Rues de Fuveau
367 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
1re Avenue
patrimoine1re Rue
patrimoine2e Avenue
patrimoine3e Avenue
patrimoine3e Rue
patrimoine4e Rue
patrimoineAllée de la Forêt
natureAllée des Cigales
patrimoineAllée des Cyprès
patrimoineAllée des Fauvettes
patrimoineAllée des Lauriers
patrimoineAllée des Muries
patrimoineAllée des Papillons
patrimoineAllée des Plans Planets
patrimoineAllée de Trets
patrimoineAllée de Vaublanc
patrimoineAncien Chemin d'Aix à Fuveau
patrimoineAncien Chemin de Gardanne
patrimoineAvenue Alexandre Philip
patrimoineAvenue Célestin Barthelémy
patrimoineAvenue de l'Albinote
patrimoineAvenue de Provence
patrimoineAvenue des Rajols
patrimoineAvenue du 8 Mai 1945
patrimoineAvenue du Maréchal Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Avenue Ferdinand Arnaud
patrimoineAvenue Guérin Marchi
patrimoineAvenue Marius Bremond
patrimoineAvenue Olivier Perroy
patrimoineAvenue Raoul Malet
patrimoineAvenue Santa Teresa di Riva
patrimoineAvenue Vincent Flo
patrimoineBoulevard Émile Loubet
patrimoineBoulevard Salvador Allende
patrimoineChemin Campagne des Moustiers
patrimoineChemin Campagne Lusetti
patrimoineChemin d'Aix
patrimoineChemin d'Arles
patrimoineChemin d'Aurumy
patrimoineChemin de Bourtin
patrimoineChemin de Bramefan
patrimoineChemin de Cassagne
patrimoineChemin de Cassouan
patrimoineChemin de Castellas
patrimoineChemin de Cheylan
patrimoineChemin de Farando
patrimoineChemin de Favary
patrimoineChemin de Fina
patrimoineChemin de Gardanne à Mimet
patrimoineChemin de Gontard
patrimoineChemin de Gréasque à Fuveau
patrimoineChemin de Guignolet
patrimoineChemin de Julien
patrimoineChemin de la Bastide Neuve
patrimoineChemin de la Bergerie
patrimoineChemin de la Borie
patrimoineChemin de la Caisse des Pins
patrimoineChemin de la Carraire
patrimoineChemin de la Carraire des Arlesiens
patrimoineChemin de la Chêneraie
natureUne chênaie n'est pas une simple forêt, c'est un écosystème : un monde patiemment tissé autour de l'arbre dominant, où chaque plante, chaque animal, chaque champignon trouve sa place précise. Marcher dans une vieille chênaie, c'est entrer dans une cathédrale végétale — silence feutré, colonnes claires, humus épais qui craque sous les pas. Un seul vieux chêne héberge plus de 400 espèces d'insectes, dix fois plus qu'un pin. Ajoutez les mésanges, les pics, les écureuils qui dispersent les glands, les sangliers qui les mangent en automne, les cerfs qui s'y frottent leurs bois, et les geais qui les enterrent — c'est d'ailleurs à ces oiseaux amnésiques que la chênaie doit sa propagation. À la fin de l'été, elle livre son plus précieux secret : les champignons, cèpes, girolles, trompettes-de-la-mort, et surtout les truffes du Sud-Ouest et du Périgord, toutes en symbiose invisible avec les racines du chêne. Longtemps forêts nourricières où l'on menait les cochons se gaver de glands à l'automne — le fameux droit de « paisson » —, les chênaies furent aussi les grandes réserves de bois royales : Fontainebleau, Compiègne, Tronçais, plantées sous Colbert pour la marine et devenues aujourd'hui parmi les plus belles forêts d'Europe. Le nom même de « chênaie » qui subsiste dans tant de lieux-dits rappelle parfois un massif ancien, défriché, dont le souvenir persiste dans les mots. Un mot est parfois tout ce qui reste d'une forêt.
Chemin de la Crête
patrimoineChemin de la Croix
patrimoineChemin de la Falade
patrimoineChemin de la Foux
patrimoineChemin de la Galère
patrimoineChemin de la Gaste
patrimoineChemin de la Grand'Bastide
patrimoineChemin de la Hulotte
patrimoineChemin de l'Aire
patrimoineChemin de la Lionne
patrimoineChemin de la Marine
patrimoineChemin de la Montjoie
patrimoineChemin de Lanet
patrimoineChemin de la Pinède
patrimoineChemin de la Potasse
patrimoineChemin de la Pueche
patrimoineChemin de l'Arc
patrimoineChemin de la Roque Martine
patrimoineChemin de la Roucaudo
patrimoineChemin de l'École
patrimoineChemin de Marloi
patrimoineChemin de Masse
patrimoineChemin de Maurel
patrimoineChemin de Meyreuil à Fuveau
patrimoineChemin de Miantou
patrimoineChemin de Mime
patrimoineChemin de Noé
patrimoineChemin de Pagnol
patrimoineChemin Départementale 56E
patrimoineChemin de Pecouillet
patrimoineChemin de Pellegrin
patrimoineChemin de Ploui
patrimoineChemin de Rieret
patrimoineChemin de Rousset
patrimoineChemin de Rucher
patrimoineChemin des 4 Termes
patrimoineChemin des Agarus
patrimoineChemin de Saint-Charles
patrimoineChemin de Saint-Clé
patrimoineChemin des Alphonses
patrimoineChemin des Amandiers
patrimoineChemin des Beaumouilles
patrimoineChemin des Bugadières
patrimoineChemin des Cantarelles
patrimoineChemin des Charbonnières
patrimoineChemin des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Chemin des Chênes Verts
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Chemin des Écureuils
patrimoineChemin des Encabrons
patrimoineChemin des Escassades
patrimoineChemin des Espinades
patrimoineChemin des Lagnes
patrimoineChemin des Laouvas
patrimoineChemin des Longs Cols
patrimoineChemin des Ménagers
patrimoineChemin des Michels
patrimoineChemin des Mines
patrimoineChemin des Piboules
patrimoineChemin des Pradels
patrimoineChemin des Rajols
patrimoineChemin des Ribouets
patrimoineChemin des Sources
patrimoineChemin des Terrils
patrimoineChemin des Ventilateurs
patrimoineChemin des Verts Coteaux
patrimoineChemin des Vertus
patrimoineChemin des Vieux Puits
patrimoineChemin des Vignes
natureChemin de Tachou
patrimoineChemin de Tapagi
patrimoineChemin de Tratra
patrimoineChemin de Trets
patrimoineChemin de Vincent
patrimoineChemin du Balest
patrimoineChemin du Biaou
patrimoineChemin du Bœuf
patrimoineChemin du Bourg
patrimoineChemin du Castellet
patrimoineChemin du Chaland
patrimoineChemin du Chalet Suisse
patrimoineChemin du Château
patrimoineChemin du Chouan
patrimoineChemin du Collet Rouge
patrimoineChemin du Cros du Pont
patrimoineChemin du Frisa
patrimoineChemin du Gascon
patrimoineChemin du Goi
patrimoineChemin du Gros Matiou
patrimoineChemin du Hameau des Lagiers
patrimoineChemin du Haras
patrimoineChemin du Haut Ribas
patrimoineChemin du Haut-Vallon
patrimoineChemin du Jas
patrimoineChemin du Jas de Bassas
patrimoineChemin du Jas de Grenier
patrimoineChemin du Lavoir
patrimoineChemin du Moulin des Forges
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Pin de Luquet
patrimoineChemin du Pin de Saint-Francet
patrimoineChemin du Plan
patrimoineChemin du Poète
patrimoineChemin du Puget
patrimoineChemin du Puits de Coudeil
patrimoineChemin du Ribas
patrimoineChemin du Ruisseau
natureChemin du Vallon
patrimoineChemin du Villaret
patrimoineChemin Jacasse
patrimoineChemin la Transhumance de Saint-Clé
patrimoineChemin Léon Bonnet
patrimoineChemin le Puits du Rouge
patrimoineChemin Lou Ben Dou Soudat
patrimoineChemin Sainte-Victoire
patrimoineChemin Saint-François
patrimoineCours Victor Leydet
patrimoineDomaine d'Aurumy
patrimoineHameau Brogilum
patrimoineHameau de Château l'Arc
patrimoineImpasse Alexandrin
patrimoineImpasse Aurélien
patrimoineImpasse Bellevue
patrimoineImpasse Campagne Mélis
patrimoineImpasse Cezanne
patrimoineImpasse Charlotte
patrimoineImpasse Cinsault
patrimoineImpasse d'Aubagne
patrimoineImpasse de la Baïassière
patrimoineImpasse de la Bastide Garrias
patrimoineImpasse de la Bastide Vieille
patrimoineImpasse de la Calade
patrimoineImpasse de la Crête
patrimoineImpasse de la Farigoule
patrimoineImpasse de l'Aire
patrimoineImpasse de la Maison Forestière
patrimoineImpasse de la Marjolaine
patrimoineImpasse de la Micouline
patrimoineImpasse de la Montagne Bleue
patrimoineImpasse de l'Ancienne Carrière
patrimoineImpasse de l'Ans
patrimoineImpasse de la Provence
patrimoineImpasse de la Rimado
patrimoineImpasse de la Sarriette
patrimoineImpasse de la Taizé
patrimoineImpasse de l'Esper
patrimoineImpasse de l'Esquirou
patrimoineImpasse de l’Ouvière
patrimoineImpasse de Mende
patrimoineImpasse des Airelles
patrimoineImpasse des Bartavelles
patrimoineImpasse des Bastidan
patrimoineImpasse des Carbounié
patrimoineImpasse des Cardelines
patrimoineImpasse des Clapas
patrimoineImpasse des Clapiers
patrimoineImpasse des Demoiselles
patrimoineImpasse des Escassades
patrimoineImpasse des Euves
patrimoineImpasse des Fleurs
patrimoineImpasse des Fourches
patrimoineImpasse des Garrigues
patrimoineImpasse des Genêts
patrimoineImpasse des Jardins du Repos
patrimoineImpasse des Lagnes
patrimoineImpasse des Laurènes
patrimoineImpasse des Lavandes
patrimoineImpasse des Lotiers
patrimoineImpasse des Mésanges
patrimoineImpasse des Mimosas
patrimoineImpasse des Mûriets
patrimoineImpasse des Oiseaux
patrimoineImpasse des Oliviers
patrimoineImpasse des Quatre Termes
patrimoineImpasse des Rajols
patrimoineImpasse des Romarins
patrimoineImpasse des Rosiers
patrimoineImpasse des Rouvres
patrimoineImpasse des Rubiettes
patrimoineImpasse des Tambourinaires
patrimoineImpasse des Trois Ponts
patrimoineImpasse dou Casau
patrimoineImpasse du Bonelli
patrimoineImpasse du Bon Temps
patrimoineImpasse du Canal
patrimoineImpasse du Cengle
patrimoineImpasse du Courdurie
patrimoineImpasse du Félibrige
patrimoineImpasse du Galoubet
patrimoineImpasse du Gaou
patrimoineImpasse du Grand Vallat
patrimoineImpasse du Gué
patrimoineImpasse du Hameau Silvy
patrimoineImpasse du Jas de Bassas
patrimoineImpasse du Pailladou
patrimoineImpasse du Pastré
patrimoineImpasse du Pays des Agaces
patrimoineImpasse du Ponant
patrimoineImpasse du Puits l'Huillier
patrimoineImpasse du Solfège
patrimoineImpasse du Terril Blanc
patrimoineImpasse du Thym
patrimoineImpasse du Verger
patrimoineImpasse du Vieux Pont
patrimoineImpasse Émile Zola
patrimoineÉmile Zola (1840-1902) naît à Paris un jour d'avril 1840, fils d'un ingénieur italien venu construire le canal qui alimente encore Aix-en-Provence en eau potable. Son père meurt quand Émile a sept ans, laissant la famille dans une gêne dont elle ne se relèvera jamais tout à fait. Enfance provençale à Aix, amitié fondatrice avec un camarade de classe nommé Paul Cézanne — les deux gamins passent leurs journées à courir la Sainte-Victoire, à écrire des vers et à peindre. Puis retour à Paris, où le jeune Zola échoue deux fois au baccalauréat et se retrouve, à vingt ans, à décharger des livres à la librairie Hachette pour survivre. C'est d'abord par le journalisme qu'il perce. Il écrit dans une vingtaine de titres, défend Manet et les impressionnistes quand tout Paris s'en moque, se fait connaître pour ses articles cinglants. Ses premiers romans passent inaperçus. Puis vient l'idée qui va changer sa vie et la littérature française : suivre une famille, les Rougon-Macquart, sur cinq générations, à travers vingt volumes, pour peindre « l'histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire ». Le projet est monstrueux. Il y consacrera vingt-trois ans de sa vie. L'Assommoir parut en 1877, Nana en 1880, Germinal en 1885 : Zola devient un phénomène. Pour la première fois dans la littérature française, on entre dans les mines, dans les blanchisseries, dans les cabarets ouvriers, dans les grands magasins naissants. Il s'y prépare comme un enquêteur : il descend au fond des puits, dort dans les corons, prend des notes sur les gestes, les odeurs, les jurons, le prix du pain. Ses détracteurs hurlent au scandale, à la vulgarité, à la pornographie. Ses lecteurs, eux, se comptent par centaines de milliers. Germinal devient, malgré lui, la bible des mineurs en grève — quand il meurt, des délégations ouvrières viendront de tout le nord de la France pour saluer son cercueil aux cris de « Germinal ! Germinal ! ». Le 13 janvier 1898, il publie "J'accuse" en une du journal L'Aurore une lettre ouverte au président de la République, pour dénoncer la condamnation du capitaine Dreyfus. Le titre, trouvé par Clemenceau, tient en deux mots qui vont traverser les siècles : J'accuse…! Zola nomme les responsables un à un, les accuse de faux, de complot, d'antisémitisme d'État. Il sait ce qu'il risque : le procès en diffamation, la ruine, l'exil. Il le fait quand même. Condamné à un an de prison, il s'enfuit en Angleterre, y vit onze mois d'un exil misérable et solitaire dans des pensions de famille. Il rentre en France en 1899. L'affaire Dreyfus finira par lui donner raison — le capitaine sera réhabilité en 1906, quatre ans après la mort de Zola. Le 29 septembre 1902, il est retrouvé mort chez lui, rue de Bruxelles à Paris, asphyxié par les émanations d'une cheminée bouchée. Sa femme, à ses côtés, survit de justesse. Accident ? Officiellement, oui. Mais dès les premières heures, la rumeur d'un assassinat court : un couvreur antidreyfusard aurait, disait-on, obstrué le conduit pendant des travaux, en pleine nuit. Trente-et-un ans plus tard, en 1953, un vieil ouvrier confessera sur son lit de mort avoir participé au crime. Vérité, affabulation ? On ne le saura jamais tout à fait. Ses obsèques rassemblent une foule immense au Panthéon — Anatole France y prononce un discours resté célèbre : « Il fut un moment de la conscience humaine. » En 1908, ses cendres sont transférées au Panthéon, sous les huées de la droite antidreyfusarde et un coup de revolver tiré sur Alfred Dreyfus en personne, présent à la cérémonie. Zola repose désormais face à Victor Hugo, celui qu'enfant il vénérait plus que tout. La boucle est bouclée — celle d'un homme qui, plus qu'aucun autre, aura mis sa plume au service de ceux qui n'en avaient pas.
Impasse Gauguin
patrimoineImpasse Lei Mendi
patrimoineImpasse les Bories
patrimoineImpasse Lou Ben Dou Soudat
patrimoineImpasse Madeleine Borgna
patrimoineImpasse Mélissane
patrimoineImpasse Melrose
patrimoineImpasse Mistral
patrimoineImpasse Roubaud
patrimoineImpasse Saint-Charles
patrimoineImpasse Sainte-Rosalie
patrimoineImpasse Saint-François
patrimoineImpasse Saint-Romain
patrimoineImpasse Valentin
patrimoineImpasse Venturi
patrimoineImpasse Verminck
patrimoineImpasse Vieille
patrimoineLa Provençale
patrimoineLe Clos de Léon
patrimoineLes Allées de Saint-Jean
patrimoineLes Jardins du Stade
patrimoineLotissement Domaine Saint-Michel
patrimoineLotissement la Roucaoudo
patrimoineLotissement Les Jardins du Stade
patrimoineMontée de la Bégude
patrimoineMontée des Pins
patrimoineMontée du Rocher Bleu
patrimoinePasserelle du 14 Juillet
patrimoinePetite Draille
patrimoinePlace du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Place du Souvenir Français
patrimoinePlace Verminck
patrimoinePorte de Bassac
patrimoineRésidence Park And Suites
patrimoineRésidence Saint-Michel
patrimoineRond-Point de la Croix du Goi
patrimoineRond-Point de l'Europe
patrimoineRoute de Belcodène
patrimoineRoute de Gardanne
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patrimoineRue de la République
patrimoineRue de L'Escalade
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Rue de Sainte-Victoire
patrimoineRue des Fabres
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patrimoineRue du 14 Juillet
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patrimoineRue du Chanoine Moisan
patrimoineRue du Château Vert
patrimoineRue du Clos
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