Rues de Clermont-Dessous
42 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée des Pêcheurs
patrimoineAvenue Joseph Chaumié
patrimoineAvenue Théophile Ducousso
patrimoineChemin de Bessou
patrimoineChemin de Lidrou
patrimoineChemin de Paribère
patrimoineChemin de Ronde
patrimoineChemin du Grange
patrimoineCôte de Baboulène
patrimoineCôte de Clermont
patrimoineCôte de Filhol
patrimoineCôte de Larret
patrimoineCôte de Las Taoules
patrimoineCôte du Colombié
patrimoineImpasse de Baladié
patrimoineImpasse de Bourbon
patrimoineImpasse de Cousi
patrimoineImpasse de Guillamot
patrimoineImpasse de Guillaumac
patrimoineImpasse de la Bourdette
patrimoineImpasse de Lagaffe Chabreau
patrimoineImpasse de Langlade
patrimoineImpasse de Lasserre
patrimoineImpasse de la Ténarèze
patrimoineImpasse de Rigal
patrimoineImpasse des Abeilles
natureAucun autre insecte n'a autant fasciné les hommes. Depuis au moins 4 500 ans — le plus ancien témoignage connu d'une ruche domestiquée, un bas-relief du temple solaire de Niouserrê, près du Caire, date de 2400 avant notre ère — l'humanité récolte le miel de l'abeille et lui prête des pouvoirs presque sacrés. Un vieux mythe égyptien, conservé sur un papyrus rituel, raconte que le dieu solaire Rê pleura, que ses larmes tombèrent sur le sol, et que chacune d'elles devint une abeille aussitôt mise au travail parmi les fleurs. L'hiéroglyphe de l'abeille (bit) désignait la royauté de Basse-Égypte, et le nom des pharaons était précédé de la formule « Celui qui appartient au jonc et à l'abeille ». Napoléon reprendra cette symbolique impériale des siècles plus tard, en cousant des abeilles d'or sur son manteau du sacre. Sous le vernis mythologique, une petite merveille de biologie. L'abeille appartient à l'ordre des hyménoptères — celui des insectes à quatre ailes membraneuses, qui compte aussi les guêpes et les fourmis. L'abeille européenne, Apis mellifera, doit son nom au latin mel, le miel : elle est dite mellifère, littéralement « qui porte le miel ». Elle forme des colonies pouvant compter jusqu'à 80 000 individus organisées autour d'une reine unique. Ses ouvrières, longues de douze millimètres à peine, arborent sur l'abdomen la fameuse zébrure brun-doré et noir qui la fait parfois confondre avec la guêpe — mais son corps est couvert d'une pilosité dense là où celui de la guêpe reste lisse et brillant, seul critère vraiment fiable pour les distinguer. Ses pattes postérieures portent des corbeilles à pollen, et elle bâtit des alvéoles à l'angle mathématiquement parfait — l'hexagone, forme la plus économe en cire pour la surface qu'elle occupe. Le monde compte environ 20 000 espèces d'abeilles, dont un millier en France — la plupart sauvages, solitaires, et sans miel à offrir. C'est l'espèce Apis mellifera est, à l'échelle mondiale, le pollinisateur agricole le plus précieux : environ trois quarts des cultures vivrières — pommiers, amandiers, cerisiers, colza, tournesol — dépendent en partie du travail des pollinisateurs. Depuis plusieurs décennies pourtant, un phénomène d'effondrement des colonies inquiète chercheurs et apiculteurs : pesticides, acarien Varroa destructor arrivé en Europe dans les années 1980, monocultures, frelon asiatique, dérèglement climatique — les causes s'additionnent plus qu'elles ne se substituent. Il paraît qu'une seule abeille ne produit, dans toute sa vie, qu'un douzième de cuillère à café de miel. Sur le rebord d'une tartine, c'est donc l'œuvre d'une douzaine de vies entières — un été de travail, une part de mythologie égyptienne, et un service écologique planétaire, le tout sans jamais rien réclamer.
Impasse des Templiers
patrimoineImpasse des Vignes
natureRoute de Bordeaux
patrimoineRoute de la France
patrimoineRoute de la Masse
patrimoineRoute de Montalivet
patrimoineRoute de Puymasson
patrimoineRoute des Coteaux
patrimoineRoute des Crêtes
patrimoineRoute du 4 août 1944
patrimoineRoute du Fourestié
patrimoineRue Charles Trénet
patrimoineRue de l'Abbé Cavaille
patrimoineRue de la Forge
patrimoineRue des 4 écoles
patrimoineRue du Gil
patrimoine