Rues de Ennezat
112 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée des Marronniers
patrimoineAllée des Peupliers
natureAllée des Prunus
patrimoineAllée du PLM
patrimoineAvenue de la Gare
patrimoineAvenue du Docteur Bassin
patrimoineChemin de Cisterne
patrimoineChemin de la Chapelle
patrimoineChemin de la Fayolette
patrimoineChemin de la Font Chabeau
patrimoineChemin de la Grenouillere
patrimoineChemin de la Source
patrimoineChemin des Moufles
patrimoineChemin des Ormeaux
patrimoineChemin des Pressards
patrimoineChemin des Vignes
natureChemin des Vignots
patrimoineChemin du Bosquet
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patrimoineChemin du Coteau
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patrimoineCheneboira
natureImpasse Bel Air
patrimoineImpasse Champdor
patrimoineImpasse de la Croix des Moines
patrimoineImpasse des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Impasse des Primevères
patrimoineImpasse des Vignots
patrimoineImpasse du Clos des Vignots
patrimoineImpasse du Clos du Colombier
patrimoineImpasse du Coteau
patrimoineImpasse du Messaret
patrimoineImpasse du Pariou
patrimoineImpasse du Sancy
patrimoineLotissement Bel Air
patrimoineLotissement Champdor
patrimoineLotissement les Blés d'Or
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace des Champiaux
patrimoinePlace des Myosotis
patrimoinePlace du Foirail
patrimoinePlace du Pont Perdu
patrimoinePlace du Pré Madame
patrimoinePlace du Premier Mai
patrimoinePlace Fantasque
patrimoinePlace Jean-Ossaye Mombur
patrimoinePlace Louis Blériot
patrimoinePlace Marius Seguin
patrimoineRoute de Champeyroux
patrimoineRoute de Clerlande
natureRoute de Clermont
patrimoineRoute de la Luas
patrimoineRoute de Maringues
patrimoineRoute d'Ennezat
patrimoineRoute de Randan
patrimoineRoute de Riom
patrimoineRoute des Rollet
patrimoineRoute des Terres Noires
patrimoineRoute de Targnat
patrimoineRue Bel Air
patrimoineRue de la Chapelle Saint-Jacques
patrimoineRue de la Croix des Moines
patrimoineRue de la Croix Lapierre
patrimoineRue de la Croix Mouche
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Limagne
patrimoineRue de l'Ambène
patrimoineRue de la Motte
patrimoineRue de la Paix
patrimoineRue de la Petite Planche
patrimoineRue de la Porte Neuve
patrimoineRue de la Poste
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de la Source du Château
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Horloge
patrimoineRue de Nogeant
patrimoineRue des Archères
patrimoineRue des Augustins
patrimoineRue des Blés d'Or
patrimoineRue des Bordets
patrimoineRue des Dômes
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Prés
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue du Chapitre
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Colombier
patrimoineRue du Diable
patrimoineRue du Four
patrimoineRue du Huit Mai 1945
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Nord
patrimoineRue du Onze Novembre
patrimoineRue du Palais
patrimoineRue du Pariou
patrimoineRue du Pillon
patrimoineRue du Pré Vallet
patrimoineRue du Sancy
patrimoineRue du Soleil Levant
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue Fantasque
patrimoineRue Jean Ferrat
cultureÂgé de onze ans lorsque son père fut déporté à Auschwitz, d'où il ne revint jamais, Jean Tenenbaum (1930-2010) échappa au même destin grâce à l'aide de militants communistes. Cette enfance marquée par la Shoah et la Résistance forgera à jamais ses convictions. Il embrassa la carrière d'artiste, fit du théâtre avec Jean Vilar (1912-1971), puis se lança dans la chanson sous le nom de Jean Ferrat — pseudonyme choisi en clin d'œil à Saint-Jean-Cap-Ferrat, où il avait passé de belles vacances. Après avoir écrit des textes pour d'autres et chanté le répertoire d'Yves Montand dans les cabarets parisiens, il connut la consécration en 1960 avec Ma môme, imposant une forme de lyrisme populaire aux mélodies vibrantes et aux paroles exigeantes. Homme en colère contre les injustices de l'histoire et de la société, il dédia à l'Ardèche sa chanson La Montagne (1964) — avant de quitter réellement Paris en 1973, au sommet de sa gloire, pour s'installer à Antraigues-sur-Volane où il vivra jusqu'à sa mort, conseiller municipal de son village adopté. Artiste engagé aux côtés du Parti communiste français, il n'en fut pourtant jamais membre et prit ses distances quand il l'estima nécessaire, notamment après l'invasion de la Tchécoslovaquie en 1968. Souvent dérangeant, parfois iconoclaste, il connut de nombreux démêlés avec la censure de la radio et de la télévision. Plusieurs de ses chansons sont des adaptations de poèmes de Louis Aragon (1897-1982) — à l'image d'Aimer à perdre la raison (1971), sommet fragile d'un art qui refusait toujours de séparer l'émotion de l'intelligence.
Rue Jules Ferry
patrimoineRue Julie Daubié
patrimoineRue Marcel Pagnol
patrimoineRue Neuve
patrimoineRue Sainte-Cécile
patrimoineRue Sainte-Couronne
patrimoineRue Saint-Michel
patrimoineRue Saint-Victor
patrimoine