Rues de Corneilla-del-Vercol
78 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée du Canigou
patrimoineAllée Paul Claudel
patrimoineAvenue de la Mer
patrimoineAvenue des Genêts
patrimoineAvenue des Marronniers
patrimoineAvenue Jean Cocteau
patrimoineAvenue Joseph Julia
patrimoineAvenue Maréchal Joffre
patrimoineAvenue Pierre Jonquères d'Oriola
patrimoineBoulevard Louis Aragon
patrimoineChemin de la Clinique du Pré
patrimoineChemin de la Set
patrimoineChemin des Terres Verts
patrimoineChemin de Villeneuve
patrimoineChemin du Foumaras
patrimoineChemin du Quartier de l'Home
patrimoineImpasse d'Al Rit
patrimoineImpasse de l'Aire
patrimoineImpasse del Bosch
patrimoineImpasse des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Impasse de Villeneuve
patrimoineImpasse du Camp del Pou
patrimoinePlace de la République
patrimoinePlace des Romarins
patrimoinePlace du Conflent
patrimoinePlace du Roussillon
patrimoinePlace du Vallespir
patrimoinePlace Joan Cayrol
patrimoineRond-Point de l'Aspre
patrimoineRond-Point des Arènes
patrimoineRond-Point Sud
patrimoineRoute de Montescot
patrimoineRoute de Saint-Cyprien
patrimoineRoute du Stade
patrimoineRue Albert Bausil
patrimoineRue Arago
patrimoineRue Aristide Maillol
patrimoineRue Damien Batlle
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de la Marinade
patrimoineRue de la Massane
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de la Sardane
patrimoineRue de la Tramontane
patrimoineRue de l'Avenir
patrimoineRue d'el Pont de las Arènes
patrimoineRue de Madeloc
patrimoineRue des Albères
patrimoineRue des Bougainvilliers
patrimoineRue des Cavaliers
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patrimoineRue des Jardins
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natureRue des Poètes
patrimoineRue des Primevères
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patrimoineRue du Canal
patrimoineRue du Capcir
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Château d'Eau
patrimoineRue du Parc
patrimoineRue du Pic Néoulous
patrimoineRue du Tonkin
patrimoineRue Edmond Rostand
patrimoineRue Émile Zola
patrimoineÉmile Zola (1840-1902) naît à Paris un jour d'avril 1840, fils d'un ingénieur italien venu construire le canal qui alimente encore Aix-en-Provence en eau potable. Son père meurt quand Émile a sept ans, laissant la famille dans une gêne dont elle ne se relèvera jamais tout à fait. Enfance provençale à Aix, amitié fondatrice avec un camarade de classe nommé Paul Cézanne — les deux gamins passent leurs journées à courir la Sainte-Victoire, à écrire des vers et à peindre. Puis retour à Paris, où le jeune Zola échoue deux fois au baccalauréat et se retrouve, à vingt ans, à décharger des livres à la librairie Hachette pour survivre. C'est d'abord par le journalisme qu'il perce. Il écrit dans une vingtaine de titres, défend Manet et les impressionnistes quand tout Paris s'en moque, se fait connaître pour ses articles cinglants. Ses premiers romans passent inaperçus. Puis vient l'idée qui va changer sa vie et la littérature française : suivre une famille, les Rougon-Macquart, sur cinq générations, à travers vingt volumes, pour peindre « l'histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire ». Le projet est monstrueux. Il y consacrera vingt-trois ans de sa vie. L'Assommoir parut en 1877, Nana en 1880, Germinal en 1885 : Zola devient un phénomène. Pour la première fois dans la littérature française, on entre dans les mines, dans les blanchisseries, dans les cabarets ouvriers, dans les grands magasins naissants. Il s'y prépare comme un enquêteur : il descend au fond des puits, dort dans les corons, prend des notes sur les gestes, les odeurs, les jurons, le prix du pain. Ses détracteurs hurlent au scandale, à la vulgarité, à la pornographie. Ses lecteurs, eux, se comptent par centaines de milliers. Germinal devient, malgré lui, la bible des mineurs en grève — quand il meurt, des délégations ouvrières viendront de tout le nord de la France pour saluer son cercueil aux cris de « Germinal ! Germinal ! ». Le 13 janvier 1898, il publie "J'accuse" en une du journal L'Aurore une lettre ouverte au président de la République, pour dénoncer la condamnation du capitaine Dreyfus. Le titre, trouvé par Clemenceau, tient en deux mots qui vont traverser les siècles : J'accuse…! Zola nomme les responsables un à un, les accuse de faux, de complot, d'antisémitisme d'État. Il sait ce qu'il risque : le procès en diffamation, la ruine, l'exil. Il le fait quand même. Condamné à un an de prison, il s'enfuit en Angleterre, y vit onze mois d'un exil misérable et solitaire dans des pensions de famille. Il rentre en France en 1899. L'affaire Dreyfus finira par lui donner raison — le capitaine sera réhabilité en 1906, quatre ans après la mort de Zola. Le 29 septembre 1902, il est retrouvé mort chez lui, rue de Bruxelles à Paris, asphyxié par les émanations d'une cheminée bouchée. Sa femme, à ses côtés, survit de justesse. Accident ? Officiellement, oui. Mais dès les premières heures, la rumeur d'un assassinat court : un couvreur antidreyfusard aurait, disait-on, obstrué le conduit pendant des travaux, en pleine nuit. Trente-et-un ans plus tard, en 1953, un vieil ouvrier confessera sur son lit de mort avoir participé au crime. Vérité, affabulation ? On ne le saura jamais tout à fait. Ses obsèques rassemblent une foule immense au Panthéon — Anatole France y prononce un discours resté célèbre : « Il fut un moment de la conscience humaine. » En 1908, ses cendres sont transférées au Panthéon, sous les huées de la droite antidreyfusarde et un coup de revolver tiré sur Alfred Dreyfus en personne, présent à la cérémonie. Zola repose désormais face à Victor Hugo, celui qu'enfant il vénérait plus que tout. La boucle est bouclée — celle d'un homme qui, plus qu'aucun autre, aura mis sa plume au service de ceux qui n'en avaient pas.
Rue George Sand
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