Rues de Gours
43 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Aire des Palombières
patrimoineChemin de La Péchère
patrimoineChemin du Barie
patrimoineImpasse Barrière
patrimoineImpasse Berry
patrimoineImpasse de Blanchet
patrimoineImpasse de La Brandotte
patrimoineImpasse de Morillou
patrimoineImpasse des Argiles
patrimoineImpasse des Chaumes
patrimoineImpasse des Vallées
patrimoineImpasse du Petit Villemont
patrimoineImpasse Mandou
patrimoineImpasse Saint Pierre
patrimoineImpasse Sauvanaud
patrimoineLa Transeuropéenne
patrimoineRoute de Bétoule
patrimoineRoute de La Croix de Chenille
patrimoineRoute de La Ménardie
patrimoineRoute de La Petite Font
patrimoineRoute de la Rode
patrimoineRoute de Leyssard
patrimoineRoute de Pourcau
patrimoineRoute des Champs de Cousseau
patrimoineRoute des Grandes Bardes
patrimoineRoute de Tenein
patrimoineRoute de Villemont
patrimoineRoute du Coopé-Club
patrimoineRoute du Courbarrieu
patrimoineRoute du Pont de Meillac
patrimoineRue de Bordeaux
patrimoineRue de La Croix de Trotte
patrimoineRue de La Haute Brandotte
patrimoineRue de La Papèterie
patrimoineRue de La Résinière
patrimoineRue de l'Isle
patrimoineRue de Meillac
patrimoineRue de Pécou
patrimoineRue de Périgueux
patrimoineRue du Barail de Pécou
patrimoineRue du Clos des Valladiers
patrimoineRue Guy de Maupassant
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.