Rues de Concevreux
48 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Chemin de Beareard
patrimoineChemin de Chaudardes
patrimoineChemin de Concevreux à Roucy
patrimoineChemin de Culry à Concevreux
patrimoineChemin de Devant Culry
patrimoineChemin de la Cense Teval
patrimoineChemin de la Fontinette
patrimoineChemin de la Haute Perciere
patrimoineChemin de la Pâture de Maizy
patrimoineChemin de la Rivière
natureChemin de la Roette
patrimoineChemin de la Rosière
patrimoineChemin de la Terre des Plantins
patrimoineChemin de la Terre Walin
patrimoineChemin de Malzy
patrimoineChemin de ma Mutte des Grillots
patrimoineChemin de Marsiau
patrimoineChemin de Marslau
patrimoineChemin de Meurival à Concevreux
patrimoineChemin de Russembaux
patrimoineChemin des Blancs Monts
patrimoineChemin des Fossés
patrimoineChemin des Gloyas
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patrimoineChemin des Plantins
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patrimoineChemin du Petit Marais
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patrimoineChemin Fortille
patrimoineChemin Latéral au Canal
patrimoineChemin Tortille
patrimoineImpasse de la Mazure Baudet
patrimoinePlace de l'Église
patrimoineRoute du Comte
patrimoineRue de la Hovette
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patrimoineRue de Maizy
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue du Canal
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