Rues de Fontaine
213 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Belle Rive
patrimoineAllée Clarissa Jean-Philippe
patrimoineAllée de Gève
patrimoineAllée de la Pinéa
patrimoineAllée des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Allée des Alisiers
patrimoineAllée des Balmes
patrimoineAllée des Bouleaux
patrimoineAllée des Catalpas
patrimoineAllée des Charmes
patrimoineAllée des Epicéas
patrimoineAllée des Érables
patrimoineAllée des Frênes
patrimoineAllée des Ifs
patrimoineAllée des Magnolias
patrimoineAllée des Mûriers
patrimoineAllée des Ormes
patrimoineAllée des Peupliers
natureAllée des Plans
patrimoineAllée des Sorbiers
patrimoineAllée des Tulipiers
patrimoineAllée du Domaine Fleuri
patrimoineAllée du Vivier
patrimoineAllée Germaine Tillion
patrimoineAllée piétonne d'accès à l'école
patrimoineAncienne Mairie
patrimoineAvenue Ambroise Croizat
patrimoineAvenue Aristide Briand
patrimoineAvenue de la République
patrimoineAvenue du Vercors
patrimoineAvenue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Avenue Lénine
patrimoineBoulevard Joliot Curie
patrimoineBoulevard Paul Langevin
patrimoineCharles Michels
patrimoineCharmettes
patrimoineChemin de la Digue
patrimoineChemin de la Tour à Fontaine
patrimoineChemin de Pariset à Vouillant et aux Balmes
patrimoineChemin de Pariset à Vouillant et Fontaine
patrimoineChemin des Bois des Vouillants
patrimoineChemin des Charrières
patrimoineChemin des Ferrières
patrimoineChemin du Coup de Sabre
patrimoineChemin du Génie
patrimoineChemin sous la Roche
patrimoineCurie - Vercors
patrimoineDomaine des Ferrières
patrimoineÉcole Robespierre
patrimoineEdmond Vigne
natureEnsemble sportif Maurice Thorez / Lino Refuggi / Aristide Bergès
patrimoineFontaine - Hôtel de Ville - La Source
patrimoineGérard Philipe
patrimoineGymnase Robert Vial
patrimoineImpasse Charles Michels
patrimoineImpasse de Chartreuse
patrimoineImpasse de Charvet
patrimoineImpasse de la Bièvre
patrimoineImpasse de la Falaise
patrimoineImpasse de la Traverse
patrimoineImpasse de l'Echaillon
patrimoineImpasse de l'Oisans
patrimoineImpasse des Chambarands
patrimoineImpasse des Cheminots
patrimoineImpasse des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Impasse des Îles
patrimoineImpasse des Jacinthes
patrimoineImpasse des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Impasse des Muriers
patrimoineImpasse des Primevères
patrimoineImpasse du Dauphiné
patrimoineImpasse du Trièves
patrimoineImpasse du Verger Fleuri
patrimoineImpasse Jacques Brel
patrimoineImpasse Jacquet
patrimoineJean Prévost
patrimoineJules Guesde
patrimoineKarl Marx
patrimoineLa Poya
patrimoineLa Sure
patrimoineLes Écrins
patrimoineLes Odélias
patrimoineLotissement les Bleuets
patrimoineLouis Maisonnat
patrimoineMail Cachin
patrimoineMail Germaine Tillion
patrimoineMail Marcel Cachin
patrimoineMail Vercors
patrimoineMarat
patrimoineParvis Audin
patrimoineParvis de Schmalkalden
patrimoinePlace de la Commune de Paris
patrimoinePlace des Écrins
patrimoinePlace du Marché Cachin
patrimoinePlace du Néron
patrimoinePlace Henri Chapays
patrimoinePlace Louis Maisonnat
patrimoinePlace Salvador Allende
patrimoinePont du Drac
patrimoinePont du Vercors
patrimoinePont Esclangon
patrimoinePromenade Courtade
patrimoinePromenade de la Petite Saône
patrimoineQuai du Drac
patrimoineRomain Rolland
patrimoineRue Aimé Bouchayer
patrimoineRue Antoine Polotti
patrimoineRue Armand et Marius Barbi
patrimoineRue Aubert
patrimoineRue Babeuf
patrimoineRue Baptiste Marcet
patrimoineRue Charles Michels
patrimoineRue Colonel Fabien
patrimoineRue Colonel Manhès
patrimoineRue d'Alpignano
patrimoineRue Danièle Casanova
patrimoineRue d'Arcelle
patrimoineRue de Belledonne
patrimoineRue de Chamechaude
patrimoineRue de Chamrousse
patrimoineRue de la Bastille
patrimoineRue de l'Abbaye
patrimoineRue de l'Abbé Vincent
patrimoineRue de la Cité
patrimoineRue de la Digue du Drac
patrimoineRue de la Drague
patrimoineRue de la Gaîté
patrimoineRue de la Liberté
patrimoineRue de la Mutualité
patrimoineRue de la Paix
patrimoineRue de la Poya
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de l'Argentière
patrimoineRue de la Robertière
patrimoineRue de la Saulée
patrimoineRue de la Sure
patrimoineRue de la Trefforine
patrimoineRue de l'Isère
patrimoineRue de l'Obiou
patrimoineRue de Paris
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Rue des Alliés
patrimoineRue des Alpes
patrimoineRue de Sassenage
patrimoineRue des Balmettes
patrimoineRue des Buissonnées
patrimoineRue des Charmettes
patrimoineRue des Déportés du 11 Novembre 1943
patrimoineRue des Marais
patrimoineRue des Marronniers
patrimoineRue des Martyrs
histoireRue de Sornin
patrimoineRue du Centre
patrimoineRue du Charmant Som
patrimoineRue du Commandant Lenoir
patrimoineRue du Docteur Valois
patrimoineRue du Doyen Gosse
patrimoineRue du Grand Veymont
patrimoineRue du Grésivaudan
patrimoineRue du Midi
patrimoineRue du Moucherotte
patrimoineRue du Polygone
patrimoineRue du Rachais
patrimoineRue du Saint-Eynard
patrimoineRue du Taillefer
patrimoineRue Engels
patrimoineRue Eugène Charbonnier
patrimoineRue Fernand Léger
patrimoineRue François Janolin
patrimoineRue François Marceau
patrimoineRue Gabriel Péri
patrimoineRue Garibaldi
patrimoineRue George Sand
patrimoineRue Gérard Philipe
patrimoineRue Guy Môcquet
patrimoineRue Hector Berlioz
cultureFils de médecin destiné à la médecine, Hector Berlioz (1803-1869) quitta l'école de santé à Paris pour la musique — au grand désespoir de son père qui lui coupa les vivres. Il entra au Conservatoire en 1823, remporta le prix de Rome en 1830 avec sa cantate Sardanapale, l'année même où sa Symphonie fantastique fit scandale à Paris. Cette œuvre folle et vertigineuse — récit halluciné d'un jeune artiste qui s'empoisonne à l'opium en rêvant qu'il assassine sa bien-aimée, est guillotiné, puis assiste à un sabbat de sorcières — était autobiographique : Berlioz venait de tomber follement amoureux, sans oser lui parler, de l'actrice irlandaise Harriet Smithson, vue au théâtre dans du Shakespeare. Détail savoureux : Harriet finit par entendre la symphonie, comprit qu'elle en était le sujet, rencontra Berlioz, et l'épousa en 1833. Le mariage fut désastreux, mais l'histoire est unique dans les annales musicales. Longtemps méconnu en France, Berlioz gagna sa vie par la critique musicale — plume redoutée et acerbe — et par de longues tournées à l'étranger (Allemagne, Autriche, Russie, Londres) où on l'adulait déjà quand Paris continuait de le bouder. Son Requiem (1837), puis sa Damnation de Faust (1846) et enfin son opéra monumental Les Troyens (composé de 1856 à 1858 mais jamais joué intégralement de son vivant), sommet de son œuvre, imposèrent peu à peu son génie. Maître absolu de l'orchestration — son Traité d'instrumentation et d'orchestration de 1844 fut la bible de tous les compositeurs jusqu'à Ravel —, ami de Liszt, Chopin, Paganini, Hugo et Delacroix, Berlioz mourut en 1869 dans l'amertume et la solitude, sa reconnaissance nationale encore à venir. Il est aujourd'hui considéré comme le plus grand compositeur français du XIXᵉ siècle.
Rue Henri Barbusse
patrimoineRue Henri Roudet
patrimoineRue Henri Wallon
patrimoineRue Jean Bocq
patrimoineRue Jean Pain
patrimoineRue Jean-Pierre Timbaud
patrimoineRue Jean Prévost
patrimoineRue Joseph Bertoin
patrimoineRue Jules Guesde
patrimoineRue Lazare Hoche
patrimoineRue Léon Pinel
patrimoineRue Lucien Sampaix
patrimoineRue Maréchal Joffre
patrimoineRue Marguerite Tavel
patrimoineRue Maurice Ravel
patrimoineRue Neuve
patrimoineRue Pablo Picasso
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Paul Éluard
patrimoineRue Paul Lafargue
patrimoineRue Paul Vaillant-Couturier
patrimoineRue Paul Vallier
patrimoineRue Pégoud
patrimoineRue Pierre Courtade
patrimoineRue Pierre Semard
patrimoineRue Professeur Esclangon
patrimoineRue René Camphin
patrimoineRue Robert Finet
patrimoineRue Romain Rolland
patrimoineRue Saint-Nizier
patrimoineRue Suzanne Valadon
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Rue Yves Farge
patrimoineSaint-Eynard
patrimoineSingle de Ferriere
patrimoineSquare André Hermitte
patrimoineSquare de la Palombière
patrimoine