Rues de Courtrizy-et-Fussigny
23 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée du Tilleul
natureChemin de Bruyère à Courtrizy
patrimoineChemin de Courtrizy à Saint-Erme
patrimoineChemin de Craonne à Mauregny-en-Haye
patrimoineChemin de Derrière le Clos
patrimoineChemin de Festieux à Courtrizy-et-Fussigny
patrimoineChemin de Fussigny
patrimoineChemin de la Meunière
patrimoineChemin de la Montagne du Foy
patrimoineChemin de la Pisselotte
patrimoineChemin de la Tortue
patrimoineChemin de Mauregny-en-Haye à Saint-Erme
patrimoineChemin des Carrières des Montagnes du Foy
patrimoineChemin des Plantins
patrimoineChemin des Rossons
patrimoineChemin du Bois de Fou
patrimoineChemin du Chataigner
patrimoineChemin du Jeu de Quilles
patrimoineCour des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Grande Rue
patrimoineRuelle du Chauffour
patrimoineSente du Carreau
patrimoineVoie de Laon
patrimoine