tamarins
patrimoineRue des Tentilles
patrimoineRue de Toulon
patrimoineRue de Toulouse
patrimoineRue de Verdun
patrimoineRue du Baliste
patrimoineRue du Beaupré
patrimoineRue du Bernard l'Hermite
patrimoineRue du Capellan
patrimoineRue du Carrelet
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Chat qui Pêche
patrimoineRue du Chèvrefeuille
patrimoineRue du Compas
patrimoineRue du Congre
patrimoineRue du Dauphin
patrimoineRue du Drakkar
patrimoineRue du Filoir
patrimoineRue du Fort
patrimoineRue du Fortin
patrimoineRue du Forum
patrimoineRue du Jeu de Boules
patrimoineRue du Lavandin
patrimoineRue du Loch
patrimoineRue du Loup
patrimoineRue du Marbré
patrimoineRue du Maréchal Ferrant
patrimoineRue du Marsouin
patrimoineRue du Merlan
patrimoineRue du Mérou
patrimoineRue du Mulet
patrimoineRue du Pageot
patrimoineRue du Paludier
patrimoineRue du Paradis
patrimoineRue du Passart
patrimoineRue du Pech
patrimoineRue du Poisson Rouge
patrimoineRue du Pouzet
patrimoineRue du Prao
patrimoineRue Duquesne
patrimoineRue du Radoub
patrimoineRue du Rougel
patrimoineRue du Rouget
patrimoineRue du Sablou
patrimoineRue du Saint-Pierre
patrimoineRue du Sampan
patrimoineRue du Sar
patrimoineRue du Saunier
patrimoineRue du Saurel
patrimoineRue du Sextant
patrimoineRue du Turbot
patrimoineRue du Verveux
patrimoineRue Espert
patrimoineRue Fabre d'Églantine
patrimoineRue Françoise Dolto
patrimoineRue Frédéric Mistral
patrimoineRue Hoche
patrimoineRue Isidore Bouis
patrimoineRue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Rue Jeanne d'Arc
patrimoineRue Jules Ferry
patrimoineRue Kléber
patrimoineRue Loro de Ciuffenna
patrimoineRue Madame de Sévigné
natureRue Marceau
patrimoineRue Mireille
patrimoineRue Passenaud
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Portes
patrimoineRue Quatourze
patrimoineRue René Gimié
patrimoineRue Roger Salengro
patrimoineRue Saint-Clar
patrimoineRue Suffren
patrimoineRue Traversière
patrimoineRue Voltaire
histoireIssu de la bourgeoisie parisienne, François-Marie Arouet (1694-1778) fit de brillantes études chez les jésuites de Louis-le-Grand. Son pseudonyme Voltaire est l'anagramme d'Arovet L.J. — « Arouet le Jeune » — à une époque où u et v ne se distinguaient pas encore à l'écrit. Ses vers irrévérencieux contre le Régent lui valurent onze mois de Bastille en 1717, où il écrivit sa première tragédie et se choisit son nouveau nom. Un franc-parler récidiviste l'exila ensuite en Angleterre pendant trois ans, séjour décisif : il en revint transformé, avec une philosophie réformatrice de la justice et de la société inspirée du modèle anglais, et une défense ardente de la liberté d'expression. Rentré en France, il ne cessa dès lors de critiquer la guerre, le dogme chrétien et surtout la monarchie absolue de droit divin. Historiographe du roi en 1745, il entra à l'Académie française l'année suivante — mais ses écrits scandaleux (Zadig, 1747) le forcèrent à l'exil, d'abord chez Frédéric II à Berlin, puis en Suisse. En 1759, il s'installa à Ferney, village frontalier de la Suisse qui portera désormais son nom : il y accueillit toute l'Europe éclairée pendant vingt ans, devenant le « patriarche de Ferney », référence intellectuelle du siècle. La même année, il publia Candide, roman satirique où sa naïveté imaginaire dénonce le fanatisme, la guerre, l'esclavage et l'optimisme métaphysique de Leibniz — le fameux « Il faut cultiver notre jardin » qui clôt le livre. Avec ses pamphlets mordants, il se battit contre les injustices judiciaires : l'affaire Calas (protestant toulousain roué en 1762, réhabilité grâce à lui en 1765), l'affaire Sirven, l'exécution du jeune chevalier de La Barre. À chacun il opposa sa devise, signée à la fin de ses lettres : « Écrasons l'infâme » — l'infâme étant le fanatisme religieux. En 1778, à quatre-vingt-trois ans, il revint triomphalement à Paris après vingt-huit ans d'absence : la Comédie-Française l'acclama debout, la foule l'idolâtra. Il mourut trois mois plus tard. Refusé de sépulture chrétienne, enterré à la sauvette en Champagne, il fut transféré au Panthéon par la Révolution en 1791. Il y repose depuis, face à Rousseau — les deux frères ennemis des Lumières.
Zone Artisanale Mateille
patrimoine