Rues de Épinal
553 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Accès urgences pour ambulances et pompiers
patrimoineAllée Auguste Ferry
patrimoineAllée de Charmes
patrimoineAllée de la Cense Colin
patrimoineAllée de la Galette
patrimoineAllée de l'Aubépine
patrimoineAllée de Saint-Arnould
patrimoineAllée des Aulnes
patrimoineAllée des Blanches Croix
patrimoineAllée des Bouleaux
patrimoineAllée des Chênes
natureAllée des Coquelicots
patrimoineAllée des Écureuils
patrimoineAllée des Épicéas
patrimoineAllée des Érables
patrimoineAllée des Fleurs
patrimoineAllée des Frênes
patrimoineAllée des Hêtres
natureAllée des Jonquilles
patrimoineAllée des Lilas
patrimoineAllée des Muguets
patrimoineAllée des Noisetiers
patrimoineAllée des Noisettes
patrimoineAllée des Pivoines
patrimoineAllée des Rapailles
patrimoineAllée des Roses
patrimoineAllée des Tamaris
patrimoineAllée des Tilleuls
natureAllée du Bois
patrimoineAllée du Bois Charmant
patrimoineAllée du Domaine
patrimoineAllée du Parc
patrimoineAncien Chemin de Bruyères
patrimoineAncienne Piste de Char
patrimoineAvenue Antoine Dutac
patrimoineAvenue de Beau Site
patrimoineAvenue de la Fontenelle
patrimoineAvenue de la Loge Blanche
patrimoineAvenue de la République
patrimoineAvenue de Metz
patrimoineAvenue de Provence
patrimoineAvenue de Saint-Dié
patrimoineAvenue des Cèdres
patrimoineAvenue des Provinces
patrimoineAvenue des Templiers
patrimoineAvenue des Terres-Saint-Jean
patrimoineAvenue des Villes de France
patrimoineAvenue du Général Degoislard de Monsabert
patrimoineAvenue du Président Kennedy
patrimoineAvenue du Rose Poirier
patrimoineAvenue Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Avenue Général de Gaulle
patrimoineAvenue Henri Sellier
patrimoineAvenue Léon Blum
patrimoineAvenue Maréchal de Lattre de Tassigny
patrimoineAvenue Pierre Blanck
patrimoineAvenue Robert Schuman
patrimoineAvenue Salvador Allende
patrimoineAvenue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Chemin de Cadet Rousselle
patrimoineChemin de Ceinture
patrimoineChemin de Cendrillon
patrimoineChemin de Failloux
patrimoineChemin de la Basse des Prés
patrimoineChemin de la Baudenotte
patrimoineChemin de la Belle au Bois Dormant
patrimoineChemin de la Callotine
patrimoineChemin de la Cense Figaine
patrimoineChemin de la Clé d'Or
patrimoineChemin de la Colombière
patrimoineChemin de la Creuse
patrimoineChemin de la Haie du Loup
patrimoineChemin de la Justice
patrimoineChemin de l'Ancienne Voie de 60
patrimoineChemin de la Roche
patrimoineChemin de la Taviane
patrimoineChemin de l'Etang Bourion
natureChemin de Prefoisse
patrimoineChemin de Razimont
patrimoineChemin de Renauvoid
patrimoineChemin de Saint-Antoine
patrimoineChemin de Sainte Barbe et de la Quarante Semaine
patrimoineChemin des Blanchisseuses
patrimoineChemin des Coyolots
patrimoineChemin des Épinettes
patrimoineChemin des Gardes
patrimoineChemin des Mulets
patrimoineChemin des Murgères
patrimoineChemin des Patients
patrimoineChemin des Pattes de Chat
patrimoineChemin des Princes
patrimoineChemin des Sapins
patrimoineChemin des Sarrazins
patrimoineChemin devant le Bois
patrimoineChemin du Champ de Tir
patrimoineChemin du Clair Sapin
patrimoineChemin du Croisson
patrimoineChemin du Grand Méry
patrimoineChemin du Grand Plain
patrimoineChemin du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Petit Chaperon Rouge
patrimoineChemin du Petit Poucet
patrimoineChemin du Petit Razimont
patrimoineChemin du Point de Vue
patrimoineChemin du Poirier
patrimoineChemin du Pré Serpent
patrimoineChemin du Réservoir
patrimoineChemin du Saut le Cerf
patrimoineChemin du Tambour Major
patrimoineChemin du Vieux Pont
patrimoineChemin d'Uzefaing
patrimoineCheminement du Saint Oger
patrimoineChemin Hingray
patrimoineChemin Laufromont à Quarante Semaine
patrimoineChemin Pernot
patrimoineChemin Ryder
patrimoineChemin Saint-Antoine
patrimoineEspace Saint-Michel
patrimoineFaubourg d'Ambrail
patrimoineFaubourg de Nancy
patrimoineFaubourg de Poissompré
patrimoineGiratoire de Razimont
patrimoineImpasse Anna et Donat
patrimoineImpasse Bastian
patrimoineImpasse Côte Champion
patrimoineImpasse de Cadet Rousselle
patrimoineImpasse de la Clé d'Or
patrimoineImpasse de la Croix Rouge
patrimoineImpasse de la Louvière
patrimoineImpasse de la Mayolle
patrimoineImpasse des Blanchisseuses
patrimoineImpasse des Cités Cornot
patrimoineImpasse des Écoles
patrimoineImpasse des Genêts
patrimoineImpasse des Pucelles
patrimoineImpasse du Belvédére
patrimoineImpasse du Haut Finot
patrimoineImpasse du Pré Saint-Antoine
patrimoineImpasse du Vallon
patrimoineImpasse Jules Méline
patrimoineImpasse Louis Blériot
patrimoineImpasse Madeleine Georges
patrimoineImpasse Moselly
patrimoineImpasse Petite Côte Mauvraie
patrimoineImpasse Ponscarme
patrimoineImpasse Rue Haute
patrimoineImpasse Saint-Hubert
patrimoineImpasse Saint-Joseph
patrimoineImpasse Saint-Maurice
patrimoineImpasse Vautrin
patrimoineLes Quatre Vents
patrimoineMalgré Moi
patrimoinePassage de l'Abbé Robert Javelet
patrimoinePassage de Monsabert
patrimoinePassage du Gai Soleil
patrimoinePassage du Petit Chaperon Rouge
patrimoinePassée Communale
patrimoinePasserelle de Bir-Hakeim
patrimoinePasserelle des Grands Sables
patrimoinePasserelle du Cours
patrimoinePetite Rue des Forts
patrimoinePlace Alexis Ignace
patrimoinePlace Beaudoin
patrimoinePlace Christian Champy
patrimoinePlace Claude Bassot
patrimoinePlace d'Avrinsart
patrimoinePlace de la Chipotte
patrimoinePlace de l'Âtre
patrimoinePlace des Déportés
patrimoinePlace des Quatre Nations
patrimoinePlace des Vieux Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Place des Vosges
patrimoinePlace Doublat
patrimoinePlace du Général de Gaulle
patrimoinePlace du Souvenir
patrimoinePlace Edmond Henry
patrimoinePlace Émile Stein
patrimoinePlace Eugéne Gley
patrimoinePlace Général Henrys
patrimoinePlace Georges Clemenceau
patrimoinePlace Guilgot
patrimoinePlace Jeanne d'Arc
patrimoinePlace Lagarde
patrimoinePlace Maréchal Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Place Pinau
patrimoinePlace Saint-Goëry
patrimoinePlace Varaigne
patrimoinePont Clemenceau
patrimoinePont de L'Armée Patch
patrimoinePont de la Xatte
patrimoinePont du 170e Régiment d'Infanterie
patrimoinePont du Boudiou
patrimoinePont Léopold
patrimoinePont Sadi Carnot
patrimoineQuai André Barbier
patrimoineQuai Colonel Sérot
patrimoineQuai de Dogneville
patrimoineQuai des Bons Enfants
patrimoineQuai du Colonel Renard
patrimoineQuai du Musée
cultureQuai Jules Ferry
patrimoineQuai Jules Michelet
patrimoineQuai Louis Lapicque
patrimoineQuai Maréchal de Contades
patrimoineQuartier de la Magdeleine
patrimoineRésidence le Chat Botté
patrimoineRoute d'Archettes
patrimoineRoute de Gérardmer
patrimoineRoute de Jeuxey
patrimoineRoute Forestière de Maisonfaing
patrimoineRoute Forestière de Noir Bois
patrimoineRoute Général Séré de Rivières
natureRue Abbé Friesenhauser
patrimoineRue Abbé Sinteff
patrimoineRue Abel Ferry
patrimoineRue Albert 1er
patrimoineRue Albert Camus
patrimoineRue Alfred de Vigny
patrimoineRue Alphonse de Lamartine
histoireAlphonse de Lamartine (1790-1869) était tout autant un poète romantique qu'un politicien conservateur ambitieux. Sentant gronder la colère populaire sous la Monarchie de Juillet, il tenta de convaincre le reste de la bourgeoisie du danger imminent. Élu député en 1834, il qualifia la misère sociale du prolétariat "d'horrible volcan sur lequel l'industrie repose". Déconsidéré par l’assemblée, dont le président François Guizot (1787-1874) le disait être un "poète égaré", Lamartine prit le choix des armes. Il souleva la moyenne bourgeoisie qui militait pour accéder au droit de vote qu'avait refusé Guizot. La garde nationale, elle aussi dénué du droit de vote, ne s'opposa pas à la chute de Louis-Philippe et Guizot le 24 février 1848 (image). Lamartine tenta de mettre en place des réformes salariales (abaissement du temps de travail de 12 à 10h, nationalisation, impôts sur le revenu) qui conduisirent à la fermeture des usines (par le patronat), la création des "ateliers nationaux" (voir Louis Blanc) et déboucha sur le soulèvement des "journées de Juillet". Lamartine évincé, les conservateurs proclamèrent la Seconde République et Louis-Napoléon Bonaparte fut élu. Ainsi s’acheva la carrière du poète, à l'image du dernier couplet de son poème "L'isolement" écrit en 1820 : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Rue Amand Colle
patrimoineRue Anatole France
patrimoineRue André Argant et des Villes Jumelées
patrimoineRue André Jacquemin
patrimoineRue André Pflug
patrimoineRue André Vitu
patrimoineRue Anne Thinesse
patrimoineRue Antoine Hurault
patrimoineRue Antoine Réveillé
patrimoineRue Aristide Briand
patrimoineRue Aubert
patrimoineRue Bel Air
patrimoineRue Boeringer
patrimoineRue Boileau
patrimoineRue Boulay
patrimoineRue Boulay de la Meurthe
patrimoineRue Camille Matter
patrimoineRue Capitaine Lavallée
patrimoineRue Capitaine Roos
patrimoineRue Char d'Argent
patrimoineRue Charles Guthmuller
patrimoineRue Charles Lemoyne
patrimoineRue Charles Pensée
patrimoineRue Charles Perrault
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patrimoineRue Charles Renel
patrimoineRue Charlet
patrimoineRue Christophe Denis
patrimoineRue Christophe Denis Prolongée
patrimoineRue Christophe Doublat
patrimoineRue Christophe Oberkampf
patrimoineRue Clara Machtou
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patrimoineRue de Haouifosse
patrimoineRue de la 2e Division Blindée
patrimoineRue de la 7e Armée
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natureRue de la Louvière
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patrimoineRue de l'Oiseau Bleu
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patrimoineRue des 4 Vents
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patrimoineRue des Champs Perrin
patrimoineRue des Champs Saint-Michel
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patrimoineRue des Corvées
patrimoineRue des Corvées Prolongée
patrimoineRue des Courtes Royes
patrimoineRue des Épinettes
patrimoineRue des États-Unis
patrimoineRue des Fileurs
patrimoineRue des Forges
patrimoineRue des Frères Hof
patrimoineRue des Fusillés de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Rue des Graveurs
patrimoineRue des Halles
patrimoineRue des Hauts Jardins
patrimoineRue des Jardiniers
patrimoineRue des Minimes
patrimoineRue des Noires Halles
patrimoineRue des Pâquerettes
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patrimoineRue des Pervenches
patrimoineRue des Petites Boucheries
patrimoineRue des Pompes
patrimoineRue des Primevères
patrimoineRue des Soupirs
patrimoineRue des Teinturiers
patrimoineRue des Tisserands
patrimoineRue des Tulipes
patrimoineRue de Verdun
patrimoineRue de Vittel
patrimoineRue Docteur Pierre Chevalier
patrimoineRue d'Olima
patrimoineRue Dom Calmet
patrimoineRue Dom Pothier
patrimoineRue du 11e Génie
patrimoineRue du 120e Régiment d'Artillerie Lourde
patrimoineRue du 149e Régiment d'Infanterie
patrimoineRue du 170e Régiment d'Infanterie
patrimoineRue du 21e Corps d'Armée
patrimoineRue du 21e Tirailleur Algériens
patrimoineRue du 4e Régiment Chasseurs à Cheval
patrimoineRue du 62e Régiment d'Artillerie
patrimoineRue du 8e Régiment d'Artillerie
patrimoineRue du Bambois
patrimoineRue du Berba
patrimoineRue du Boudiou
patrimoineRue du Centre
patrimoineRue du Cerf
patrimoineRue du Champbeauvert
patrimoineRue du Champ de Tir
patrimoineRue du Chapître
patrimoineRue du Chat Botté
patrimoineRue du Chaud Côté
patrimoineRue du Chauffour
patrimoineRue du Chevreuil
patrimoineRue du Clair Matin
patrimoineRue du Closel
patrimoineRue du Colombier
patrimoineRue du Couarail
patrimoineRue du Couchant
patrimoineRue du Docteur Laflotte et de l'Ancien Hôpital
patrimoineRue du Doyenné
patrimoineRue du Four
patrimoineRue du Gayeton
patrimoineRue du Général Haxo
patrimoineRue du Général Haxo Prolongée
patrimoineRue du Général Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Rue du Hameau de Razimont
patrimoineRue du Haut de Laufromont
patrimoineRue du Haut des Carriéres
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patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Palais de Justice
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patrimoineRue Entre les Deux Portes
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patrimoineRue Irène Joliot Curie
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patrimoineRue Jacques Prévert
patrimoineRue Jean Bioletti
patrimoineRue Jean-Charles Pellerin
patrimoineRue Jean de la Fontaine
patrimoineRue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Rue Jeanmaire
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Jean Nicolas Vatot
patrimoineRue Jean Viriot
patrimoineRue Juillard
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patrimoineRue Lieutenant Yves de Ravinel
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patrimoineRuelle André Vitu
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patrimoineRue Monseigneur Evrard
patrimoineRue Neuve Grange
patrimoineRue Nicolas Bellot
patrimoineRue Notre-Dame-de-Lorette
patrimoineRue Parmentier
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Pasteur Boegner
patrimoineRue Paul Doumer
patrimoineRue Paul Mieg
patrimoineRue Paul Oulmont
patrimoineRue Paul Rosaye
patrimoineRue Paul Testart
patrimoineRue Pellet
patrimoineRue Philippe Séguin
patrimoineRue Pierre et Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Pierre Simonet
patrimoineRue Ponscarme
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patrimoineRue Viviani
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patrimoineSentier du Berba
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patrimoineVoie Carpentier
patrimoineVoie de Cadet Rousselle
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