Rues de Gometz-la-Ville
50 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de Blanzay
patrimoineAllée de la Pépinière
patrimoineAllée de la Peupleraie
patrimoineAllée des Blés
patrimoineAllée du Bois Charron
patrimoineAllée du Lavoir
patrimoineAllée du Verger
patrimoineChemin de Chante-Coq à la Brosse
patrimoineChemin de Damiette
patrimoineChemin de la Plaine
patrimoineChemin de Saint-Rémy
patrimoineChemin des Nonnes
patrimoineChemin des Taillis Bourdrie
patrimoineChemin Joly
patrimoineChemin Latéral
patrimoineChemin Rural de Gometz-la-Ville à Saint-Jean-de-Beauregard
patrimoineChemin Rural Numéro 1 dit de Limours à la Brosse par Roussigny
patrimoineClos de la Boulaye
patrimoineClos du Village
patrimoineDéviation de Gometz
patrimoineDomaine de Montvoisin
patrimoineEspace Trois Quartiers
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoineSymbole de la <strong>République</strong> et cœur administratif de la commune, la mairie est née directement de la <strong>Révolution française</strong> — c'est le décret du <strong>14 décembre 1789</strong> qui créa les communes modernes, dont chacune, aujourd'hui encore, se rassemble autour de son <em>« hôtel de ville »</em>. Le mot <strong>mairie</strong> est d'origine médiévale — il apparaît dans le <strong><em>polyptyque d'Irminon</em></strong>, ouvrage de droit rédigé par un abbé de Saint-Germain-des-Prés au <strong>IXᵉ siècle</strong>. Il désignait alors le <strong>maire</strong>, régisseur d'un domaine agricole. Le terme a longtemps coexisté avec d'autres formes — <strong>le consul</strong> dans le Midi de la France, l'<strong>échevin</strong> dans le Nord, le <strong>prévôt des marchands</strong> à Paris, tous chargés d'administrer leur cité selon des règles propres à chaque province. La France d'avant 1789 était <strong>une mosaïque de coutumes</strong> où chaque bourg avait son mode de gouvernement local. <strong>Tout bascule avec la Révolution.</strong> Le décret du <strong>14 décembre 1789</strong> abolit d'un trait toutes ces institutions anciennes et crée, pour la première fois dans l'histoire française, <strong>44 000 communes</strong> dotées d'une <strong>structure identique</strong> : un <strong>conseil municipal élu</strong> et un <strong>maire</strong> à sa tête. C'est l'un des grands actes fondateurs de la France moderne — la naissance de la <strong>commune comme cellule élémentaire de la République</strong>. La loi de <strong>1884</strong> achèvera cette œuvre en garantissant définitivement les <strong>libertés municipales</strong>. Longtemps improvisée — dans une <strong>maison particulière louée</strong>, chez un notaire, chez le maire lui-même, parfois même à l'<strong>auberge du village</strong> —, la mairie ne s'est fixée dans un bâtiment propre qu'au fil du <strong>XIXᵉ siècle</strong>. La <strong>loi de 1837</strong> est la première à imposer aux communes l'entretien d'un <em>« hôtel de ville ou local affecté à la mairie »</em>. À partir de là, les municipalités françaises se lancent dans la construction de ces édifices sobres et solennels qu'on connaît partout : <strong>perron surélevé</strong>, <strong>drapeau tricolore</strong>, <strong>buste de Marianne</strong>, devise <strong><em>« Liberté, Égalité, Fraternité »</em></strong> en façade. L'architecture des mairies suit l'esprit du temps. Au XIXᵉ siècle, elles s'inspirent souvent des <strong>hôtels de ville d'Ancien Régime</strong> — <strong>colonnes</strong>, <strong>frontons</strong>, <strong>campaniles</strong> — pour affirmer la dignité républicaine. Beaucoup adoptent le triptyque symbolique de la République : <strong>la mairie, l'école, le monument aux morts</strong>, souvent regroupés autour d'une même place, formant le <em>« forum républicain »</em> que la loi Ferry sur l'instruction obligatoire (<strong>1881-1882</strong>) et la Grande Guerre viendront compléter. À l'intérieur, la <strong>salle du conseil municipal</strong> est le lieu du débat démocratique local. La <strong>salle des mariages</strong> — souvent la plus belle pièce, ornée du buste de Marianne et de tableaux allégoriques — reste aujourd'hui, pour beaucoup de Français, <strong>le seul lieu institutionnel</strong> dans lequel ils entreront de leur vivant. C'est aussi à la mairie qu'on <strong>déclare une naissance</strong>, qu'on <strong>reconnaît un enfant</strong>, qu'on <strong>enregistre un décès</strong>, qu'on <strong>vote</strong> aux élections locales, régionales, présidentielles et européennes. En temps de crise — inondation, tempête, épidémie —, elle devient le <strong>centre de coordination</strong> de la commune. Elle est aujourd'hui <strong>le seul bâtiment public obligatoire</strong> dans chaque commune française : plus de <strong>34 000 mairies</strong> quadrillent le territoire, du village de 20 habitants aux métropoles millionnaires. Toutes ont, à leur porte, la même <strong>plaque tricolore</strong> et le même mot inscrit — <strong><em>République française</em></strong>. Peu de nations ont un maillage démocratique aussi dense. La <strong>place de la Mairie</strong> est probablement, avec la <strong>place de l'Église</strong>, l'un des noms de lieu les plus répandus du pays. Les deux se répondent souvent, à quelques pas l'une de l'autre : <strong>l'ancien et le nouveau cœur du village</strong>, la paroisse et la commune, la cloche et le drapeau.
Résidence La Vigne à Perron
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