Rues de Cuverville
20 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Chemin de la Ferranderie
patrimoineChemin de la Porte Étroite
patrimoineImpasse Cavelier de Cuverville
patrimoineImpasse des Protestants
patrimoineImpasse du Doguet
patrimoineImpasse Jean-Paul Sartre
culturePhilosophe, romancier, dramaturge, essayiste, journaliste politique — Jean-Paul Sartre (1905-1980) fut l'intellectuel le plus influent de la France de l'après-guerre, incarnation même de la figure de « l'intellectuel engagé ». Sa pensée, l'existentialisme, se résume en une formule fulgurante : « L'existence précède l'essence ». Autrement dit, l'être humain ne naît pas avec un but ou une nature définis ; il est d'abord une existence libre, condamnée à se choisir à chaque instant. Ses actes construisent, jour après jour, ce qu'il est — jusqu'à la mort, qui le fige enfin dans une essence. Cette philosophie de la liberté et de la responsabilité éclate dans son grand œuvre philosophique L'Être et le Néant (1943), et se déploie dans ses romans (La Nausée, 1938), ses pièces (Huis clos, Les Mains sales), et sa splendide autobiographie Les Mots (1964). Politiquement, Sartre incarne dès la fin de la guerre une gauche radicalement critique du capitalisme occidental. Longtemps compagnon de route du Parti communiste sans jamais y adhérer, il rompt avec l'URSS après l'écrasement de la révolte hongroise en 1956, puis avec toute forme d'orthodoxie communiste après l'invasion de la Tchécoslovaquie en 1968. Il se rapproche alors des mouvements gauchistes issus de Mai 68, dont il partage un temps le maoïsme. Cette trajectoire l'opposa à son ami de jeunesse Raymond Aron, philosophe libéral et atlantiste — d'où la formule célèbre : « Il vaut mieux avoir tort avec Sartre que raison avec Aron. » En 1964, il refuse le prix Nobel de littérature, geste inédit dans l'histoire : « Un écrivain doit refuser de se laisser transformer en institution. » Sa vie sentimentale et intellectuelle fut inséparable de celle de Simone de Beauvoir, avec qui il scella en 1929 un pacte de couple libre, sans mariage, mais avec une complicité à vie qui durera cinquante-et-un ans. Ils reposent ensemble au cimetière du Montparnasse.
Impasse Paul Valéry
patrimoineImpasse Roger Martin du Gard
patrimoinePlace Georges Rondeaux
patrimoineRoute de Cuverville
patrimoineRoute des Loges
patrimoineRoute du Bocage
patrimoineRoute du Château
patrimoineRoute du Fond du Bois
patrimoineRoute du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue André Gide
patrimoineRue André Malraux
patrimoineRue de la Livré de Beurre
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue Marc Allegret
patrimoine