Rues de Flers
287 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Ampère
patrimoineAllée Blanche Lande
natureAllée Claude Chappe
patrimoineAllée d'Aunou
patrimoineAllée de la Bissonnière
patrimoineAllée de la Chênaie
patrimoineAllée de la Fournière
patrimoineAllée de la Haute Devère
patrimoineAllée de la Roche Brune
patrimoineAllée des Acres
patrimoineAllée des Fleurs
patrimoineAllée des Grosparmy
patrimoineAllée des Hauts-Vents
patrimoineAllée des Joyaux
patrimoineAllée des Oiseaux
patrimoineAllée des Passereaux
patrimoineAllée des Pierres Précieuses
patrimoineAllée des Pierrettes
patrimoineAllée des Tisserands
patrimoineAllée du Pont des Racines
patrimoineAllée du Pré Neuf
patrimoineAllée Eugène Cabrol
patrimoineAllée Jacques Brel
patrimoineAllée Jean-François Restout
patrimoineAllée Louis Aragon
patrimoineAllée Roland Garros
patrimoineAncien Chemin de Flers à Briouze
patrimoineAvenue de Dijon
patrimoineAvenue de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Avenue de La Liberté
patrimoineAvenue de l'Ermitage
patrimoineAvenue de l'Hermitage
patrimoineAvenue de l'Hôtel de Ville
patrimoineAvenue de Verdun
patrimoineAvenue du Château
patrimoineAvenue Louis Toussaint
patrimoineBMX
patrimoineChemin
patrimoineChemin de la Fouquerie
patrimoineChemin de la Géroudière
patrimoineChemin de la Guérinière
patrimoineChemin de la Mare
patrimoineChemin des Blanchisseuses
patrimoineChemin des Charetiers
patrimoineChemin des Hauts-Vents
patrimoineChemin des Tourelles
patrimoineChemin du Bas Hamel au Bois de la Selle
patrimoineChemin du Calvaire
patrimoineChemin du Hazé
patrimoineChemin Montagnou
patrimoineCité Appert
patrimoineCité de la Chaussée
patrimoineCité des Landelles
natureCité SNCF
patrimoineCour Cabrol
patrimoineCour Mauviel
patrimoineDe la Trigale au Buisson Corblin
patrimoineEsplanade Phoenix
patrimoineImpasse Albert Leneveu
patrimoineImpasse Beau-Vallon
patrimoineImpasse de la Bissonnière
patrimoineImpasse de la Butte aux Loups
patrimoineImpasse de la Digitale
patrimoineImpasse de la Fontaine
patrimoineImpasse de la Haguerie
patrimoineImpasse de la Jehannière
patrimoineImpasse de la Jossière
patrimoineImpasse de la Menthe
patrimoineImpasse de l'Oratoire
patrimoineImpasse des Closets
patrimoineImpasse des Freneaux
patrimoineImpasse des Fresneaux
patrimoineImpasse des Ifs
patrimoineImpasse Désiré Pilot
patrimoineImpasse des Rochettes
patrimoineImpasse du Cadran Solaire
patrimoineImpasse du Houlme
patrimoineImpasse du Serpolet
patrimoineImpasse du Vivier
patrimoineImpasse Fouchard
patrimoineImpasse François de Malherbe
patrimoineImpasse François Fauvel
patrimoineImpasse Georges Brassens
patrimoineImpasse Jacques Prévert
patrimoineImpasse Joachim du Bellay
patrimoineImpasse Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Impasse Lehugeur
patrimoineImpasse Lucien Rogos
patrimoineImpasse Pierre de Ronsard
patrimoineImpasse René Prestavoine
patrimoineImpasse René Prieur
patrimoineLa Brizoulière
patrimoineLa Hisière
patrimoineLes Crochères
patrimoineLes Grands Champs
patrimoinePassage Bignon
patrimoinePassage Bizourdi
patrimoinePassage Dijon
patrimoinePassage du Grand Rond
patrimoinePassage Gallet
patrimoinePassage Lecointe
patrimoinePassage Martial Pottier
patrimoinePassage Roland
patrimoinePassage Théodore Gallet
patrimoinePlace Alfred Nobel
patrimoinePlace Auguste Lelièvre
patrimoinePlace Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Place Charleston
patrimoinePlace Claudius Duperron
patrimoinePlace de l'Abbé René Amiard
patrimoinePlace du 14 Juillet
patrimoinePlace du Docteur Vayssière
patrimoinePlace du Général Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Place Guynemer
patrimoinePlace Jean Luc l'Écuyer
patrimoinePlace Mal De Lattre de Tassigny
patrimoinePlace Paulette Duhalde
patrimoinePlace Pierre Semard
patrimoinePlace Saint-Jean
patrimoinePourtour du Champ de Foire
patrimoineRésidence Jacques Prévert
patrimoineRoute de Banvou
patrimoineRoute de Domfront
patrimoineRoute de Ger à Pont d'Ouilly
patrimoineRoute de Sottavie
patrimoineRoute de Valjoie
patrimoineRue Abbé Jean-Baptiste Lecornu
patrimoineRue Amédée Bollée
patrimoineRue André Launay
patrimoineRue Arago
patrimoineRue Aristide Boucicaut
patrimoineRue Auguste Surville
patrimoineRue Bernard Palissy
sciencesArtisan autodidacte devenu l'un des plus grands céramistes de la Renaissance, Bernard Palissy (v.1510-1589) passa seize ans de sa vie obstinément penché sur son four, à chercher le secret de l'émail blanc à la vénitienne — ruinant sa famille, brûlant ses meubles pour alimenter son feu quand le bois vint à manquer. La légende, colportée jusque dans l'Encyclopédie de Diderot, veut qu'il ait sacrifié jusqu'aux planches de son plancher. Sa persévérance finit par payer : il inventa les fameuses « rustiques figulines », plats et bassins émaillés où grouillent, en relief saisissant, lézards, poissons, serpents, grenouilles et coquillages moulés d'après nature. Sa virtuosité lui valut la protection de Catherine de Médicis, pour qui il aménagea une grotte céramique aux Tuileries. Mais Palissy fut aussi un précurseur des sciences : converti au protestantisme vers 1546, il donna des conférences remarquées sur les eaux, les métaux, la formation des roches, et défendit contre l'Église l'idée révolutionnaire que les fossiles sont des restes d'animaux réels — bien avant la naissance de la paléontologie. Ses convictions religieuses lui valurent la prison sous Henri II, puis la Bastille à près de quatre-vingts ans, où il mourut en 1589. La légende raconte qu'Henri III, venu le presser d'abjurer, s'entendit répondre : « Sire, vous ne pouvez rien contre moi, car je sais mourir. »
Rue Blin
patrimoineRue Célestin Mautaint
patrimoineRue Charles Léandre
patrimoineRue Charles Mousset
patrimoineRue d'Athis
patrimoineRue de Belfort
patrimoineRue de Domfront
patrimoineRue de Gaspré
patrimoineRue de Ger
patrimoineRue de la 11e Division Britannique
patrimoineRue de la Bénardière
patrimoineRue de la Bissonnière
patrimoineRue de la Blanchardière
patrimoineRue de la Boule
patrimoineRue de la Butte aux Loups
patrimoineRue de la Chaussée
patrimoineRue de la Cité Lecomte
patrimoineRue de la Ferrière Percy
patrimoineRue de La Ferté Macé
patrimoineRue de la Fonderie
patrimoineRue de La Fontaine
patrimoineRue de la Fouquerie
patrimoineRue de la Fournière
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Géroudière
patrimoineRue de l'Agriculture
patrimoineRue de la Halle
patrimoineRue de la Harpe
patrimoineRue de la Jéhannière
patrimoineRue de la Jossière
patrimoineRue de la Minière
patrimoineRue de la Motte Ango
patrimoineRue de la Planchette
patrimoineRue de l'Aquilon
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de la Sapinière
patrimoineRue de la Verveine
patrimoineRue de l'Orangerie
patrimoineRue de Messei
patrimoineRue de Neuville
patrimoineRue de Paris
patrimoineRue des Alizés
patrimoineRue des Amicales
patrimoineRue des Bruyères
patrimoineRue des Castors
patrimoineRue des Chanoines Bunoust et Hervieux
patrimoineRue des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Déportés
patrimoineRue des Douets
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Haizes
patrimoineRue Désiré Pilot
patrimoineRue des Meletières
patrimoineRue des Monts Richards
patrimoineRue des Oisillons
patrimoineRue des Pages
patrimoineRue des Plantes
patrimoineRue des Pommiers
patrimoineRue des Près
patrimoineRue Desrivières
natureRue des Rochettes
patrimoineRue des Rosiers
patrimoineRue des Sports
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue de Warminster
patrimoineRue du 104e Régiment d'Infanterie
patrimoineRue du 14 Juillet
patrimoineRue du 6 Juin
patrimoineRue du Bel-Air
patrimoineRue du Bois de Flers
patrimoineRue du Bon Marché
patrimoineRue du Buisson Es Grand
patrimoineRue du Buisson Les Grands
patrimoineRue du Champ de Foire
patrimoineRue du Clos du Bois
patrimoineRue du Clos Morel
patrimoineRue du Collège
patrimoineRue du Commandant Charcot
patrimoineRue du Docteur Maubert
patrimoineRue du Docteur Schveitzer
patrimoineRue du Docteur Schweitzer
patrimoineRue du Docteur Vayssière
patrimoineRue du Hariel
patrimoineRue du Haze
patrimoineRue du Housset
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Mont Saint-Michel
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Noroît
patrimoineRue du Parc
patrimoineRue du Pellevé
patrimoineRue du Pont des Racines
patrimoineRue du Pont Féron
patrimoineRue du Sequoia
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Théâtre
cultureRue du Zéphyr
patrimoineRue Elie Frécourt
patrimoineRue Émile Dron
patrimoineRue Émile Vicq
patrimoineRue Ernest Maunoury
patrimoineRue Eugène Garnier
patrimoineRue Ferdinand Lucas
patrimoineRue François Arago
patrimoineRue Georges Brassens
patrimoineRue Georges Charpak
patrimoineRue Georges Vallée
patrimoineRue Georgette Monge
patrimoineRue Gustave Eiffel
patrimoineRue Guy Mollet
patrimoineRue Henri Dunant
patrimoineRue Henri Goussin
patrimoineRue Henri Laforest
patrimoineRue Henri Véniard
patrimoineRue Jacquard
patrimoineRue Jacques Durrmeyer
patrimoineRue Jacques Prévert
patrimoineRue Jean Chaptal
patrimoineRue Joachim du Bellay
patrimoineRue Joseph Morin
patrimoineRue Jules Appert
patrimoineRue Jules Foucault
patrimoineRue Jules Gévelot
patrimoineRue Jules Verne
patrimoineRue Julien Salles
patrimoineRue Lemonnier
patrimoineRue Louis Barrabé
patrimoineRue Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Maurice Collin
patrimoineRue Nationale
patrimoineRue Paul Bert
patrimoineRue Paul Garnier
patrimoineRue Paul Saniez
patrimoineRue Pierre Communale
patrimoineRue Pierre de Coubertin
patrimoineRue Pierre Lemière
patrimoineRue Pierre Vander-Gucht
patrimoineRue Plessard
patrimoineRue Principale
patrimoineRue René Prieur
patrimoineRue Richard Lenoir
patrimoineRue Saint-Georges
patrimoineRue Saint-Germain
patrimoineRue Saint-Gilles
patrimoineRue Saint-Jean
patrimoineRue Saint-Louis
patrimoineRue Saint-Sauveur
patrimoineRue Schnetz
patrimoineRue Simons
patrimoineRue Thimonnier
patrimoineRue Trompe Souris
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Square Delaunay
patrimoineVoie Communale No 2
patrimoine