Rues de Courcelles
457 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de la Plumeterie
patrimoineAllée de Pelouaille
patrimoineAllée des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Allée des Ormes
patrimoineAllée des Pensées
patrimoineAllée des Tulipes
patrimoineAllée du Champ des Poulies
patrimoineAllée du Muguet
patrimoineAncien Chemin de Pulney
patrimoineAncienne Ligne industrielle 254 SNCB
patrimoineAutoroute de Wallonie
patrimoineAvenue de Budapest
patrimoineAvenue de la Marlière
patrimoineAvenue de l'Europe
patrimoineAvenue de l'Hôtel de Ville
patrimoineAvenue de Prague
patrimoineAvenue de Wallonie
patrimoineAvenue du Grand Jardin
patrimoineAvenue du Stade
patrimoineAvenue Henri Dewiest
patrimoineAvenue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Avenue Reine Astrid
patrimoineAvenue Seghin
patrimoineCentre Spartacus Huart
patrimoineChaussée Romaine
patrimoineChemin de Bégni-Pré
patrimoineChemin de Courcelles
patrimoineChemin de Courcelles à Blémerey
patrimoineChemin de Derrière le Bois
patrimoineChemin de Drouar Champ
patrimoineChemin de Fraisnes
patrimoineChemin de la Creuse du Creusot
patrimoineChemin de la Folatière
patrimoineChemin de la Fougère
patrimoineChemin de la Grange
patrimoineChemin de la Grollerie
patrimoineChemin de la Saxéblé
patrimoineChemin de la Tuilerie
patrimoineChemin de l'Orme Vert
patrimoineChemin de Prêle
patrimoineChemin des Chies
patrimoineChemin des Ensanges
patrimoineChemin des Grands Pâquis
patrimoineChemin des Hauts-Friches
patrimoineChemin des Houilleurs
patrimoineChemin Des Morts
patrimoineChemin des Vignes du Côté de Fraisnes
patrimoineChemin du Fichaux
patrimoineChemin du Grenet
patrimoineChemin du Mont
patrimoineChemin du Plantis
patrimoineChemin du PN 70
patrimoineChemin du Thaon
patrimoineChemin Neuf
patrimoineCité Achille Delattre
patrimoineCité André Renard
patrimoineCité Claire
patrimoineCité Constant Druine
patrimoineCité de Guémené Penfao
patrimoineCité du Confort
patrimoineCité Gueméné Penfao
patrimoineClos de la Joncquière
patrimoineCoron des Indes
patrimoineCour Dartevelle
patrimoineCour Michaux
patrimoineCour Sonnet
patrimoineCreuse de Lavau
patrimoineDrève du Bailly
patrimoineFond des Rys
patrimoineFonds de Corbeau
patrimoineGrande Rue
patrimoineGrand Ring de Charleroi
patrimoineGrand-Rue
patrimoineImpasse de la Côte du Four
patrimoineImpasse de la Cullottée
patrimoineImpasse de la Cure
patrimoineImpasse de la Ferme
patrimoineImpasse de la Forêt
patrimoineImpasse de l'Étang
patrimoineImpasse des Roses Trémières
patrimoineImpasse du Four Banal
patrimoineImpasse du Marais
patrimoineImpasse du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse Gamache
patrimoineImpasse Hélène
patrimoineImpasse Migeotte
patrimoineImpasse Morlet
patrimoineImpasse Saint-Nicolas
patrimoineImpasse sous le Mouthier
patrimoineImpasse Verheggen
patrimoineLa Drève
patrimoineMarais des Oies
patrimoinePassage des Lavoirs
patrimoinePlace Abbé Bougard
patrimoinePlace Albert 1er
patrimoinePlace Communale
patrimoinePlace comunale
patrimoinePlace d'Amnesty International
patrimoinePlace de Guernica
patrimoinePlace de l'Abbé Bougard
patrimoinePlace de la Menuiserie
patrimoinePlace de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Place de l'Église
patrimoinePlace du Charbonnage
patrimoinePlace du Wagonnet
patrimoinePlace Florient Debruyere
patrimoinePlace Franklin Roosevelt
patrimoinePlace Jean Lagneau
patrimoinePlace Philippot
patrimoinePlace Saint-Nicolas
patrimoinePrés de l'Étang
patrimoineQuartier des Coquelicots
patrimoineravel ligne 112A
patrimoineRoute de Corvol
patrimoineRoute de Courcelles
patrimoineRoute de Flez
patrimoineRoute de Nevers
patrimoineRoute de Quingey
patrimoineRoute des Coques
patrimoineRoute des Cressiots
patrimoineRoute des Écoles
patrimoineRoute du Canada
patrimoineRue Adolphe Rectem
patrimoineRue Albert Daxhelet
patrimoineRue Albert Lemaitre
patrimoineRue Aldo Moro
patrimoineRue Alexandre Robert
patrimoineRue Alfred Lombard
patrimoineRue Alfred Musin
patrimoineRue André
patrimoineRue Anouar El Sadate
patrimoineRue Antoine Carnière
patrimoineRue Basse
patrimoineRue Baudouin 1er
patrimoineRue Benne sans Fosse
patrimoineRue Bernimont
patrimoineRue Bodson
patrimoineRue Bois du Rognac
patrimoineRue Bois du Sart
patrimoineRue Cardinal Mercier
patrimoineRue Champêtre
patrimoineRue Champ Falnuée
patrimoineRue Champ la Ville
patrimoineRue Champs Falnuée
patrimoineRue Christian Mendiaux
patrimoineRue Clausel Sur Dambre
patrimoineRue Clément Anskens
patrimoineRue Courte
patrimoineRue Creuse de Lavau
patrimoineRue Croix-Sabot
patrimoineRue Croix-Tourne
patrimoineRue d'Ajoie
patrimoineRue d'Assaut
patrimoineRue de Bazarne
patrimoineRue de Belle Vue
patrimoineRue de Bernimont
patrimoineRue de Binche
patrimoineRue de Castille
patrimoineRue de Chapelle
patrimoineRue de Charleroi
patrimoineRue de Corbeau
patrimoineRue de Courcelles
patrimoineRue de Dessous les Vignes
patrimoineRue de Fancy
patrimoineRue de Fastoumont
patrimoineRue de Forchies
patrimoineRue de Forrière
patrimoineRue de Gibraltar
patrimoineRue de Gosselies
patrimoineRue de Gouy
patrimoineRue de Hubes
patrimoineRue de Jeumont
patrimoineRue de la Baille
patrimoineRue de L'abbé
patrimoineRue de la Berdasserie
patrimoineRue de la Borre
patrimoineRue de la Brasserie
patrimoineRue de l'Abreuvoir
patrimoineRue de la Briqueterie
patrimoineRue de la Chaussée
patrimoineRue de la Coupe
patrimoineRue De La Croisette
patrimoineRue de la Ferme
patrimoineRue de la Ferté
patrimoineRue de la Fléchère
patrimoineRue de la Folatière
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Fontaine Bénite
patrimoineRue de la Fraternité
patrimoineRue de la Glacerie
patrimoineRue de la Grande Fontaine
patrimoineRue de la Gravière
patrimoineRue de la Grenouillère
patrimoineRue de la Joncquière
patrimoineRue de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Rue de la Loyale
patrimoineRue de la Madeleine
patrimoineRue de la Maladrée
patrimoineRue de la Marche
patrimoineRue de la Masserie
patrimoineRue de la Paix
patrimoineRue de la Pâle
patrimoineRue de la Piscine
patrimoineRue de la Place
patrimoineRue de la Plumeterie
patrimoineRue de la Poste
patrimoineRue de la Prairie
patrimoineRue de la Réserve
patrimoineRue de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Rue de l'Argilette
patrimoineRue de la Science
patrimoineRue de la Solidarité
patrimoineRue de la Soupe
patrimoineRue de la Source
patrimoineRue de la Station
patrimoineRue de l'Avenir
patrimoineRue de la Vierge
patrimoineRue de la Ville
patrimoineRue Deldoncq
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Epine
patrimoineRue de l'Escaille
patrimoineRue de l'Estacade
patrimoineRue de Liège
patrimoineRue de Ligny
patrimoineRue de Luttre
patrimoineRue de Luxembourg
patrimoineRue de l'Yser
patrimoineRue de Malhian
patrimoineRue de Miaucourt
patrimoineRue de Monceau
patrimoineRue de Mont-à-Gouy
patrimoineRue de Montdelchive
patrimoineRue de Montignez
patrimoineRue de Morelmont
patrimoineRue de Namur
patrimoineRue de Nant
patrimoineRue de Nivelles
patrimoineRue Depasse
patrimoineRue de Piéton
patrimoineRue de Piéton - Rue Marchand Père et Fils
patrimoineRue de Pont-à-Celles
patrimoineRue de Prusse
patrimoineRue de Réchésy
patrimoineRue de Rianwelz
patrimoineRue des Agasses
patrimoineRue de Saint-Blain
patrimoineRue des Alouettes
patrimoineRue des Arondes
patrimoineRue de Sart-lez-Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue des Bois
patrimoineRue des Bonniers
patrimoineRue des Bouleaux
patrimoineRue des Brûlottes
patrimoineRue des Carrières
patrimoineRue des Cayas
patrimoineRue des Cerisiers
patrimoineRue des Champs-Élysées
patrimoineRue des Chats
patrimoineRue des Claires Fontaines
patrimoineRue des Cloutiers
patrimoineRue des Combattants
patrimoineRue des Communes
patrimoineRue des Culots
patrimoineRue des Déportés
patrimoineRue des Droits de l'Homme
patrimoineRue des Ecoles
patrimoineRue de Seneffe
patrimoineRue des Gaulx
patrimoineRue des Genêts
patrimoineRue des Goutteaux
patrimoineRue des Graffes
patrimoineRue des Grenons
patrimoineRue des Hautes Montées
patrimoineRue des Hiercheuses
patrimoineRue des Libertaires
patrimoineRue des Martyrs
patrimoineRue des Nardons
patrimoineRue des Nauds
patrimoineRue des Nauwes
patrimoineRue de Soive
patrimoineRue de Souvret
patrimoineRue des Pâquerettes
patrimoineRue des Pinsons
patrimoineRue des Platanes
patrimoineRue des Pottes
patrimoineRue des Prés
patrimoineRue des Quatre Seigneuries
patrimoineRue des Roses
patrimoineRue des Sauvettes
patrimoineRue des Vallées
patrimoineRue des Viviers
patrimoineRue de Thiripont
patrimoineRue de Trazegnies
patrimoineRue de Viesville
patrimoineRue d'Orioux
patrimoineRue du 28 Juin 1919
patrimoineRue du Bâty
patrimoineRue du Bosquet
patrimoineRue du Bourg
patrimoineRue du Brabant Wallon
patrimoineRue du Butia
patrimoineRue du Cadet
patrimoineRue du Caillou
patrimoineRue du Calvaire
patrimoineRue du Canal
patrimoineRue du Canal Saint-Eutrope
patrimoineRue du Champ des Poulies
patrimoineRue du Chanot
patrimoineRue du Chant des Oiseaux
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Château d'Eau
patrimoineRue du Chaufour
patrimoineRue du Chenoit
patrimoineRue du Cimetière
patrimoineRue du Dispensaire
patrimoineRue du Facteur
patrimoineRue du Fichaux
patrimoineRue du Fort
patrimoineRue du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Rue du Général Kleber
patrimoineRue du Godet
patrimoineRue du Grand Hamal
patrimoineRue du Grand Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Grand Perthuis
patrimoineRue du Gros Bec
patrimoineRue du Hainaut
patrimoineRue du Haut de Chaumont
patrimoineRue du Haut de la Maix
patrimoineRue du Haut de l'Orme
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Lieutenant
patrimoineRue du Marais
patrimoineRue du Millénaire
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Nord
patrimoineRue du Nouveau Monde
patrimoineRue du Onze Novembre 1918
patrimoineRue du Pasteur Noir
patrimoineRue du Perou
patrimoineRue du Perron
patrimoineRue du Petit Champ
patrimoineRue du Petit Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Peuple
patrimoineRue du Pigeonnier
patrimoineRue du Progrès
patrimoineRue du Puits
patrimoineRue du Puits Périer
patrimoineRue Durlet
patrimoineRue du Rosaire
patrimoineRue du Sécheron
patrimoineRue du Seigneur
patrimoineRue du Spais Pommier
patrimoineRue du Stocquy
patrimoineRue du Tahon
patrimoineRue du Taillis
patrimoineRue du Temple
patrimoineRue du Temps Perdu
patrimoineRue du Trieu Braibant
patrimoineRue du Tunnel
patrimoineRue du Vert Fagot
patrimoineRue Émile Bronchain
patrimoineRue Émile Duployé
patrimoineRue Émile Thilmans
patrimoineRue Émile Turlot
patrimoineRue Émile Vandervelde
patrimoineRue Fontaine de la Justice
patrimoineRue Francisco Ferrer
patrimoineRue François de Chasteler
patrimoineRue François Desaire
patrimoineRue Françoise d'Albret
patrimoineRue François Eliaers
patrimoineRue Géradot
patrimoineRue Hamal
patrimoineRue Hannecart
patrimoineRue Hannoy
patrimoineRue Haute
patrimoineRue Hector Denis
patrimoineRue Henri Dunant
patrimoineRue Hubert Bayet
patrimoineRue Infante Isabelle
patrimoineRue Jean de Lanne
patrimoineRue Jean-François Dubois
patrimoineRue Jean Friot
patrimoineRue Jean Volders
patrimoineRue Joseph Lemaitre
patrimoineRue Joseph Lhoir
patrimoineRue Joseph Vanderick
patrimoineRue Joseph Wauters
patrimoineRue Joseph Wéry
patrimoineRue Jules Berny
patrimoineRue Jules Carlier
patrimoineRue Jules Destrée
patrimoineRue Jules Mattez
patrimoineRue Jules Tison
patrimoineRue Jules Tison - Rue Oscar Carlier
patrimoineRue Julien Lahaut
patrimoineRue Latérale
patrimoineRue Launoy
patrimoineRue Léandre Vilain
patrimoineRue Lejuste
patrimoineRue le Moindry
patrimoineRue Libotte
patrimoineRuelle à l'eau
patrimoineRuelle Alexandre Delval
patrimoineRuelle Tolau
patrimoineRue Longue Haie
patrimoineRue Louis De Brouckère
patrimoineRue Ma Campagne
patrimoineRue Madeleine
patrimoineRue Major Raoul Housiau
patrimoineRue Monseigneur Romero
patrimoineRue Nespéria
patrimoineRue Nestor Falise
patrimoineRue Nestor Jonet
patrimoineRue Neuve
patrimoineRue Nolichamps
patrimoineRue Notre-Dame de Graces
patrimoineRue Oscar Fay
patrimoineRue Paul Hulin
patrimoineRue Paul Janson
patrimoineRue Paul Pastur
patrimoineRue Philippe Dumont
patrimoineRue Philippe Monnoyer
patrimoineRue René De Cooman
patrimoineRue Rodolphe Delval
patrimoineRue Roulez
patrimoineRue Royale
patrimoineRue Saint-Jean
patrimoineRue Saint-Roch
patrimoineRue Sart-les-Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue Sous-Peuset
patrimoineRue Theo
patrimoineRue Trieu Braibant
patrimoineRue Trieu des Agneaux
patrimoineRue Veronet
patrimoineRue Verte
patrimoineRue Wartonlieu
patrimoineRue Wilmus
patrimoineRue Winston Churchill
patrimoineSentier Colot
patrimoineSentier Dartevelle
patrimoineSentier de la Briqueterie
patrimoineSentier De La Forge
patrimoineSentier de la Poste
patrimoineSentier de Souvret
patrimoineSentier Dewitte
patrimoineSentier Madame
patrimoinesentier n°88
patrimoineSentier No94
patrimoineSentier Saint Joseph
patrimoineSquare Raoul Nachez
patrimoineSquare Salvador
patrimoineTrieu des Agneaux
patrimoineTrieux de Rêves
patrimoineViaduc Vallée de la Boutonne
patrimoineVoie de Chivres à Flez par le Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...