Rues de Dol-de-Bretagne
253 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
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patrimoineAllée de l'Aqueduc
patrimoineAllée de la Roselière
patrimoineAllée de la Source
patrimoineAllée de la Virée de Galerne
patrimoineAllée de Reichelsheim
patrimoineAllée des Douves
patrimoineAllée des Lucioles
patrimoineAllée des Nénuphars
patrimoineAllée des Platanes
patrimoineAllée du Guyoult
patrimoineAllée Josephine Decorgne
patrimoineAncienne Route de Combourg
patrimoineAvenue Aristide Briand
patrimoineAvenue de la Baie
patrimoineBoulevard Deminiac
patrimoineBoulevard de Normandie
patrimoineBoulevard Victor Planson
patrimoineChemin de Chadeville
patrimoineChemin de Clairet
patrimoineChemin de Kerfeunten
patrimoineChemin de la Basse Maladrie
patrimoineChemin de la Belle Étoile
patrimoineChemin de la Bergerie
patrimoineChemin de la Brûleraie de la Chapelle
patrimoineChemin de la Chaussée
patrimoineChemin de la Crochardière
patrimoineChemin de la Forêt Bouleuc
natureChemin de la Haie
patrimoineChemin de la Haute Maladrie
patrimoineChemin de la Janaie
patrimoineChemin de la Loubatais
patrimoineChemin de la Mahodrie
patrimoineChemin de la Morlais
patrimoineChemin de la Motte
patrimoineChemin de la Neuve
patrimoineChemin de la Petite Maladrie
patrimoineChemin de la Ruelle de Quercourt
patrimoineChemin de la Sévinière
patrimoineChemin de Launay Bégasse
patrimoineChemin de Legeard
patrimoineChemin de l'Ontinière
patrimoineChemin de l'Orme
patrimoineChemin des Bruyères
patrimoineChemin des Cognets
patrimoineChemin des Évêques
patrimoineChemin des Landes
natureChemin des Orgeries
patrimoineChemin des Trois-Quarts
patrimoineChemin de Villouet
patrimoineChemin du Chêne
natureChemin du Clos
patrimoineChemin du Clos Anger
patrimoineChemin du Clos Fougeroux
patrimoineChemin du Grand Rouvray
patrimoineChemin du Manoir de la Chapelle Cobat
patrimoineChemin du Petit Aunay
patrimoineChemin du Petit Gué
patrimoineChemin du Petit Parc
patrimoineChemin du Petit Rouvray
patrimoineChemin du Picoiseau
patrimoineChemin du Tertre Ychot
patrimoineChemin Vert
patrimoineContournement sud-est
patrimoineEsplanade des Beauvais
patrimoineGrande Rue des Stuarts
patrimoineImpasse Cyclone
patrimoineImpasse de Belle Lande
natureImpasse de la Chouette Hulotte
patrimoineImpasse de la Grande Pièce
patrimoineImpasse de l'Armée Patton
patrimoineImpasse de la Rousse
patrimoineImpasse de Pont Limier
patrimoineImpasse des Bas Celliers
patrimoineImpasse des Cerisiers
patrimoineImpasse des Châteaux d’Eau
patrimoineImpasse des Coquelicots
patrimoineImpasse des Érables
patrimoineImpasse des Peupliers
natureImpasse des Saules
patrimoineImpasse du Champ Dolent
patrimoineImpasse du Cromlech
patrimoineImpasse du Grand Bois
patrimoineImpasse du Pont Baudry
patrimoineImpasse du Rouet
patrimoineImpasse Legeard
patrimoineImpasse Newton
patrimoineImpasse Pierre Semard
patrimoineImpasse Tual
patrimoineLa Cour Chartier
patrimoineLe Grand Domaine 1
patrimoineLe Grand Domaine 2
patrimoinePassage de Chasse
patrimoinePassage de la Lavanderie
patrimoinePassage des Bas Celliers
patrimoinePassage des Fauvettes
patrimoinePassage des Libellules
patrimoinePassage des Stuarts
patrimoinePassage des Ylouses
patrimoinePassage du Docteur Louis Maufrais
patrimoinePassage du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Passage du Tisserand
patrimoinePassage Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Place Chateaubriand
patrimoinePlace de la Cathédrale
patrimoinePlace de la Trésorerie
patrimoinePlace Fontaine Saint Samson
patrimoinePlace Général De Gaulle
patrimoinePlace Jean Hamelin
patrimoinePlace Marthe Lebigre
patrimoinePlace Saint-Samson
patrimoinePlace Toullier
patrimoinePont de la Brèche Arthur
patrimoinePont de la Chaussée
patrimoinePont de la Flemme
patrimoinePont de l'Archevêque
patrimoinePont des Tendières
patrimoinePont Limier
patrimoinePourtour de la Halle aux Grains
patrimoinePromenade an Douvezioù
patrimoinePromenade des Douves - Jules Revert
patrimoinePromenade Jules Revert
patrimoineRésidence des Vignes
natureRésidence les Hermelles
patrimoineRond-Point de l'Hermine
patrimoineRond-Point du Manoir
patrimoineRoute de Baguer-Morvan
patrimoineRoute de Belle Noë
patrimoineRoute de Bonnemain
patrimoineRoute de Cardequin
patrimoineRoute de Fougères
patrimoineRoute de Halouze
patrimoineRoute de la Chapelle Cobat
patrimoineRoute de la Haie
patrimoineRoute de la Planche
patrimoineRoute d'Épiniac
patrimoineRoute des Zieblais
patrimoineRoute du Champ Dolent
patrimoineRoute du Menhir
patrimoineRoute du Pont Gerouard
patrimoineRue Abbé François Duine
patrimoineRue Alphonse Gasnier-Duparc
patrimoineRue Alphonse Pellé
patrimoineRue Anatole Le Braz
patrimoineRue André Malraux
patrimoineRue Auguste Lejamptel
patrimoineRue Bertrand Carouge
patrimoineRue Ceinte
patrimoineRue Charles Robert
patrimoineRue Chateaubriand
patrimoineRue Copernic
patrimoineRue d'Armorique
patrimoineRue de Belle Lande
natureRue de Dinan
patrimoineRue de la Belle Étoile
patrimoineRue de l'Abreuvoir Lorand
patrimoineRue de la Corderie
patrimoineRue de la Crémaillère
patrimoineRue de la Croix de la Feuillade
patrimoineRue de la Fontaine Roux
patrimoineRue de la Fontaine Saint-Samson
patrimoineRue de la Forêt Harault
natureRue de la Janaie
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de la Marette
patrimoineRue de la Perrière
patrimoineRue de la Pierre Levée
patrimoineRue de la Porte Saint-Michel
patrimoineRue de l'Armée Patton
patrimoineRue de la Ronceraie
patrimoineRue de la Rouelle
patrimoineRue de la Salette
patrimoineRue de l'Aventin
patrimoineRue de Légeard
patrimoineRue de l'Éperon
patrimoineRue de l'Hermine
patrimoineRue de Maboué
patrimoineRue de Montplaisir
patrimoineRue de Paris
patrimoineRue de Quercourt
patrimoineRue de Rennes
patrimoineRue de Saint-Malo
patrimoineRue des Amaryllis
patrimoineRue des Beauvais
patrimoineRue des Carmes
patrimoineRue des Coteaux de Legeard
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Français Libres
patrimoineRue des Jardins de l'Abbaye
patrimoineRue des Luzardières
patrimoineRue des Mégalithes
patrimoineRue des Murets
patrimoineRue des Perrons
patrimoineRue des Ponts
patrimoineRue des Rolandières
patrimoineRue des Tanneries
patrimoineRue des Tendières
patrimoineRue des Ylouses
patrimoineRue de Verdun
patrimoineRue du Cairn
patrimoineRue du Chanoine Boursier
patrimoineRue du Clos
patrimoineRue du Clos des Pommiers
patrimoineRue du Clos Lupin
patrimoineRue du Clos Romain
patrimoineRue du Colombier
patrimoineRue du Commandant Charcot
patrimoineRue du Commandant Stourm
patrimoineRue du Docteur Gringoire
patrimoineRue du Dolmen
patrimoineRue du Doucin
patrimoineRue du Hameau du Cocherel
patrimoineRue du Lin
patrimoineRue du Marais
patrimoineRue du Maréchal Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Rue du Pendant des Vallées
patrimoineRue du Petit Gué
patrimoineRue du Pic Epeiche
patrimoineRue du Roquet
patrimoineRue du Rouget
patrimoineRue du Vaudoré
patrimoineRue du Vivrais
patrimoineRue Éléonore Daubrée
patrimoineRue Félix Poirier
patrimoineRue Frédéric Houssais
patrimoineRue Galilée
patrimoineRue Gilles Tézé
patrimoineRue Haute Bretagne
patrimoineRue Henri Guérin
patrimoineRuelle de l'Abbaye
patrimoineRuelle de la Châtaigneraie
patrimoineRuelle de la Roselière
patrimoineRuelle des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Ruelle des Mésanges
patrimoineRuelle du Héron Cendré
patrimoineRuelle du Paon-du-Jour
patrimoineRuelle du Robinet
patrimoineRue Louis Alexandre Cabie
patrimoineRue Marcel Delplace
patrimoineRue Marie-François Revert
patrimoineRue Monseigneur de Hercé
patrimoineRue Monseigneur Robin
patrimoineRue Novembre 1793
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Pierre de Coubertin
patrimoineRue Pierre Flaux
patrimoineRue Pierre Semard
patrimoineRue Renée Juhel de la Plesse
patrimoineRue Renée Prévert
patrimoineRue Saint-Aulaire
patrimoineRue Teze Herbert
patrimoineRue Yves Estève
patrimoineSquare de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.