Rues de Cissé
89 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Ancienne Voie Ferrée de Lencloître à Lusignan
patrimoineChemin Creux
patrimoineChemin de Champ Potin
patrimoineChemin de la Bacierie
patrimoineChemin de la Croix Pardon
patrimoineChemin de la Mouratière
patrimoineChemin de la Pacaudière
patrimoineChemin de l'Europe
patrimoineChemin des Châtaigniers
patrimoineChemin des Chirons
patrimoineChemin des Cyclamens
patrimoineChemin des Fouches
patrimoineChemin des Gris
patrimoineChemin des Terres Noires
patrimoineChemin des Touches
patrimoineChemin de Vertagereau
patrimoineChemin du Bois de la Gene
patrimoineChemin du Mur Blanc
patrimoineChemin du Séminaire
patrimoineChemin Rural
patrimoineGrand Rue
patrimoineImpasse de la Citadelle
patrimoineImpasse de la Croix Rouge
patrimoineImpasse de la Mouralière
patrimoineImpasse de la Pile Berteau
patrimoineImpasse des Chiseaux
patrimoineImpasse des Cluzeaux
patrimoineImpasse des Dixains
patrimoineImpasse du Clos des Buis
patrimoineImpasse du Vieux Pouhy
patrimoineImpasse Lisette
patrimoineLa Venelle
patrimoinePlan de la Maillerie
patrimoinePlan de Saint-Maur
patrimoineRoute d'Avanton
patrimoineRoute de Champ Maillard
patrimoineRoute de Fougère
patrimoineRoute de Furigny
patrimoineRoute de la Gannerie
patrimoineRoute de l’Hic
patrimoineRoute de Limbre
patrimoineRoute de Lonchard
patrimoineRoute de Masseuil
patrimoineRoute de Neuville
patrimoineRoute de Poitiers
patrimoineRoute de Quinçay
patrimoineRoute de Vouillé
patrimoineRoute de Vouzailles
patrimoineRoute du Châtelet
patrimoineRue d’Allemagne
patrimoineRue de Belgique
patrimoineRue de Chausseroy
patrimoineRue de Grèce
patrimoineRue de la Coudre
patrimoineRue de la Croix
patrimoineRue de la Croix de la Mission
patrimoineRue de la Grande-Bretagne
patrimoineRue de l'Ancienne Poste
patrimoineRue de la Nouenne
patrimoineRue de la Tour
patrimoineRue de la Vallée Godu
patrimoineRue de l'Église
patrimoineSur les cent mille édifices religieux disséminés à travers le pays, quarante-cinq mille sont des églises paroissiales.
Le mot vient du grec ekklêsia — « l'assemblée des convoqués ». Il désignait d'abord la communauté des fidèles rassemblés, avant de glisser vers le bâtiment qui les accueillait. Ce double sens n'a jamais disparu : quand on parle de l'Église catholique, on désigne encore la communauté ; quand on parle d'une église romane, on désigne le bâtiment. Deux mille ans après, le mot porte toujours ses deux mémoires.
Si le clocher en est l'élément le plus emblématique — souvent la première silhouette qu'on aperçoit de loin — chaque église cache un vocabulaire propre qui vaut la peine d'être connu. On franchit le portail (parfois surmonté d'un tympan sculpté qui raconte, en pierre, une scène biblique) et l'on entre dans la nef, longue salle centrale bordée d'une ou de plusieurs travées collatérales. Elle mène au chœur, réservé au clergé, souvent séparé de la nef par un transept — cette « aile » transversale qui donne à l'édifice sa forme de croix latine. Tout au fond, derrière l'autel, le chevet clôt l'édifice, tantôt plat, tantôt arrondi en abside. Les vitraux — véritables bibles de lumière pour les fidèles illettrés du Moyen Âge — colorent la pierre de rouge, de bleu, d'or. Au-dessus, les voûtes sont maintenues par des arcs de pierre scellés en leur sommet par une clé de voûte — pièce maîtresse qui, une fois posée, verrouille tout l'édifice. La grande rosace de la façade occidentale, quand elle existe, achève de faire de l'église un lieu d'harmonie et de lumière.
L'architecture raconte les siècles superposés. Le roman (XIᵉ-XIIᵉ siècle) est trapu, aux murs épais, aux ouvertures étroites, aux arcs en plein cintre. Le gothique (à partir du XIIᵉ) élance ses voûtes sur croisées d'ogives et laisse entrer la lumière à flots par de vastes verrières. Le baroque (XVIIᵉ-XVIIIᵉ) déploie les courbes, les dorures et les statues théâtrales. Le néogothique du XIXᵉ siècle revient aux flèches élancées, dans un élan de restauration romantique. La plupart des églises paroissiales sont en réalité des palimpsestes où chaque génération a laissé sa trace : un chœur reconstruit, une chapelle ajoutée, un porche refait.
Ces lieux au cœur du village abritent l'âme de la religion catholique, mais leur rôle a longtemps dépassé le seul culte. Au Moyen Âge, on y était baptisé, marié, enterré au cimetière attenant — les trois moments essentiels de la vie. On y payait la dîme — cet impôt d'origine biblique, littéralement le « dixième », prélevé sur toutes les récoltes de la paroisse au profit du clergé pour son entretien et le culte. Devenue au fil des siècles l'une des grandes charges pesant sur les paysans, elle fut abolie dans la nuit du 4 août 1789, symbole de la fin de l'Ancien Régime.
Les cloches, attestées dès le XIIIᵉ siècle, rythmaient la journée : angélus du matin, du midi et du soir, tocsin d'alerte, glas des morts, volées joyeuses des mariages. Le fameux coq au sommet du clocher — symbole de vigilance et de résurrection — apparaît en France dès le IXᵉ siècle et deviendra un emblème national.Rue de Limbre
patrimoineRue de Projeline
patrimoineRue de Ribouard
patrimoineRue de Saint-Maur
patrimoineRue des Amandiers
patrimoineRue des Aubépines
patrimoineRue des Demoiselles
patrimoineRue des Douves
patrimoineRue des Écoliers
patrimoineRue des Egornières
patrimoineRue des Érables
patrimoineRue des Pays-Bas
patrimoineRue des Prunelliers
patrimoineRue des Salles de l'Abbaye
patrimoineRue des Vieux Champs
patrimoineRue d'Irlande
natureRue d’Italie
patrimoineRue du Clos des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue du Comte Joubert-Cissé
patrimoineRue du Danemark
patrimoineRue du Luxembourg
patrimoineRue du Plat d'Étain
patrimoineRue du Portugal
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue Louis Daudin
patrimoineVenelle des Maures
patrimoineVillage de Projeline
patrimoine