Rues de Entrelacs
424 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
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patrimoine22
patrimoine25e Avenue
patrimoine28e Avenue
patrimoine30e Avenue
patrimoine3e Chemin
patrimoine4e Chemin
patrimoine65e Avenue
patrimoine70e Avenue
patrimoineAire d'Albens
patrimoineAire de Saint-Girod
patrimoineAllée de Bellevue
patrimoineAllée de la Vieille École
patrimoineAllée de l'Ormet
patrimoineAllée des Fournils
patrimoineAllée des Grangettes
patrimoineAllée des Poètes
patrimoineAllée du Guillon
patrimoineAvenue de l'Horizon
patrimoineAvenue du Général de Gaulle
patrimoineAvenue Hutton
patrimoineChemin Burnier
patrimoineChemin d'accès au secteur degré 6
patrimoineChemin Daviault
patrimoineChemin de Balthazar
patrimoineChemin de Bataillon
patrimoineChemin de Challière
patrimoineChemin de Champ-Bardin
patrimoineChemin de Champ Muet
patrimoineChemin de Champoulet
patrimoineChemin de Champ-Roux
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natureChemin de Chez Bolliet
patrimoineChemin de Chez Carabin
patrimoineChemin de Combady
patrimoineChemin de la Boissonni
patrimoineChemin de la Carrière
patrimoineChemin de la Challière
patrimoineChemin de la Combe Bellon
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patrimoineChemin de la Côte
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natureChemin de la Forge
patrimoineChemin de la Gande à Rollet
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patrimoineChemin de la Pallud
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patrimoineChemin de la Ravoire
patrimoineChemin de la Roffiaz
patrimoineChemin de la Roue
patrimoineChemin de la Source
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patrimoineChemin de la Tiappe
patrimoineChemin de la Tour
patrimoineChemin de la Vettaz
patrimoineChemin de la Vicourte
patrimoineChemin de l'École
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patrimoineChemin de Marcens
patrimoineChemin d'Entrelacs
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patrimoineChemin de Pré Dian
patrimoineChemin de Reinach
patrimoineChemin de Reinet
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patrimoineChemin des Dreillis
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patrimoineChemin des Escargots
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patrimoineChemin des Grives
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patrimoineChemin du Domaine-des-Sentiers
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patrimoineChemin du Gargoton
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patrimoineChemin du Marteret
patrimoineChemin du Martinet
patrimoineChemin du Mollard
patrimoineChemin du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Noiret
patrimoineChemin du Novelet
patrimoineChemin du Papillon
patrimoineChemin du Parchet
patrimoineChemin du Partage
patrimoineChemin du Platet
patrimoineChemin du Relais
patrimoineChemin du Renard
patrimoineChemin du Réservoir
patrimoineChemin du Rocher
patrimoineChemin du Ruisseau
natureChemin Forestier des Étangs de Crosagny
natureChemin Labadie
patrimoineChemin Labelle
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patrimoineChemin Leroux
patrimoineChemin Maison Fontaine
patrimoineChemin Orlijean
patrimoineChemin Pagé
patrimoineChemin Poudrier
patrimoineChemin Roland
patrimoineChemin Ross
patrimoineChemin Sous Bois
patrimoineChemin sur la Roche
patrimoineChemin sur la Ville
patrimoineChemin sur Louche
patrimoineClos des Marronniers
patrimoineClos des Mésanges
patrimoineClos La Brunette
patrimoineClos Mont Fleury
patrimoineClos Poirier
patrimoineDeco Delta
patrimoineImpasse Bellevue
patrimoineImpasse de Carron
patrimoineImpasse de la Bise
patrimoineImpasse de la Chouette
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patrimoineImpasse de la Cour
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patrimoineImpasse de la Ferme
patrimoineImpasse de la Fontaine
patrimoineImpasse de la Maguette
patrimoineImpasse de la Peraille
patrimoineImpasse de la Pille
patrimoineImpasse de la Prairie
natureImpasse de la Roselière
patrimoineImpasse de la Verdanne
patrimoineImpasse de l'Église
patrimoineImpasse de Liaudi
patrimoineImpasse des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Impasse des Aravis
patrimoineImpasse des Biolettes
patrimoineImpasse des Cabris
patrimoineImpasse des Chavirettes
patrimoineImpasse des Dagand
patrimoineImpasse des Dreillis
patrimoineImpasse des Fauvettes
patrimoineImpasse des Fermettes
patrimoineImpasse des Fleurs
patrimoineImpasse des Hautes Vues
patrimoineImpasse des Hautins
patrimoineImpasse des Hirondelles
natureImpasse des Lambert
patrimoineImpasse des Merles
patrimoineImpasse des Moineaux
patrimoineImpasse des Pinsons
patrimoineImpasse des Pommiers
patrimoineImpasse des Rainettes
patrimoineImpasse des Sarments
patrimoineImpasse des Vergers
patrimoineImpasse des Vignes
natureImpasse de Toisy
patrimoineImpasse du Champ Nouveau
patrimoineImpasse du Chenet
natureImpasse du Clavelet
patrimoineImpasse du Clos
patrimoineImpasse du Clos Peissel
patrimoineImpasse du Cru
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patrimoineImpasse du Four
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patrimoineImpasse du Longeret
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patrimoineImpasse du Parc Fleuri
patrimoineImpasse du Petit Pont
patrimoineImpasse du Pré Veuillet
patrimoineImpasse Entre Deux Bois
patrimoineImpasse Rebitel
patrimoineImpasse Saint-François
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patrimoineMontée de Bacchus
patrimoineMontée de la Rippe
patrimoineMontée de Lépau
patrimoineMontée de Marline
patrimoineMontée des Languais
patrimoineMontée du Cerf
patrimoinePassage de l'Albenche
patrimoinePassage du Nant
patrimoinePlace Centre Nant Clair
patrimoinePlace de la Gare
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace de l'Iserable
patrimoinePlace Jean-Marie Montillet
patrimoineRésidance Le Longuerat
patrimoineRoute 125
patrimoineRoute d'Albens
patrimoineRoute d'Ansigny
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patrimoineRoute de Cessens
patrimoineRoute de Chainaz
patrimoineRoute de Chambéraz
patrimoineRoute de Chenefit
natureRoute de Chérance
patrimoineRoute de Chez Duchene
natureRoute de Chez Toine
patrimoineRoute de Collonges
patrimoineRoute de Crosagny
patrimoineRoute de Domian
patrimoineRoute de Dressy
patrimoineRoute de Droise
patrimoineRoute de Droisette
patrimoineRoute de Grésy
patrimoineRoute de la Biolle
patrimoineRoute de la Bottière
patrimoineRoute de la Boulangerie
patrimoineRoute de la Chambotte
patrimoineRoute de la Chapelle
patrimoineRoute de Lachat
patrimoineRoute de la Combe-Dessus
patrimoineRoute de la Forêt
natureRoute de la Fruitière
patrimoineRoute de la Grangerie
patrimoineRoute de la Néphaz
patrimoineRoute de Laplace
patrimoineRoute de la Ramaz
patrimoineRoute de la Rochette
patrimoineRoute de Laval
patrimoineRoute de la Verdasse
patrimoineRoute de la Vie du Cher
patrimoineRoute de Maclin
patrimoineRoute de Marcellaz
patrimoineRoute de Mognard
patrimoineRoute de Mondurand
patrimoineRoute de Morian
patrimoineRoute de Pégis
patrimoineRoute d'Épersy
patrimoineRoute de Piollat
patrimoineRoute de Pouilly
patrimoineRoute de Provard
patrimoineRoute de Saint-Félix
patrimoineRoute de Saint-Girod
patrimoineRoute de Saint-Ours
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patrimoineRoute des Bois
patrimoineRoute des Brus
patrimoineRoute des Caves
patrimoineRoute des Creux
patrimoineRoute des Dagand
patrimoineRoute des Darmand
patrimoineRoute de Semnet
patrimoineRoute des Grands Champs
patrimoineRoute des Grands Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Route des Lansard
patrimoineRoute des Ollières
patrimoineRoute des Ombres
patrimoineRoute de Sous la Tour
patrimoineRoute de Topy
patrimoineRoute de Verdet
patrimoineRoute d'Orly
patrimoineRoute du Belvédère
patrimoineRoute du Biollay
patrimoineRoute du Chef-Lieu
patrimoineRoute du Mazet
patrimoineRoute du Plateau
patrimoineRoute du Sapenay
patrimoineRoute du Sauvage
patrimoineRoute La Fontaine
patrimoineRoute Montcalm
patrimoineRoute Pauzé
patrimoineRoute Privée du Col du Sapenay
patrimoineRue Alexis-Lépine
patrimoineRue Baudelaire
patrimoineRue Benoit Perret
patrimoineRue Bergevin
patrimoineRue Cartier
patrimoineRue Charron
patrimoineRue Chartier
patrimoineRue Crevier
patrimoineRue de Ceneselli
patrimoineRue Deguise
patrimoineRue de la Chambotte
patrimoineRue de la Chaudanne
patrimoineRue de la Colline
patrimoineRue de la Deysse
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Montagne
patrimoineRue de la Roseraie
patrimoineRue de la Surcrerie
patrimoineRue de l'Industrie
patrimoineRue des Alouettes
patrimoineRue des Arts
patrimoineRue de Savoie
patrimoineRue des Bouleaux
patrimoineRue des Cascades
patrimoineRue des Caves
patrimoineRue des Cèdres
patrimoineRue des Cèdres Ouest
patrimoineRue Deschatelets
patrimoineRue des Colibris
patrimoineRue des Cyclamens
patrimoineRue des Dahlias
patrimoineRue des Écureuils
patrimoineRue des Fauvettes
patrimoineRue des Guides
patrimoineRue des Hirondelles
natureRue des Ilets
patrimoineRue des Loisirs
patrimoineRue des Mélèzes
patrimoineRue des Oeillets
patrimoineRue des Perdreaux
patrimoineRue des Pins
patrimoineRue des Quarroz
patrimoineRue des Rapides-du-Nord
patrimoineRue des Rouges-Gorges
natureCette petite boule de plumes brunes au poitrail orange vif qui vous observe, tête penchée, pendant que vous bêchez le potager, c'est lui : Erithacus rubecula, le rouge-gorge familier. S'il vous suit à la trace, ce n'est pas par affection mais par opportunisme — à l'origine, il escortait les sangliers qui fouissaient le sol et faisaient remonter vers et insectes. Rareté chez les oiseaux, il chante presque toute l'année, y compris en plein hiver ; sa voix flûtée et un peu triste résonne dans les matins gris de novembre alors que tous les autres se sont tus. Sous ses airs mignons, c'est une petite terreur : territorial jusqu'à l'obsession, il chasse sans pitié tout intrus, y compris ses propres congénères, et il n'est pas rare qu'un rouge-gorge meure tué par un autre rouge-gorge. Le folklore chrétien raconte qu'il aurait pris cette teinte en tentant de retirer une épine de la couronne du Christ, tachant sa poitrine à jamais. Dans le monde anglo-saxon, il est indissociable de Noël — vous le verrez sur toutes les cartes de vœux britanniques. Sa vie est brève, deux ans en moyenne. Mais pendant ces quelques saisons, il aura chanté sans relâche, tenu son bout de haie contre vents et marées. Peu d'oiseaux méritent autant qu'on leur laisse une place.
Rue des Sapins
patrimoineRue des Tourterelles
patrimoineRue des Trois Maisons
patrimoineRue Dionysos
patrimoineRue du 17 Octobre
patrimoineRue du 8 Mai 1945
patrimoineRue du Clergeon
patrimoineRue du Clos Jeanne
patrimoineRue du Collège
patrimoineRue du Colombier
patrimoineRue du Domaine des Lacs
patrimoineRue du Fontanil
patrimoineRue du Général Mollard
patrimoineRue du Lac Goulet
patrimoineRue du Mariet
patrimoineRue du Mont-Blanc
patrimoineRue du Moulin à Vent
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Paradis
patrimoineRue du Parmelan
patrimoineRue du Pont
patrimoineRue du Pont des Fleurs
patrimoineRue Dupras
patrimoineRue du Revard
patrimoineRue du Semnoz
patrimoineRue du Sommet
patrimoineRue Éric
patrimoineRue Favreau
patrimoineRue Filteau
patrimoineRue Gariépy
patrimoineRue Grenier
patrimoineRue Groulx
patrimoineRue Hamel
patrimoineRue James Griffin
patrimoineRue Jean-Jacques Rousseau
patrimoineRue Joseph Michaud
patrimoineRue Lachapelle
patrimoineRue Lafrance
patrimoineRue Lamartine
histoireAlphonse de Lamartine (1790-1869) était tout autant un poète romantique qu'un politicien conservateur ambitieux. Sentant gronder la colère populaire sous la Monarchie de Juillet, il tenta de convaincre le reste de la bourgeoisie du danger imminent. Élu député en 1834, il qualifia la misère sociale du prolétariat "d'horrible volcan sur lequel l'industrie repose". Déconsidéré par l’assemblée, dont le président François Guizot (1787-1874) le disait être un "poète égaré", Lamartine prit le choix des armes. Il souleva la moyenne bourgeoisie qui militait pour accéder au droit de vote qu'avait refusé Guizot. La garde nationale, elle aussi dénué du droit de vote, ne s'opposa pas à la chute de Louis-Philippe et Guizot le 24 février 1848 (image). Lamartine tenta de mettre en place des réformes salariales (abaissement du temps de travail de 12 à 10h, nationalisation, impôts sur le revenu) qui conduisirent à la fermeture des usines (par le patronat), la création des "ateliers nationaux" (voir Louis Blanc) et déboucha sur le soulèvement des "journées de Juillet". Lamartine évincé, les conservateurs proclamèrent la Seconde République et Louis-Napoléon Bonaparte fut élu. Ainsi s’acheva la carrière du poète, à l'image du dernier couplet de son poème "L'isolement" écrit en 1820 : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Rue Landry
patrimoineRue Latraverse
patrimoineRue Latulippe
patrimoineRue Lévesque
patrimoineRue Longpré
patrimoineRue Meunier
patrimoineRue Mufragie
patrimoineRue Myriam
patrimoineRue Noemi
patrimoineRue Paul Verlaine
culturePaul Verlaine (1844-1896) naît à Metz un jour d'automne 1844, dans une famille bourgeoise et catholique. Rien, dans cette enfance sage, ne laisse présager la vie tumultueuse qui l'attend — sinon peut-être une hypersensibilité maladive et un goût précoce pour les vers de Baudelaire, qu'il découvre à seize ans comme une révélation. À vingt-deux ans, il publie ses Poèmes saturniens : un premier recueil déjà somptueux, tout en demi-teintes, brumes et paysages intérieurs. La musique de Verlaine est là, tout entière — cette manière si particulière de faire chanter la langue française à mi-voix, entre soupir et confidence. En 1871, il reçoit une lettre d'un adolescent inconnu, un certain Arthur Rimbaud, qui joint quelques poèmes. Verlaine est marié, jeune père, tente d'être respectable. Rimbaud a dix-sept ans, une gueule d'ange et un tempérament d'incendiaire. Verlaine paye son billet de train. À peine arrivé à Paris, le jeune provincial met le feu à sa vie : rupture avec sa femme, fuite en Belgique puis à Londres, alcool, amour tumultueux, ruptures et retrouvailles. Deux ans plus tard, le 10 juillet 1873, dans un hôtel de Bruxelles, ivre et désespéré, Verlaine tire deux coups de revolver sur Rimbaud qui s'apprêtait à le quitter. Une balle blesse le jeune homme au poignet. Prison en Belgique pendant dix-huit mois. Rimbaud, lui, disparaîtra bientôt de la littérature — pour toujours. Une conversion, une gloire. En prison, Verlaine se convertit — retour au catholicisme, extase mystique, écriture de Sagesse, l'un de ses plus beaux recueils. Libéré, il tente un temps l'enseignement en Angleterre, puis à Rethel dans les Ardennes. Rien ne tient. Les années 1880 le voient sombrer peu à peu : mort de sa mère, absinthe, hôpitaux, chambres d'hôtel misérables. Et pourtant, paradoxe absolu, c'est à ce moment-là qu'il devient célèbre. Publication des Poètes maudits, où il révèle Rimbaud, Mallarmé et Corbière au public. Reconnaissance des jeunes symbolistes qui le prennent pour maître. Il est élu, en 1894, « Prince des poètes » par ses pairs, après la mort de Leconte de Lisle. Consécration officielle pour un homme qui vit dans un hôtel meublé rue Descartes, et qu'on doit parfois porter chez lui, ivre mort. Ce que Verlaine apporte à la poésie française est difficile à cerner tant c'est un art de l'imperceptible. Une préférence pour l'impair — vers de cinq, sept, neuf syllabes, qui déstabilisent l'oreille habituée à l'alexandrin. Un flou musical revendiqué. Une capacité à peindre des états d'âme avec presque rien : trois notes, une couleur, une pluie qui tombe. Son Art poétique résume tout en une formule devenue proverbe : « De la musique avant toute chose. » Debussy, Fauré, Reynaldo Hahn mettront ses poèmes en musique — parce qu'ils étaient déjà de la musique. Il meurt le 8 janvier 1896, à cinquante et un ans, dans une chambre pauvre de la rue Descartes à Paris, veillé par sa dernière compagne, Eugénie Krantz, ancienne prostituée. Ses obsèques rassemblent pourtant une foule immense : poètes, journalistes, ministres, curieux. Il repose au cimetière des Batignolles. Un demi-siècle plus tard, sans qu'il l'ait jamais imaginé, ses vers vont sauver la France. Les premières lignes de sa Chanson d'automne — « Les sanglots longs des violons de l'automne… » — sont diffusées à la BBC les 1er et 5 juin 1944, comme messages personnels codés annonçant aux résistants l'imminence du Débarquement. Le pauvre Verlaine, qui n'aurait su se lever le matin sans un verre, veillait sans le savoir sur le destin d'un continent.
Rue Perreault
patrimoineRue Provost
patrimoineRue Raoul Follereau
patrimoineRue René Cassin
patrimoineRue Riopel
patrimoineRue Rock
patrimoineRue Rosaire-Lévesque
patrimoineRue Thérien
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
sentier du pic vert
patrimoineSentier du Pic Vert
patrimoineSentier VTT
patrimoineSous les Falaises
patrimoineVia de Parou
patrimoineVoie des Pins
patrimoineZONE D'EBOULIS
patrimoine