Rues de Cours
431 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de Chavit
patrimoineAllée de Fougerard
patrimoineAllée de la Chambinière
patrimoineAllée des Petites Fichères
patrimoineAllée du Boulanger
patrimoineAllée du Colombier
patrimoineAllée Gai Séjour
patrimoineAllée Paul Vallier
patrimoineAllée Pierre Clauzel
patrimoineAncienne Route de Mardore
patrimoineAvenue des Sources
patrimoineAvenue de Verdun
patrimoineBoulevard Pierre Coubertin
patrimoineChemin de Beauregard
patrimoineChemin de Bellotier
patrimoineChemin de Buscasse
patrimoineChemin de Chalumet
patrimoineChemin de Chambardon
patrimoineChemin de Champ Bonnet
patrimoineChemin de Chenillon
patrimoineChemin de Corgie
patrimoineChemin de Fenioux
patrimoineChemin de Fond Ronde
patrimoineChemin de Formont
patrimoineChemin de Foudarmont
patrimoineChemin de Gerbaudie
patrimoineChemin de Giret
patrimoineChemin de Grappe Loup
patrimoineChemin de Grener
patrimoineChemin de la Bataillère
patrimoineChemin de La Billardière
patrimoineChemin de la Bonnaudière
patrimoineChemin de la Bougrie
patrimoineChemin de la Bourse
patrimoineChemin de la Carrière
patrimoineChemin de La Croix Blanche
patrimoineChemin de la Croix du Fou
patrimoineChemin de la Croix Rousseau
patrimoineChemin de la Fantinière
patrimoineChemin de la Farandole
patrimoineChemin de la Ferme Coillard
patrimoineChemin de la Françoise
patrimoineChemin de la Garenne
patrimoineChemin de la Gibertière
patrimoineChemin de la Grossière
patrimoineChemin de la Mare aux Sangsues
patrimoineChemin de Lamassat
patrimoineChemin de la Mélanie
patrimoineChemin de la Motte Féodale
patrimoineChemin de la Pizonnière
patrimoineChemin de la Planche
patrimoineChemin de la Pommeraie
patrimoineChemin de la Ranche
patrimoineChemin de la Raye
patrimoineChemin de la Recette
patrimoineChemin de la Roche de Thel
patrimoineChemin de la Roulière
patrimoineChemin de la Salette
patrimoineChemin de la Sapinette
patrimoineChemin de la Tonne
patrimoineChemin de la Trambouze
patrimoineChemin de la Tuilière
patrimoineChemin de la Villette
patrimoineChemin de l'École des Filles
patrimoineChemin de l'Église
patrimoineChemin de l'Enfer
patrimoineChemin de Lespinasse
patrimoineChemin de l'Étang
natureChemin de l’Herbe Foye
patrimoineChemin de Mâchamp
patrimoineChemin de Martignon
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patrimoineChemin de Montaguzou
patrimoineChemin de Paillole Haute
patrimoineChemin de Pied Fourré
patrimoineChemin de Randié
patrimoineChemin de Rides
patrimoineChemin de Rottecorde
patrimoineChemin des Alliés
patrimoineChemin des Alognes
patrimoineChemin de Santille
patrimoineChemin des Bachasses
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patrimoineChemin des Coulaisières
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patrimoineChemin de Serpolières
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patrimoineChemin des Filtres
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patrimoineChemin des Gîtes
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patrimoineChemin des Terres
patrimoineChemin des Vassibles
patrimoineChemin des Vignes
natureChemin des Violettes
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patrimoineChemin de Verbuchin
patrimoineChemin de Vif Cœur
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patrimoineChemin du Bois Brulé
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patrimoineChemin du Charme
patrimoineChemin du Château
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patrimoineChemin du Creux de la Forêt
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patrimoineChemin du Paquis
patrimoineChemin du Pâquis
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patrimoineChemin du Pin des Maures
patrimoineChemin du Pinier
patrimoineChemin du Prince
patrimoineChemin du Reins
patrimoineChemin du Replat
patrimoineChemin du Rocher
patrimoineChemin du Triolet
patrimoineChemin du Vallon
patrimoineChemin du Vieux Bourg
patrimoineChemin du Village Bosland
patrimoineChemin du Village Mercier
patrimoineChemin du Village Thivend
patrimoineChemin du Vindecul
patrimoineChemin Fernand Collomb
patrimoineChemin Guilbot
patrimoineChemin Lieutenant Bas
patrimoineChemin Lieutenant Haut
patrimoineChemin Matray et Poizat
patrimoineChemin Moulin Giraud
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Cour des Cardes
patrimoineGrande Rue
patrimoineImpasse Acajou
patrimoineImpasse de Chavit
patrimoineImpasse de la Colonie
patrimoineImpasse de la Ferme Perrin
patrimoineImpasse de la Gare
patrimoineImpasse de la Grande Écluse
patrimoineImpasse de la Louise
patrimoineImpasse de la Mairie
patrimoineImpasse de l'Ancienne Cure
patrimoineImpasse de la République
patrimoineImpasse de la Rivière
natureImpasse de la Soierie
patrimoineImpasse de l'Aubépine
patrimoineImpasse de l'École
patrimoineImpasse de l'Orée
patrimoineImpasse de Paris
patrimoineImpasse des Bachasses
patrimoineImpasse des Bleuets
patrimoineImpasse des Bouleaux
patrimoineImpasse des Boutons d'Or
patrimoineImpasse des Canneteuses
patrimoineImpasse des Champs
patrimoineImpasse des Chardons
patrimoineImpasse des Châtaigniers
patrimoineImpasse des Coquelicots
patrimoineImpasse des Cyprès
patrimoineImpasse des Douglas
patrimoineImpasse des Fleurs
patrimoineImpasse des Fontaines
patrimoineImpasse des Iris
patrimoineImpasse des Labours
patrimoineImpasse des Peintres
patrimoineImpasse des Pepinières
patrimoineImpasse des Pins
patrimoineImpasse des Portes
patrimoineImpasse des Rosiers
patrimoineImpasse des Serres
patrimoineImpasse des Tennis
patrimoineImpasse des Tilleuls
natureSi un seul arbre devait résumer les places de France, ce serait sans doute lui. Vaste, généreux, feuillu, l'ombre épaisse en été, la fleur parfumée en juin — le tilleul (Tilia pour les botanistes) fait partie du paysage depuis si longtemps qu'on ne le remarque même plus. C'est pourtant l'un des arbres les plus intimement liés à l'histoire des hommes. Dès le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages. Sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. C'est « l'arbre à palabres » européen, l'équivalent nordique du baobab africain. Certains de ces tilleuls millénaires sont encore debout aujourd'hui — on en connaît en Allemagne qui auraient plus de mille ans, plantés au temps de Charlemagne. Sous les frondaisons de ces géants, des siècles d'assemblées, d'annonces, de sermons et de bals populaires se sont succédé. En 1792, la jeune République lance une campagne nationale de plantation d'arbres de la Liberté. Dans presque toutes les communes de France, on choisit alors le tilleul — symbole d'ouverture, de rassemblement, de vie collective. C'est ainsi que beaucoup des vieux tilleuls qui ombragent encore nos places datent de la Révolution ou du XIXᵉ siècle. Regarder un vieux tilleul de mairie, c'est souvent regarder un contemporain de Robespierre. Rien ne se perd dans un tilleul. Ses fleurs, séchées et infusées, apaisent les nerfs et le sommeil — la fameuse tisane de grand-mère. Son miel, blond et parfumé, est l'un des plus recherchés, avec un goût mentholé caractéristique. Son bois, tendre et léger, se sculpte au couteau : la plupart des grands maîtres de la sculpture sur bois d'Europe du Nord — dont Tilman Riemenschneider et Veit Stoss au XVᵉ siècle — ont travaillé le tilleul. Son écorce, jadis, fournissait des cordages et des fibres pour tresser des paniers. Même son charbon servait à la fabrication de la poudre à canon des meilleures qualités. Ce géant discret pousse lentement mais durablement. Il peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, développer un tronc qu'il faut plusieurs adultes pour enlacer. Il résiste à la pollution, aux tailles sévères, aux traumatismes urbains. Il repart après un incendie, se régénère depuis la souche. C'est l'arbre patient par excellence — celui qui aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les motos, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place. Quinze jours par an, autour du solstice, le tilleul fleurit. Ses petites grappes jaune pâle libèrent alors un parfum sucré, miellé, entêtant, qu'on reconnaît sans savoir le nommer — parce qu'il fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Ce parfum-là, c'est celui des soirées longues, des jardins de curé, des places qui se vident quand le soleil décline. Il suffit d'en respirer une bouffée, un soir de juin, pour se souvenir de tout un été — et parfois même de tous les autres.
Impasse des Tisseurs
patrimoineImpasse du Cartou
patrimoineImpasse du Champ de la Touche
patrimoineImpasse du Château
patrimoineImpasse du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Patural
patrimoineImpasse du Pin des Maures
patrimoineImpasse du Pont de Valissant
patrimoineImpasse du Stade
patrimoineImpasse Florentine
patrimoineImpasse Giverny
patrimoineImpasse Joannes Monte
patrimoineImpasse Pierre Clauzel
patrimoineImpasse Plassard
patrimoineImpasse Puits Mayencon
patrimoineImpasse Valissant Sud
patrimoineLes Rousses
patrimoineLigne de Saint-Victor à Cours
patrimoineLotissement de la Madone
patrimoineLotissement En Rossand
patrimoineLotissement Plein Sud
patrimoineMontée de la Vigne
natureMontée de la Ville
patrimoineMontée des Charrières
patrimoineMontée des Terres
patrimoinePassage de la Guillaumette
patrimoinePassage de l'Amicale
patrimoinePassage de la Petite Marie
patrimoinePassage de la Soierie
patrimoinePassage de l'Étang
naturePassage des Alliés
patrimoinePassage des Ancêtres
patrimoinePassage des Demoiselles
patrimoinePassage des Genêts
patrimoinePassage des Gouttes Noires
patrimoinePassage des Moissons
patrimoinePassage des Terres
patrimoinePassage des Violettes
patrimoinePassage Fleuri
patrimoinePassage Pierre Michard
patrimoinePassage Verchère
patrimoinePetite Rue de la Gare
patrimoinePetite Rue du Majestic
patrimoinePlace Antoine Beillard
patrimoinePlace Benoit Fusy
patrimoinePlace d'Auvergne
patrimoinePlace de la Bascule
patrimoinePlace de la Bouverie
patrimoinePlace de la Cotonnière
patrimoinePlace de la Gare
patrimoinePlace de la Grande Écluse
patrimoinePlace de la Libération
patrimoineLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France pendant près d'un an, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Place de la Piscine
patrimoinePlace de la République
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace des Lilipanpans
patrimoinePlace des Marrons
patrimoinePlace du Centre
patrimoinePlace du Presbytère
patrimoinePlace du Souvenir
patrimoinePlace du Village
patrimoinePlace Émile Mayenson
patrimoinePlace Henri Vieilly
patrimoinePlace Irénée Christophe
patrimoinePlace Marcel Cerdan
patrimoinePlace Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Place Mathieu Mathias Michalot
patrimoinePlace Vincent Gleyvod
patrimoineRésidence Fougerard
patrimoineRésidence les Mésanges
patrimoineRoute Chez Giraud
patrimoineRoute d'Agen
patrimoineRoute de Belmont
patrimoineRoute de Charlieu
patrimoineRoute de Chauffailles
patrimoineRoute de Cours
patrimoineRoute de Foupeysson
patrimoineRoute de la Bausse
patrimoineRoute de la Borderie
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patrimoineRoute de la Chauvinière
patrimoineRoute de la Ferrandière
patrimoineRoute de la Grue
patrimoineRoute de l'Allier
patrimoineRoute de la Métairie
patrimoineRoute de la Pierre Blanche
patrimoineRoute de la Toule
patrimoineRoute de Laugnac
patrimoineRoute de l'Autize
patrimoineRoute de la Vergne
patrimoineRoute de la Ville
patrimoineRoute de Lepardet
patrimoineRoute de l’Étang
natureRoute de Mardore
patrimoineRoute de Montpezat
patrimoineRoute de Pérignac
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patrimoineRoute de Prayssas
patrimoineRoute de Roanne
patrimoineRoute de Rottecorde
patrimoineRoute de Saint-Médard
patrimoineRoute des Écharmeaux
patrimoineRoute de Secondigny
patrimoineRoute des Essarts
patrimoineRoute de Sevelinges
patrimoineRoute des Fichères
patrimoineRoute des Fouilloux
patrimoineRoute des Tuileries
patrimoineRoute de Thel
patrimoineRoute de Thizy
patrimoineRoute de Vareilles
patrimoineRoute de Vers le Bois
patrimoineRoute de Villeneuve
patrimoineRoute du Barrage
patrimoineRoute du Brurel
patrimoineRoute du Cattoux
patrimoineRoute du Cergne
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patrimoineRoute du Pavillon
patrimoineRoute du Sel
patrimoineRoute du Temple
patrimoineRoute du Vallet
patrimoineRoute du Village
patrimoineRue Aimé Christophe
patrimoineRue Antoine Beillard
patrimoineRue Antoine Jolivet
patrimoineRue Balard
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patrimoineRue Bel Air
patrimoineRue Bellevue
patrimoineRue Claude et Antoine Chapon
patrimoineRue de Charlieu
patrimoineRue de Chauffailles
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patrimoineRue de la Batteuse
patrimoineRue de l'Abattoir
patrimoineRue de la Cîme de Cours
patrimoineRue de la Colline
patrimoineRue de la Croix Dumont
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patrimoineRue de la Loire
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patrimoineRue de la Rampe
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de la Rivière
natureRue de la Salle des Fêtes
patrimoineRue de la Vapeur
patrimoineRue de l'Avenir
patrimoineRue de la Voie Ferrée
patrimoineRue de l'Égalité
patrimoineRue de l'Isle
patrimoineRue de Lyon
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patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Érables
patrimoineRue de Sevelinges
patrimoineRue des Grandes Gardes
patrimoineRue des Iris
patrimoineRue des Mûres
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natureRue des Pommiers
patrimoineRue des Rameaux
patrimoineRue des Sources
patrimoineRue de Thel
patrimoineRue de Thizy
patrimoineRue de Valissant-Bas
patrimoineRue de Valissant-Haut
patrimoineRue de Vercennes
patrimoineRue de Winslow
patrimoineRue Docteur Lheritier
patrimoineRue du 8 Mai 1945
patrimoineRue du Breuil
patrimoineRue du Centre
patrimoineRue du Château d'Eau
patrimoineRue du Château d'Esthieugues
patrimoineRue du Commerce
patrimoineRue du Docteur Sénac
patrimoineRue du Général Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Rue du Nord
patrimoineRue du Repos
patrimoineRue du Soleil Levant
patrimoineRue Froide
patrimoineRue Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Rue Général Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
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sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
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