Rues de Démouville
86 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Aire Nord de Giberville
patrimoineAire Sud de Giberville
patrimoineAllée des Enfants
patrimoineAllée des Jardins
patrimoineAllée Lou Borelli
patrimoineAutoroute de Normandie
patrimoineAvenue Georges Brassens
patrimoineChemin de la Liberté
patrimoineImpasse de la Marguerite
patrimoineImpasse de l'Égalité
patrimoineImpasse des Bleuets
patrimoineImpasse des Bulletières
patrimoineImpasse des Carrières
patrimoineImpasse des Marronniers
patrimoineImpasse des Pivoines
patrimoineImpasse des Sorbiers
patrimoineImpasse Magenta
patrimoineImpasse Malicorne
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoineSymbole de la République et cœur administratif de la commune, la mairie est née directement de la Révolution française — c'est le décret du 14 décembre 1789 qui créa les communes modernes, dont chacune, aujourd'hui encore, se rassemble autour de son « hôtel de ville ». Le mot mairie est d'origine médiévale — il apparaît dans le polyptyque d'Irminon, ouvrage de droit rédigé par un abbé de Saint-Germain-des-Prés au IXᵉ siècle. Il désignait alors le maire, régisseur d'un domaine agricole. Le terme a longtemps coexisté avec d'autres formes — le consul dans le Midi de la France, l'échevin dans le Nord, le prévôt des marchands à Paris, tous chargés d'administrer leur cité selon des règles propres à chaque province. La France d'avant 1789 était une mosaïque de coutumes où chaque bourg avait son mode de gouvernement local. Tout bascule avec la Révolution. Le décret du 14 décembre 1789 abolit d'un trait toutes ces institutions anciennes et crée, pour la première fois dans l'histoire française, 44 000 communes dotées d'une structure identique : un conseil municipal élu et un maire à sa tête. C'est l'un des grands actes fondateurs de la France moderne — la naissance de la commune comme cellule élémentaire de la République. La loi de 1884 achèvera cette œuvre en garantissant définitivement les libertés municipales. Longtemps improvisée — dans une maison particulière louée, chez un notaire, chez le maire lui-même, parfois même à l'auberge du village —, la mairie ne s'est fixée dans un bâtiment propre qu'au fil du XIXᵉ siècle. La loi de 1837 est la première à imposer aux communes l'entretien d'un « hôtel de ville ou local affecté à la mairie ». À partir de là, les municipalités françaises se lancent dans la construction de ces édifices sobres et solennels qu'on connaît partout : perron surélevé, drapeau tricolore, buste de Marianne, devise « Liberté, Égalité, Fraternité » en façade. L'architecture des mairies suit l'esprit du temps. Au XIXᵉ siècle, elles s'inspirent souvent des hôtels de ville d'Ancien Régime — colonnes, frontons, campaniles — pour affirmer la dignité républicaine. Beaucoup adoptent le triptyque symbolique de la République : la mairie, l'école, le monument aux morts, souvent regroupés autour d'une même place, formant le « forum républicain » que la loi Ferry sur l'instruction obligatoire (1881-1882) et la Grande Guerre viendront compléter. À l'intérieur, la salle du conseil municipal est le lieu du débat démocratique local. La salle des mariages — souvent la plus belle pièce, ornée du buste de Marianne et de tableaux allégoriques — reste aujourd'hui, pour beaucoup de Français, le seul lieu institutionnel dans lequel ils entreront de leur vivant. C'est aussi à la mairie qu'on déclare une naissance, qu'on reconnaît un enfant, qu'on enregistre un décès, qu'on vote aux élections locales, régionales, présidentielles et européennes. En temps de crise — inondation, tempête, épidémie —, elle devient le centre de coordination de la commune. Elle est aujourd'hui le seul bâtiment public obligatoire dans chaque commune française : plus de 34 000 mairies quadrillent le territoire, du village de 20 habitants aux métropoles millionnaires. Toutes ont, à leur porte, la même plaque tricolore et le même mot inscrit — République française. Peu de nations ont un maillage démocratique aussi dense. La place de la Mairie est probablement, avec la place de l'Église, l'un des noms de lieu les plus répandus du pays. Les deux se répondent souvent, à quelques pas l'une de l'autre : l'ancien et le nouveau cœur du village, la paroisse et la commune, la cloche et le drapeau.
Place des Anciens Combattants
patrimoinePlace des Edelweiss
patrimoinePlace des Érables
patrimoinePlace des Génépis
patrimoinePlace des Gentianes
patrimoinePlace des Jardins
patrimoinePlace des Ormes
patrimoinePlace des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Place El Ouafi
patrimoinePlace Malicorne
patrimoinePlace Michel Théato
patrimoineRésidence des Oliviers
patrimoineRésidence des Pommiers
patrimoineRue Alfred Cassigneul
patrimoineRue au Bert
patrimoineRue aux Bouets
patrimoineRue aux Pierrots
patrimoineRue Blaise Pascal
sciences« L'homme est un roseau pensant », « Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie »… Les Pensées de Blaise Pascal (1623-1662) sont un incontournable de la philosophie française. Le penseur y décrit la condition humaine avec une profondeur pénétrante qui laisse difficilement indifférent. Il voit en Dieu la réponse à la faiblesse de l'Homme, qui ne peut ni douter de tout ni tout savoir absolument — ce en quoi il s'oppose au rationalisme de Descartes, qu'il jugeait trop orgueilleux : pour Pascal, Dieu se sent « au cœur, non à la raison ». Toute son œuvre porte la trace d'une nuit fondatrice : le 23 novembre 1654, il vit une expérience mystique bouleversante qu'il note fébrilement sur un parchemin — le fameux « Mémorial » — cousu dans la doublure de son pourpoint et qu'il portera sur lui jusqu'à sa mort, à trente-neuf ans. Une brièveté qui n'aura empêché ni sa géniale carrière de mathématicien et de physicien, ni la révolution philosophique qu'il aura, en si peu de temps, laissée derrière lui. Inventeur à dix-neuf ans d'une machine à calculer — la fameuse Pascaline, ancêtre lointain de nos ordinateurs, voir l'image — Blaise Pascal fut aussi l'un des plus grands physiciens de son siècle. On lui doit notamment l'expérience du crève-tonneau : introduire dans un tonneau fermé un fin tuyau vertical de plusieurs mètres, puis le remplir d'eau. À partir d'une certaine hauteur, la pression exercée par la petite colonne d'eau du tuyau suffit à faire exploser le tonneau ! En 1648, il mit également son beau-frère à contribution pour gravir le puy de Dôme avec un baromètre au mercure, prouvant que la colonne baissait en altitude — preuve définitive de l'existence de la pression atmosphérique et démentant les cartésiens qui prétendaient que « la nature a horreur du vide ». C'est d'ailleurs en son honneur que l'unité internationale de pression s'appelle le pascal (1 hectopascal = 100 pascals) — celle-là même qu'affichent les baromètres et les bulletins météo. La pression correspond à une force par unité de surface. Qu'est-ce qu'une force, au fait ?
Rue de Colombelles
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Fraternité
patrimoineRue de la Liberté
patrimoineRue de la Montagne
patrimoineRue de la Plaine
patrimoineRue de la Vallée
patrimoineRue de l'Église
patrimoineSur les cent mille édifices religieux disséminés à travers le pays, quarante-cinq mille sont des églises paroissiales.
Le mot vient du grec ekklêsia — « l'assemblée des convoqués ». Il désignait d'abord la communauté des fidèles rassemblés, avant de glisser vers le bâtiment qui les accueillait. Ce double sens n'a jamais disparu : quand on parle de l'Église catholique, on désigne encore la communauté ; quand on parle d'une église romane, on désigne le bâtiment. Deux mille ans après, le mot porte toujours ses deux mémoires.
Si le clocher en est l'élément le plus emblématique — souvent la première silhouette qu'on aperçoit de loin — chaque église cache un vocabulaire propre qui vaut la peine d'être connu. On franchit le portail (parfois surmonté d'un tympan sculpté qui raconte, en pierre, une scène biblique) et l'on entre dans la nef, longue salle centrale bordée d'une ou de plusieurs travées collatérales. Elle mène au chœur, réservé au clergé, souvent séparé de la nef par un transept — cette « aile » transversale qui donne à l'édifice sa forme de croix latine. Tout au fond, derrière l'autel, le chevet clôt l'édifice, tantôt plat, tantôt arrondi en abside. Les vitraux — véritables bibles de lumière pour les fidèles illettrés du Moyen Âge — colorent la pierre de rouge, de bleu, d'or. Au-dessus, les voûtes sont maintenues par des arcs de pierre scellés en leur sommet par une clé de voûte — pièce maîtresse qui, une fois posée, verrouille tout l'édifice. La grande rosace de la façade occidentale, quand elle existe, achève de faire de l'église un lieu d'harmonie et de lumière.
L'architecture raconte les siècles superposés. Le roman (XIᵉ-XIIᵉ siècle) est trapu, aux murs épais, aux ouvertures étroites, aux arcs en plein cintre. Le gothique (à partir du XIIᵉ) élance ses voûtes sur croisées d'ogives et laisse entrer la lumière à flots par de vastes verrières. Le baroque (XVIIᵉ-XVIIIᵉ) déploie les courbes, les dorures et les statues théâtrales. Le néogothique du XIXᵉ siècle revient aux flèches élancées, dans un élan de restauration romantique. La plupart des églises paroissiales sont en réalité des palimpsestes où chaque génération a laissé sa trace : un chœur reconstruit, une chapelle ajoutée, un porche refait.
Ces lieux au cœur du village abritent l'âme de la religion catholique, mais leur rôle a longtemps dépassé le seul culte. Au Moyen Âge, on y était baptisé, marié, enterré au cimetière attenant — les trois moments essentiels de la vie. On y payait la dîme — cet impôt d'origine biblique, littéralement le « dixième », prélevé sur toutes les récoltes de la paroisse au profit du clergé pour son entretien et le culte. Devenue au fil des siècles l'une des grandes charges pesant sur les paysans, elle fut abolie dans la nuit du 4 août 1789, symbole de la fin de l'Ancien Régime.
Les cloches, attestées dès le XIIIᵉ siècle, rythmaient la journée : angélus du matin, du midi et du soir, tocsin d'alerte, glas des morts, volées joyeuses des mariages. Le fameux coq au sommet du clocher — symbole de vigilance et de résurrection — apparaît en France dès le IXᵉ siècle et deviendra un emblème national.Rue de l'Olympe
patrimoineRue Denis Papin
patrimoineRue de Sandford
patrimoineRue des Barentins
patrimoineRue des Belles Vues
patrimoineRue des Bulletières
patrimoineRue des Carrelles
patrimoineRue des Carrières
patrimoineRue des Cerisiers
patrimoineRue des Charmilles
patrimoineRue des Cyprès
patrimoineRue des Frênes
patrimoineRue des Grandes Murailles
patrimoineRue des Grandes Pâtures
patrimoineRue des Grandes Roches
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Marvilles
patrimoineRue de Wesendorf
patrimoineRue d'Orient
patrimoineRue du Bout de Là-Bas
patrimoineRue du Centre
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Cimetière
patrimoineRue du Civisme
patrimoineRue du Clos Venet
patrimoineRue du Mont
patrimoineRue du Petit Vallon
patrimoineRue du Pré
patrimoineRue du Regret
histoireUn nom qui glace le sang, une rue qui monte, et une énigme étymologique à double fond. Rares sont les rues françaises dont le nom même semble raconter une histoire tragique, et plus rares encore celles dont l'origine reste, aujourd'hui encore, l'objet d'un débat érudit. Monte-à-Regret appartient à ces toponymes qui ont traversé les siècles avec leur mystère intact. L'hypothèse la plus populaire — et la plus glaçante — est celle du chemin des condamnés. Sous l'Ancien Régime, dans presque toutes les villes de France, les condamnés à mort étaient conduits, chargés de leurs fers, depuis leur prison ou depuis le tribunal jusqu'au gibet dressé aux abords de la ville, sur une hauteur bien visible pour frapper les esprits. Les fourches patibulaires — ces potences à plusieurs piliers qui indiquaient le rang du seigneur justicier — étaient placées en bordure des grandes voies, sur une butte ou une colline. Les corps y restaient exposés jusqu'à décomposition. Le trajet ultime, entre les murs de la ville et la potence, était nommé dans plusieurs cités françaises « Monte-à-Regret » : Limoges, Toulouse (« la Salade »), Saint-Brieuc, et d'autres villes conservent la trace de ce chemin funèbre, désormais parfaitement anodin dans le tissu urbain moderne. Un prêtre accompagnait généralement le condamné jusqu'au dernier moment — d'où l'expression littéraire connexe « l'abbaye de Monte-à-Regret », désignant par ironie noire la mort par pendaison. Une hypothèse concurrente, plus prosaïque mais peut-être plus juste, veut que « regret » soit une déformation du vieux mot « degrés » — c'est-à-dire « marches ». La rue « Monte à degrés » serait devenue par altération phonétique « Monte-à-Regret » : ce serait simplement une rue en escalier, montante par volées de marches, comme il y en avait tant dans les vieilles villes accidentées. Cette explication savante a été notamment défendue à propos de Limoges, où la rue Monte-à-Regret présentait effectivement autrefois des degrés. Elle a le mérite d'expliquer aussi les cas où aucun gibet n'est historiquement attesté à proximité — mais elle laisse songeur : les toponymes populaires cèdent rarement leur mémoire au profit d'étymologies pures. Les deux hypothèses coexistent, et il n'est pas exclu qu'elles se soient renforcées mutuellement : une rue en pente et à degrés, menant vers les hauteurs de la ville, aurait pu voir passer les condamnés vers leur exécution, et le nom populaire « Monte-à-Regret » aurait joué sur les deux registres — descriptif et macabre. La langue française aime ces palimpsestes : un mot peut cacher deux histoires, l'une commune, l'autre effrayante, superposées comme les couches d'une vieille peinture. Ce qui est certain, c'est qu'aucun promeneur qui monte aujourd'hui cette rue paisible ne sait plus ce qu'elle rappelle. Et c'est peut-être là le vrai sens du mot regret : celui d'une mémoire qui s'efface, d'un passé qui monte encore mais qu'on ne reconnaît plus. Peu de noms de rues sont, à eux seuls, un aussi bel abrégé de l'histoire des villes.
Rue du Val
patrimoineRue Édith Piaf
patrimoineRue Gutenberg
patrimoineRue Jacques Brel
patrimoineRue Léo Ferré
patrimoineRue Malassis
patrimoineRue Paul Delalande
natureRue Pierre de Coubertin
patrimoineRue Pierre Desproges
patrimoineRue Serge Gainsbourg
patrimoineRue Tranchant
patrimoine