Rues de Coulaines
137 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Jean Giraudoux
patrimoineAvenue de la Closerie
patrimoineAvenue de Rome
patrimoineBoulevard de la Première Division Française Libre
patrimoineBoulevard Saint-Germain
patrimoineBoulevard Saint-Michel
patrimoineBoulevard Saint-Nicolas
patrimoineChemin d'Aillande
natureChemin de Boisgard
patrimoineChemin de la Petite Bodinière
patrimoineChemin de la Pie
patrimoineChemin de l'Arboretum
patrimoineChemin de l'Illandrie
patrimoineChemin de Prionde
patrimoineChemin des Grandes Croisettes
patrimoineChemin des Grands Plessis
patrimoineChemin des Landes
natureChemin des Vignes
natureChemin de Thuau
patrimoineChemin du Bourg de Laiche
patrimoineChemin du Chatelier
patrimoineChemin du Monnet
patrimoineChemin Rural
patrimoineClos du Sainfoin
patrimoineCour des Trois Vallées
patrimoineCour Georges Courteline
patrimoineEsplanade Samuel Paty et Dominique Bernard
patrimoineHameau des Marches
patrimoineHameau du Verger
patrimoineImpasse Beauséjour
patrimoineImpasse de la Belle Croix
patrimoineImpasse de la Bouillère
patrimoineImpasse de la Mathias
patrimoineImpasse de l'Ardoise
patrimoineImpasse de l'Herberie
patrimoineImpasse de l'Ormeau
patrimoineImpasse des Rosiers
patrimoineImpasse des Trois Vallées
patrimoineImpasse du Bosquet
patrimoineImpasse du Champ du Dos d'Âne
patrimoineImpasse du Clos Saint-Benoit
patrimoineImpasse du Petit Midi
patrimoineImpasse du Petit Seux
patrimoineImpasse Lamartine
histoireD'abord poète célébré — les Méditations poétiques le rendirent illustre à trente ans —, Alphonse de Lamartine (1790-1869) devint sur le tard un politicien redouté pour son éloquence. Élu député en 1833, il se fit connaître par des discours retentissants sur la question sociale : après la révolte des canuts lyonnais, il dénonça dans un discours resté célèbre « l'horrible volcan sur lequel l'industrie repose » — formule qui frappait les esprits mais agaçait une Chambre bourgeoise que ses envolées mystiques laissaient sceptique. Quand la Monarchie de Juillet s'effondre le 24 février 1848, Lamartine se retrouve, presque malgré lui, à la tête du gouvernement provisoire. Le lendemain, à l'Hôtel de Ville, une foule en armes exige que le drapeau rouge, symbole insurrectionnel, remplace le tricolore. Lamartine s'y oppose dans un discours improvisé qui reste l'un des grands moments d'éloquence du XIXᵉ siècle : « Le drapeau rouge que vous nous rapportez n'a jamais fait que le tour du Champ-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 91 et en 93, tandis que le drapeau tricolore a fait le tour du monde avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie. » Chef de facto de la jeune République, il fit abolir l'esclavage dans les colonies et la peine de mort en matière politique — deux mesures dont l'écho dépasse largement son court passage au pouvoir. L'euphorie de février tourne court. La fermeture des ateliers nationaux, ces chantiers publics créés pour employer les chômeurs parisiens, déclenche en juin 1848 une insurrection ouvrière — les Journées de Juin — matée dans le sang par le général Cavaignac. Lamartine, débordé par des événements qu'il ne maîtrise plus, perd tout crédit auprès du peuple qui l'avait porté en triomphe quatre mois plus tôt. La chute est vertigineuse. À l'élection présidentielle du 10 décembre 1848, celui qui avait proclamé la République ne recueille que 17 910 voix — 0,23 % —, humilié par Louis-Napoléon Bonaparte (5,4 millions de voix, 74 %). Dans son propre département de Saône-et-Loire, il n'obtient que 1 501 voix contre 27 121 pour Bonaparte. Sa carrière politique s'achève là, aussi vite qu'elle s'était imposée. Il retourne à la littérature et finit sa vie criblé de dettes, vendant sa plume au plus offrant pour survivre — lui qui, quelques décennies plus tôt, écrivait déjà dans L'Isolement son goût pour l'arrachement et la fuite : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Impasse Maury
patrimoineImpasse Molière
patrimoineImpasse Mongigon
patrimoineImpasse Ravault
patrimoineMail des Étoiles
patrimoineMail Jean Monnet
patrimoinePassage de la Gironde
patrimoinePassage des Sables
patrimoinePlace de l'Europe
patrimoinePlace de Pornic
patrimoinePlace des Sables
patrimoinePlace du Croisic
patrimoinePlace Jean-Claude Boulard
patrimoineRoute de Ballon
patrimoineRoute de Coulaines
patrimoineRoute de l'Arpent
patrimoineRoute de Richemont
patrimoineRoute de Saint-Pavace
patrimoineRoute de Sargé
patrimoineRoute du Pignon Brûlé
patrimoineRoute du Val de Monnet
patrimoineRue Boileau
patrimoineRue Bossuet
patrimoineRue Césaire Beccaria
patrimoineRue Christian Pineau
patrimoineRue Corneille
patrimoineRue d'Andaine
patrimoineRue d'Arcachon
patrimoineRue de Ballon
patrimoineRue de Belle-Île
patrimoineRue de Berlin
patrimoineRue de Biarritz
patrimoineRue de Bretagne
patrimoineRue de Carnac
patrimoineRue de Deauville
patrimoineRue de Juan les Pins
patrimoineRue de Kitty Hawk
patrimoineRue de Kouré
patrimoineRue de la Baule
patrimoineRue de la Bouillère
patrimoineRue de la Bouvette
patrimoineRue de la Paix
patrimoineRue de l'Ardoise
patrimoineRue de la Ruelle Verte
patrimoineRue de l'Enclos
patrimoineRue de Londres
patrimoineRue de Monaco
patrimoineRue de Moscou
patrimoineRue de Nice
patrimoineRue de Normandie
patrimoineRue de Paris
patrimoineRue de Pornic
patrimoineRue de Provence
patrimoineRue de Quiberon
patrimoineRue de Royan
patrimoineRue de Saint-Jean de Luz
patrimoineRue de Saint-Malo
patrimoineRue de Saint-Pavace
patrimoineRue des Bourgeons
patrimoineRue des Pinsons
patrimoineRue de Stockholm
patrimoineRue des Vignes
natureRue de Touraine
patrimoineRue de Vienne
patrimoineRue d'Hendaye
patrimoineRue du Bosquet
patrimoineRue du Champ de la Pièce
patrimoineRue du Champ de la Roche
patrimoineRue du Champ Fleuri
patrimoineRue du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Rue du Lavandou
patrimoineRue du Pavillon
patrimoineRue du Petit Closeau
patrimoineRue du Petit Seux
patrimoineRue du Plessis
patrimoineRue du Ponceau
patrimoineRue du Tertre
patrimoineRue du Touquet
patrimoineRue Fénélon
patrimoineRue Georges Courteline
patrimoineRue Jean-Claude Boulard
patrimoineRue Jean Cocteau
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue la Bruyère
patrimoineRue la Fontaine
patrimoineRuelle Verte
patrimoineRue Lucie Aubrac
patrimoineRue Molière
patrimoineRue Rabelais
patrimoineRue Saint-Raphaël
patrimoineRue Simone de Beauvoir
patrimoineRue Victor Schoelcher
patrimoineSquare de Weyhe
patrimoine