Rues de Grandfontaine
92 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
32 tournants
patrimoineChamp du Creux
patrimoineChemin de la Combe Maz
patrimoineChemin de la Montée
patrimoineChemin de Meteneau
patrimoineChemin des Chènes Brulés
patrimoineChemin des Combes
patrimoineChemin des Corvées
patrimoineChemin des Écureuils
patrimoineChemin des Eperviers
patrimoineChemin des Graviers
patrimoineChemin des Margots
patrimoineChemin des Pièces
patrimoineChemin des Pommiers
patrimoineChemin des Romains
patrimoineChemin des Sarrasins
patrimoineChemin des Vignes
patrimoineChemin de Velesmes
patrimoineChemin direct
patrimoineChemin du Bas Donon
patrimoineChemin du Haut Donon
patrimoineChemin du Marquis
patrimoineChemin du Mont
patrimoineChemin du Rang
patrimoineChemin du Vernois
patrimoineChemin Rouhier
patrimoineChemin Saint-Joseph
patrimoineEscaliers de l'Empereur
patrimoineGrande Rue
patrimoineImpasse des Bartots
patrimoineImpasse des Écoles
patrimoineImpasse des Ranchots
patrimoineImpasse des Rattes
patrimoineLa Cocotte
patrimoineLes Pépinières
patrimoineL'Orée du Bois
patrimoinePlace de la Bascule
patrimoinePlace des Écoliers
patrimoineRoute de Besançon
patrimoineRoute de Fahy
patrimoineRoute de Grandfontaine
patrimoineRoute de la Belle Étoile
patrimoineRoute de la Fontaine
patrimoineRoute de la Marne
patrimoineRoute de Torpes
patrimoineRoute Forestière de Bipierre
patrimoineRoute forestière de la Charaille
patrimoineRoute Forestière de la Cote de l'Engin
patrimoineRoute Forestière de l'Aiguille
patrimoineRoute Forestière de la Marcairerie
patrimoineRoute Forestière de la Maxe
patrimoineRoute Forestière de la Vallée aux Framboises
patrimoineRoute forestière de Mardi-Gras
patrimoineRoute forestière de Neuve Lasegoutte
patrimoineRoute Forestière des Hautes Chaumes
patrimoineRoute Forestière de Slam
patrimoineRoute Forestière du Brûlé
patrimoineRoute Forestière du Ruisseau de la Truite
patrimoineRue Casse Nez
patrimoineRue de Grandfontaine
patrimoineRue de la Basse
patrimoineRue de la Férouse
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue des Brillets
patrimoineRue des Cerisiers
patrimoineRue des Cigales
patrimoineRue des Deux Baraques
patrimoineRue des Dollines
patrimoineRue des Eclosey
patrimoineRue des Écoliers
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Minières
patrimoineRue des Soupirs
patrimoineRue du Crot
patrimoineRue du Founelot
patrimoineRue du Goutte Ferié
patrimoineRue du Haut Fourneau
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Mont
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Réservoir
patrimoineRue du Soleil
patrimoineRue du Soureillot
patrimoineRue Principale
patrimoineSentier de Bunkers
patrimoineSur Chenal
patrimoineSur la Terrière
patrimoineSur le Rang
patrimoineSur les Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Zone Artisanale
patrimoine