Rues de Cieux
35 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée des Loisirs
patrimoineAncienne Voie Ferrée de Limoges à Bussière-Poitevine
patrimoineAvenue du Lac
patrimoineChemin de la Fauvette à Cieux
patrimoineChemin des Érables
patrimoineChemin du Mehnir de Ceinturat
patrimoineImpasse de la Basse Cour
patrimoineImpasse de Lautreix
patrimoineImpasse des Œillets
patrimoineLe Grand Charrat
patrimoineLignac
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace de l'Étang
naturePlace du 8 Mai 1945
patrimoineRoute de Blond
patrimoineRoute de Cieux
patrimoineRoute de Limoges
patrimoineRoute de Nantiat
patrimoineRoute de Saint-Junien
patrimoineRoute de Vaulry
patrimoineRoute d'Oradour Sur Glane
patrimoineRoute du Pacage Jô
patrimoineRue de la Basse Cour
patrimoineRue de la Promenade
patrimoineRue de la Rampe
patrimoineRue des Dalhias
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Roses
patrimoineRue du 11 Novembre 1918
patrimoineRue du 7 Août 1944
patrimoineRue du Clocher
patrimoineRue du Collège
patrimoineRue du Stade Louis Normand
patrimoineRue Traversière
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