Rues de Cisternes-la-Forêt
75 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Impasse Champ de la Grange
patrimoineImpasse de la Flûte
patrimoineImpasse des Chardonnerets
patrimoineImpasse des Clozelés
patrimoineImpasse des Termes
patrimoineImpasse du Domaine
patrimoineImpasse du Pacher
patrimoineLa Transeuropéenne
patrimoinePlace de la Commanderie
patrimoineRoute de Cisternes
patrimoineRoute de Geneix
patrimoineRue Champ des Portes
patrimoineRue Champ du Bois
patrimoineRue chez Moulaud
patrimoineRue Côte des Prés
patrimoineRue Croix Rouge
patrimoineRue de Bagnolet
patrimoineRue de Bagnot
patrimoineRue de Chabret
patrimoineRue de Chalandre
patrimoineRue de Champ-Blanc
patrimoineRue de Lachamp
patrimoineRue de la Garenne
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de la Moulière
patrimoineRue de la Note
patrimoineRue de la Perdrix
patrimoineRue de la Picote
patrimoineRue de la Quarte
patrimoineRue de la Roche
patrimoineRue de la Toinette
patrimoineRue de Montléon
patrimoineRue de Puy Chava
patrimoineRue des Artières
patrimoineRue des Bruyères
patrimoineRue des Charots
patrimoineRue des Chatelles
patrimoineRue des Chaumes
patrimoineRue des Chinots
patrimoineRue des Creux
patrimoineRue des Fraisses
patrimoineRue des Gibaudonnes
patrimoineRue des Grands Prés
patrimoineRue des Joulas
patrimoineRue des Lavandières
patrimoineRue des Més
patrimoineRue des Mésanges
patrimoineRue des Mortiers
patrimoineRue des Mottes
patrimoineRue des Ouches
patrimoineRue des Palles
patrimoineRue des Résistants
patrimoineRue des Rondes
patrimoineRue des Sagnes
patrimoineRue des Sarrazins
patrimoineRue des Tières
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue des Vergnes
patrimoineRue du Béal
patrimoineRue du Buisson
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Chêne
natureRue du Coudeyre
patrimoineRue du Cros
patrimoineRue du Grand Bois
patrimoineRue du Notaire
patrimoineRue du Pacher
patrimoineRue du Patural
patrimoineRue du Prada
patrimoineRue du Pré Lafont
patrimoineRue du Puy du Faux
patrimoineRue du Souquet
patrimoineRue Font Marty
patrimoineRue Font Reine
patrimoineRue Moulin de la Ribbe
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...