Rues de Grisy-Suisnes
92 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée des Bauges
patrimoineAllée des Hêtres
natureAllée des Jardins
patrimoineAllée des Marronniers
patrimoineAllée des Noisetiers
patrimoineAllée du Cimetière
patrimoineAvenue des Charmes
patrimoineAvenue des Frênes
patrimoineAvenue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Avenue du Maréchal Joffre
histoireEn septembre 1914, Joseph Joffre (1852-1931) sauva peut-être la France — ou du moins, sa République. En décembre 1916, l'opinion publique commençait à se lasser de lui. Entre les deux dates, il fut le général le plus populaire que le pays ait connu depuis Napoléon : entre 1915 et 1918, 398 garçons français reçurent le prénom Joffre, et 700 filles celui de Joffrette. Peu d'hommes ont connu une telle apothéose civile de leur vivant. Il naquit le 12 janvier 1852 à Rivesaltes, dans les Pyrénées-Orientales, fils d'un tonnelier catalan. Élève brillant, il obtint à seize ans une bourse pour Polytechnique, dont il fut le benjamin de sa promotion. La guerre de 1870 éclata pendant sa première année d'école ; il participa à la défense de Paris comme sous-lieutenant d'artillerie, à peine sorti de l'adolescence. Son destin militaire était scellé — il choisit le Génie, arme rigoureuse et technique qui correspondait à son tempérament méthodique. Sa longue carrière avant la Grande Guerre se déroula presque entièrement dans les colonies : Tonkin en Indochine, Soudan français (aujourd'hui Mali) où il commanda la marche sur Tombouctou en 1894, Madagascar sous les ordres de Gallieni. Il y bâtit sa réputation d'organisateur méthodique, spécialiste des transports et de la logistique ferroviaire — qualités qui lui vaudront, en 1911, le poste ultime : chef d'état-major général de l'Armée. Il s'attelle à préparer l'armée française à l'affrontement qu'il prévoit avec l'Allemagne. Août 1914 : la guerre éclate, et le plan XVII de Joffre — offensive massive en Alsace-Lorraine à la baïonnette, dans l'esprit de « l'offensive à outrance » — s'effondre en quinze jours. Trois cent mille victimes françaises dans la seule bataille des Frontières. C'est le pire désastre militaire français depuis 1870. Joffre réagit avec un sang-froid glacial : il limoge en trois semaines cinquante généraux — carnage hiérarchique sans précédent —, nomme des hommes compétents à leur place (Gallieni à Paris, Franchet d'Espèrey à la 5ᵉ armée, Foch à la 9ᵉ armée), puis attend son moment. Il vint le 6 septembre 1914. Alors que l'armée allemande pivote imprudemment vers le sud-est au lieu de contourner Paris, Joffre déclenche la contre-attaque générale sur la Marne, précédée d'un ordre du jour resté célèbre : « Au moment où s'engage une bataille dont dépend le salut du pays, il importe de rappeler à tous que le moment n'est plus de regarder en arrière. » Une semaine plus tard, les Allemands reculent. Paris est sauvé, la France aussi. Joffre devient du jour au lendemain le « vainqueur de la Marne », adulé dans tout le pays et chez les Alliés. La suite fut moins glorieuse. Toute l'année 1915, Joffre s'obstina dans une litanie d'offensives sanglantes et vaines en Artois, en Champagne, sur la Somme, avec sa formule tristement célèbre : « Je les grignote » — parlant des Allemands, mais accusant surtout des dizaines de milliers de soldats français par mois. Verdun en 1916 aggrava les tensions avec le pouvoir politique. Après le désastre de la Somme (juillet-novembre 1916), le gouvernement le remplaça par Nivelle — qui ne fera guère mieux. Pour ménager l'opinion, on éleva Joffre à la dignité de maréchal de France le 26 décembre 1916 : il fut le premier maréchal de la IIIᵉ République, dignité qui n'avait plus été attribuée depuis la chute de Napoléon III. La mission diplomatique aux États-Unis en 1917 aux côtés de René Viviani fut l'un des derniers grands services rendus au pays : elle contribua largement à l'entrée américaine en guerre. Élu à l'unanimité à l'Académie française en 1918, Joffre mourut à Paris le 3 janvier 1931, presque octogénaire. Il n'est pas une ville de France qui ne lui ait donné son nom à une rue, une place ou une avenue. Peu importe que la postérité historique ait, depuis, nuancé la légende : dans la mémoire collective française, Joffre reste l'homme qui n'a pas cédé quand tout menaçait de céder.
Chemin de Cordon à Évry-les-Châteaux
patrimoineChemin de Grisy-Suisnes à Coubert
patrimoineChemin de la Folie
patrimoineChemin de la Fosse Giroux
patrimoineChemin de la Justice
patrimoineChemin de la Rue du Bois du Parc
patrimoineChemin de la Saussaie
patrimoineChemin de l'Ormeau
patrimoineChemin de Meillant
patrimoineChemin de Sansale
patrimoineChemin des Bois
patrimoineChemin des Closeaux
patrimoineChemin des Guigniers
patrimoineChemin des hauts
patrimoineChemin des Roses
patrimoineChemin d'Évry-les-Châteaux à Suisnes
patrimoineChemin du Bas de la Coudras
patrimoineChemin du Bas des Bordes
patrimoineChemin du Moulin à Vent
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait **l'eau et le vent** travailler à notre place ? Le mot vient du latin ***molinum***, dérivé de ***mola*** — la **meule**, cette lourde pierre ronde qui broie le grain. De la même racine sont nés le verbe **moudre**, la **mouture**, le **meunier**, le **moulinet**, et jusqu'à nos dents **molaires**, ces meules de chair qui écrasent la nourriture. Toute une famille de mots pour dire une seule chose : **broyer, réduire en poudre**. Les premiers **moulins à eau** apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de **deux mille ans**. Le **moulin à vent**, lui, gagne l'Europe au **XIIᵉ siècle**, rapporté d'Orient — dit-on — par les **croisés**. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'**huile de noix et d'olive**, le **tan** pour les tanneries, la **pâte à papier**, le **chanvre**, les **écorces**. Les moulins ont **foulé les draps**, **scié des planches**, **martelé le fer rouge** des forges, **pompé l'eau des marais**. **Une véritable industrie avant l'industrie.** Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une **roue à aubes** que pousse le courant, ou de grandes **ailes** que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un **arbre**, des **engrenages** de bois grincent, et la lourde **meule** se met en mouvement. Le **meunier**, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine **au son de la pierre**. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait **jour et nuit**. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la **vapeur**, puis l'**électricité**. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où **le pain avait le goût du vent et de la rivière**. Ainsi tournaient les moulins d'antan. Mais le moulin n'a pas vraiment disparu : leurs descendants, les **alternateurs** des **centrales hydroélectriques**, tournicotent tout autant pour fournir l'énergie de nos maisons. Ce sont les mêmes principes — la force de l'eau, du vent, transformée en mouvement utile — qui font aujourd'hui tourner nos vies.
Clos des Roses
patrimoineClos Paul Baudrier
patrimoineGrande Ruelle
patrimoineImpasse de la Gare
patrimoineImpasse des Chérelles
patrimoineImpasse du Château
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoineSymbole de la **République** et cœur administratif de la commune, la mairie est née directement de la **Révolution française** — c'est le décret du **14 décembre 1789** qui créa les communes modernes, dont chacune, aujourd'hui encore, se rassemble autour de son *« hôtel de ville »*. Le mot **mairie** est d'origine médiévale — il apparaît dans le ***polyptyque d'Irminon***, ouvrage de droit rédigé par un abbé de Saint-Germain-des-Prés au **IXᵉ siècle**. Il désignait alors le **maire**, régisseur d'un domaine agricole. Le terme a longtemps coexisté avec d'autres formes — **le consul** dans le Midi de la France, l'**échevin** dans le Nord, le **prévôt des marchands** à Paris, tous chargés d'administrer leur cité selon des règles propres à chaque province. La France d'avant 1789 était **une mosaïque de coutumes** où chaque bourg avait son mode de gouvernement local. **Tout bascule avec la Révolution.** Le décret du **14 décembre 1789** abolit d'un trait toutes ces institutions anciennes et crée, pour la première fois dans l'histoire française, **44 000 communes** dotées d'une **structure identique** : un **conseil municipal élu** et un **maire** à sa tête. C'est l'un des grands actes fondateurs de la France moderne — la naissance de la **commune comme cellule élémentaire de la République**. La loi de **1884** achèvera cette œuvre en garantissant définitivement les **libertés municipales**. Longtemps improvisée — dans une **maison particulière louée**, chez un notaire, chez le maire lui-même, parfois même à l'**auberge du village** —, la mairie ne s'est fixée dans un bâtiment propre qu'au fil du **XIXᵉ siècle**. La **loi de 1837** est la première à imposer aux communes l'entretien d'un *« hôtel de ville ou local affecté à la mairie »*. À partir de là, les municipalités françaises se lancent dans la construction de ces édifices sobres et solennels qu'on connaît partout : **perron surélevé**, **drapeau tricolore**, **buste de Marianne**, devise ***« Liberté, Égalité, Fraternité »*** en façade. L'architecture des mairies suit l'esprit du temps. Au XIXᵉ siècle, elles s'inspirent souvent des **hôtels de ville d'Ancien Régime** — **colonnes**, **frontons**, **campaniles** — pour affirmer la dignité républicaine. Beaucoup adoptent le triptyque symbolique de la République : **la mairie, l'école, le monument aux morts**, souvent regroupés autour d'une même place, formant le *« forum républicain »* que la loi Ferry sur l'instruction obligatoire (**1881-1882**) et la Grande Guerre viendront compléter. À l'intérieur, la **salle du conseil municipal** est le lieu du débat démocratique local. La **salle des mariages** — souvent la plus belle pièce, ornée du buste de Marianne et de tableaux allégoriques — reste aujourd'hui, pour beaucoup de Français, **le seul lieu institutionnel** dans lequel ils entreront de leur vivant. C'est aussi à la mairie qu'on **déclare une naissance**, qu'on **reconnaît un enfant**, qu'on **enregistre un décès**, qu'on **vote** aux élections locales, régionales, présidentielles et européennes. En temps de crise — inondation, tempête, épidémie —, elle devient le **centre de coordination** de la commune. Elle est aujourd'hui **le seul bâtiment public obligatoire** dans chaque commune française : plus de **34 000 mairies** quadrillent le territoire, du village de 20 habitants aux métropoles millionnaires. Toutes ont, à leur porte, la même **plaque tricolore** et le même mot inscrit — ***République française***. Peu de nations ont un maillage démocratique aussi dense. La **place de la Mairie** est probablement, avec la **place de l'Église**, l'un des noms de lieu les plus répandus du pays. Les deux se répondent souvent, à quelques pas l'une de l'autre : **l'ancien et le nouveau cœur du village**, la paroisse et la commune, la cloche et le drapeau.
Place des Érables
patrimoineRésidence des Buttes
patrimoineRésidence du Parc
patrimoineRoute de Mardilly
patrimoineRoute d'Evry
patrimoineRoute Nationale 19
patrimoineRue Aimée Vibert
patrimoineRue Arthur Chaussy
patrimoineRue Charles Massin
patrimoineRue Christophe Cochet
patrimoineRue de Bougainville
patrimoineRue de Chérelles
patrimoineRue de Cordon et de Meillant
patrimoineRue de la Barbanconne
patrimoineRue de la Coudras
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Légalité
patrimoineRue de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Rue de la Mare à Boutillier
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de l'Yerres
patrimoineRue de Meillant
patrimoineRue de Melun
patrimoineRue des Bois
patrimoineRue des Fleurs
patrimoineRue des Laitières
patrimoineRue des Noyers
patrimoineRue des Orchidées
patrimoineRue des Vignes
natureRue de Verdun
patrimoineRue de Villemain
patrimoineRue du Bois du Parc
patrimoineRue du Clos Baccara
patrimoineRue du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Rue du Général Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Rue du Maréchal Gallieni
patrimoineRue Eugène Brisson
patrimoineRue Georges Boucreux
patrimoineRue Jean Nicot
patrimoineRuelle de Chérette
patrimoineRuelle de la Fontaine Houdart
patrimoineRuelle des Bordes
patrimoineRue Madame Hégot
patrimoineRue Omer Jouas
patrimoineRue Paul Doumer
patrimoineRue Robert Miton
patrimoineRue Rose Vilin
patrimoineRue Sadi Carnot
histoireIssu d'une des grandes lignées républicaines et scientifiques françaises — petit-fils du révolutionnaire Lazare Carnot et neveu du physicien Sadi Carnot, père de la thermodynamique — Marie François Sadi Carnot (1837-1894) suivit d'abord la voie familiale : Polytechnique, ingénieur des Ponts et Chaussées. Républicain modéré, il devint président de la Troisième République en 1887, après que le scandale des décorations eut contraint son prédécesseur Jules Grévy (1807-1891) à démissionner — le gendre de Grévy monnayait honteusement des Légions d'honneur. Réputé pour sa rigueur et son honnêteté dans une République secouée par les scandales, Carnot dut affronter une société française agitée : le retentissant scandale de Panama (1892), où plusieurs centaines de députés et de journaux s'étaient laissés corrompre par la Compagnie interocéanique de Ferdinand de Lesseps, ruinée après l'échec du percement du canal ; les attentats anarchistes qui frappaient Paris (Vaillant à la Chambre des députés, Ravachol, Émile Henry au café Terminus…) ; et la crise boulangiste, du nom du général Georges Boulanger (1837-1891), populaire et menaçant, qui rêvait d'un pouvoir personnel et d'une revanche militaire contre l'Allemagne pour reconquérir l'Alsace-Moselle, cédée par le traité de Francfort en 1871. La politique extérieure de Carnot poursuivit l'expansion coloniale (Afrique, Indochine) tout en se rapprochant de la Russie tsariste — jetant les bases de l'alliance qui structurera le début du XXᵉ siècle. Sa fin fut brutale : à Lyon, le 24 juin 1894, alors qu'il quittait un banquet à la Chambre de commerce, il fut poignardé par Sante Caserio, jeune boulanger anarchiste italien de vingt-et-un ans, qui vengeait ainsi l'exécution récente de Vaillant. Ses funérailles nationales rassemblèrent des centaines de milliers de Parisiens en deuil. Il fut inhumé au Panthéon — seul président de la Troisième République à y entrer directement à sa mort. Avez-vous déjà entendu parler de son oncle et homonyme Sadi Carnot ? On lui attribue généralement les rues Carnot.
Rue Saint-Médard
patrimoineRue Simone Veil
patrimoineRue Ulrich Brunner
patrimoineRue Valoise
patrimoineSentier de la Varenne
patrimoineSentier de Villemain
patrimoineSentier du Clos Rousselle
patrimoineSentier Guérin
patrimoine