Rues de Ciez
86 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Ancien Chemin de Cosne-sur-Loire à Entrains-sur-Nohain
patrimoineBois Jardin
patrimoineChamp de Derrière La Vigne
natureChamp Prunier
patrimoineChamp Voyau
patrimoineChemin de Ciez à Aligny-Cosne
patrimoineChemin de Ciez à Bouhy
patrimoineChemin de Ciez à la Masserie
patrimoineChemin de Donzy à Bouhy
patrimoineChemin de la Croix Nono
patrimoineChemin de la Grande Métairie
patrimoineChemin de la Marillone
patrimoineChemin de la Petite Gatine
patrimoineChemin des Chaniaux
patrimoineChemin des Foins
patrimoineChemin des Lemains
patrimoineChemin des Noyers
patrimoineChemin des Patures
patrimoineChemin des Quatre Routes
patrimoineChemin du Champ de l'Eau Bue
patrimoineChemin du Charbonnier
patrimoineChemin du Crot de la Bonne Aventure
patrimoineChemin du Patouillat
patrimoineFeuillot
patrimoineImpasse Brossard
patrimoineImpasse des Brigitins
patrimoineImpasse des Camélias
patrimoineImpasse des Champs Gouyers
patrimoineImpasse des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Impasse des Tulipes
patrimoineImpasse du Calvaire
patrimoineImpasse du Lavoir
patrimoineImpasse du Marronnier
patrimoineImpasse François Gatellier
patrimoineImpasse La Masserie
patrimoineJeangeloup
patrimoineLa Grande Métairie
patrimoineLa Jarrie
patrimoineLes Canats
patrimoineLes Cerisiers
patrimoineLes Gaillots
patrimoineLes Lemains
patrimoineLes Thizots
patrimoineLes Thureaux
patrimoineLes Viottes
patrimoineLotissement la Coulerette
patrimoinePlace de la Pétanque
patrimoinePlace Saint-Martin
patrimoineRoute d'Alligny
patrimoineRoute de Bitry
patrimoineRoute de Champ Voyau
patrimoineRoute de Cosne
patrimoineRoute de Couloutre
patrimoineRoute de la Montagne
patrimoineRoute de Paris
patrimoineRoute des Canats
patrimoineRoute des Carrières
patrimoineRoute des Champs de Blé
patrimoineRoute des Jonquilles
patrimoineRoute des Lemains
patrimoineRoute des Ormeaux
patrimoineRoute des Pruniers
patrimoineRoute des Roses
patrimoineRoute des Vallées
patrimoineRoute du Crôt de la Belle Fille
patrimoineRoute du Puits
patrimoineRoute Vallée François
patrimoineRue de Bouhy
patrimoineRue de Cosne
patrimoineRue de Donzy
patrimoineRue de la Croix Bernot
patrimoineRue de la Croix Brossard
patrimoineRue de la Fontaine
culturePetite structure captant une source ou une canalisation pour délivrer de l'eau, la fontaine est l'un des éléments les plus universels du patrimoine urbain et rural français — à la fois outil vital avant l'arrivée de l'eau courante au robinet, lieu central de la sociabilité villageoise, ornement prestigieux des grandes places royales, et aujourd'hui symbole patrimonial d'un rapport à l'eau que la modernité a transformé mais jamais effacé.
Le mot fontaine vient du latin fontana, forme féminine dérivée de fons, fontis — qui signifie à l'origine « source », l'eau vive jaillissant naturellement du sol. Le mot désigne donc d'abord le point d'émergence naturel de la nappe phréatique, avant de glisser, à partir du Moyen Âge, vers son sens actuel d'édicule maçonné. En occitan, on dit encore « font » — mot qui donne de nombreux toponymes du Sud (Font-Romeu, Fontvieille, Fontaine-de-Vaucluse). Fontaine et source sont, en vérité, deux mots équivalents — l'un dit la chose, l'autre dit sa domestication.
Avant l'arrivée de l'eau courante au robinet (dans les années 1930 à 1960 selon les communes), la fontaine publique était, avec les puits, les cours d'eau et les citernes, l'un des seuls points d'alimentation en eau potable. Elle se composait au minimum d'une bouche (ou canon, ou mascaron sculpté) d'où jaillissait l'eau, et d'un bassin ou vasque pour la recueillir. Elle était fréquemment associée à un lavoir où les femmes battaient le linge, et à un abreuvoir où les animaux se désaltéraient. Son emplacement n'était jamais indifférent : place du village, carrefour de routes, devant l'église ou sur la place du marché — toujours un lieu central, où convergeait la vie de la communauté.
Historiquement, aller chercher l'eau était une tâche féminine — les femmes venaient parfois plusieurs fois par jour avec des seaux portés sur l'épaule à l'aide d'un balancier (appelé « cambalou » en Périgord). La fontaine devenait ainsi, de fait, un lieu de sociabilité féminine : on y échangeait les nouvelles, on y partageait les confidences, on y négociait les mariages, on y réglait des querelles — mais on s'y disputait aussi, en période de sécheresse, quand l'eau venait à manquer. Dire « à la fontaine » dans un village français du XIXᵉ siècle, c'était désigner le forum des commères autant que la source de la vie.
Dès l'Antiquité romaine, les fontaines monumentales célébraient la puissance des cités et de leurs bâtisseurs. En France, la Renaissance relance les grands travaux urbains : François Iᵉʳ puis Henri IV équipent Paris de fontaines publiques — la fontaine des Innocents (1549), chef-d'œuvre de Pierre Lescot et Jean Goujon, en reste le symbole, considérée comme la plus ancienne fontaine publique parisienne encore en place. Louis XIV porte l'art à son sommet avec les fontaines de Versailles, mises en scène théâtrale du pouvoir royal sur les éléments naturels. Au Luxembourg, la fontaine Médicis commandée par Marie de Médicis au début du XVIIᵉ siècle témoigne du goût italien pour les grottes d'eau romantiques. Chaque époque laisse ses fontaines : baroque sous Louis XIV, classique sous Louis XV, Empire sous Napoléon, Haussmannien sous le Second Empire.
Au XIXᵉ siècle, l'eau de qualité restait inaccessible aux plus pauvres. En 1872, le philanthrope britannique Sir Richard Wallace, ému par la misère de Paris après le siège de 1870, finance sur sa fortune personnelle l'installation gratuite de petites fontaines en fonte verte réparties dans toute la capitale. Ces fontaines Wallace — reconnaissables à leurs quatre cariatides portant un dôme — distribuent toujours aujourd'hui une eau potable gratuite à Paris, Nantes, Bordeaux et dans de nombreuses villes du monde. Elles s'inscrivaient dans un courant philanthrope anglais qui voulait inciter la population à boire de l'eau plutôt que de l'alcool. C'est l'une des rares infrastructures publiques du XIXᵉ siècle à n'avoir jamais cessé d'être utilisée.
L'arrivée massive de l'eau courante au robinet, entre les années 1930 (villes) et les années 1960 (campagnes), a vidé les fontaines de leur fonction première. Beaucoup furent démantelées pour agrandir les places publiques, détruites par négligence, ou simplement coupées. Depuis les années 1980, un mouvement de restauration patrimoniale redonne vie à ces édicules anciens : restaurés par les communes et les associations, inscrits à l'inventaire du petit patrimoine rural, parfois remis en eau même sans fonction utilitaire — simple geste de mémoire, rappel que, dans chaque village français, il y a toujours eu, quelque part, un endroit où l'on allait boire, laver, parler, vivre. En temps de dérèglement climatique et de retour des épisodes de sécheresse, les fontaines prennent même un sens nouveau : elles redeviennent, dans certaines communes, des points d'eau publics stratégiques, et les « fontaines à boire » modernes se multiplient dans les espaces publics urbains comme alternative gratuite aux bouteilles plastiques.Rue de la Mare
patrimoineRue de Ménestreau
patrimoineRue d'Entrains
patrimoineRue des Canats
patrimoineRue des Orchidées
patrimoineRue des Romains
patrimoineRue des Verdelles
patrimoineRue du Champ du Soleil
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Ruisseau
natureVoie de Ciez aux Gaillots
patrimoineVoie de Ciez aux Thizots
patrimoineVoie de Jussy à la Croix de Thureaux
patrimoine