Rues de Granges-Narboz
69 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Chemin de Bellevue
patrimoineChemin de Friard à Granges-Narboz
patrimoineChemin de la Côte des Granges l'Église
patrimoineChemin de la Croix de Tous Vents
patrimoineChemin de l'Ancien Réservoir
patrimoineChemin des Champs Martin
patrimoineChemin des Charrières
patrimoineChemin des Tourbes
patrimoineChemin d'Oye-et-Pallet
patrimoineChemin du Bois de Ban
patrimoineChemin du Crêt de l'Isle
patrimoineChemin du Drugeon
patrimoineChemin du Gros Foyard
patrimoineChemin du Petit Bois
patrimoineChemin Forestier
patrimoineGrande Rue
patrimoineImpasse des Charmilles
patrimoineImpasse des Clos
patrimoineImpasse des Jardins
patrimoineLiaison VTT Saint-Colombe
patrimoineRoute de la Champagne
patrimoineRoute de Malerbe
patrimoineRue Bel Air
patrimoineRue Bellevue
patrimoineRue Bernard Palissy
sciencesArtisan autodidacte devenu l'un des plus grands céramistes de la Renaissance, Bernard Palissy (v.1510-1589) passa seize ans de sa vie obstinément penché sur son four, à chercher le secret de l'émail blanc à la vénitienne — ruinant sa famille, brûlant ses meubles pour alimenter son feu quand le bois vint à manquer. La légende, colportée jusque dans l'Encyclopédie de Diderot, veut qu'il ait sacrifié jusqu'aux planches de son plancher. Sa persévérance finit par payer : il inventa les fameuses « rustiques figulines », plats et bassins émaillés où grouillent, en relief saisissant, lézards, poissons, serpents, grenouilles et coquillages moulés d'après nature. Sa virtuosité lui valut la protection de Catherine de Médicis, pour qui il aménagea une grotte céramique aux Tuileries. Mais Palissy fut aussi un précurseur des sciences : converti au protestantisme vers 1546, il donna des conférences remarquées sur les eaux, les métaux, la formation des roches, et défendit contre l'Église l'idée révolutionnaire que les fossiles sont des restes d'animaux réels — bien avant la naissance de la paléontologie. Ses convictions religieuses lui valurent la prison sous Henri II, puis la Bastille à près de quatre-vingts ans, où il mourut en 1589. La légende raconte qu'Henri III, venu le presser d'abjurer, s'entendit répondre : « Sire, vous ne pouvez rien contre moi, car je sais mourir. »
Rue de l'Absinthe
patrimoineRue de la Champagne
patrimoineRue de la Côte
patrimoineRue de l'École
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de Pontarlier
patrimoineRue de Sainte-Colombe
patrimoineRue des Artisans
patrimoineRue des Bergers
patrimoineRue des Champs Martin
patrimoineRue des Chevreuils
patrimoineRue des Crocus
patrimoineRue des Fontaines
patrimoineRue des Frênes
patrimoineRue des Fusains
patrimoineRue des Granges
patrimoineRue des Hérissons
patrimoineRue des Hérons
patrimoineRue des Maréchets
patrimoineRue des Myosotis
patrimoineRue des Noisetiers
patrimoineRue des Pesettes
patrimoineRue des Pommiers Ronds
patrimoineRue des Prunelles
patrimoineRue des Sapins
patrimoineRue des Sorbiers
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue du Bois Joli
patrimoineRue du Chalet
patrimoineRue du Champ Blaise
patrimoineRue du Champ Briffor
patrimoineRue du Champ Chéri
patrimoineRue du Champ Rozelet
patrimoineRue du Champ Soleil
patrimoineRue du Chazal
patrimoineRue du Clos des Arbres
patrimoineRue du Clos Parod
patrimoineRue du Crêt
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Monteigni
patrimoineRue René Guinard
patrimoineRue Thomas Edison
patrimoineVoie de Pontarlier aux Fauconnières
patrimoine