Rues de Frontenay-Rohan-Rohan
123 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Aimé Bonpland
patrimoineAllée Anatole France
cultureFils de libraire parisien, Jacques Anatole François Thibault (1844-1924) commença par écrire de la poésie avant de se tourner vers la prose. Sous le pseudonyme d'Anatole France, hommage à son père, il devint bibliothécaire au Sénat en 1876 et rédigea la chronique littéraire du prestigieux journal Le Temps de 1886 à 1893, forgeant peu à peu sa réputation d'humaniste sceptique et lettré. Il obtint la notoriété en 1881 avec Le Crime de Sylvestre Bonnard, l'histoire d'un vieil érudit selon lequel « savoir n'est rien, imaginer est tout », et qui n'hésite pas à enlever une petite fille pour la protéger d'un tuteur abusif. Grand admirateur — et amant fidèle vingt-cinq années durant — de Léontine Arman de Caillavet, hôtesse d'un des salons les plus influents de Paris qui fut sa muse et sa correctrice, il donna dans les années 1890 sa fresque en quatre volumes de l'Histoire contemporaine (1897-1901), tableau ironique et féroce de la société de son temps. Politiquement, l'affaire Dreyfus le radicalisa : il fut l'un des premiers signataires du Manifeste des intellectuels en 1898, aux côtés de son ami Émile Zola, et alla jusqu'à rendre sa Légion d'honneur en signe de protestation. Sa satire féroce de la classe politique, L'Île des Pingouins (1908), acheva de le placer à gauche. Compagnon de route de Jaurès, il salua en 1919 la Révolution russe et soutint le jeune Parti communiste français. Sa gloire fut immense : couronné du prix Nobel de littérature en 1921, il reçut à sa mort en 1924 des funérailles nationales. Mais dès le lendemain, les jeunes surréalistes — Breton, Aragon, Éluard — publiaient contre lui un pamphlet vengeur intitulé « Un cadavre », marquant le début d'un long purgatoire littéraire dont il ne se relèvera jamais. Son ironie mordante reste pourtant étonnamment actuelle : « On croit mourir pour la patrie et on meurt pour des industriels. »
Allée Charles Péguy
patrimoineAllée Claire Sainte-Soline
patrimoineAllée des Bignonias
patrimoineAllée des Cormiers
patrimoineAllée des Jardins
patrimoineAllée des Rois
patrimoineAllée du Champ du Four
patrimoineAllée Ernest Pérochon
patrimoineAllée Eugène Fromentin
patrimoineAllée Fontaine de la Mariée
patrimoineAllée Gaston Chéreau
patrimoineAllée Gendarme Thierry
patrimoineAllée Pierre Loti
patrimoineAllée Samuel Champlain
patrimoineChemin de Baigne Canne
patrimoineChemin de Cottereau
patrimoineChemin de la Chaume Pierreuse
patrimoineChemin de la Courance
patrimoineChemin de la Métairie
patrimoineChemin de la Noraie
patrimoineChemin de la Plaine
patrimoineChemin de la Voirie
patrimoineChemin de Patarine
patrimoineChemin de Sainte-Catherine
patrimoineChemin des Aurès
patrimoineChemin des Grelles
patrimoineChemin des Ouches
patrimoineChemin du Bief
patrimoineChemin du Bois
patrimoineChemin du Bois du Jard à Bessines
patrimoineChemin du Défunt
patrimoineChemin du Four
patrimoineChemin du Lavoir
patrimoineChemin du Marais
patrimoineChemin Rural
patrimoineChemin rural le Routin
patrimoineChemin Rural le Routin
patrimoineCité les Tonnelles
patrimoineGrande Rue
patrimoineImpasse de la Garenne
patrimoineImpasse de la Meschineterie
patrimoineImpasse de la Motte Sainte
patrimoineImpasse des Lavandières
patrimoineImpasse des Muriers
patrimoineImpasse du Quereux
patrimoineLa Grand Route
patrimoineLe Chemin Vieux
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace René Cassin
patrimoineRoute de Brioux
patrimoineRoute de la Broute
patrimoineRoute de la Gare
patrimoineRoute de la Rochelle
patrimoineRoute de Niort
patrimoineRoute de Sansais
patrimoineRoute de Vallans
patrimoineRue Albert Camus
patrimoineRue Amédée et Norbert Migault
patrimoineRue André Giannesini
patrimoineRue Bief Chabot
patrimoineRue Boucicault
patrimoineRue de Bel Air
patrimoineRue de Chasserat
patrimoineRue de Cottereau
patrimoineRue de Fronsac
patrimoineRue de Garnache
patrimoineRue de la Berlinerie
patrimoineRue de la Corde
patrimoineRue de la Croix Blanche
patrimoineRue de la Forge
patrimoineRue de la Forteresse
patrimoineRue de la Fruitière
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Garenne
patrimoineRue de la Grande Aire
patrimoineRue de la Grande Fontaine
patrimoineRue de la Laiterie
patrimoineRue de la Marche
patrimoineRue de la Motte Sainte
patrimoineRue de la Souche
patrimoineRue de la Trémoille
patrimoineRue de l'Aumonerie
patrimoineRue de la Victoire
patrimoineRue de l'Île
patrimoineRue de l'Ouche
patrimoineRue des Blanchaux
patrimoineRue des Chambeaux
patrimoineRue des Champs
patrimoineRue des Halles
patrimoineRue des Imonets
patrimoineRue des Meuniers
patrimoineRue des Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue des Prises
patrimoineRue des Remparts
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue des Trois Rois
patrimoineRue du Bignon
patrimoineRue du Champ de Foire
patrimoineRue du Docteur Gandouet
patrimoineRue du Docteur Jean Debègue
patrimoineRue du Four Grenier
patrimoineRue du Gazon
patrimoineRue du Genêt
patrimoineRue du Grand Bois
patrimoineRue du Gué
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Logis
patrimoineRue du Paradis
patrimoineRue du Rabiou
patrimoineRue du Rivaud
patrimoineRue du Rivault
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Verger Bouquet
patrimoineRue Gain Denier
patrimoineRue Marcaise
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Paul Alexandre Soreau
patrimoineRue René Caillé
patrimoineRue René Cassin
patrimoineRue Soubise
patrimoineSquare des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.