Rues de Évron
351 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Albert Janin
patrimoineAllée des Cerisiers
patrimoineAllée des Déportés
patrimoineAllée des Veiselles
patrimoineAllée du Camp
patrimoineAllée du Haut Busson
patrimoineAllée du Petit Barbé
patrimoineAllée Joseph Veniel
patrimoineAvenue des Sports
patrimoineAvenue Raoul Vadepied
patrimoineBoulevard Bel
patrimoineBoulevard de Diergé
patrimoineBoulevard de la Grande Valaisière
patrimoineBoulevard de la République
patrimoineBoulevard de Rochemado
patrimoineBoulevard du Maréchal de Lattre de Tassigny
patrimoineBoulevard du Maréchal Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Boulevard du Maréchal Joffre
patrimoineBoulevard du Maréchal Juin
patrimoineBoulevard du Maréchal Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Boulevard Henri Rossignol
patrimoineBoulevard Sainte-Anne
patrimoineChemin de Beaujary
patrimoineChemin de Bréhon
patrimoineChemin de Champgemer
patrimoineChemin de Condreuil
patrimoineChemin de la Berrière
patrimoineChemin de la Besneraie
patrimoineChemin de la Branlardière
patrimoineChemin de la Chopinière
patrimoineChemin de la Couture
patrimoineChemin de la Ferme
patrimoineChemin de la Fosse Heulin
patrimoineChemin de la Gautraie
patrimoineChemin de la Geslinière
patrimoineChemin de la Grillère
patrimoineChemin de la Guiochère
patrimoineChemin de la Hidennière
patrimoineChemin de la Juguerie
patrimoineChemin de la Loge
patrimoineChemin de la Lucazière
patrimoineChemin de la Mazure
patrimoineChemin de la Ménardière
patrimoineChemin de la Morinière
patrimoineChemin de la Noë Besnard
patrimoineChemin de la Parentière
patrimoineChemin de la Petite Ferme
patrimoineChemin de la Planche Marguerite
patrimoineChemin de la Rairie
patrimoineChemin de la Retardière
patrimoineChemin de la Rouillère
patrimoineChemin de la Roussière
patrimoineChemin de la Sablonnière
patrimoineChemin de la Trotterie
patrimoineChemin de la Turpinière
patrimoineChemin de la Verderie
patrimoineChemin de Malnoë
patrimoineChemin de Maret
patrimoineChemin de Maubuard
patrimoineChemin de Moncrintin
patrimoineChemin de Montoire
patrimoineChemin de Mortin
patrimoineChemin de Pierre Quentin
patrimoineChemin de Poilé
patrimoineChemin de Saint-Nicolas
patrimoineChemin des Beureries
patrimoineChemin des Bourbes
patrimoineChemin des Bruyères
patrimoineChemin des Crosneries
patrimoineChemin des Épinouses
patrimoineChemin des Essarts
patrimoineChemin des Etrouesses
patrimoineChemin des Frétionnières
patrimoineChemin des Haies
patrimoineChemin des Laurencières
patrimoineChemin des Marais
patrimoineChemin des Pierras
patrimoineChemin des Plantes
patrimoineChemin des Poteries
patrimoineChemin des Roches
patrimoineChemin de Verdelle
patrimoineChemin du Bas Bourg
patrimoineChemin du Bois Rayé
patrimoineChemin du Buard
patrimoineChemin du Grand Clou
patrimoineChemin du Grand Pré
patrimoineChemin du Grand Verger
patrimoineChemin du Gué Besnard
patrimoineChemin du Houellé
patrimoineChemin du Noyer
patrimoineChemin du Patis
patrimoineChemin du Puits
patrimoineChemin du Tertre
patrimoineChemin du Tremblay
patrimoineChemin du Viviers
patrimoineImpasse Albert Edon
patrimoineImpasse Claude Chappe
patrimoineImpasse de Hauteville
patrimoineImpasse de la Blosseraie
patrimoineImpasse de la Boissière
patrimoineImpasse de la Cocardière
patrimoineImpasse de la Communauté
patrimoineImpasse de la Croix
patrimoineImpasse de la Grande Valaisière
patrimoineImpasse de Lanfrairie
patrimoineImpasse de la Noé
patrimoineImpasse de la Presaie
patrimoineImpasse de la Promenade
patrimoineImpasse de la Ruelle Bouvet
patrimoineImpasse de la Saulaie
patrimoineImpasse de la Touche
patrimoineImpasse de la Vigne Hulot
natureImpasse de l'Image
patrimoineImpasse de l'Orgerie
patrimoineImpasse de Malnoë
patrimoineImpasse de Rochemado
patrimoineImpasse de Rouesse
patrimoineImpasse des Abelias
patrimoineImpasse des Cerisiers
patrimoineImpasse des Combattants d'AFN
patrimoineImpasse des Frères Lumière
patrimoineImpasse des Gardes
patrimoineImpasse des Lauriers
patrimoineImpasse des Lupins
patrimoineImpasse des Lys
patrimoineImpasse des Nochetières
patrimoineImpasse des Portes
patrimoineImpasse des Rimbaudières
patrimoineImpasse des Sources
patrimoineImpasse des Villas de Sainte-Anne
patrimoineImpasse de Villeneuve
patrimoineImpasse d'Ilheus
patrimoineImpasse du 8 Mai 1945
patrimoineImpasse du Bruant
patrimoineImpasse du Closeau
patrimoineImpasse du Coteau
patrimoineImpasse du Four Banal
patrimoineImpasse du Hameau de la Métairie
patrimoineImpasse du Hameau du Chalet
patrimoineImpasse du Haut Busson
patrimoineImpasse du Petit Revenu
patrimoineImpasse du Taillis
patrimoineImpasse du Tertre
patrimoineImpasse du Viviers
patrimoineImpasse Flandres Dunkerque
patrimoineImpasse Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Impasse Henri Becquerel
patrimoineImpasse Lacroix Herpin
patrimoineImpasse Mélusine
patrimoineImpasse Newton
patrimoineImpasse René-Charles Bourmault
patrimoineImpasse Sainte-Anne
patrimoineImpasse Saint-Jacques
patrimoineImpasse Urbain Pierre Despagnol
patrimoineLa Foucrayère
patrimoineLes Hêtres
natureLiaison Evron Gué de Selle
patrimoineParc d'Activités
patrimoinePlace de la Basilique
patrimoinePlace de l'Abbatiale
patrimoinePlace de la Croix Rouge
patrimoinePlace de la Gare
patrimoinePlace de la Grande Cour
patrimoinePlace de la Perrière
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace de l’Église Saint-Martin
patrimoinePlace des Fours
patrimoinePlace des Sources
patrimoinePlace du Boulay
patrimoinePlace du Champ de la Foire aux Chevaux
patrimoinePlace du Pilori
patrimoinePlace du Rocher
patrimoinePlace Pierre Mendès-France
patrimoinePlace Sainte-Anne
patrimoinePromenade des Fours à Chaux
patrimoinePromenade des Grands Prés
patrimoineRoute d'Assé
patrimoineRoute de Chammes
patrimoineRoute de Chatres
patrimoineRoute de Crun
patrimoineRoute de Domier
patrimoineRoute de Gesnes
patrimoineRoute de la Chapelle Rainsouin
patrimoineRoute de la Chesnaye
patrimoineRoute de la Chesnelière
patrimoineRoute de la Crousille
patrimoineRoute de la Motte
patrimoineRoute de la Moussardière
patrimoineRoute de la Planche Lambert
patrimoineRoute de la Saugère
patrimoineRoute de Livet
patrimoineRoute de Longpré
patrimoineRoute de Mézangers
patrimoineRoute de Montsûrs
patrimoineRoute de Neau
patrimoineRoute de Sainte-Gemmes
patrimoineRoute de Sainte Suzanne
patrimoineRoute de Sainte-Suzanne
patrimoineRoute des Fours à Chaux
patrimoineRoute des Rousselières
patrimoineRoute de Voutré
patrimoineRoute d'Hambers
patrimoineRoute du Louart
patrimoineRoute du Montil
patrimoineRoute du Torticolis
patrimoineRue Alain Vadepied
patrimoineRue Albert Einstein
patrimoineRue Ambroise Paré
patrimoineRue André Mille
patrimoineRue Basse de Saulgé
patrimoineRue Beauvais
patrimoineRue Benjamin Franklin
patrimoineRue Carnot
sciencesFils du grand Lazare Carnot (1753-1823) — mathématicien, ministre de la Guerre et « Organisateur de la Victoire » sous la Révolution française —, Sadi Carnot (1796-1832) fut, comme son père, formé à Polytechnique. Il n'a laissé qu'un seul livre, mais quel livre : les Réflexions sur la puissance motrice du feu, publiées à ses frais en 1824, à vingt-huit ans. Cet ouvrage passé quasi inaperçu à sa parution deviendra, quelques décennies plus tard, l'un des textes fondateurs de la science moderne. Carnot y étudie le fonctionnement des machines thermiques, ces systèmes qui convertissent la chaleur en énergie mécanique — celle qui met en mouvement une roue, une turbine, un piston. Il montre qu'une machine idéale décrit un cycle entre deux sources de chaleur, une chaude et une froide, et que son rendement maximum ne dépend que de la différence de température entre ces deux sources, jamais de la nature du fluide utilisé. Ce résultat fulgurant jetait les bases du deuxième principe de la thermodynamique, que formalisera plus tard l'Allemand Rudolph Clausius (1822-1888) en 1850. Du fameux cycle de Carnot sont issues d'innombrables applications de la vie quotidienne : les moteurs des voitures (cycle Diesel pour le gazole, cycle Beau de Rochas pour l'essence), les réfrigérateurs, les climatiseurs, les pompes à chaleur. Chose bouleversante : Carnot mourut du choléra à 36 ans, lors de l'épidémie parisienne de 1832. Selon les usages sanitaires de l'époque, ses carnets scientifiques furent brûlés pour éviter la contagion — des années de recherches disparurent en fumée. Les fragments retrouvés ont montré qu'il avait aussi entrevu, bien avant les autres, la loi de conservation de l'énergie. Avez-vous déjà entendu parler de son neveu et homonyme Sadi Carnot ? On lui attribue généralement les rues Sadi Carnot.
Rue Creuse
patrimoineRue Daniel Bussinger
patrimoineRue de Beauregard
patrimoineRue de Bel Air
patrimoineRue de Chammes
patrimoineRue de Guingault
patrimoineRue de Hertford
patrimoineRue de la Beuvinière
patrimoineRue de la Chartrie
patrimoineRue de la Croix Pichard
patrimoineRue de la Croix Rouge
patrimoineRue de la Crousille
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Gaumerie
patrimoineRue de la Gilottrie
patrimoineRue de la Grande Cour
patrimoineRue de la Lande Chevreau
natureRue de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Rue de la Longueraie
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de la Motte
patrimoineRue de la Naufrerie
patrimoineRue de la Nochetière
patrimoineRue de la Paix
patrimoineRue de la Perraudière
patrimoineRue de la Perrière
patrimoineRue de la Saulaie
patrimoineRue de la Tannerie
patrimoineRue de la Tourterie
patrimoineRue de l'Aubier
patrimoineRue de Laval
patrimoineRue de la Vigne Hulot
natureRue de l'Image
patrimoineRue de l'Orgerie
patrimoineRue de Maubuard
patrimoineRue Denis Papin
patrimoineRue de Plaisance
patrimoineRue de Romé
patrimoineRue de Sainte-Gemmes
patrimoineRue de Sainte-Suzanne
patrimoineRue de Saulgé
patrimoineRue des Batinières
patrimoineRue des Charmilles
patrimoineRue des Coëvrons
patrimoineRue des Coquelicots
patrimoineRue des Croisettes
patrimoineRue des Épinouses
patrimoineRue des Fours
patrimoineRue des Giroflées
patrimoineRue des Glaïeuls
patrimoineRue des Hirondelles
natureRue de Sillé
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Jardins d'Anjou
patrimoineRue des Lauriers
patrimoineRue des Ligots
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Marais
patrimoineRue des Moines
patrimoineRue des Orchidées
patrimoineRue des Paradis
patrimoineRue des Pivoines
patrimoineRue des Pommiers
patrimoineRue des Prés
patrimoineRue des Sources
patrimoineRue des Tourterelles
patrimoineRue des Tulipes
patrimoineRue des Veiselles
patrimoineRue des Vignes
natureRue de Verdun
patrimoineRue de Villée
patrimoineRue de Villeneuve
patrimoineRue de Wildeshausen
patrimoineRue du 11 Novembre 1918
patrimoineRue du Bagault
patrimoineRue du Bocage
patrimoineRue du Bois de la Sangle
patrimoineRue du Canal
patrimoineRue du Chanoine Augustin Ceuneau
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Clos des Genêts
patrimoineRue du Closeau
patrimoineRue du Clos Rousseau
cultureNé à Genève, orphelin de mère à sa naissance, abandonné par son père à l'âge de dix ans, le jeune Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) mena une adolescence errante avant d'être recueilli à seize ans par Madame de Warens, jeune convertie catholique de treize ans son aînée — d'abord protectrice, puis maîtresse, éternellement chérie sous le nom de « Maman ». Autodidacte fulgurant, il rejoignit Paris à trente ans, se lia avec Diderot et se fit d'abord connaître comme musicien : son opéra Le Devin du village (1752), joué devant Louis XV, lui valut un premier triomphe.Sa vie bascula un jour de 1749, sur la route de Vincennes où il allait rendre visite à Diderot emprisonné. En lisant le sujet mis au concours par l'Académie de Dijon — « Le rétablissement des sciences et des arts a-t-il contribué à épurer les mœurs ? » —, il eut, dit-il, une illumination. Sa réponse fut un « non » retentissant : contre le progrès des Lumières, il défendit l'idée que l'homme est naturellement bon et que c'est la société qui le corrompt. Ce paradoxe fondateur nourrit toute son œuvre : Discours sur l'inégalité (1755), La Nouvelle Héloïse (1761), Du contrat social (1762) — d'où sortira la phrase la plus célèbre de la philosophie politique française : « L'homme est né libre, et partout il est dans les fers » — et Émile ou De l'éducation la même année.La publication d'Émile déclencha une tempête : condamnation par le Parlement de Paris, mandat d'arrêt, condamnation par le Petit Conseil de Genève qui ordonna la brûlure publique du livre. Rousseau, à cinquante ans, entama douze années d'errance : Neuchâtel, l'Angleterre chez David Hume (brouille mémorable), le Dauphiné, enfin Ermenonville où il mourut, sans doute apaisé, en 1778 — la même année que Voltaire, son frère ennemi. Toute sa vie il fut hanté par la persécution, réelle ou imaginée : ses derniers écrits, Rêveries du promeneur solitaire et Confessions, inventèrent l'autobiographie moderne en osant tout dire — les fautes, les délires, les cinq enfants qu'il abandonna aux Enfants Trouvés (paradoxe cruel pour l'auteur d'Émile).Rousseau eut une postérité vertigineuse : la Révolution française fit de lui son prophète, transférant ses cendres au Panthéon en 1794, où il repose face à Voltaire — les deux hommes qui se détestèrent tant de leur vivant condamnés à voisiner pour l'éternité. Il inspira le romantisme, l'écologie moderne, la pédagogie nouvelle, le socialisme, et jusqu'aux révoltes étudiantes de 1968. Peu de philosophes auront autant divisé et autant fécondé. Comme il l'écrivait lui-même en ouverture des Confessions : « Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple, et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. »
Rue du Docteur Roux
patrimoineRue du Fourneau
patrimoineRue du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Rue du Grand Pré de l'Aire
patrimoineRue du Gué de Selle
patrimoineRue du Minerai
patrimoineRue du Montaigu
patrimoineRue du Pally
patrimoineRue du Pré Carré
patrimoineRue du Pré de la Lande
natureRue du Pré de Villée
patrimoineRue du Prieuré
patrimoineRue Dupuy
patrimoineRue du Riffay
patrimoineRue du Rochard
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue Eugène Legroux
patrimoineRue Fleming
patrimoineRue Galilée
patrimoineRue Gustave Eiffel
patrimoineRue Henri Cavellet de Beaumont
patrimoineRue Jacques Bouvet
patrimoineRue Jean-Louis Dupuy
patrimoineRue Julien Launay
patrimoineRue Lancelin
patrimoineRue Lavoisier
patrimoineRue Leonard de Vinci
patrimoineRue Léon Courcelle
patrimoineRue Livet de Monfeu
patrimoineRuelle Bouvet
patrimoineRuelle de la Chouannière
patrimoineRuelle de la Douve
patrimoineRuelle de la Grange Dîmeresse
patrimoineRuelle des Abattoirs
patrimoineRuelle des Douets
patrimoineRuelle des Grelandières
patrimoineRuelle des Ruettes
patrimoineRuelle du Laitron
patrimoineRuelle du Parc du Boulay
patrimoineRue Louis Lecerf
patrimoineRue Maulny
patrimoineRue Maurice et Raymond Letellier
patrimoineRue Maurice Ollivier
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Pierre Angenieux
patrimoineRue Pierre et Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Pierre Templer
patrimoineRue René Janin
patrimoineRue Roger et Bertrand Mauduit
patrimoineRue Serclot des Guyonnières
patrimoineRue Van Gogh
patrimoineSquare de la Mairie
patrimoineSquare Marcel Cholet
patrimoineVenelle de l'Abbatiale
patrimoineZone d'Activité de la Nau Frerie
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