Rues de Die
267 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de Glandasse
patrimoineAllée Saint-Éloi
patrimoineAllée Simone Veil
patrimoineAvenue de la Clairette
patrimoineAvenue de la Division du Texas
patrimoineAvenue de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Avenue du Texas
patrimoineAvenue du Vercors
patrimoineAvenue Maréchal Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Avenue Rhin-et-Danube
patrimoineAvenue Sadi Carnot
histoireIssu d'une des grandes lignées républicaines et scientifiques françaises — petit-fils du révolutionnaire Lazare Carnot et neveu du physicien Sadi Carnot, père de la thermodynamique — Marie François Sadi Carnot (1837-1894) suivit d'abord la voie familiale : Polytechnique, ingénieur des Ponts et Chaussées. Républicain modéré, il devint président de la Troisième République en 1887, après que le scandale des décorations eut contraint son prédécesseur Jules Grévy (1807-1891) à démissionner — le gendre de Grévy monnayait honteusement des Légions d'honneur. Réputé pour sa rigueur et son honnêteté dans une République secouée par les scandales, Carnot dut affronter une société française agitée : le retentissant scandale de Panama (1892), où plusieurs centaines de députés et de journaux s'étaient laissés corrompre par la Compagnie interocéanique de Ferdinand de Lesseps, ruinée après l'échec du percement du canal ; les attentats anarchistes qui frappaient Paris (Vaillant à la Chambre des députés, Ravachol, Émile Henry au café Terminus…) ; et la crise boulangiste, du nom du général Georges Boulanger (1837-1891), populaire et menaçant, qui rêvait d'un pouvoir personnel et d'une revanche militaire contre l'Allemagne pour reconquérir l'Alsace-Moselle, cédée par le traité de Francfort en 1871. La politique extérieure de Carnot poursuivit l'expansion coloniale (Afrique, Indochine) tout en se rapprochant de la Russie tsariste — jetant les bases de l'alliance qui structurera le début du XXᵉ siècle. Sa fin fut brutale : à Lyon, le 24 juin 1894, alors qu'il quittait un banquet à la Chambre de commerce, il fut poignardé par Sante Caserio, jeune boulanger anarchiste italien de vingt-et-un ans, qui vengeait ainsi l'exécution récente de Vaillant. Ses funérailles nationales rassemblèrent des centaines de milliers de Parisiens en deuil. Il fut inhumé au Panthéon — seul président de la Troisième République à y entrer directement à sa mort. Avez-vous déjà entendu parler de son oncle et homonyme Sadi Carnot ? On lui attribue généralement les rues Carnot.
Boulevard Adolphe Ferrier
patrimoineBoulevard des Ursulines
patrimoineBoulevard du Ballon
patrimoineBoulevard du Cagnard
patrimoineChemin Chapelle et Rivière
natureChemin Chevreuil
patrimoineChemin de Baume
patrimoineChemin de Beaufays
patrimoineChemin de Beauregard
patrimoineChemin de Beconne
patrimoineChemin de Catorie
patrimoineChemin de Chabestan
patrimoineChemin de Chamarge
patrimoineChemin de Chandillon
patrimoineChemin de Chapias
patrimoineChemin de Chastel
patrimoineChemin de Chastel et Bassette
patrimoineChemin de Darral
patrimoineChemin de Fontgiraude
patrimoineChemin de Justin
patrimoineChemin de Justin à Solaure
patrimoineChemin de Laguire
patrimoineChemin de la Maladrerie
patrimoineChemin de la Recluse
patrimoineChemin de la Segheria
patrimoineChemin de la Tour de l'Aure
patrimoineChemin de l'Aube
patrimoineChemin de l'Hommet
patrimoineChemin de l'Usine du Plot
patrimoineChemin de Martinelle
patrimoineChemin de Piscigne
patrimoineChemin de Purgnon
patrimoineChemin de Ranceau
patrimoineChemin de Rivière
natureChemin des Batets
patrimoineChemin des Cerisiers
patrimoineChemin des Chanoinies
patrimoineChemin des Combes
patrimoineChemin des Coquelicots
patrimoineChemin des Floreaux
patrimoineChemin des Fondeaux
patrimoineChemin des Miellons et Pennes
patrimoineChemin des Oliviers
patrimoineChemin de Vaux
patrimoineChemin Dit du Parisien
patrimoineChemin du Gros Chêne
natureChemin du Perrier
patrimoineChemin du Plot
patrimoineChemin du Pont des Chaines
patrimoineChemin du Pont Rompu
patrimoineChemin Rosa et Jean
patrimoineClos du Baron
patrimoineDomaine du Martouret
patrimoineImpasse Bellevue
patrimoineImpasse Bret
patrimoineImpasse Campanule
patrimoineImpasse Catorie et Saint-Sornin
patrimoineImpasse Champetre
patrimoineImpasse Chanqueyras
patrimoineImpasse Chantedie
patrimoineImpasse Chantemerle
patrimoineImpasse Commane
patrimoineImpasse Cougnes
patrimoineImpasse Cougnes Nord
patrimoineImpasse de Beauvoisin
patrimoineImpasse de la Chargière
patrimoineImpasse de la Citadelle
patrimoineImpasse de la Clairette
patrimoineImpasse de la Dent de Die
patrimoineImpasse de l'Adret
patrimoineImpasse de la Gelibaudière
patrimoineImpasse de la Maladrerie
patrimoineImpasse de la Pierre Pointue
patrimoineImpasse de la Rune
patrimoineImpasse de la Tour
patrimoineImpasse de Pibous
patrimoineImpasse de Ruer
patrimoineImpasse de Ruinel
patrimoineImpasse des Alpes
patrimoineImpasse des Ancolies
patrimoineImpasse des Aubépines
patrimoineImpasse des Charmilles
patrimoineImpasse des Érables
patrimoineImpasse des Fourches Nord
patrimoineImpasse des Genêts
patrimoineImpasse des Genevriers
patrimoineImpasse des Iris
patrimoineImpasse des Lauriers
patrimoineImpasse des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Impasse des Martinelles
patrimoineImpasse des Muriers
patrimoineImpasse des Narcisses
patrimoineImpasse des Orchidées
patrimoineImpasse des Perce Neige
patrimoineImpasse des Platanes
patrimoineImpasse des Prunelles
patrimoineImpasse des Sangliers
patrimoineImpasse des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Impasse des Violettes
patrimoineImpasse de Tullat
patrimoineImpasse du Chantre
patrimoineImpasse du Château
patrimoineImpasse du Couchant
patrimoineImpasse du Fournat
patrimoineImpasse du Levant
patrimoineImpasse du Mesnil
patrimoineImpasse du Nouveau Pont
patrimoineImpasse du Pain
patrimoineImpasse du Pison
patrimoineImpasse du Pont Neuf
patrimoineImpasse Frene
patrimoineImpasse Léa Blain
patrimoineImpasse Magot
patrimoineImpasse Maurice Faure
patrimoineImpasse Montalivet
patrimoineImpasse Pietri
patrimoineImpasse Pluviane
patrimoineImpasse Poudrel
patrimoineImpasse Prémol
patrimoineImpasse Roses Tremières
patrimoineImpasse Sabine
patrimoineImpasse Saint-Laurent
patrimoineImpasse Saint-Sornin
patrimoineImpasse Severa
patrimoineImpasse Tante Hélène
patrimoineImpasse Tartusanne
patrimoineImpasse Zig-Zag
patrimoineLe Clos des Tulipes
patrimoineLe Pont Neuf
patrimoineLe Pont Rompu
patrimoineLotissement les Églises
patrimoineMontée de Chanqueyras
patrimoineMontée des Remparts
patrimoineMontée des Usines
patrimoineMontée des Vignes
natureParc Audra
patrimoinePassage Chovin de Die
patrimoinePasserelle de la Doux
patrimoinePlace de la Lavande
patrimoinePlace de la République
patrimoinePlace de l'Horloge
patrimoinePlace des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Place des Buis
patrimoinePlace des Cordeliers
patrimoinePlace du 14 Juillet 1789
patrimoinePlace du Ha-Ha
patrimoinePlace du Marché
patrimoinePlace du Mazel
patrimoinePlace du Romarin
patrimoinePlace du Temple
patrimoinePlace Jules Plan
patrimoinePlace Pierre Semard
patrimoinePlacette de Chanqueyras
patrimoinePont du Bugey
patrimoinePont-Navette
patrimoineRoute d'Ausson
patrimoineRoute de Gap
patrimoineRoute de l'Abbaye
patrimoineRoute de Marignac
patrimoineRoute de Ponet
patrimoineRoute de Romeyer
patrimoineRoute de Sallière
patrimoineRoute des Alpes
patrimoineRoute des Fourches Sud
patrimoineRoute de Valence
patrimoineRoute du Col de Rousset
patrimoineRoute du Moulin et les Touches
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Route du Ravin
patrimoineRoute Impériale
patrimoineRue Adrien Chevalier
patrimoineRue Anglaise
patrimoineRue Aristide Briand
patrimoineRue Auguste Barnaud
patrimoineRue Auguste Simon
patrimoineRue Bonnet
patrimoineRue Bouvier
patrimoineRue Camille Buffardel
patrimoineRue Carre
patrimoineRue de Caucause
patrimoineRue de Chastel
patrimoineRue de Chironne
patrimoineRue de la Belle Justine
patrimoineRue de la Citadelle
patrimoineRue de la Gelibaudière
patrimoineRue de l'Aiglette
patrimoineRue de la Jeunesse
patrimoineRue de l'Armellerie
patrimoineRue de l'Arzonne
patrimoineRue de l'Hôtel de Ville
patrimoineRue de Neve
patrimoineRue de Peyrole
patrimoineRue de Pluviane
patrimoineRue de Ponet
patrimoineRue des Aqueducs
patrimoineRue des Barrys
patrimoineRue des Casernes
patrimoineRue des Clercs
patrimoineRue des Cordeliers
patrimoineRue des Cyprès
patrimoineRue de Sétérée
patrimoineRue des Fabriques
patrimoineRue des Iris
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Jardins de Meyrosse
patrimoineRue des Magnolias
patrimoineRue des Oies
patrimoineRue des Pivoines
patrimoineRue des Prêtres
patrimoineRue des Quatre Cantons
patrimoineRue des Remparts
patrimoineRue des Roses
patrimoineRue des Tanneries
patrimoineRue des Voconces
patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du Centre
patrimoineRue du Chapeau
patrimoineRue du Collège
patrimoineRue du Coq
patrimoineRue du Docteur Amédée Rousset
patrimoineRue du Faubourg Saint-Marcel
patrimoineRue du Fifre
patrimoineRue du Four
patrimoineRue du Milieu
patrimoineRue du Pas de Sagatte
patrimoineRue du Salin
patrimoineRue du Serre
patrimoineRue du Tambour
patrimoineRue du Tertre
patrimoineRue du Treuil
patrimoineRue du Viaduc
patrimoineRue Elie Brochier
patrimoineRue Émile Laurens
patrimoineRue Félix Germain
patrimoineRue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Rue Joseph Reynaud
patrimoineRue Kateb Yacine
patrimoineRue Léon Archimbaud
patrimoineRue Loiseau
patrimoineRue Maurice Faure
patrimoineRue Mesnil
patrimoineRue Notre-Dame
patrimoineRue Nouvelle
patrimoineRue Pailleuse
patrimoineRue Palatin
patrimoineRue Paul Coursange
patrimoineRue Raymond
patrimoineRue Sainte-Claire
patrimoineRue Saint-Eymieux
patrimoineRue Saint-Marcel
patrimoineRue Saint-May
patrimoineRue Saint-Vincent
patrimoineRue Terrot
patrimoineRue Tricolet
patrimoineRue Vieille
patrimoineRue Voltaire
histoireIssu de la bourgeoisie parisienne, François-Marie Arouet (1694-1778) fit de brillantes études chez les jésuites de Louis-le-Grand. Son pseudonyme Voltaire est l'anagramme d'Arovet L.J. — « Arouet le Jeune » — à une époque où u et v ne se distinguaient pas encore à l'écrit. Ses vers irrévérencieux contre le Régent lui valurent onze mois de Bastille en 1717, où il écrivit sa première tragédie et se choisit son nouveau nom. Un franc-parler récidiviste l'exila ensuite en Angleterre pendant trois ans, séjour décisif : il en revint transformé, avec une philosophie réformatrice de la justice et de la société inspirée du modèle anglais, et une défense ardente de la liberté d'expression. Rentré en France, il ne cessa dès lors de critiquer la guerre, le dogme chrétien et surtout la monarchie absolue de droit divin. Historiographe du roi en 1745, il entra à l'Académie française l'année suivante — mais ses écrits scandaleux (Zadig, 1747) le forcèrent à l'exil, d'abord chez Frédéric II à Berlin, puis en Suisse. En 1759, il s'installa à Ferney, village frontalier de la Suisse qui portera désormais son nom : il y accueillit toute l'Europe éclairée pendant vingt ans, devenant le « patriarche de Ferney », référence intellectuelle du siècle. La même année, il publia Candide, roman satirique où sa naïveté imaginaire dénonce le fanatisme, la guerre, l'esclavage et l'optimisme métaphysique de Leibniz — le fameux « Il faut cultiver notre jardin » qui clôt le livre. Avec ses pamphlets mordants, il se battit contre les injustices judiciaires : l'affaire Calas (protestant toulousain roué en 1762, réhabilité grâce à lui en 1765), l'affaire Sirven, l'exécution du jeune chevalier de La Barre. À chacun il opposa sa devise, signée à la fin de ses lettres : « Écrasons l'infâme » — l'infâme étant le fanatisme religieux. En 1778, à quatre-vingt-trois ans, il revint triomphalement à Paris après vingt-huit ans d'absence : la Comédie-Française l'acclama debout, la foule l'idolâtra. Il mourut trois mois plus tard. Refusé de sépulture chrétienne, enterré à la sauvette en Champagne, il fut transféré au Panthéon par la Révolution en 1791. Il y repose depuis, face à Rousseau — les deux frères ennemis des Lumières.
Square des Déportés
patrimoine