Rues de Connerré
167 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Ancienne Route Départementale n°20
patrimoineAvenue Carnot
sciencesFils du grand Lazare Carnot (1753-1823) — mathématicien, ministre de la Guerre et « Organisateur de la Victoire » sous la Révolution française —, Sadi Carnot (1796-1832) fut, comme son père, formé à Polytechnique. Il n'a laissé qu'un seul livre, mais quel livre : les Réflexions sur la puissance motrice du feu, publiées à ses frais en 1824, à vingt-huit ans. Cet ouvrage passé quasi inaperçu à sa parution deviendra, quelques décennies plus tard, l'un des textes fondateurs de la science moderne. Carnot y étudie le fonctionnement des machines thermiques, ces systèmes qui convertissent la chaleur en énergie mécanique — celle qui met en mouvement une roue, une turbine, un piston. Il montre qu'une machine idéale décrit un cycle entre deux sources de chaleur, une chaude et une froide, et que son rendement maximum ne dépend que de la différence de température entre ces deux sources, jamais de la nature du fluide utilisé. Ce résultat fulgurant jetait les bases du deuxième principe de la thermodynamique, que formalisera plus tard l'Allemand Rudolph Clausius (1822-1888) en 1850. Du fameux cycle de Carnot sont issues d'innombrables applications de la vie quotidienne : les moteurs des voitures (cycle Diesel pour le gazole, cycle Beau de Rochas pour l'essence), les réfrigérateurs, les climatiseurs, les pompes à chaleur. Chose bouleversante : Carnot mourut du choléra à 36 ans, lors de l'épidémie parisienne de 1832. Selon les usages sanitaires de l'époque, ses carnets scientifiques furent brûlés pour éviter la contagion — des années de recherches disparurent en fumée. Les fragments retrouvés ont montré qu'il avait aussi entrevu, bien avant les autres, la loi de conservation de l'énergie. Avez-vous déjà entendu parler de son neveu et homonyme Sadi Carnot ? On lui attribue généralement les rues Sadi Carnot.
Avenue de Verdun
patrimoineAvenue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Chemin de Barrois
patrimoineChemin de Baugé
patrimoineChemin de Beauvais
patrimoineChemin de Bricoin
patrimoineChemin de Châteauroux
patrimoineChemin de Connerré
patrimoineChemin de Haute Perche
patrimoineChemin de la Bergerie
patrimoineChemin de la Bigeonnière
patrimoineChemin de la Blinnerie
patrimoineChemin de la Croix Blanche
patrimoineChemin de la Croix Douce
patrimoineChemin de la Grande Bergerie
patrimoineChemin de la Grande Bergerie à l'Épine Franche
patrimoineChemin de la Grassière
patrimoineChemin de la Guilberdière à la Patouillère
patrimoineChemin de la Haute Perche
patrimoineChemin de la Herse
patrimoineChemin de la Maison Dieu
patrimoineChemin de la Manière
patrimoineChemin de la Massotterie
patrimoineChemin de la Milandrière
patrimoineChemin de la Patouillère
patrimoineChemin de la Platerie
patrimoineChemin de la Pommeraie
patrimoineChemin de la Rimbaudière
patrimoineChemin de la Rochelle
patrimoineChemin de la Soulaterie
patrimoineChemin de la Stèle
patrimoineChemin de la Taballerie
patrimoineChemin de l'Épinay
patrimoineChemin de l'Épine Franche à la Croix Douce
patrimoineChemin de l'Étang
natureChemin de l'Herbaudière
patrimoineChemin de l'Orfrairie
patrimoineChemin de Peloin
patrimoineChemin de Pouillé
patrimoineChemin des Bords de l'Huisne
patrimoineChemin des Cohernières
patrimoineChemin des Collégiens
patrimoineChemin des Courtils
patrimoineChemin des Croisettes
patrimoineChemin des Croix
patrimoineChemin des Écoliers
patrimoineChemin des Galandais
patrimoineChemin des Hiards
patrimoineChemin des Lindennes
patrimoineChemin des Mossibotières
patrimoineChemin des Pins
patrimoineChemin des Thuaudières
patrimoineChemin des Trois Feuilles
patrimoineChemin des Venneraies
patrimoineChemin de Thorigné-sur-Dué à Monfort-le-Gesnois
patrimoineChemin du Challoir
patrimoineChemin du Cheval Blanc à la Marne
patrimoineChemin du Cormier
patrimoineChemin du Houx
patrimoineChemin du Parc
patrimoineChemin du Petit Boulay
patrimoineChemin du Petit Ménil
patrimoineChemin du Petit Port
patrimoineChemin du Petit Rollin
patrimoineChemin du Piolay
patrimoineChemin du Piolay à la Grande Bergerie
patrimoineChemin du Plan d'Eau
patrimoineChemin François Rabelais
patrimoineChemin Mamers Saint Calais
patrimoineCité Vivien
patrimoineCour des Victoires
patrimoineCour Haute
patrimoineCour Lebec
patrimoineCour Lyautey
patrimoineCour Maurice Genevoix
patrimoineCour Pierre Musserotte
patrimoineCR 23
patrimoineImpasse Aristide Briand
patrimoineImpasse de la Fresque
patrimoineImpasse de la Massotterie
patrimoineImpasse de la Perrière
patrimoineImpasse de la Petite Varenne
patrimoineImpasse de l'Herbaudière
patrimoineImpasse de Rebillon
patrimoineImpasse du Dué
patrimoineImpasse du Gué aux Ânes
patrimoineImpasse du Moulin Bas
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Petit Pont
patrimoineImpasse Jean Mermoz
patrimoineImpasse Maryse Bastié
patrimoineImpasse Roger Verdier
patrimoineL’Océane
patrimoinePassage des Potiers
patrimoinePassage du Mans
patrimoinePlace Albert Lhuissier
patrimoinePlace de l'Aéropostale
patrimoinePlace de la Poste
patrimoinePlace de la République
patrimoinePlace du 8 Mai 1945
patrimoinePlace du Petit Train
patrimoinePlace Jean Rostand
patrimoineRésidence Édouard Herriot
patrimoineRoute de Connerré
patrimoineRoute de Lombron
patrimoineRoute de Montfort
patrimoineRoute des Landes
natureRoute de Soulitré
patrimoineRoute des Thuaudières
patrimoineRoute de Tuffé au Grand-Lucé
patrimoineRoute du Piquet
patrimoineRue Albert Camus
patrimoineRue Camille Claudel
patrimoineRue Camille Saint-Saëns
cultureEntré au Conservatoire à l'âge de treize ans, Camille Saint-Saëns (1835-1921) acquit rapidement une renommée significative auprès de grands compositeurs comme Rossini ou Berlioz. Organiste titulaire de la Madeleine à Paris pendant vingt ans, puis professeur de piano, il composa dans tous les genres : les opéras Samson et Dalila (1877) et Déjanire (1898) assirent sa notoriété, tandis que le Carnaval des animaux — qu'il refusa de publier de son vivant, le jugeant trop léger — reste aujourd'hui son œuvre la plus jouée à travers le monde. Souvent en opposition avec le wagnérisme, son style contribua au développement du poème symphonique, genre nouveau également porté par Liszt. Pris par l'élan patriotique qui succéda à la défaite française lors de la guerre franco-prussienne, Saint-Saëns fonda en 1871 la Société nationale de musique pour promouvoir les compositeurs de l'hexagone. Fait notable dans l'histoire du cinéma, il fut aussi le premier à composer spécialement une musique pour un film — celle de L'Assassinat du duc de Guise, en 1908.
Rue Chanzy
patrimoineRue Claude Chappe
patrimoineRue de Belfort
patrimoineRue de l'Abreuvoir
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Herse
patrimoineRue de la Jatterie
patrimoineRue de la Rochelle
patrimoineRue de la Taille
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue Denis Papin
patrimoineRue de Paris
patrimoineRue des Grandes Landes
natureRue des Lindennes
patrimoineRue des Selliers
patrimoineRue des Tisserands
patrimoineRue des Vieux Ponts
patrimoineRue du Bel Ébat
patrimoineRue du Cadran Solaire
patrimoineRue du Docteur Delestre
patrimoineRue du Luart
patrimoineRue du Petit Pont
patrimoineRue du Petit Train
patrimoineRue du Sergent Louis Mantien
patrimoineRue Édouard Herriot
patrimoineRue Faidherbe
patrimoineRue Félix Guilmet
patrimoineRue Frédéric Joliot Curie
patrimoineRue George Sand
patrimoineRue Georges Brassens
patrimoineRue Gisèle Halimi
patrimoineRue Hélène Boucher
patrimoineRue Jacques Brel
patrimoineRue Jacques Prévert
patrimoineRue Jean Mermoz
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Ledru Rollin
patrimoineRue Louise Michel
patrimoineRue Marceau
patrimoineRue Marcel Pagnol
patrimoineRue Michel Beaufils
patrimoineRue Pablo Picasso
patrimoineRue René Blanchard
patrimoineRue Simone Veil
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Rue Victor Schoelcher
patrimoineSquare Claude Nougaro
patrimoineSquare Jacques Brel
patrimoineSquare Philippe Noiret
patrimoineSquare Roland Dorgelès
patrimoineVoie de la Liberté
patrimoineVoie des Sports
patrimoine