Rues de Fontivillié
90 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée des Chaumes
patrimoineAllée du Logis
patrimoineAllée du Paradis
patrimoineChemin de la Brulonnerie
patrimoineChemin de la Fontaine
patrimoineChemin de la Forge
patrimoineChemin de la Raffinière
patrimoineChemin des Abeilles
natureAucun autre insecte n'a autant fasciné les hommes. Depuis au moins 4 500 ans — le plus ancien témoignage connu d'une ruche domestiquée, un bas-relief du temple solaire de Niouserrê, près du Caire, date de 2400 avant notre ère — l'humanité récolte le miel de l'abeille et lui prête des pouvoirs presque sacrés. Un vieux mythe égyptien, conservé sur un papyrus rituel, raconte que le dieu solaire Rê pleura, que ses larmes tombèrent sur le sol, et que chacune d'elles devint une abeille aussitôt mise au travail parmi les fleurs. L'hiéroglyphe de l'abeille (bit) désignait la royauté de Basse-Égypte, et le nom des pharaons était précédé de la formule « Celui qui appartient au jonc et à l'abeille ». Napoléon reprendra cette symbolique impériale des siècles plus tard, en cousant des abeilles d'or sur son manteau du sacre. Sous le vernis mythologique, une petite merveille de biologie. L'abeille appartient à l'ordre des hyménoptères — celui des insectes à quatre ailes membraneuses, qui compte aussi les guêpes et les fourmis. L'abeille européenne, Apis mellifera, doit son nom au latin mel, le miel : elle est dite mellifère, littéralement « qui porte le miel ». Elle forme des colonies pouvant compter jusqu'à 80 000 individus organisées autour d'une reine unique. Ses ouvrières, longues de douze millimètres à peine, arborent sur l'abdomen la fameuse zébrure brun-doré et noir qui la fait parfois confondre avec la guêpe — mais son corps est couvert d'une pilosité dense là où celui de la guêpe reste lisse et brillant, seul critère vraiment fiable pour les distinguer. Ses pattes postérieures portent des corbeilles à pollen, et elle bâtit des alvéoles à l'angle mathématiquement parfait — l'hexagone, forme la plus économe en cire pour la surface qu'elle occupe. Le monde compte environ 20 000 espèces d'abeilles, dont un millier en France — la plupart sauvages, solitaires, et sans miel à offrir. C'est l'espèce Apis mellifera est, à l'échelle mondiale, le pollinisateur agricole le plus précieux : environ trois quarts des cultures vivrières — pommiers, amandiers, cerisiers, colza, tournesol — dépendent en partie du travail des pollinisateurs. Depuis plusieurs décennies pourtant, un phénomène d'effondrement des colonies inquiète chercheurs et apiculteurs : pesticides, acarien Varroa destructor arrivé en Europe dans les années 1980, monocultures, frelon asiatique, dérèglement climatique — les causes s'additionnent plus qu'elles ne se substituent. Il paraît qu'une seule abeille ne produit, dans toute sa vie, qu'un douzième de cuillère à café de miel. Sur le rebord d'une tartine, c'est donc l'œuvre d'une douzaine de vies entières — un été de travail, une part de mythologie égyptienne, et un service écologique planétaire, le tout sans jamais rien réclamer.
Chemin des Châtaigniers
patrimoineChemin des Chevreuils
patrimoineChemin des Maisons Fleuries
patrimoineChemin des Talles
patrimoineChemin des Villedonnes
patrimoineChemin du Bois Nègre
patrimoineChemin du Colombier
patrimoineChemin du Grand Lac
patrimoineChemin du Muguet
patrimoineClos de la Siraudière
patrimoineCôte de Magnou
patrimoineImpasse de la Futaie
patrimoineImpasse de la Métairie
patrimoineImpasse des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Impasse des Bouleaux
patrimoineImpasse des Chapelles
patrimoineImpasse des Érables
patrimoineImpasse des Lacs
patrimoineImpasse des Lauriers
patrimoineImpasse des Minées
patrimoineImpasse des Parcs
patrimoineImpasse des Tisserands
patrimoineImpasse des Vignes
natureImpasse du Champ du Chêne
natureImpasse du Champ Roy
patrimoineImpasse du Chemin de Melle
patrimoineImpasse du Chêne
natureImpasse du Marronnier
patrimoineImpasse du Tilleul
naturePassage de la Barbette
patrimoinePlace de l'Église
patrimoineRoute de Chef-Boutonne
patrimoineRoute de la Croix
patrimoineRoute de la Groie
patrimoineRoute de la Laiterie
patrimoineRoute de la Pagerie
patrimoineRoute de la Roche
patrimoineRoute de Limoges
patrimoineRoute de Melle
patrimoineRoute de Merilly
patrimoineRoute Départementale 737 de Saint-Maixent à Angoulême
patrimoineRoute de Pied Chétif
patrimoineRoute des Ajoncs
patrimoineRoute des Chaillots
patrimoineRoute des Forges
patrimoineRoute des Lavoirs
patrimoineRoute des Perrefites
patrimoineRoute des Pierres Brunes
patrimoineRoute des Romains
patrimoineRoute des Vergers
patrimoineRoute des Vignes
natureRoute du Bois de la Garde
patrimoineRoute du Joug
patrimoineRoute du Plan du Cep
patrimoineRoute du Temple
patrimoineRue de la Balade
patrimoineRue de la Chapelle
patrimoineRue de la Gasse au Loup
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de la Tesserie
patrimoineRue de l'Épicière
patrimoineRue de l'Espérance
patrimoineRue des Arts
patrimoineRue des Fours à Chaux
patrimoineRue des Lacs
patrimoineRue des Lavandières
patrimoineRue des Pierres Bleues
patrimoineRue des Tisserands
patrimoineRue des Vieilles Pierres
patrimoineRue des Vignes
natureRue du Commandant Proust
patrimoineRue du Forgeron
patrimoineRue du Four Banal
patrimoineRue du Grand Lac
patrimoineRue du Maréchal Ferrant
patrimoineRue du Pré Chapelier
patrimoineRue du Puits
patrimoineRue du Puits de la Barre
patrimoineRue du Sabotier
patrimoineRue du Vallon
patrimoineRue Julien Caillaud
patrimoineVoie Romaine
patrimoine