Rues de Dury
55 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de la Pépinière
patrimoineAllée des Capucines
patrimoineAllée des Fleurs
patrimoineAllée des Pays Bas
patrimoineAllée des Varmettes
patrimoineAvenue de Migrogne
patrimoineAvenue Paul Claudel
patrimoineBarreau Sud
patrimoineChemin de la Cense
patrimoineChemin de la Croix Blanche
patrimoineChemin de la Flaque
patrimoineChemin de l'Épinette
patrimoineChemin de Migrogne
patrimoineChemin de Saleux
patrimoineChemin des Foulons
patrimoineChemin de Vers-sur-Selles
patrimoineChemin du Crocq
patrimoineChemin du Tour de Haies
patrimoineImpasse Dulouard
patrimoineImpasse Morand
patrimoinePlace des Abies
patrimoinePlace des Bouleaux
patrimoinePlace des Cèdres
natureConifère majestueux pouvant vivre jusqu'à 2000 ans et culminer à plusieurs dizaines de mètres, le cèdre du Liban est l'un des arbres les plus emblématiques du monde antique — présent dans la Bible, gravé sur le drapeau d'une République, et introduit en France au XVIIIᵉ siècle grâce à l'un des voyages les plus insolites de l'histoire de la botanique.
Comment le reconnaître ? Le cèdre adulte a une silhouette immédiatement identifiable : un tronc massif à l'écorce grise et écailleuse, et surtout une cime aplatie en plateaux étagés horizontalement, comme si le vent avait patiemment sculpté l'arbre par couches successives. Ses aiguilles persistantes — courtes, rigides, bleu-vert — poussent en rosettes sur de petits rameaux, jamais isolées : caractère distinctif qui le sépare des pins et des sapins. Ses cônes, appelés aussi « galbules », ont une particularité étonnante : ils poussent dressés vers le ciel comme de petits tonneaux debout sur les branches, et non pendants comme les pommes de pin. Ils mettent deux à trois ans à mûrir puis se désintègrent lentement sur l'arbre, écaille par écaille, sans jamais tomber d'un seul bloc.
Le bois du cèdre est imputrescible, parfumé et naturellement résistant aux insectes grâce à sa résine odorante. Ces qualités exceptionnelles expliquent son usage millénaire dans toute la Méditerranée orientale : les Égyptiens en firent leurs sarcophages pour préserver les momies, les Phéniciens leurs navires au long cours, les rois d'Israël leurs temples. La Bible en fait le bois sacré par excellence : le roi Salomon en fit venir des montagnes du Liban pour bâtir son temple de Jérusalem au Xᵉ siècle avant notre ère. Sa longévité extraordinaire et son parfum incorruptible en firent, dans tout l'Orient ancien, l'arbre du sacré et de l'éternité.
Originaire des montagnes du Moyen-Orient, où il forme des forêts millénaires aujourd'hui menacées et protégées par l'UNESCO, le cèdre du Liban apparaît fièrement sur le drapeau de la République libanaise : un cèdre vert sur fond blanc, encadré de deux bandes rouges horizontales — cas rare d'un arbre devenu emblème national.
Un arbre venu en France dans un chapeau. L'espèce fut introduite en France en 1734 par le grand botaniste Bernard de Jussieu, alors sous-démonstrateur au Jardin du Roi (l'actuel Jardin des Plantes). Rapportés d'Angleterre — où ils avaient été acclimatés dès 1683 au Chelsea Physic Garden —, deux jeunes plants firent le voyage jusqu'à Paris. La légende, attestée par son propre neveu, raconte que le pot se brisa en cours de route et que Jussieu, dans l'urgence, glissa les précieux plants dans son chapeau pour terminer le trajet. L'un des deux fut planté sur le flanc de la butte du Labyrinthe, au Jardin des Plantes : il y est toujours, près de trois siècles plus tard, culminant à plus de vingt mètres. C'est le doyen des cèdres français. Le second, planté à Montigny-Lencoup en Seine-et-Marne, mourut d'un orage en 1935 — deux siècles jour pour jour après sa plantation.
De cette poignée de premières graines, le cèdre a essaimé dans tous les parcs, châteaux et grands jardins de France, où il est devenu l'un des arbres d'ornement les plus prestigieux du paysage classique français. Il en existe aujourd'hui quatre espèces cultivées : le cèdre du Liban, le cèdre de l'Atlas (Cedrus atlantica) originaire du Maroc — reconnaissable à sa cime encore pointue —, le cèdre de Chypre et le cèdre de l'Himalaya — tous héritiers de la même famille méditerranéenne et asiatique.Place des Magnolias
patrimoinePlace des Pins
patrimoinePlace Gingko
patrimoinePlace Maréchal Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Résidence Christian
patrimoineRond-Point Frédéric Mistral
patrimoineRoute d'Amiens
patrimoineRoute de Paris
patrimoineRoute Nationale
patrimoineRue Alphonse Daudet
patrimoineRue de la Carrière
patrimoineRue de l'Arbre À Noix
patrimoineRue de la Vallée
patrimoineRue de l'Avesne
patrimoineRue de l'Église
patrimoineSur les cent mille édifices religieux disséminés à travers le pays, quarante-cinq mille sont des églises paroissiales.
Le mot vient du grec ekklêsia — « l'assemblée des convoqués ». Il désignait d'abord la communauté des fidèles rassemblés, avant de glisser vers le bâtiment qui les accueillait. Ce double sens n'a jamais disparu : quand on parle de l'Église catholique, on désigne encore la communauté ; quand on parle d'une église romane, on désigne le bâtiment. Deux mille ans après, le mot porte toujours ses deux mémoires.
Si le clocher en est l'élément le plus emblématique — souvent la première silhouette qu'on aperçoit de loin — chaque église cache un vocabulaire propre qui vaut la peine d'être connu. On franchit le portail (parfois surmonté d'un tympan sculpté qui raconte, en pierre, une scène biblique) et l'on entre dans la nef, longue salle centrale bordée d'une ou de plusieurs travées collatérales. Elle mène au chœur, réservé au clergé, souvent séparé de la nef par un transept — cette « aile » transversale qui donne à l'édifice sa forme de croix latine. Tout au fond, derrière l'autel, le chevet clôt l'édifice, tantôt plat, tantôt arrondi en abside. Les vitraux — véritables bibles de lumière pour les fidèles illettrés du Moyen Âge — colorent la pierre de rouge, de bleu, d'or. Au-dessus, les voûtes sont maintenues par des arcs de pierre scellés en leur sommet par une clé de voûte — pièce maîtresse qui, une fois posée, verrouille tout l'édifice. La grande rosace de la façade occidentale, quand elle existe, achève de faire de l'église un lieu d'harmonie et de lumière.
L'architecture raconte les siècles superposés. Le roman (XIᵉ-XIIᵉ siècle) est trapu, aux murs épais, aux ouvertures étroites, aux arcs en plein cintre. Le gothique (à partir du XIIᵉ) élance ses voûtes sur croisées d'ogives et laisse entrer la lumière à flots par de vastes verrières. Le baroque (XVIIᵉ-XVIIIᵉ) déploie les courbes, les dorures et les statues théâtrales. Le néogothique du XIXᵉ siècle revient aux flèches élancées, dans un élan de restauration romantique. La plupart des églises paroissiales sont en réalité des palimpsestes où chaque génération a laissé sa trace : un chœur reconstruit, une chapelle ajoutée, un porche refait.
Ces lieux au cœur du village abritent l'âme de la religion catholique, mais leur rôle a longtemps dépassé le seul culte. Au Moyen Âge, on y était baptisé, marié, enterré au cimetière attenant — les trois moments essentiels de la vie. On y payait la dîme — cet impôt d'origine biblique, littéralement le « dixième », prélevé sur toutes les récoltes de la paroisse au profit du clergé pour son entretien et le culte. Devenue au fil des siècles l'une des grandes charges pesant sur les paysans, elle fut abolie dans la nuit du 4 août 1789, symbole de la fin de l'Ancien Régime.
Les cloches, attestées dès le XIIIᵉ siècle, rythmaient la journée : angélus du matin, du midi et du soir, tocsin d'alerte, glas des morts, volées joyeuses des mariages. Le fameux coq au sommet du clocher — symbole de vigilance et de résurrection — apparaît en France dès le IXᵉ siècle et deviendra un emblème national.Rue de l'Enfer
patrimoineRue des Alouettes
naturePetit passereau des campagnes ouvertes, l'alouette des champs (Alauda arvensis) est l'un des oiseaux les plus emblématiques du monde rural européen — chanteuse incomparable, oiseau sacré des Gaulois, muse des poètes et des peintres depuis vingt siècles, elle est aujourd'hui devenue le symbole silencieux du déclin de la biodiversité agricole française.
Comment la reconnaître ? Long d'une vingtaine de centimètres, l'oiseau est discret au sol grâce à son plumage cryptique brun-sable moucheté de sombre, parfaitement mimétique dans les labours et les prairies rases. Trois signes distinctifs permettent de l'identifier : un sourcil blanchâtre au-dessus de l'œil, une petite huppe érectile qu'il redresse quand il est alerté, et surtout les rectrices externes de la queue d'un blanc pur qui contrastent quand il s'envole. Contrairement à la plupart des passereaux qui chantent perchés, l'alouette chante en vol vertical stationnaire : elle s'élève en spirale à 50 ou 100 mètres du sol, se maintient en battant rapidement des ailes, et redescend en piqué avant d'ouvrir un « parachute » au dernier moment pour se poser dans l'herbe.
Son chant est peut-être le plus complexe de toute l'avifaune européenne. Là où le coucou n'a que deux notes, l'alouette dispose de plus de 6 000 syllabes agencées selon une syntaxe particulière, dans une succession ininterrompue de trilles, de vocalises et de pépiements. Le mâle chante de l'aube au crépuscule, de fin janvier à mi-juillet, chaque séquence pouvant durer de trois à quinze minutes sans reprendre souffle. Le français populaire a créé des verbes rien que pour lui : l'alouette grisolle, turlute ou tirelire. Aucun autre oiseau n'a inspiré autant de vocabulaire spécialisé.
Le mot vient du gaulois alauda — composé de al (« grand ») et aud (« le chant »), soit littéralement « la grande chanteuse ». Les Gaulois vénéraient l'oiseau comme sacré, et Jules César baptisa même l'une de ses légions Alaudae (« les Alouettes »), recrutée en Gaule narbonnaise — les casques des soldats portaient à leur cimier une aile d'alouette. Depuis, l'oiseau est resté dans l'imaginaire collectif un médiateur entre terre et ciel, symbole de bon augure et de joie matinale.
Chaucer l'appelait « le messager du jour », Shakespeare la fit chanter dans Roméo et Juliette pour signaler la venue de l'aube fatale, Ronsard et Victor Hugo lui consacrèrent des vers. Ce dernier concluait un poème par ces vers restés célèbres :
« Et l'aube est là sur la plaine !
J'admire, en vérité,
Qu'on puisse avoir de la haine
Quand l'alouette a chanté. »
En peinture, Jules Breton en fit le sujet de son chef-d'œuvre Le Chant de l'alouette (1884, Art Institute of Chicago) — une paysanne pieds nus regardant l'oiseau chanter au-dessus des champs. Van Gogh peignit son Champ de blé avec une alouette. Sans oublier la comptine enfantine qui traverse les générations : « Alouette, gentille alouette ».
Malgré cette gloire poétique, l'alouette des champs est aujourd'hui l'un des symboles les plus alarmants de la crise écologique française. Ses effectifs nicheurs ont chuté de plus de 30 % depuis 1989, ceux des populations hivernantes de 31 % depuis 2001. En cause : l'intensification agricole (labours répétés qui détruisent les nids au sol), la disparition des jachères, l'usage massif des pesticides qui privent l'oiseau de ses insectes, et la chasse traditionnelle — la France autorise encore chaque année le prélèvement de plus de 300 000 alouettes par tir et par piégeage (matoles, pantes), pratique aujourd'hui vivement contestée par la LPO et la Commission européenne. L'oiseau qui donnait son nom aux légions romaines, qui inspirait Hugo et Shakespeare, disparaît en silence des campagnes françaises — non par accident, mais par choix collectif.Rue des Champs Vignerons
natureRue des Juifs
patrimoineRue des Moyettes
patrimoineRue des Murets
patrimoineRue du Capitaine Mézan
patrimoineRue du Docteur Pierre Vasselle
patrimoineRue Étienne du Castel
patrimoineRue Grimaux
patrimoineRue Jules Ferry
patrimoineRue Ludwig Straub
patrimoineRue Marcel Pagnol
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Péru-Lorel
patrimoineRue Tardif
patrimoineVoie des Poiriers
patrimoine