Rues de Duisans
67 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Champêtre
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patrimoineAllée des Aubépines
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patrimoineAllée des Boutons d'Or
patrimoineAllée des Buissons
patrimoineAllée des Coquelicots
patrimoineAllée des Eaux Vives
patrimoineAllée des Églantines
patrimoineAllée des Fenaisons
patrimoineAllée des Peupliers
natureAllée des Semailles
patrimoineAllée des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Allée du Chevreuil
patrimoineAllée du Héron
patrimoineAvenue Winston Churchill
patrimoineChemin d'Avesnes
patrimoineChemin de la Grange
patrimoineChemin de la Maladrerie
patrimoineChemin des Meuniers
patrimoineChemin du Calvaire
patrimoineGrand Rue
patrimoineImpasse de la Maladrerie
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patrimoineImpasse des Champs Fleuris
patrimoineImpasse des Noyers
patrimoinePlace de l'Église
patrimoineRocade Ouest d'Arras
patrimoineRond-Point Georges Pompidou
patrimoineRoute d'Anzin
patrimoineRoute de Dainville
patrimoineRoute de Maroeuil
patrimoineRoute de Saint-Pol
patrimoineRue au Vin
patrimoineRue d'Artois
patrimoineRue de l'Abreuvoir
patrimoineRue de la Briqueterie
patrimoineRue de la Cavée d'Hugy
patrimoineRue de la Chapelle
patrimoineRue de la Couture
patrimoineRue de la Croix
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Rivière
natureRue de la Scarpe
patrimoineRue Denis Papin
patrimoineRue des Deux Rivières
natureRue des Épines
patrimoineRue des Haies
patrimoineRue des Maçons
patrimoineRue des Moissons
patrimoineRue des Voyettes
patrimoineRue d'Etrun
patrimoineRue du Carloy
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Docteur Antoine Laroche
patrimoineRue du Verger
patrimoineRue Gutenberg
patrimoineRue Henri Poitou
patrimoineRue Léon Foucault
patrimoineRue Léon Lemaire
patrimoineRuelle de l'Abreuvoir
patrimoineRuelle d'Hugy
patrimoineRuelle du Puits
patrimoineRuelle Tombrée
patrimoineRuelle Tonno
patrimoineRue Pierre et Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.