Rues de Eyguières
193 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée du Docteur Deveaux
patrimoineAvenue de la Gare
patrimoineAvenue de la Guillaumette
patrimoineAvenue de la Liberté
patrimoineAvenue de l'Hirondelle
natureAvenue des Alpilles
patrimoineAvenue du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Avenue Gabriel Péri
patrimoineAvenue Lucien Cohen
patrimoineAvenue Paul Cézanne
patrimoineAvenue René Cassin
patrimoineAvenue Saint-Roch
patrimoineAvenue Saint-Véran
patrimoineAvenue Saint-Véredème
patrimoineCarraire du Congrès
patrimoineChemin de la Fontaine Gilouse
patrimoineChemin de la Mathène
patrimoineChemin de la Tasque
patrimoineChemin de Roudier
patrimoineChemin de Sainte-Anne
patrimoineChemin de Saint-Roch
patrimoineChemin de Saint-Véran
patrimoineChemin des Arènes
patrimoineChemin des Aubes
patrimoineChemin des Barres
patrimoineChemin des Cabins
patrimoineChemin des Cavalières
patrimoineChemin des Champines
patrimoineChemin des Frères Mineurs
patrimoineChemin des Magnanons
patrimoineChemin des Millepertuis
patrimoineChemin des Paradis
patrimoineChemin des Vignes Vieilles
natureChemin du Col de Melet
patrimoineChemin du Grand Brahis
patrimoineChemin du Hangar d'Emilien
patrimoineChemin du Lac
patrimoineChemin du Mas d'Espagne
patrimoineChemin du Midi
patrimoineChemin du Pin
patrimoineChemin du Valadet
patrimoineChemin Forestier du Gros Calan
patrimoineChemin Mas Fanny
patrimoineChemin Regirau
patrimoineChemin Trescalles
patrimoineCircuit de Compétition
patrimoineCircuit de Loisir
patrimoineClos des Cavaliers
patrimoineClos des Magnanons
patrimoineClos des Vignes Vieilles
natureClos Saint-Pierre
patrimoineDomaine des Garrigues
patrimoineDraille de Bouffigue
patrimoineDraille des Craux de la Ville
patrimoineDraille des Grignans
patrimoineFaubourg de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Faubourg l'Hirondelle
natureFaubourg Reyre
patrimoineGrand Vallon
patrimoineImpasse 23 Août 1944
patrimoineImpasse Auguste Chabaud
patrimoineImpasse Auguste Roll
patrimoineImpasse Clos de la Ferrage
patrimoineImpasse Darrel K.S
patrimoineImpasse de la Corse
patrimoineImpasse de la Crau
patrimoineImpasse de la Ferrage
patrimoineImpasse de la Guillaumette
patrimoineImpasse de la Mare
patrimoineImpasse de la Reinette
patrimoineImpasse des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Impasse des Figuiers
patrimoineImpasse des Gilouses
patrimoineImpasse des Icards
patrimoineImpasse des Lines
patrimoineImpasse des Platanes
patrimoineImpasse des Saules
patrimoineImpasse du Charron
patrimoineImpasse du Mas Neuf
patrimoineImpasse Four de l'Enclos
patrimoineImpasse Frédéric Mistral
patrimoineImpasse Sylvain Sylvestre
patrimoineL'Adeline
patrimoineLa Machouette
patrimoineLe Clos Roudier
patrimoineLe Défends
patrimoineLotissement des Piboules
patrimoineLotissement Le Batuna I
patrimoineLotissement Le Batuna II
patrimoineLotissement Le Pré Fleuri
patrimoineLotissement Le Pré Fleuri II
patrimoineLotissement Les Alpilles
patrimoineLotissement les Amandiers
patrimoineLotissement Les Gilouses
patrimoineLotissement Les Hortensias
patrimoineLotissement Les Jardins du Meyrol
patrimoineLotissement Le Sous-Bois
patrimoineLotissement Les Prairies
natureLotissement Les Trécasteaux Nord
patrimoineLotissement Nanou
patrimoineLotissement Saint-Blaise
patrimoineLotissement Sainte-Anne
patrimoineLotissement Saint-Marc
patrimoineMontée Bel Air
patrimoineMontée Saint-Joseph
patrimoinePlace Alphonse Daudet
patrimoinePlace Croix de Prêche
patrimoinePlace de la Couren
patrimoinePlace des Frères Roche
patrimoinePlace Léo Lelé
patrimoinePlace Monier
patrimoinePlace Poids de la Farine
patrimoinePlace René Seyssaud
patrimoinePlace Thiers
patrimoinePlanet Trécasteaux
patrimoineRésidence de l'Ancolie
patrimoineRésidence Le Jardin des Alpilles
patrimoineRésidence Les Félibres
patrimoineRésidence Les Myrtilles
patrimoineRoute d'Arles
patrimoineRoute d'Aureille
patrimoineRoute d'Avignon
patrimoineRoute de Miramas
patrimoineRoute des Garrigues
patrimoineRoute des Grignans
patrimoineRoute des Roudiers
patrimoineRoute d'Eyguières
patrimoineRue Albert Camus
patrimoineRue Albert Pouzoulet
patrimoineRue Alphonse Daudet
patrimoineRue Ancien Hôtel de Ville
patrimoineRue André Malraux
patrimoineRue Aubanel
patrimoineRue Barthelémy Boetti
patrimoineRue Bel-Air
patrimoineRue Bellevue
patrimoineRue Benquillon
patrimoineRue Berlier
patrimoineRue Boisgelin
patrimoineRue Carossière
patrimoineRue Carrossière
patrimoineRue Charloun Rieu
patrimoineRue Contrève
patrimoineRue d'Astre
patrimoineRue de Craponne
patrimoineRue de la Calade
patrimoineRue de la Glacière
patrimoineRue de l'Appel du 18 Juin 1944
patrimoineRue de la Romanière
patrimoineRue de la Treille
patrimoineRue de l'Hôpital
patrimoineRue des Cerisiers
patrimoineRue des Frères Perret
patrimoineRue des Icards
patrimoineRue des Piboules
patrimoineRue des Roudiers
patrimoineRue di Banastie
patrimoineRue du Batuna
patrimoineRue du Calvaire
patrimoineRue du Couvent
patrimoineRue du Fort de la Ville
patrimoineRue du Fossé Meyrol
patrimoineRue du Grand Pré
patrimoineRue du Jardin Fin
patrimoineRue du Jas
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Pont Imbert
patrimoineRue Émile Mazzoni
patrimoineRue Emmanuel Nicaise
patrimoineRue Eugène Lèbre
patrimoineRue Frédéric Mistral
patrimoineRue Georges Pompidou
patrimoineRue Jean Bayol
patrimoineRue Jean Giono
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Joseph Roumanille
patrimoineRue Marcel Pagnol
patrimoineRue Mireille
patrimoineRue Pascalis
patrimoineRue Paulin Mathieu
patrimoineRue Poids de la Farine
patrimoineRue Pont-Imbert
patrimoineRue Rabaud Saint-Étienne
patrimoineRue Raoul Jauffret
patrimoineRue Réalet
patrimoineRue René Cassin
patrimoineRue Saint-Sébastien
patrimoineRue Tour du Renard
patrimoineRue Trinquetaille
patrimoineStand
patrimoineVallon de l'Échelle
patrimoineVallon du Sambuc
patrimoineVallon du Suif
patrimoine