Rues de Étoile-sur-Rhône
280 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Albert Jacquard
patrimoineAllée Camille Claudel
patrimoineAllée Cassiopée
patrimoineAllée Claude Monet
patrimoineAllée de la Pierre Blanche
patrimoineAllée de l'Aquarelle
patrimoineAllée de l'Eau Vive
patrimoineAllée de l'Éden
patrimoineAllée des Jardins de Clarisse
patrimoineAllée des Lauriers
patrimoineAllée des Oliviers
patrimoineAllée des Pins
patrimoineAllée des Pleiades
patrimoineAllée des Terrasses
patrimoineAllée d'Orion
patrimoineAllée du Clos des Cytises
patrimoineAllée du Grand Pré
patrimoineAllée Georges Charpak
patrimoineAllée Henri Matisse
patrimoineAllée Léonard de Vinci
patrimoineAllée Liliane Ackermann
patrimoineAllée Olivier de Serres
patrimoineAllée Paul Gauguin
patrimoineAllée Pégase
patrimoineAllée Pierre Auguste Renoir
patrimoineAllée Pierre-Gilles de Gennes
patrimoineAllée Véga
patrimoineAncienne Route de Crest
patrimoineAncienne Route de Montmeyran
patrimoineAutoroute du Soleil
patrimoineAvenue Général Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Boulevard de la Puya
patrimoineBoulevard des Remparts
patrimoineChemin André
patrimoineChemin Creux
patrimoineChemin d'Arthaud
patrimoineChemin de Beauchastel
patrimoineChemin de Beaugros
patrimoineChemin de Blacheronde
patrimoineChemin de Bressac
patrimoineChemin de Campane
patrimoineChemin de Champblanc
patrimoineChemin de Champfort
patrimoineChemin de Chatagnone
patrimoineChemin de Chérion
patrimoineChemin de Clavel
patrimoineChemin de Corbat
patrimoineChemin de Donay
patrimoineChemin de Francillon
patrimoineChemin de Gauthier
patrimoineChemin de Halage
patrimoineChemin de la Bourne
patrimoineChemin de la Bretonne
patrimoineChemin de la Buissonne
patrimoineChemin de la Côte
patrimoineChemin de la Côte Chaude
patrimoineChemin de la Gare
patrimoineChemin de la Lauze
patrimoineChemin de l'Alouette
patrimoineChemin de la Mure
patrimoineChemin de la Petite Vioure
patrimoineChemin de l'Arcette
patrimoineChemin de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Chemin de l'Arzailler
patrimoineChemin de Maringasse
patrimoineChemin de Maugras
patrimoineChemin de Melleret
patrimoineChemin de Montéléger
patrimoineChemin de Nazareth
patrimoineChemin de Péchibrand
patrimoineChemin de Queyras
patrimoineChemin de Rivecourt
patrimoineChemin de Rostang
patrimoineChemin des 3 Canards
patrimoineChemin des Barriaux
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patrimoineChemin des Battendons
patrimoineChemin des Bois
patrimoineChemin des Bois Sud
patrimoineChemin des Caires
patrimoineChemin des Chabrettes
patrimoineChemin des Chassans
patrimoineChemin des Chauds
patrimoineChemin des Cheminots
patrimoineChemin des Colzas
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patrimoineChemin des Davids
patrimoineChemin des Donnay
patrimoineChemin des Forêts
natureChemin des Grands Robins
patrimoineChemin des Jardins
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patrimoineChemin des Pêchers
patrimoineChemin des Peilles
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patrimoineChemin des Reines
patrimoineChemin des Reynes Ouest
patrimoineChemin des Roberts
patrimoineChemin des Routes
patrimoineChemin des Sables
patrimoineChemin des Troubadours
patrimoineChemin des Vigeons
patrimoineChemin de Valayer
patrimoineChemin du Bac à Traille
patrimoineChemin du Bois Barbier
patrimoineChemin du Caix
patrimoineChemin du Calabert
patrimoineChemin du Charognier
patrimoineChemin du Chêne
natureChemin du Chez
patrimoineChemin du Controu
patrimoineChemin du Coteau
patrimoineChemin du Défendu
patrimoineChemin du Griollon
patrimoineChemin du Gué de Dorne
patrimoineChemin du Gué de Saint-Pierre
patrimoineChemin du Gué du Chevalier
patrimoineChemin du Jas
patrimoineChemin du Lac
patrimoineChemin du Lambert
patrimoineChemin du Pas de la Veore
patrimoineChemin du Pavillon
patrimoineChemin du Péage
patrimoineChemin du Peroux
patrimoineChemin du Pont du Maroc
patrimoineChemin du Setty
patrimoineChemin du Stade
patrimoineChemin du Télégraphe
patrimoineChemin du Vercors
patrimoineChemin du Verger
patrimoineChemin Gasserot
patrimoineChemin le Comte
patrimoineChemin Mouton
patrimoineChemin Saint-Marcellin
patrimoineChemin Suze
patrimoineCité CNR de Beauchastel
patrimoineCôte Roche Courbe
patrimoineGrande Rue
patrimoineImpasse aux Iris
patrimoineImpasse Bareliere
patrimoineImpasse Bel Air
patrimoineImpasse Bel Horizon
patrimoineImpasse Bellevue
patrimoineImpasse de Dorne
patrimoineImpasse de Gaud
patrimoineImpasse de Genêts
patrimoineImpasse de Jade
patrimoineImpasse de la Bergerie
patrimoineImpasse de la Croix
patrimoineImpasse de la Magnanerie
patrimoineImpasse de la Pinède
patrimoineImpasse de la Roseraie
patrimoineImpasse de la Voie Ferrée
patrimoineImpasse de Maugras
patrimoineImpasse de Montagnier
patrimoineImpasse de Péchibrand
patrimoineImpasse de Plancelle
patrimoineImpasse des Amandiers
patrimoineImpasse des Barriaux
patrimoineImpasse des Bastides Est
patrimoineImpasse des Bastides Ouest
patrimoineImpasse des Chassans
patrimoineImpasse des Colzas
patrimoineImpasse des Figuiers
patrimoineImpasse des Garets
patrimoineImpasse des Grillons
patrimoineImpasse des Ignes
patrimoineImpasse des Jardins du Chez
patrimoineImpasse des Limouches
patrimoineImpasse des Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse des Oches
patrimoineImpasse des Pécolets
patrimoineImpasse des Pins Parasols
patrimoineImpasse des Tournesols
patrimoineImpasse des Trois Becs
patrimoineImpasse du Bois Barbier
patrimoineImpasse du Clos des Remparts
patrimoineImpasse du Col de la Chaudière
patrimoineImpasse du Col du Rousset
patrimoineImpasse du Dauphiné
patrimoineImpasse du Lac
patrimoineImpasse du Midi
patrimoineImpasse du Péroux
patrimoineImpasse du Petit Champ
patrimoineImpasse du Petit Colombier
patrimoineImpasse du Pié Ferré
patrimoineImpasse du Rayanne
patrimoineImpasse du Setty
patrimoineImpasse du Vivarais
patrimoineImpasse la Bialle
patrimoineImpasse le Pradou
patrimoineImpasse Malmonta
patrimoineImpasse Rocher des Deux Soeurs
patrimoineImpasse Roche Rousse
patrimoineLes Fierattes
patrimoineMontée de la Peyrouse
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patrimoinePlace Lapeyrouse
patrimoinePlace Léon Lerisse
patrimoinePlace Siara
patrimoineRoute d'Ambonil
patrimoineRoute de Beauvallon
patrimoineRoute de Bellevue
patrimoineRoute de Charmes sur Rhône
patrimoineRoute de Die
patrimoineRoute de Marmans
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patrimoineRoute de Montoison
patrimoineRoute de Portes-les-Valence
patrimoineRoute des Basseaux
patrimoineRoute des Confluences
patrimoineRoute des Pécolets
patrimoineRoute des Petits Robins
patrimoineRoute d'Étoile
patrimoineRoute du Parquet
patrimoineRoute d'Upie
patrimoineRoute Nationale 7
patrimoineRue Barelière
patrimoineRue Barthélémy de Lesseps
patrimoineRue Baruel
patrimoineRue Bayonne
patrimoineRue Cachonne
patrimoineRue de la Côte Chaude
patrimoineRue de la Fontaine Couverte
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patrimoineRue de la Roquette
patrimoineRue de la Tournelle
patrimoineRue de Laye
patrimoineRue de l'Échaillon
patrimoineRue de l'Hôpital
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patrimoineRue des Bosses
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patrimoineRue des Jardins de Diane
patrimoineRue des Limouches
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patrimoineRue du 11 Novembre 1918
patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du 8 Mai 1945
patrimoineRue du Four
patrimoineRue du Mistral
patrimoineRue du Monastère
patrimoineRue du Mont Briand
patrimoineRue du Pialoux
patrimoineRue du Théatre
cultureRue du Trou du Loup
patrimoineRue du Verger
patrimoineRue du Veyou
patrimoineRue Jacques-Yves Cousteau
patrimoineRue Louis Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Madeleine Brès
patrimoineRue Marcel Champion
patrimoineRue Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Monestier
patrimoineRue Paul Cézanne
patrimoineRue Paul-Émile Victor
patrimoineRue Paul Vaillant Couturier
patrimoineRue René Descartes
patrimoineRue Roche Rousse
patrimoineRue Ventecul
patrimoineRue Ventrecul
patrimoineVieille Rue des Écoles
patrimoine