Rues de EP 16 - Saint-Luc
220 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de Bourgogne
patrimoineAllée de la Filature
patrimoineAllée de Normandie
patrimoineAllée du Chêne
patrimoineAvenue Aristide Briand
patrimoineAvenue de la Gare
patrimoineAvenue de la Révolution 1789
patrimoineAvenue de la Révolution de 1789
patrimoineAvenue de l'Europe
patrimoineAvenue du 8 Mai 1945
patrimoineAvenue du Maréchal Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Avenue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Avenue Joëssel
patrimoineBoulevard Moise Foglia
patrimoineChemin d'Audincourt
patrimoineChemin de Belchamp
patrimoineChemin de la Baume
patrimoineChemin du Puits
patrimoineChemin du Stade
patrimoineCités Keller
patrimoineGrande Rue
patrimoineImpasse de Bondeval
patrimoineImpasse de la Combe de Dasle
patrimoineImpasse de la Tuilerie
patrimoineImpasse des Arbletiers
patrimoineImpasse des Essarts
patrimoineImpasse des Marais
patrimoineImpasse des Peupliers
patrimoineImpasse des Taillis
patrimoineImpasse du Bois Nouveau
patrimoineImpasse du Clôtre
patrimoineImpasse du Montanot
patrimoineImpasse du Ruisseau
patrimoineImpasse Grisey
patrimoineImpasse Pierre Rizzi
patrimoineLa Comtoise
patrimoineLe Sentier
patrimoinePlace de la Citoyenneté
patrimoinePlace de Provence
patrimoinePlace des Forges
patrimoinePlace du 19 Mars 1962
patrimoinePlace du Temple
patrimoinePlaine du Redon
patrimoinePont de Bolladière
patrimoinePont François Mitterrand
patrimoineRoute de Montbéliard
patrimoineRue Aimé Césaire
patrimoineRue Albert Parrot
patrimoineRue Camille Steib
patrimoineRue Chaîntre des Perdrix
patrimoineRue Charles Allemand
patrimoineRue Charles Allemand Prolongée
patrimoineRue Charles Peugeot
patrimoineRue Charles Trenet
patrimoineRue Claude Nougaro
patrimoineRue d'Arras
patrimoineRue d'Audincourt
patrimoineRue de Belfort
patrimoineRue de Bondeval
patrimoineRue de Champagne
patrimoineRue de Courcelles
patrimoineRue de Dasle
patrimoineRue de Franche-Comté
patrimoineRue de Gerbevillers
patrimoineRue de Gerbevillers Prolongée
patrimoineRue de la Baume
patrimoineRue de la Chapelle
patrimoineRue de la Charbonnière
patrimoineRue de la Cité Heureuse
patrimoineRue de la Combe Es Breux
patrimoineRue de la Combe Mirey
patrimoineRue de la Combe Souache
patrimoineRue de la Combotte
patrimoineRue de la Côte Mancin
patrimoineRue de la Cour de l'Orangerie
patrimoineRue de la Croisée
patrimoineRue de l'Aérodrome
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Jalésie
patrimoineRue de la Liberté
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de la Marne
patrimoineRue de la Motte
patrimoineRue de la Musique
patrimoineRue de la Naille
patrimoineRue de la Paix
patrimoineRue de la Pâle
patrimoineRue de la Prévoyance
patrimoineRue de la Sapinière
patrimoineRue de la Somme
patrimoineRue de l'Aubépine
patrimoineRue de l'Épargne
patrimoineRue de l'Espérance
patrimoineRue de l'Imprimerie
patrimoineRue de l'Union
patrimoineRue de l'Yser
patrimoineRue de Montbéliard
patrimoineRue de Pauvrement
patrimoineRue de Reims
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Rue des Arbues
patrimoineRue des Bechots
patrimoineRue des Campenottes
patrimoineRue des Cantons
patrimoineRue des Carrons
patrimoineRue des Castors
patrimoineRue des Cerisiers
patrimoineRue des Chalets
patrimoineRue des Chalets de Champagne
patrimoineRue des Champs
patrimoineRue des Champs aux Lièvres
patrimoineRue des Champs de l'Essart
patrimoineRue des Champs de Pierres
patrimoineRue des Champs Montants
patrimoineRue des Chardonnerets
patrimoineRue des Cités du Parc
patrimoineRue des Cités Escombas
patrimoineRue des Cités Humann
patrimoineRue des Cités Joëssel
patrimoineRue des Cités Keller
patrimoineRue des Cloverais
patrimoineRue des Combes
patrimoineRue des Courts Champs
patrimoineRue des Curtils
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue de Seloncourt
patrimoineRue des Essarts
patrimoineRue des Flandres
patrimoineRue des Frères Frontzack
patrimoineRue des Grandes Brières
patrimoineRue des Grands Bois
patrimoineRue des Grands Cantons
patrimoineRue des Grands Champs
patrimoineRue des Graviers
patrimoineRue des Jeannettes
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Marais
patrimoineRue des Maréchaux
patrimoineRue des Mines
patrimoineRue de Soissons
patrimoineRue des Pâquerettes
patrimoineRue des Pouges
patrimoineRue des Prés
patrimoineRue des Ranchots
patrimoineRue des Recilles
patrimoineRue des Refroidières
patrimoineRue des Rentottes
patrimoineRue des Roches
patrimoineRue des Sablières
patrimoineRue des Samblenières
patrimoineRue des Serruriers
patrimoineRue des Vergers
patrimoineRue des Vignottes
patrimoineRue de Valentigney
patrimoineRue de Vandoncourt
patrimoineRue de Verdun
patrimoineRue du 11 Novembre
patrimoineRue du Bois Joli
patrimoineRue du Canal
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Château d'Eau
patrimoineRue du Chemin de Fer
patrimoineRue du Clair Logis
patrimoineRue du Clair Soleil
patrimoineRue du Clair Vallon
patrimoineRue du Clos Fleuri
patrimoineRue du Coteau
patrimoineRue du Docteur Duvernoy
patrimoineRue du Doubs
patrimoineRue du Four Martin
patrimoineRue du Lomont
patrimoineRue du Marché
patrimoineRue du Montanot
patrimoineRue du Point du Jour
natureL'expression « point du jour » désigne l'aube, ce moment de transition entre la fin de la nuit et le début du plein jour. Techniquement, les astronomes en distinguent trois : l'aube astronomique (les étoiles disparaissent, soleil à 18° sous l'horizon), l'aube nautique (l'horizon devient identifiable, soleil à 12°), et l'aube civile (l'activité humaine peut se passer d'éclairage, soleil à 6°). À ne pas confondre avec l'aurore, où le disque du soleil est déjà visible mais partiellement masqué par l'horizon. Lorsque l'aube commence à poindre, le ciel se teinte de couleurs rouge-orangées : la lumière du soleil traverse alors une épaisseur d'air bien plus grande qu'au zénith, si bien que le bleu est diffusé sur les côtés et que seules les longueurs d'onde chaudes parviennent jusqu'à nos yeux — c'est le fameux phénomène de diffusion de Rayleigh, celui-là même qui explique aussi la couleur du ciel diurne et des couchers de soleil. Historiquement, beaucoup de rues « du Point du Jour » désignaient à l'origine la sortie orientale d'une ville, du côté où le soleil se lève — repère précieux pour les voyageurs et les paysans qui partaient aux champs à la première clarté. Victor Hugo, lui, a immortalisé cet instant dans un vers célèbre des Contemplations : « à l'heure où blanchit la campagne ».
Rue du Presbytère
patrimoineRue du Puits
patrimoineRue du Réservoir
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Stand
patrimoineRue Édith Piaf
patrimoineRue Émile Proudhon
patrimoineRue Étienne Oehmichen
patrimoineRue Frédéric Bataille
patrimoineRue Frédéric Louys
patrimoineRue Gaston Pretot
patrimoineRue Georges Cuvier
patrimoineRue Gustave Courbet
patrimoineRue Jacques Brel
patrimoineRue Jeanne d'Arc
patrimoineRue Jean Ravent
patrimoineRue Lazare Bickart
patrimoineRue Léo Ferré
patrimoineRue Louis Aragon
patrimoineRue Louis Bainier
patrimoineRue Louise Michel
patrimoineRue Louis Garnier
patrimoineRue Louis Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Louis Pergaud
patrimoineRue Marcel Paul
patrimoineRue Maurice Ravel
patrimoineRue Neuve
patrimoineRue Pierre Poutot
patrimoineRue Raoul Follereau
patrimoineRue Renaud
patrimoineRue René Girardot
patrimoineRue Richard Perlinsky
patrimoineRue Romaine
patrimoineRue Saglio
patrimoineRue Salvador Allende
patrimoineRue Simone Signoret
patrimoineRue Simone Veil
patrimoineRue sous Fossottes
patrimoineRue sous les Vignes
patrimoineRue sur la Côte
patrimoineRue Victor Demaison
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Rue Victor Kuentzmann
patrimoineRue Viette
patrimoineRue Yves Montand
patrimoineSaveurs
patrimoine