Rues de Divonne-les-Bains
141 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Beaulieu
patrimoineAllée de la Mélie
patrimoineAllée de la Piscine
patrimoineAllée de la Vouatta
patrimoineAllée de l'Oppidum
patrimoineAllée des Fresnes
patrimoineAllée des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Allée du Collège
patrimoineAllée du Parc du Chêne
natureAllée du Square de Lausanne
patrimoineAllée Saint-Exupéry
patrimoineAvenue Aqueduc
patrimoineAvenue de Genève
patrimoineAvenue de la Gare
patrimoineAvenue de la Grande Champagne
patrimoineAvenue de la Plage
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Avenue des Alpes
patrimoineAvenue des Thermes
patrimoineAvenue des Voirons
patrimoineAvenue du Crêt d'Eau
patrimoineAvenue du Mont Mussy
patrimoineAvenue du Salève
patrimoineAvenue Marcel Anthonioz
patrimoineBoulevard des Epinettes
patrimoineChemin d'Arbère
patrimoineChemin de Châné
patrimoineChemin de Dessous le Chateau
patrimoineChemin de Gouilles
patrimoineChemin de Jerre à Liaudy
patrimoineChemin de la Baronne
patrimoineChemin de la Burdette
patrimoineChemin de la Buzelle
patrimoineChemin de la Champagne
patrimoineChemin de la Charderie
patrimoineChemin de la Colombière
patrimoineChemin de la Creuse
patrimoineChemin de la Creuse Plan
patrimoineChemin de la Douane
patrimoineChemin de la Ferme Mussy
patrimoineChemin de la Pierre à Cercle
patrimoineChemin de la Rippe
patrimoineChemin de la Roue
patrimoineChemin de la Tanie
patrimoineChemin de la Toupe
patrimoineChemin de la Vie d'Arbère
patrimoineChemin de la Vierge
patrimoineChemin de l'Etraz
patrimoineChemin de Longuève
patrimoineChemin de Narte
patrimoineChemin de Nuchon
patrimoineChemin de Nuticel
patrimoineChemin de Pain Loup
patrimoineChemin de Poisan
patrimoineChemin de Recrédoz
patrimoineChemin de Revule
patrimoineChemin des Aranyes
patrimoineChemin des Broues
patrimoineChemin des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Chemin des Écoliers
patrimoineChemin des Étangs
natureChemin des Grands Champs
patrimoineChemin des Iris
patrimoineChemin des Marais
patrimoineChemin des Mares
patrimoineChemin des Meules
patrimoineChemin des Prés Lullin
patrimoineChemin des Prés Tiers
patrimoineChemin des Vergnes
patrimoineChemin de Tir-Mir
patrimoineChemin du Château
patrimoineChemin du Chatelard
patrimoineChemin du Chogal
patrimoineChemin du Clézet
patrimoineChemin du Comte
patrimoineChemin du Fleutron
patrimoineChemin du Peudex
patrimoineChemin du Pré Peilloud
patrimoineDéscente du Camping
patrimoineDescente La Petite Grand
patrimoineDivonne Douane P+R
patrimoineGrande Rue
patrimoineLa Petite Allée
patrimoineLa Petite Grand
patrimoineLe Clos du Lac
patrimoinePassage du Vieux Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Piste du Solliet
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace Perdtemps
patrimoinepont abandonné
patrimoineRoute de Divonne
patrimoineRoute de Divonne les Bains
patrimoineRoute de Gex
patrimoineRoute de l'Hippodrome
patrimoineRoute de Saint-Gix
patrimoineRoute Forestière du Château de Puthod
patrimoineRue Bel Ami
patrimoineRue d'Arbère
patrimoineRue de Genève
patrimoineRue de la Cité
patrimoineRue de la Combe de l'Eau
patrimoineRue de la Côte d'Arbère
patrimoineRue de la Fontaine de Plan
patrimoineRue de la Pierre à Cercle
patrimoineRue de la Rouette
patrimoineRue de la Scie
patrimoineRue de la Source
patrimoineRue de la Tuilière
patrimoineRue de Lausanne
patrimoineRue de la Versoix
patrimoineRue de la Vie d'Orée
patrimoineRue de Plan
patrimoineRue des Bains
patrimoineRue des Cheintres
patrimoineRue des Fontanettes
patrimoineRue des Hutins
patrimoineRue des Quatre Pierres
patrimoineRue des Roseaux
patrimoineRue de Vesenex
patrimoineRue de Vigny
patrimoineRue de Villard
patrimoineRue du Comte de Permission
patrimoineRue du Galet de Gargantua
patrimoineRue du Jura
patrimoineRue du Mont Blanc
patrimoineRue du Pont des Îles
patrimoineRue du Port
patrimoineRue du Prieuré
patrimoineRue du Temple
patrimoineRue Étienne Deprez
patrimoineRue Fontaine
patrimoineRue Guy de Maupassant
patrimoineRue Jean de Gingins
patrimoineRue Pallud
patrimoineRue René Vidart
patrimoineRue Traverse
patrimoineRue Voltaire
histoireIssu de la bourgeoisie parisienne, François-Marie Arouet (1694-1778) fit de brillantes études chez les jésuites de Louis-le-Grand. Son pseudonyme Voltaire est l'anagramme d'Arovet L.J. — « Arouet le Jeune » — à une époque où u et v ne se distinguaient pas encore à l'écrit. Ses vers irrévérencieux contre le Régent lui valurent onze mois de Bastille en 1717, où il écrivit sa première tragédie et se choisit son nouveau nom. Un franc-parler récidiviste l'exila ensuite en Angleterre pendant trois ans, séjour décisif : il en revint transformé, avec une philosophie réformatrice de la justice et de la société inspirée du modèle anglais, et une défense ardente de la liberté d'expression. Rentré en France, il ne cessa dès lors de critiquer la guerre, le dogme chrétien et surtout la monarchie absolue de droit divin. Historiographe du roi en 1745, il entra à l'Académie française l'année suivante — mais ses écrits scandaleux (Zadig, 1747) le forcèrent à l'exil, d'abord chez Frédéric II à Berlin, puis en Suisse. En 1759, il s'installa à Ferney, village frontalier de la Suisse qui portera désormais son nom : il y accueillit toute l'Europe éclairée pendant vingt ans, devenant le « patriarche de Ferney », référence intellectuelle du siècle. La même année, il publia Candide, roman satirique où sa naïveté imaginaire dénonce le fanatisme, la guerre, l'esclavage et l'optimisme métaphysique de Leibniz — le fameux « Il faut cultiver notre jardin » qui clôt le livre. Avec ses pamphlets mordants, il se battit contre les injustices judiciaires : l'affaire Calas (protestant toulousain roué en 1762, réhabilité grâce à lui en 1765), l'affaire Sirven, l'exécution du jeune chevalier de La Barre. À chacun il opposa sa devise, signée à la fin de ses lettres : « Écrasons l'infâme » — l'infâme étant le fanatisme religieux. En 1778, à quatre-vingt-trois ans, il revint triomphalement à Paris après vingt-huit ans d'absence : la Comédie-Française l'acclama debout, la foule l'idolâtra. Il mourut trois mois plus tard. Refusé de sépulture chrétienne, enterré à la sauvette en Champagne, il fut transféré au Panthéon par la Révolution en 1791. Il y repose depuis, face à Rousseau — les deux frères ennemis des Lumières.
Sentier des Planètes
patrimoineTour du Lac
patrimoineVoie Verte Gex
patrimoineVoie Verte, Promenade de Faizin
patrimoineVy de l'Etraz
patrimoine