Rues de Fourques
163 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Ancien chemin de Bellegarde
patrimoineAvenue de Beaucaire
patrimoineAvenue de Courtois
patrimoineAvenue de Frigoulet
patrimoineAvenue de Nîmes
patrimoineAvenue des Boutes
patrimoineAvenue des Draillettes
patrimoineAvenue des Prés d'Arlac
patrimoineAvenue du Canigou
patrimoineAvenue du Roussillon
patrimoineAvenue du Vallespir
patrimoineAvenue du Vieux Pont
patrimoineAvenue Paul Vaillant-Couturier
patrimoineCamí Del Voló
patrimoineCarrer Gran
patrimoineChemin Collongue et Cornille
patrimoineChemin de Baisse Redonne
patrimoineChemin de Barrau
patrimoineChemin de l'Aramon
patrimoineChemin de la Reyranglade
patrimoineChemin de la Sauvagine
patrimoineChemin de Maillan
patrimoineChemin des Boutes
patrimoineChemin des Clos
patrimoineChemin des Digues
patrimoineChemin des Lampourdans
patrimoineChemin des Narettes
patrimoineChemin des Ormeaux
patrimoineChemin des Partisans
patrimoineChemin des Patis
patrimoineChemin des Saules
patrimoineChemin des Sauliers
patrimoineChemin de Thuir
patrimoineChemin du Barquet
patrimoineChemin du Château
patrimoineChemin du Mas de Village
patrimoineChemin du Rouinet
patrimoineChemin Saint Joseph
patrimoineChemin Saint Jospeh
patrimoineChemin Saint-Paul
patrimoineCours Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Impasse Alberto Giacometti
patrimoineImpasse de la Côte Vermeille
patrimoineImpasse de la Fabrique
patrimoineImpasse de l'Affenage
patrimoineImpasse de la Prainerie
patrimoineImpasse de l'Église
patrimoineImpasse des Albères
patrimoineImpasse des Baronnes
patrimoineImpasse des Consorts Privat
patrimoineImpasse des Iris
patrimoineImpasse des Jardins
patrimoineImpasse des Marjolaines
patrimoineImpasse des Mimosas
patrimoineImpasse du Clos des Vignes
natureImpasse du Pla de Saint-Vincent
patrimoineImpasse du Roussillon
patrimoineImpasse Frigoulet
patrimoineImpasse Georges Braque
patrimoineImpasse Henri Matisse
culture« Un fauteuil pour l'esprit fatigué »Rien ne destinait Henri Matisse (1869-1954), fils d'un marchand de grains du Nord, à devenir l'un des plus grands peintres du XXᵉ siècle. Étudiant en droit à Paris, employé chez un avoué à Saint-Quentin, Henri Matisse menait une vie modeste et sans éclat quand, à vingt ans, une crise d'appendicite le cloua au lit pour de longues semaines. Sa mère lui offrit une boîte de peinture pour l'occuper. Ce fut une révélation. « Le moment où j'ai eu cette boîte de couleurs dans les mains, j'ai senti que là était ma vie. » Il abandonna le droit, monta à Paris étudier la peinture, et n'arrêta plus jamais.Ses débuts furent obscurs et pauvres. Il copiait des maîtres au Louvre pour survivre, épousa Amélie Parayre en 1898, eut trois enfants, exposa dans l'indifférence. Puis vint le scandale fondateur : au Salon d'automne de 1905, il présente avec Derain, Vlaminck et quelques autres des toiles aux couleurs pures, violentes, non naturalistes. Un critique, effaré, les traite de « fauves ». Le nom est resté : le fauvisme venait de naître, premier mouvement d'avant-garde du siècle. En quelques années, Matisse devient le rival déclaré de Picasso à Paris — les deux hommes se surveillent, s'admirent, se moquent, s'influencent secrètement. « Nous devons parler l'un à l'autre autant que nous le pouvons », disait Picasso. « Quand l'un de nous mourra, il y a des choses que l'autre ne pourra plus dire à personne. »À partir des années 1910, Matisse voyage — Maroc, Russie, Tahiti — et cherche partout la même chose : la couleur pure, la ligne dansante, la joie. En 1908, il avait formulé son idéal dans une phrase célèbre : « Ce que je rêve, c'est un art d'équilibre, de pureté, de tranquillité… un lambrissement qui repose de la fatigue, un fauteuil pour l'esprit fatigué. » Cette exigence de sérénité, à contre-courant des angoisses du siècle, lui vaudra parfois d'être jugé décoratif — reproche qu'il portera comme une décoration.Installé à Nice à partir de 1917, il peint ses grandes odalisques baignées de lumière méditerranéenne, puis se réinvente à chaque décennie : lithographies, sculptures, illustrations pour Mallarmé et Joyce. En 1941, un cancer du duodénum le laisse alité pour la vie — mais loin d'abandonner, il invente une nouvelle technique : les gouaches découpées. Depuis son lit, ciseaux à la main, il « dessine dans la couleur » de vastes compositions collées, éclatantes, joyeuses. La Tristesse du roi, La Piscine, Nu bleu — les chefs-d'œuvre de sa dernière période sont ceux d'un homme couché qui, à quatre-vingts ans, réinvente son art.Sa dernière grande œuvre est la chapelle du Rosaire de Vence (1948-1951), qu'il conçoit intégralement — vitraux, fresques, mobilier, chasubles — comme un cadeau à la religieuse dominicaine qui l'avait soigné pendant sa maladie. Il mourut à Nice en 1954, à quatre-vingt-quatre ans. Picasso, apprenant la nouvelle, se serait tu longuement, puis aurait murmuré : « Il n'y a plus que moi maintenant. »
Impasse Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Impasse les Jonquilles
patrimoineImpasse les Sophoras
patrimoineImpasse Maurice Ravel
patrimoineImpasse Paul Cézanne
patrimoineImpasse Paul Gauguin
patrimoineImpasse Van Gogh
patrimoineLa Camarguaise
patrimoineLotissement le Réart
patrimoinePassage de Courtois
patrimoinePassage du Raseteur
patrimoinePlace d'Argence
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace des Coquelicots
patrimoineRiu Major
patrimoineRoute de Fourques
patrimoineRoute de Montauriol
patrimoineRoute Départementale 615
patrimoineRoute de Trouillas
patrimoineRue Alphonse Daudet
patrimoineRue André Bouix
patrimoineRue Barthélemy Contestin
patrimoineRue Basse
patrimoineRue Baudoin
patrimoineRue Beauséjour
patrimoineRue Charles de La Rupelle
patrimoineRue Cornille
patrimoineRue de Catalogne
patrimoineRue de la Côte Vermeille
patrimoineRue de la Fount Del Tarré
patrimoineRue de l'Albe
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de la Marinade
patrimoineRue de l'Ancienne Gare
patrimoineRue de l'Ancienne Poste
patrimoineRue de la Péjouane
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de la Rompie
patrimoineRue de la Rourède
patrimoineRue de l'Aspre
patrimoineRue de la Tramontane
patrimoineRue de la Treille
patrimoineRue de Ledignan
patrimoineRue de Lédignan
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Espérance
patrimoineRue Dels Quatre Cantous
patrimoineRue d'Éole
patrimoineRue de Saint-Sébastien
patrimoineRue des Albères
patrimoineRue des Alicantes
patrimoineRue des Amandiers
patrimoineRue des Arènes
patrimoineRue des Camélias
patrimoineRue des Carignans
patrimoineRue des Chasselas
patrimoineRue des Chèvrefeuilles
patrimoineRue des Dames
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Genêts
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Jasmins
patrimoineRue des Lauriers
patrimoineRue des Lavandes
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Malautières
patrimoineRue des Marguerites
patrimoineRue des Mascarades
patrimoineRue des Muscats
patrimoineRue des Oiseaux
patrimoineRue des Primevères
patrimoineRue des Pyrénées
patrimoineRue des Rosiers
patrimoineRue des Saladelles
patrimoineRue des Sureaux
patrimoineRue des Taste Vin
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue des Vignes
natureRue des Violettes
patrimoineRue du 8 Mai 1945
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Delta
patrimoineRue du Docteur Massina
patrimoineRue du Llevant
patrimoineRue du Petit Rhône
patrimoineRue du Pont Neuf
patrimoineRue du Puits
patrimoineRue du Trident
patrimoineRue Étienne Courlas
patrimoineRue Fanfonne Guillerme
patrimoineRue Frédéric Mistral
patrimoineRue Jean Giono
patrimoineRue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Rue José d'Arbaud
patrimoineRue Lucien Volle
patrimoineRue Marcel Pagnol
patrimoineRue Molière
patrimoineRue Pablo Picasso
patrimoineRue Pierre Semard
patrimoineRue Roche
patrimoineVéloroute des Aspres
patrimoineViaRhôna
patrimoineVieux Pont de Fourques
patrimoine