Rues de Deshaies
175 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Capado
patrimoineAllée Courbaril
patrimoineAllée de Ferry
patrimoineAllée de Lacoque
patrimoineAllée de Leroux
patrimoineAllée des Cocotiers
patrimoineAllée des Corsaires
patrimoineAllée des Crabes
patrimoineAllée du Coeur
patrimoineAllée du Port
patrimoineAllée du Stade
patrimoineAllée du Trésor
patrimoineAllée Guyonneau Gadet
patrimoineAllée la Perle Bas-Vent
patrimoineAllée Nouvelle Cité
patrimoineAllée Riflet
patrimoineBoulevard des Poissonniers
patrimoineBoulevard Tancred
patrimoineBoulevard Vwé Moune
patrimoineChemin de Bô Riviè
patrimoineChemin de Bornave
patrimoineChemin de Canni
patrimoineChemin de Forban
patrimoineChemin de Gueuze
patrimoineChemin de la Batterie
patrimoineChemin de la Rate
patrimoineChemin de la Rivière Ferry
natureChemin de Petite Rivière
natureChemin de Potier
patrimoineChemin des Amandiers
patrimoineChemin des Bêtes Rouges
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patrimoineChemin des Merles
patrimoineChemin des Oiseaux
patrimoineChemin des Tourterelles
patrimoineChemin du Château d’O
patrimoineChemin du Fort
patrimoineChemin du Marais
patrimoineChemin Kassouan
patrimoineChemin Marguerite Larue
patrimoineChemin Matouba
patrimoineChemin Pineau Richard
patrimoineChemin Scipion
patrimoineChemin Sorimoutou
patrimoineCour Maïgot
patrimoineImpasse Angélique
patrimoineImpasse Annerose
patrimoineImpasse Anthurium
patrimoineImpasse Arawak
patrimoineImpasse Arséne Afoy
patrimoineImpasse Avriette
patrimoineImpasse Bambou
patrimoineImpasse Beaupère
patrimoineImpasse Belle Vue
patrimoineImpasse Bois-Carré
patrimoineImpasse Bois d'Inde
patrimoineImpasse Borel
patrimoineImpasse Bougainvilliers
patrimoineImpasse Caféières
patrimoineImpasse Catalpa
patrimoineImpasse Choco
patrimoineImpasse Clémence
patrimoineImpasse Dahlia
patrimoineImpasse de la Famille
patrimoineImpasse de l'Ancienne Brigade Sud
patrimoineImpasse de la Rivière
natureImpasse de la Rose
patrimoineImpasse de la Vanille
patrimoineImpasse de la Verdure
patrimoineImpasse de la Victoire
patrimoineImpasse des Alpinias
patrimoineImpasse des Campèches
patrimoineImpasse des Grives
patrimoineImpasse des Hibiscus
patrimoineImpasse des Lauriers
patrimoineImpasse des Multipliants
patrimoineImpasse des Oliviers
patrimoineImpasse des Palmiers
patrimoineImpasse des Rouges-Gorges
natureCette petite boule de plumes brunes au poitrail orange vif qui vous observe, tête penchée, pendant que vous bêchez le potager, c'est lui : Erithacus rubecula, le rouge-gorge familier. S'il vous suit à la trace, ce n'est pas par affection mais par opportunisme — à l'origine, il escortait les sangliers qui fouissaient le sol et faisaient remonter vers et insectes. Rareté chez les oiseaux, il chante presque toute l'année, y compris en plein hiver ; sa voix flûtée et un peu triste résonne dans les matins gris de novembre alors que tous les autres se sont tus. Sous ses airs mignons, c'est une petite terreur : territorial jusqu'à l'obsession, il chasse sans pitié tout intrus, y compris ses propres congénères, et il n'est pas rare qu'un rouge-gorge meure tué par un autre rouge-gorge. Le folklore chrétien raconte qu'il aurait pris cette teinte en tentant de retirer une épine de la couronne du Christ, tachant sa poitrine à jamais. Dans le monde anglo-saxon, il est indissociable de Noël — vous le verrez sur toutes les cartes de vœux britanniques. Sa vie est brève, deux ans en moyenne. Mais pendant ces quelques saisons, il aura chanté sans relâche, tenu son bout de haie contre vents et marées. Peu d'oiseaux méritent autant qu'on leur laisse une place.
Impasse de Villers
patrimoineImpasse Diblèn
patrimoineImpasse du Capitaine
patrimoineImpasse du Gommier Rouge
patrimoineImpasse du Mappou
patrimoineImpasse du Relais
patrimoineImpasse du Sénat
patrimoineImpasse du Suretier
patrimoineImpasse du Vieux Pont
patrimoineImpasse Flambo
patrimoineImpasse Fleurie
patrimoineImpasse Fougère
patrimoineImpasse Fromager
patrimoineImpasse Gilbert Gamiette
patrimoineImpasse Igabille
patrimoineImpasse Ixora
patrimoineImpasse Jean-Pierre
patrimoineImpasse Jinét
patrimoineImpasse Joseph Gamiette
patrimoineImpasse Kajou
patrimoineImpasse Karanbol
patrimoineImpasse Lacides
patrimoineImpasse la Poussière
patrimoineImpasse Léonard
patrimoineImpasse les Terrasses de Grande Anse
patrimoineImpasse Mangue-Pomme
patrimoineImpasse Man Jid
patrimoineImpasse Man Sézè
patrimoineImpasse Maribouja
patrimoineImpasse Mélipone
patrimoineImpasse Miriz
patrimoineImpasse Monstera
patrimoineImpasse Passiflore
patrimoineImpasse Paul Diviale
patrimoineImpasse Paul Thomas
patrimoineImpasse Petit Bas-Vent
patrimoineImpasse Pipirit
patrimoineImpasse Pomkalbas
patrimoineImpasse Pomme Rose
patrimoineImpasse Rézinyé
patrimoineImpasse Roi des Nègres
patrimoineImpasse Savonette
patrimoineImpasse Scipion
patrimoineImpasse Ticoco
patrimoineImpasse Ti Véwonik
patrimoineImpasse Toca
patrimoineImpasse Toloman
patrimoineImpasse Ugolin
patrimoineImpasse Vermiller
patrimoineImpasse Vert
patrimoineImpasse Woukou
patrimoineImpasse Zékodenn
patrimoineImpasse Zikak
patrimoineImpasse Ziotte
patrimoineLotissement du Bonheur
patrimoineLotissement Maya 2
patrimoinePlace le Flamboyant
patrimoinePlage de Grande Anse
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Point de Vue de Gadet
patrimoineRoute de Félix Jacob Béllaire
patrimoineRoute de Fond Baille Argent
patrimoineRoute de Fond Heliot
patrimoineRoute de Maya
patrimoineRoute de Mazeau
patrimoineRoute de Savane Paille
patrimoineRoute du Boeing
patrimoineRoute du Relais
patrimoineRue de la Caserne
patrimoineRue de la Fraternité
patrimoineRue de la Gendarmerie
patrimoineRue de la Liberté
patrimoineRue de la Poudrière
patrimoineRue de l'Arbre à Pain
patrimoineRue de la Vague Bleue
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue des Abeilles
natureAucun autre insecte n'a autant fasciné les hommes. Depuis au moins 4 500 ans — le plus ancien témoignage connu d'une ruche domestiquée, un bas-relief du temple solaire de Niouserrê, près du Caire, date de 2400 avant notre ère — l'humanité récolte le miel de l'abeille et lui prête des pouvoirs presque sacrés. Un vieux mythe égyptien, conservé sur un papyrus rituel, raconte que le dieu solaire Rê pleura, que ses larmes tombèrent sur le sol, et que chacune d'elles devint une abeille aussitôt mise au travail parmi les fleurs. L'hiéroglyphe de l'abeille (bit) désignait la royauté de Basse-Égypte, et le nom des pharaons était précédé de la formule « Celui qui appartient au jonc et à l'abeille ». Napoléon reprendra cette symbolique impériale des siècles plus tard, en cousant des abeilles d'or sur son manteau du sacre. Sous le vernis mythologique, une petite merveille de biologie. L'abeille appartient à l'ordre des hyménoptères — celui des insectes à quatre ailes membraneuses, qui compte aussi les guêpes et les fourmis. L'abeille européenne, Apis mellifera, doit son nom au latin mel, le miel : elle est dite mellifère, littéralement « qui porte le miel ». Elle forme des colonies pouvant compter jusqu'à 80 000 individus organisées autour d'une reine unique. Ses ouvrières, longues de douze millimètres à peine, arborent sur l'abdomen la fameuse zébrure brun-doré et noir qui la fait parfois confondre avec la guêpe — mais son corps est couvert d'une pilosité dense là où celui de la guêpe reste lisse et brillant, seul critère vraiment fiable pour les distinguer. Ses pattes postérieures portent des corbeilles à pollen, et elle bâtit des alvéoles à l'angle mathématiquement parfait — l'hexagone, forme la plus économe en cire pour la surface qu'elle occupe. Le monde compte environ 20 000 espèces d'abeilles, dont un millier en France — la plupart sauvages, solitaires, et sans miel à offrir. C'est l'espèce Apis mellifera est, à l'échelle mondiale, le pollinisateur agricole le plus précieux : environ trois quarts des cultures vivrières — pommiers, amandiers, cerisiers, colza, tournesol — dépendent en partie du travail des pollinisateurs. Depuis plusieurs décennies pourtant, un phénomène d'effondrement des colonies inquiète chercheurs et apiculteurs : pesticides, acarien Varroa destructor arrivé en Europe dans les années 1980, monocultures, frelon asiatique, dérèglement climatique — les causes s'additionnent plus qu'elles ne se substituent. Il paraît qu'une seule abeille ne produit, dans toute sa vie, qu'un douzième de cuillère à café de miel. Sur le rebord d'une tartine, c'est donc l'œuvre d'une douzaine de vies entières — un été de travail, une part de mythologie égyptienne, et un service écologique planétaire, le tout sans jamais rien réclamer.
Rue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Rue des Alizés
patrimoineRue des Rézoli
patrimoineRue du Cimetière
patrimoineRue du Plaisir
patrimoineRuelle Alamanda
patrimoineRuelle Cacao
patrimoineRuelle de la Concorde
patrimoineRuelle de l'Anse
patrimoineRuelle de la Paix
patrimoineRuelle de l'Entente
patrimoineRuelle de l’Harmonie
patrimoineRuelle des Alouettes
patrimoineRuelle des Caraïbes
patrimoineRuelle des Goyaviers
patrimoineRuelle des Sucriers
patrimoineRuelle École Jules Annerose
patrimoineSentier de la Solitude
patrimoineTrace de Baille-Argent
patrimoineVoie du Sable d'Or
patrimoine