Rues de Fourques
66 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Avenue du Canigou
patrimoineAvenue du Roussillon
patrimoineAvenue du Vallespir
patrimoineCamí Del Voló
patrimoineCarrer Gran
patrimoineChemin de l'Aramon
patrimoineChemin de Thuir
patrimoineImpasse de la Côte Vermeille
patrimoineImpasse de l'Église
patrimoineImpasse des Albères
patrimoineImpasse des Iris
patrimoineImpasse des Jardins
patrimoineImpasse des Mimosas
patrimoineImpasse du Pla de Saint-Vincent
patrimoineImpasse du Roussillon
patrimoineLotissement le Réart
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace des Coquelicots
patrimoineRiu Major
patrimoineRoute de Montauriol
patrimoineRoute Départementale 615
patrimoineRoute de Trouillas
patrimoineRue de Catalogne
patrimoineRue de la Côte Vermeille
patrimoineRue de la Fount Del Tarré
patrimoineRue de l'Albe
patrimoineRue de la Marinade
patrimoineRue de la Péjouane
patrimoineRue de la Rourède
patrimoineRue de l'Aspre
patrimoineRue de la Tramontane
patrimoineRue de la Treille
patrimoineRue de l'Espérance
patrimoineRue Dels Quatre Cantous
patrimoineRue d'Éole
patrimoineRue de Saint-Sébastien
patrimoineRue des Albères
patrimoineRue des Alicantes
patrimoineRue des Amandiers
patrimoineRue des Camélias
patrimoineRue des Carignans
patrimoineRue des Chasselas
patrimoineRue des Chèvrefeuilles
patrimoineRue des Genêts
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Jasmins
patrimoineRue des Lauriers
patrimoineRue des Lavandes
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Marguerites
patrimoineRue des Muscats
patrimoineRue des Oiseaux
patrimoineRue des Primevères
patrimoineRue des Pyrénées
patrimoineRue des Rosiers
patrimoineRue des Sureaux
patrimoineRue des Taste Vin
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue des Vignes
natureRue des Violettes
patrimoineRue du 8 Mai 1945
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Docteur Massina
patrimoineRue du Llevant
patrimoineRue du Puits
patrimoineVéloroute des Aspres
patrimoine